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Mon enfant

Mon enfant

Vers Montréal

Mon enfant

Bonjour toi
Que j’aurais bien aimé
Que j’aurais cajolé et gâté
Qui aurais pu être là et être de moi.

Devant l’inévitable destin
Qui m’a donné joie et chagrins
Bien des vœux se sont réalisés
Comme bien des projets se sont effacés.

Qu’aurais-je pu être?
Quel enseignement t’aurais-je donné?
Une vie? Une existence? Dès que tu fus né?
Moi qui vieillis tel un arbre fatigué, un vieil hêtre.

Écoutez-moi peuples lointains!
Prêtez l’oreille gens aux mille lendemains!
Or, diamants et rubis font briller belles dents
Mais que valent ces richesses si je meurs sans descendant, sans toi mon enfant?

De

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

En ce jour des rois mages

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En ce jour des rois mages

 

S’il y a une chose que la vie m’a appris,

C’est que tout peut être vite donné et vite repris,

Grande vérité que cette vie débute comme elle a commencé,

Avec des cris et des larmes de douleur  dès que nous sommes nés.

 

Un jour nous sommes étonnés,

De constater de voir nos chemins se terminer,

Ne pas pouvoir reprendre nos quelques faux-pas,

Sans oublier nos rêves inassouvis et ceux qu’on blessa.

 

En ce jour d’Orient bien spécial,

Où trois rois mages suivirent la rivière en aval,

Pour rencontrer cet enfant si tendre et fragile emmitouflé,

Dans les bras de sa chaste mère qui le serra pour le réchauffer.

 

Nous rappelant notre condition mortelle,

En souhaitant longue vie et existence éternelle,

Malgré nos grandes fautes et nos pires craintes qu’on redoute.

De nos questions sans réponses qui nous mènent vers l’ultime doute.

 

En cette journée bénie où tout a été dit et qui sera écrit,

Gardons la foi en nos cœurs et la paix en nos esprits,

Vraiment bienheureux ceux qui croient sans voir,

Et malgré la peur et la crainte gardent espoir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Cette tristesse

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Cette tristesse

 

Il y a des jours,

Il y a aussi des nuits,

Où j’aimerais te donner ma vie,

À impossible nul n’est tenu, m’a-t-on dit.

 

Je me souviens de ce temps,

Comme j’étais heureux tel un enfant,

Jouant gaiement sous le soleil si chaud si beau,

Ce temps est révolu laissant en moi bien des maux.

 

À quoi bon cette nostalgie,

Si ce n’est que pour nous pourrir la vie,

Je ferme les yeux pour revoir ton tendre visage,

Ce que je t’aurais donnée parole d’un vieux sage.

 

Aujourd’hui tout a changé,

Même si dans le secret de mon cœur,

J’ai respecté ton choix en m’éloignant dès cette heure,

Et pourtant, je continuerai pour toujours de t’aimer.

 

Le sablier du temps a depuis tourné,

Me faisant comprendre toute la peine qui m’envahit,

Suis-je un être immoral ? Un bête animal ? Dites-le moi je vous en pries.

Et puis non, car je sais qu’au plus profond de moi mon âme languit.

 

J’ai respecté, crois-moi, ton choix,

Malgré mon crie de désespoir et notre peine,

Depuis tout ce temps coule un nouveau sang dans mes veines,

Celui de mes ancêtres preux chevaliers et nobles comtes et ces rois.

 

C’est le lot de la sagesse,

La somme de cette expérience,

Qui m’amena sur la route de la démence,

Aujourd’hui je désire ne plus revivre cette tristesse.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Crédule comme enfant

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Crédule comme enfant

 

Crédule comme enfant qui ne résiste pas,
J’invente de l’espace pour y poser le cœur,
Et je prends cette place dans l’ombre du bonheur,
Une place que l’heure ne sonne pourtant pas.

 

Absurde comme enfant qui ne résiste pas,
J’admets tout cet espace pour y poser mon corps,
Et je prends cette place pour peu qu’on rêve encore,
À vie plutôt qu’à mort car j’existe et suis là.

 

Quoique ainsi façonné je ne résiste pas,
Je me joue de l’espace pour y poser mon souffle,
Et je prends cette place où la pudeur s’essouffle,
Suis beauté sans plagiat, oui j’existe et suis là.

 

Magnifique poème

 

par

 

Ghislaine Lavoie de Québec

A été tiré de l’argile

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Modèle nu ? RollandJr St-Gelais

A été tiré de l’argile

 

J’ai vraiment peur,

De revivre cette grande douleur,

D’être entouré de toute cette noirceur,

De voir mourir mon âme en cet instant à cette heure.

 

Ai-je vraiment une âme ?

Âme sauvée ou condamnée ?

Depuis le jour fatidique où je suis né,

Irais-je dans les enfers pour l’éternité ?

 

Est-ce là mon destin ?

Reprends-moi dans tes mains !

Ho mon Dieu ! Je t’en supplie Seigneur.

Enlève de moi et à jamais cette horrible torpeur.

 

Entouré par le néant,

Ne suis-je pas ton enfant ?

Prends pitié de cet être fragile,

Qui de ses origines a été tiré de l’argile.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le foetus

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Réalisation artistique au C.E.G.E.P. de Sept-Îles Modèle ? RollandJr St-Gelais

Le foetus

 

Maman, je t’entend,
Chère mère, ne le sais-tu pas ?
Je sais bien que tu étais tellement las.
Voilà pourquoi tu décidas de tuer ton enfant.

 

Je suis la chair de ta chair,
Celle que vous avez faite en un soir d’hiver,
Ou bien, c’est possible, en une froide nuit d’automne,
Où cette tête de lit frappa le mur et qui sans cesse résonne.

 

Tu me sentais ancré en toi,
Je savais ton trouble à cause de moi,
On te disait beaucoup trop jeune pour être mère,
Alors que cet inconnu et ses belles promesses partirent à  la guerre.

 

Puis ! Par un si beau matin.
Tu allas à cette clinique avec cœur en chagrin.
Sans oublier les maux de l’âme et les larmes aux yeux.
Priant incessamment que ce soit vite fait à tous les dieux.

 

Quelques coups de scalpels !
Et ce sera bientôt fait, ma belle !
Te disait ce docteur, cet avorteur.
Qui était mon assassin et mon tueur.

 

Ô toi, père ! Où donc étais-tu parti ?
Sur une terre étrangère ou un coin de pays ?
Tu quittas dans un silence mortuaire celle qui t’aimait.
Je voulais t’écrire ces quelques mots pendant qu’on me tuait.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pluie du printemps

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Pluie du printemps

 

Pluie du printemps,
J’entends gaiement souffler le vent,
Vent froid qui rafraîchit mon corps fatigué,
De voir ce triste monde j’en suis épuisé.

 

Pluie du printemps,
Que ton bruit est doux à mes oreilles,
T’écouter est une pure merveille,
Et me fait revivre le temps où j’étais enfant.

 

Pluie du printemps,
Qui annonce les douceurs de l’été,
Faisant disparaître la neige de l’hiver passé,
Écouter ta mélodie quelle chance d’en avoir le temps.

 

Pluie du printemps,
Larmes des tendres sirènes,
Qui guérissent les blessures de la haine,
Lave mon âme de mes péchés qui me tourmentent tant.

 

Pluie du printemps,
Pluie qui ne dure jamais longtemps,
Calme mon esprit de ses futiles pensées,
Car je sais que bientôt le ciel deviendra tout étoilé.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada