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Cette tristesse

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Cette tristesse

 

Il y a des jours,

Il y a aussi des nuits,

Où j’aimerais te donner ma vie,

À impossible nul n’est tenu, m’a-t-on dit.

 

Je me souviens de ce temps,

Comme j’étais heureux tel un enfant,

Jouant gaiement sous le soleil si chaud si beau,

Ce temps est révolu laissant en moi bien des maux.

 

À quoi bon cette nostalgie,

Si ce n’est que pour nous pourrir la vie,

Je ferme les yeux pour revoir ton tendre visage,

Ce que je t’aurais donnée parole d’un vieux sage.

 

Aujourd’hui tout a changé,

Même si dans le secret de mon cœur,

J’ai respecté ton choix en m’éloignant dès cette heure,

Et pourtant, je continuerai pour toujours de t’aimer.

 

Le sablier du temps a depuis tourné,

Me faisant comprendre toute la peine qui m’envahit,

Suis-je un être immoral ? Un bête animal ? Dites-le moi je vous en pries.

Et puis non, car je sais qu’au plus profond de moi mon âme languit.

 

J’ai respecté, crois-moi, ton choix,

Malgré mon crie de désespoir et notre peine,

Depuis tout ce temps coule un nouveau sang dans mes veines,

Celui de mes ancêtres preux chevaliers et nobles comtes et ces rois.

 

C’est le lot de la sagesse,

La somme de cette expérience,

Qui m’amena sur la route de la démence,

Aujourd’hui je désire ne plus revivre cette tristesse.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Crédule comme enfant

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Crédule comme enfant

 

Crédule comme enfant qui ne résiste pas,
J’invente de l’espace pour y poser le cœur,
Et je prends cette place dans l’ombre du bonheur,
Une place que l’heure ne sonne pourtant pas.

 

Absurde comme enfant qui ne résiste pas,
J’admets tout cet espace pour y poser mon corps,
Et je prends cette place pour peu qu’on rêve encore,
À vie plutôt qu’à mort car j’existe et suis là.

 

Quoique ainsi façonné je ne résiste pas,
Je me joue de l’espace pour y poser mon souffle,
Et je prends cette place où la pudeur s’essouffle,
Suis beauté sans plagiat, oui j’existe et suis là.

 

Magnifique poème

 

par

 

Ghislaine Lavoie de Québec

A été tiré de l’argile

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Modèle nu ? RollandJr St-Gelais

A été tiré de l’argile

 

J’ai vraiment peur,

De revivre cette grande douleur,

D’être entouré de toute cette noirceur,

De voir mourir mon âme en cet instant à cette heure.

 

Ai-je vraiment une âme ?

Âme sauvée ou condamnée ?

Depuis le jour fatidique où je suis né,

Irais-je dans les enfers pour l’éternité ?

 

Est-ce là mon destin ?

Reprends-moi dans tes mains !

Ho mon Dieu ! Je t’en supplie Seigneur.

Enlève de moi et à jamais cette horrible torpeur.

 

Entouré par le néant,

Ne suis-je pas ton enfant ?

Prends pitié de cet être fragile,

Qui de ses origines a été tiré de l’argile.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le foetus

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Réalisation artistique au C.E.G.E.P. de Sept-Îles Modèle ? RollandJr St-Gelais

Le foetus

 

Maman, je t’entend,
Chère mère, ne le sais-tu pas ?
Je sais bien que tu étais tellement las.
Voilà pourquoi tu décidas de tuer ton enfant.

 

Je suis la chair de ta chair,
Celle que vous avez faite en un soir d’hiver,
Ou bien, c’est possible, en une froide nuit d’automne,
Où cette tête de lit frappa le mur et qui sans cesse résonne.

 

Tu me sentais ancré en toi,
Je savais ton trouble à cause de moi,
On te disait beaucoup trop jeune pour être mère,
Alors que cet inconnu et ses belles promesses partirent à  la guerre.

 

Puis ! Par un si beau matin.
Tu allas à cette clinique avec cœur en chagrin.
Sans oublier les maux de l’âme et les larmes aux yeux.
Priant incessamment que ce soit vite fait à tous les dieux.

 

Quelques coups de scalpels !
Et ce sera bientôt fait, ma belle !
Te disait ce docteur, cet avorteur.
Qui était mon assassin et mon tueur.

 

Ô toi, père ! Où donc étais-tu parti ?
Sur une terre étrangère ou un coin de pays ?
Tu quittas dans un silence mortuaire celle qui t’aimait.
Je voulais t’écrire ces quelques mots pendant qu’on me tuait.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pluie du printemps

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Pluie du printemps

 

Pluie du printemps,
J’entends gaiement souffler le vent,
Vent froid qui rafraîchit mon corps fatigué,
De voir ce triste monde j’en suis épuisé.

 

Pluie du printemps,
Que ton bruit est doux à mes oreilles,
T’écouter est une pure merveille,
Et me fait revivre le temps où j’étais enfant.

 

Pluie du printemps,
Qui annonce les douceurs de l’été,
Faisant disparaître la neige de l’hiver passé,
Écouter ta mélodie quelle chance d’en avoir le temps.

