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Le voile noir

Le voile noir
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Le voile noir

 

Il est maintenant l’heure de poser nue,
Poser une fois encore pour être bien vue,
Cependant ce moment de silence est le bienvenu,
Car, entre deux séances, la fatigue est très vite venue.

 

J’ignorais vraiment quoi apporter,
Pour cette séance pouvoir l’agrémenter,
J’ai alors pensé à amener quelque chose de léger,
Car, en cette région du sud, la saison froide tarder à arriver.

 

J’ai fouillé dans mes nombreux recoins,
Fouiller çà et là et puis encore là avec soin,
Une écharpe ou un bout de tissu ou bien un bijou ?
De quoi pour rendre les artistes de moi amoureux fous.

 

Et à force de chercher, j’ai enfin trouvé.
Un tendre souvenir que m’avait donné ma mère adorée.
Un voile noir qu’elle avait porté le jour des funérailles de mon père,
Qui avait donné sa vie pour me permettre d’être libres moi et ma mère.

 

Oui, mon père qui était avant tout un homme vrai.
Et pour qui l’injustice en tous genres profondément le répugnait,
Homme bon qui aimait plus que tout son épouse et son unique enfant,
Il lui donna ce voile noir pour qu’elle me le donne à son tour au bon moment.

 

Ce moment où il m’avait fallu prendre cruciale décision,
De choisir pour bien vivre une nouvelle terre et d’inédits horizons,
C’est en retrouvant par hasard ce précieux voile noir que j’avais bien caché
Que je me suis rappelée, malgré le temps et la distance, mes parents bien-aimés.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Éloges vers le ciel

loges vers le ciel
Avec la permission de Jordh00 du Canada

Éloges vers le ciel

 

Il fait nuit et pourtant dans la forêt je suis,
Je le suis comme je le fais à chaque nuit,
Au clair de lune et aux étoiles brillantes,
Nuit sans lune et les étoiles absentes.

 

Ne craignant point les animaux,
Car je sais bien que chacun d’eux est beau,
Et qu’en cette forêt se trouvent tant de créatures,
Qui ne possèdent que ce que leur a donné mère-nature.

 

Sentir en moi chaque goutte de mon sang parcourir mes veines,
Ressentant en mon fort intérieur être le fils d’un roi et d’une reine,
Comme tous les êtres humains devraient pourtant le ressentir pareillement,
Car chacun d’eux possède le droit à la dignité et de vivre humainement.

 

Écoutant les bruits transportés par le vent du nord,
Vent du nord qui annonce subtilement la venue du froid hiver,
Pourtant déjà prévenu par les arbres ayant perdu leurs feuillages verts,
Je me suis alors dirigé vers une vaste clairière tout en me tenant aux abords.

 

Ne pouvant guère lutter contre ce désir étouffant,
De renouer pour un bref instant à la liberté d’un enfant,
Cette liberté qui est si souvent brimée par une hypocrite société,
J’ai alors de manière quasi sacrée mes vêtements salis par le temps enlevés.

 

Quelques pas je fis en direction des verts sapins,
Et vers le firmament je levai tant les yeux que les mains,
En espérant atteindre la cime des arbres pour y trouver refuge,
Loin de ces religions et de leurs dieux qui condamnent et qui jugent.

 

Je ne veux point de ces dieux et de leurs prophètes de malheur,
Car en chacun des êtres en ce monde se trouve le désir du bonheur,
Bonheur d’aimer et d’être aimé ! Bonheur de vivre et de laisser-vivre !
Et de mes éloges vers le ciel, c’est ce dont en cette saine nuit, je m’enivre.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Par ce précieux souvenir

Par ce précieux souvenir
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Par ce précieux souvenir

 

C’est une journée spéciale,
Un matin où je me sens si mal,
Voilà maintenant que l’été est terminé,
Ce bel été où toi et moi nous nous sommes rencontrés.

 

Ce fut la première fois que j’allais dans ce charmant village,
Un village du Midi de la France cette région qui n’a pas d’âge,
Je vivais seule dans un chaume entouré par le parfum des lilas,
De ces fleurs bleuâtres disposées dans le verger tout près de chez-moi.

 

Allant faire quelques emplettes en marchant avec légèreté sous le ciel,
Je ne me doutais guère que je découvrirai tes lèvres au goût de miel,
Une fois mes achats faits, aussitôt je sortis précipitamment,
Échappant ma sacoche, tu l’as ramassée prestement.

 

Avec le sourire de ce coin de pays vous me l’avez tendue,
Malgré mon cœur si esseulé, je me suis sentie détendue.
Je vous ai simplement remercié avec noblesse et galanterie,
Et tu m’as répondue gentiment : De rien, je vous en prie.

 

Puis-je, sans vous importuner, vous raccompagner charmante dame?
Et je vous ai répondu : Je vous en remercie avec en mon cœur une flamme.
Sans dire un mot ni un geste déplacé, à la porte de ma maison, vous êtes venu.
Aussitôt avec politesse vous ai-je remercié, aussitôt vous êtes disparu.

 

Puis les journées chaudes ont passé sans pour cela vous oublier,
Ne pouvant m’empêcher une seule fois d’être de vous intriguée,
Je vous ai recherché en parcourant ce village que j’ai appris à aimer,
Jusqu’à ce jour du début du mois de juin où finalement je vous ai retrouvé.

 

Me reconnaissant, vers moi vous vous êtes dirigé.
Aimeriez-vous me faire l’honneur de passer avec moi cette journée?
Une simple requête que je vous aie faite en espérant que vous l’acceptiez,
Ce à quoi vous m’avez répondu : Mais bien sûr, je l’accepte volontiers.

 

Vous m’avez appris les contes et récits de votre région,
Et je vous ai tant écouté avec une immense joie et toute mon attention,
Quelle chance j’avais d’être en présence d’un homme si doux et dévoué,
Jamais une indélicatesse ! Avec vous je me sentais être si en sécurité.

 

Hélas ! Les sables du sablier n’en finirent plus de couler,
Me faisant oublier que les couleurs des arbres allèrent changer,
Que malgré mon amour pour vous qui de jour en jour allait grandissant,
Quitter cette région merveilleuse je devrai le faire bien malheureusement.

 

Je ne savais quoi faire pour vous laisser de moi un inoubliable souvenir,
C’est alors que de mon corps de femme j’ai désiré ardemment vous offrir.
Par cette nuit d’été où nous avions savouré un délicieux champagne,
Ensemble nous avons fait l’amour tels Adam et Ève sans leurs pagnes.

 

Je suis maintenant de retour dans ma ville du nord,
Dans cette ville où tout semble être tout gris et si mort,
Mais en moi vit un être qui me fera penser à vous éternellement,
Par ce précieux souvenir, je vous chérirai, car il s’agit de notre enfant.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je suis conscient

Je suis conscient
« Je suis conscient » par G.B. d’Allemagne Poème par RollandJr St-Gelais

Je suis conscient

 

Par une soirée d’été,
J’ai eu envie de baiser,
De baiser une inconnue,
Dans un lieu tant méconnu.

 

Dans une chambre au parfum de rose,
Où je pourrais faire ce que jamais je n’ose,
Avec une femme aussi belle que je le voudrais,
Avec une femme de rêves aussi gracieuse à souhait.

 

Pour un moment de bonheur,
Pour un plaisir de quelques heures,
En ces lieux où quelques caresses suffiront,
À faire fuir mes désirs inassouvis, mes frustrations.

 

Espérant revoir cette jolie allemande,
Au corps si magnifique que j’en redemande,
Qui sait chuchoter des mots d’un amour instantané,
Au creux de mon oreille sans jamais en être désabusé.

 

Devant un miroir sans teint,
Nous ferons des mouvements de bassins,
Nous nous enlacerons avec une passion imaginée,
Nous nous étreindrons comme je l’ai avant demandé.

 

Je suis conscient de mon péché,
Je suis coupable de ma faute face à l’éternité,
Je suis conscient d’être homme pas comme autres,
Dis-moi ma belle! Suis-je coupable d’être ainsi ? Est-ce de ma faute ?

 

Je suis conscient d’être différent,
Je le sais depuis que je n’étais encore qu’un enfant,
Bien des larmes, j’ai souvent versées et plus encore fait verser.
Voilà pourquoi je suis conscient qu’il vaut pour moi de simplement rêver.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Marchand le long de la voie ferrée

Marchand le long de la voie ferrée
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Marchand le long de la voie ferrée

 

Marchand le long de la voie ferrée,
Je n’en revenais absolument pas,
Voir partir le train loin de moi,
Pourtant, j’avais tant prié.

 

J’avais tant supplié les Dieux,
Je croyais que nous étions heureux,
Toi qui es venu de ta lointaine campagne,
Et moi qui vivais dans une ville sentant le champagne.

 

Nous faisions toi et moi des milliers de projets,
Car j’étais tellement persuadée que tu m’aimais,
Je sentais mon coeur battre quand tu m’embrassais,
Nous faisions l’amour sans retenue dès que l’envie nous prenait.

 

Sans me donner d’explication, tu m’annonças ton départ.
Je voulais tant savoir la raison de cette annonce plantée en mon coeur,
Sans plus attendre, tu fis tes valises me laissant me noyer dans l’étang de mes pleurs.
 Seigneur, qu’ai-je donc fait ? Seigneur qu’ai-je  dit pour blesser mon âme par un tel dard ?

 

Tu as quitté mon appartement sans te retourner,
Sans dire un seul mot a celle qui t’a tendrement aimé.
Tu pris le premier taxi pour t’amener a la gare de trains,
Pendant que moi, je retenais mes larmes en me serrant les poings.

 

Beaucoup plus tard, j’ai découvert cette lettre.
Que tu avais subtilement glissé sous la chaude couverte,
Dans laquelle je trouva enfin une réponse à ma seule question.
Finalement pourquoi m’as-tu quitté ? Quelle en était donc la raison ?

 

Tu y avouas sous l’encre noir de la vérité avoir déjà une épouse et un enfant.
Quel enfer fut pour moi d’apprendre cette vérité cachée depuis longtemps,
Sans plus attendre dans un geste de folie je suis partie te retrouver entièrement nue,
Trop tard, je voyais le train s’éloigner alors que mes larmes coulèrent sans retenue.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Les yeux grands fermés

Je fermerai les yeux

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Les yeux grands fermés

 

Depuis que j’étais qu’une enfant,
Une question me revenait souvent,
Comment survivre dans un pareil monde ?
Drôle de question pour une fillette sans honte.

 

Déjà je voyais tant d’horreurs,
Que de vieillir me faisait très peur,
Déjà j’entendais tant de mensonges,
Que mes nuits étaient troublés d’affreux songes.

 

M’apercevant de tant de méchanceté dans la société,
Grugeant les quelques gens ayant encore un peu de bonté,
Que de constater que ce monde existe encore m’a souvent étonné.
Quel en serait donc le secret pour y survivre sans mon âme y laisser ?

 

Une fois devenue femme belle, gracieuse et accomplie,
Que je crois après de mûres réflexions avoir enfin compris,
Après avoir tant souffert pour mes gens de tous horizons que j’aimais,
Que seul en mon coeur désillusionné j’y trouverais grande sérénité et joie de la paix.