 

Pluie du printemps,
Larmes des tendres sirènes,
Qui guérissent les blessures de la haine,
Lave mon âme de mes péchés qui me tourmentent tant.

 

Pluie du printemps,
Pluie qui ne dure jamais longtemps,
Calme mon esprit de ses futiles pensées,
Car je sais que bientôt le ciel deviendra tout étoilé.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Mon idole

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Hommage à mon père pour son anniversaire : Mon véritable idole

RollandJr St-Gelais de Québec

Mon idole

 

De ma plus tendre enfance,

Où je fis avec maladresse mes premiers pas,

Sous les encouragements de mon bien-aimé papa,

Qui allait devenir mon guide lorsqu’apparue mon adolescence.

 

De mon plus grand doute,

Qui me submergea tant mon âme,

Perturbant ce que j’allais devenir un homme,

Avec fermeté, il me prit le bras pour me montrer la vraie route.

 

Quel est le sens de la vie ?

Réponds-moi, ô mon père, je t’en prie.

C’est alors qu’il me dicta avec simplicité,

Cette leçon qui allait devenir source de nobles vérités.

 

Écoute-moi, mon enfant !

La seule raison d’être, c’est d’aimer,

En dépit les blessures et les mesquineries,

Et quelques fois, à mon grand regret, bien des moqueries.

 

Des gens de la haute société,

Devant lesquels je refusais de plier,

Car ma valeur était aussi haute que la leur,

Et que mon ignorance se compensait par toute mon ardeur.

 

Aimer ! Il n’y a que çà de vrai.

Aimer soi-même si tu veux aimer autrui,

Cette maxime que nous enseigna un certain Jésus-Christ,

Aimer son travail qui donne beaucoup même si parfois il déplait.

 

Découvrir en son temps,

Celle avec qui j’allais vivre bien des ans,

Même si cela me semblait durer trop longtemps,

Car dans la solitude aucun ne peut y vivre indéfiniment.

 

Fais ce que tu aimes, et aimes ce que tu fais !

En dépit de ce que l’on te dira sans aucune délicatesse,

De tous ces gens-là, éloignes-toi car ils ne sont que bassesses,

Agis pour être toujours fier de tes actions et de ce que tu es.

 

Crois tout ce que je te dis mon fils,

Ne t’agenouille jamais devant celui qui crie,

Car, sois en convaincu mon garçon, en lui de toi il rit,

Mais, penche-toi vers celui qui de ton aide il te supplie.

 

Car il n’y a rien de plus grand aux yeux de Dieu,

Que celui qui se fait tout-petit pour tendre la main,

Afin de donner qu’un peu de bonheur à son prochain,

Et faire de ce monde un endroit encore plus merveilleux.

 

Rappelle-toi que nul livre,

Écrit par des hommes si illustres,

Des temps de jadis ou depuis des lustres

Ne saura t’enseigner une authentique passion de vivre,

 

C’est à toi de choisir entre le calme chemin du bien,

Ou de joindre la route sinueuse et illusoire du mal,

De ces gens à la langue fourbe et où rien ne valle,

Suis mon conseil, ne va pas vers les vauriens.

 

C’est alors que je pourrais avec grande joie te dire cette parole,

Comme toi-même, si je me souviens bien, tu me l’as jadis dit,

Quand tu étais, aux yeux de tes parents qui t’aiment, bien petit,

Tu es devenu un peu tout ce que je voulais que tu sois : mon idole.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Un précieux trésor

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Un précieux trésor

 

En cette journée exceptionnelle,

Où il entrevoit son prochain exploit,

Il en est fier et digne tel que le serait un roi,

De se savoir choisi parmi les plus beaux et plus les belles.

 

De sa nudité il en fera bon usage,

Sans honte, tel en ferait un vieux sage !

De son art, il prodiguera avec grand plaisir !

Partager sa passion telle est en vérité son seul désir.

 

Bras levés bien haut face au ciel,

Devant la beauté de la vie, quelle merveille !

Revoyant en mémoire tous les rejets de son enfance,

Il tire maintenant sans amertume une douce vengeance.

 

Des blessures d’adolescence,

Il peut en rire avec complaisance,

Car maintenant il est compté parmi les grands,

Et de ses pas hésitants, il en fit des bonds de géants.

 

Devant la foule irrésolue,

Il sera tel un enfant tout simplement nu,

Il lui offrira un corps possédant toute une histoire,

Où de ses yeux elle pourra le goûter tels les fruits du ciboire.

 

Goûtez-le ! Savourez-le !

Mais, avant toute chose aimez-le !

Car par amour pour son art qui vaut de l’or,

Qu’il vous offre une telle intimité tel un précieux trésor.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

P.S. Ce poème a été composé en pensant à ma prochaine prestation de nudité artistique qui aura lieu jeudi le 23 février au prestigieux musée des beaux-arts de Montréal dans le cadre d’une activité spéciale intitulée « Les jeudis des beaux-arts » où votre humble serviteur sera modèle nu pour cette occasion.