 

Puisque selon un Petit Prince d’un illustre écrivain,
Qu’il écrivit que c’est qu’avec notre coeur que l’on voit bien,
J’ai décidé qu’à partir de ce jour sans soleil ou cette nuit au clair de lune,
Que pour vivre aisément dans ce monde, je fermerai les yeux. Ô moi la belle brune.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Cette jeune impératrice

La jeune impératrice

« Cette jeune impératrice » Photo par G.B. d’Allemagne

Cette jeune impératrice

 

Elle est resplendissante,
Elle a l’âme si réjouissante,
Elle a des envies si exaltantes,
Elle est d’une beauté si enivrante.

 

La jeune dame a connu son amant,
Sans que ne sachent ses pauvres parents,
Dans ses draps de satin elle lui a tout donné,
Elle lui a offert sur un plateau d’argent sa virginité.

 

Étant née dans une grande et noble famille,
Elle se devait d’être en tout temps bonne fille,
Toujours suivre les us et coutumes, les règles d’usage,
Même étant qu’une enfant, elle se devait d’être toujours sage.

 

Obéissante jusqu’à renier au plus profond qui elle est,
En dépit de ce qu’elle désirait, ce qu’elle souhaitait, ce qu’elle voulait.
Du jour où elle pourra de ses propres ailes s’envoler, souvent elle en rêvait,
Elle rêvait de cet homme qui l’emporterait en sa demeure pour toujours s’aimer.

 

Elle connue dans la cour royale,
Bien des hommes vraiment peu fiables,
Des hommes attentionnés par l’appât du gain,
Aux idées si sombres, si venimeuses et aux baladeuses mains.

 

Mais il y en avait un seul qui lui plaisait,
Un seul qui lui démontrait comme il l’aimait,
Un homme qui lui apportait en secret une rose du jardin,
Une rose déposée sur sa table dès l’aurore, dès le petit-matin.

 

Sans dire un mot, sans poser un geste de trop.
Simplement un homme au cœur à la fois pur et si beau,
Au fil du temps, elle devina qui était cet inconnu par le doux parfum,
Car de tous les hommes dans le palais un tel arôme ne se trouvait sur aucun.

 

C’est ainsi que par une aurore annonçant une journée ensoleillée,
Elle attendait son mystérieux visiteur afin de son corps nu l’émerveiller,
Lui offrir l’unique occasion de la connaître autrement que par les règles d’usage,
C’est avec lui seul qu’elle voulait découvrir les plaisirs de la chair car elle en avait l’âge.

 

Quel précieux instant de pouvoir partager,
Ce mielleux moment si intime avec un pur étranger,
Même si en leurs cœurs cela devait rester leur secret, ce qui est triste.
Pourtant pour une fois, elle se sentie être femme entière, cette jeune impératrice.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Un regard de bienvenue

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Un regard de bienvenue

 

Bonsoir ma tendre chérie,
Ce soir, faire l’amour, je n’en ai pas envie.
Tout ce que je veux c’est avec la vie en finir,
Car mon âme est blessée et le remord me déchire.

 

Il n’y a pas un seul instant que mon esprit en soit libéré,
Chaque pas résonne dans la prison où mon cœur est torturé,
Où pourrais-je me confesser et de ce péché être pardonné ?
Sois rassurée, je t’ai toujours et continuerai sans cesse à t’aimer.

 

J’ai reçu une étrange lettre dans mon courrier,
Une missive que m’a envoyé une dame du passé,
Si loin de nous et de notre foyer que je l’avais oubliée,
Elle m’avisa que de notre aventure d’un soir un enfant était né.

 

Je te le jure que jamais je ne t’ai trompée,
Toi et moi, nous nous sommes après cette nuit rencontrés.
Jamais je ne l’ai revue, ni pensé à elle, depuis cet événement.
Crois-moi, ô mon amour, que je plonge en enfer si je te mens.

 

Je te comprendrais si tu veux me quitter,
Mais, sache que depuis notre rencontre au petit-café,
C’est toi et avec toi seule que je veux bâtir un heureux foyer,
Arriveras-tu un jour, de ma faiblesse, à me pardonner ?

 

Que rappelles-tu de nos promesses ?
Lorsque nous voyagions sur des terres de déesses.
Nous avons proclamé haut et fort de toujours rester fidèles.
Jamais je n’ai rompu ce serment, je te le jure ma belle.

 

Déjà cinq ans que nous nous sommes connus,
Alors que cet enfant à environ sept ans tout au plus,
Alors, promets-tu de l’accueillir comme un invité bien connu ?
Tu sais il n’y a que toi qui sais du regard souhaiter la bienvenue.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Prisonnière de mon amour

Prisonnière de cet asile
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Prisonnière de mon amour

 

Cela fait si longtemps que je suis ici,
Au fait, quelle est la date d’aujourd’hui ?
Je me rappelle le jour ensoleillé de mon entrée,
C’était, si je me souviens bien, par une belle journée d’été.

 

J’ignores ce que j’ai dit,
Encore moins ce que j’ai fait,
Mais dites-moi qui je suis, où je vis et où je vais,
Suis-je ici pour encore quelques jours ou bien pour la vie ?

 

Mon seul crime a été d’aimer,
Aimer celui qui m’a donné une raison d’exister,
Aimer jusqu’à m’extirper toute signe de vie en moi,
Lorsqu’il m’annonça qu’il voulait quitter la chaleur de notre toit.

 

Entourée de ces murs blancs,
Qui me font penser à la neige quand j’étais enfant,
Durant l’hiver où mes parents m’avaient offert une poupée,
Une poupée à qui je prodiguais des soins tel un petit bébé.

 

Déjà, j’avais tellement d’amour à donner,
Pour combler l’absence de mes parents si occupés,
À réaliser de si importants projets d’affaires,
Que de moi, ils en n’avaient rien à faire.

 

Je me rappelle cette lame dans la salle de bain,
Que j’avais trouvée et que j’ai prise d’une seule main,
La portant à mon poignet d’où des filets de sang jaillissaient,
Ah mon chéri, si seulement, si tu savais comme je t’aimais.

 

Je voulais vivre avec toi pour toujours,
Je désirais te faire l’amour de nuit comme de jour,
Je te souhaitais de tout mon être ton bonheur à chaque heure,
Mais quelle est désormais ma raison de vivre lorsque tu me brisas le cœur ?

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je te porterai mon enfant

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Je te porterai mon enfant

 

Je te porterai mon enfant,
Avec fierté, je pense à tes ascendants.
Et tu en feras de même pour tes descendants,
Pour se souvenir de ceux qui furent enlevés de notre continent.

 

Arrachés de nos lointaines terres,
Afin d’enrichir bien des terres étrangères,
De ces terres abreuvées de notre sang et de notre chair,
Avec pour consolation nos chants ancestraux portés dans l’air.

 

Fière de ma peau d’ébène,
Qui est aussi noble que l’antique Hélène,
De cette peau témoin de l’ardeur du soleil,
Qui brille sur nos sols montrant toutes ses merveilles.

 

Tu es en moi comme je suis en toi,
En moi, j’ai reçu la douce semence de ton père,
De cet homme qui aimait tant la paix et méprisait la guerre,
Un homme d’humble condition mais qui se tenait comme un roi.

 

Je te nourrirai avec joie du lait de mes seins,
À la saveur tellement exquise et au goût divin,
Te donnant mon savoir par un don transmis de ma mère,
De ma défunte mère qui fut jadis une inestimable sorcière.

 

Tu feras grand honneur à notre nation,
Et à ta mère comme de raison et avec passion,
Une passion de vivre et de combattre les injustices,
Sans oublier d’offrir à Dieu avec empressement tes prémices.

 

Je te porterai en mon âme lorsque tu naîtras,
Et dans mon cœur de chair, je te suivrai pas à pas,
De ma main bienveillante, je t’inciterai à te surpasser,
Ainsi j’aurai accompli ma mission lorsque je trépasserai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada