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A été tiré de l’argile

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Modèle nu ? RollandJr St-Gelais

A été tiré de l’argile

 

J’ai vraiment peur,

De revivre cette grande douleur,

D’être entouré de toute cette noirceur,

De voir mourir mon âme en cet instant à cette heure.

 

Ai-je vraiment une âme ?

Âme sauvée ou condamnée ?

Depuis le jour fatidique où je suis né,

Irais-je dans les enfers pour l’éternité ?

 

Est-ce là mon destin ?

Reprends-moi dans tes mains !

Ho mon Dieu ! Je t’en supplie Seigneur.

Enlève de moi et à jamais cette horrible torpeur.

 

Entouré par le néant,

Ne suis-je pas ton enfant ?

Prends pitié de cet être fragile,

Qui de ses origines a été tiré de l’argile.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le foetus

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Réalisation artistique au C.E.G.E.P. de Sept-Îles Modèle ? RollandJr St-Gelais

Le foetus

 

Maman, je t’entend,
Chère mère, ne le sais-tu pas ?
Je sais bien que tu étais tellement las.
Voilà pourquoi tu décidas de tuer ton enfant.

 

Je suis la chair de ta chair,
Celle que vous avez faite en un soir d’hiver,
Ou bien, c’est possible, en une froide nuit d’automne,
Où cette tête de lit frappa le mur et qui sans cesse résonne.

 

Tu me sentais ancré en toi,
Je savais ton trouble à cause de moi,
On te disait beaucoup trop jeune pour être mère,
Alors que cet inconnu et ses belles promesses partirent à  la guerre.

 

Puis ! Par un si beau matin.
Tu allas à cette clinique avec cœur en chagrin.
Sans oublier les maux de l’âme et les larmes aux yeux.
Priant incessamment que ce soit vite fait à tous les dieux.

 

Quelques coups de scalpels !
Et ce sera bientôt fait, ma belle !
Te disait ce docteur, cet avorteur.
Qui était mon assassin et mon tueur.

 

Ô toi, père ! Où donc étais-tu parti ?
Sur une terre étrangère ou un coin de pays ?
Tu quittas dans un silence mortuaire celle qui t’aimait.
Je voulais t’écrire ces quelques mots pendant qu’on me tuait.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pluie du printemps

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Pluie du printemps

 

Pluie du printemps,
J’entends gaiement souffler le vent,
Vent froid qui rafraîchit mon corps fatigué,
De voir ce triste monde j’en suis épuisé.

 

Pluie du printemps,
Que ton bruit est doux à mes oreilles,
T’écouter est une pure merveille,
Et me fait revivre le temps où j’étais enfant.

 

Pluie du printemps,
Qui annonce les douceurs de l’été,
Faisant disparaître la neige de l’hiver passé,
Écouter ta mélodie quelle chance d’en avoir le temps.

 

Pluie du printemps,
Larmes des tendres sirènes,
Qui guérissent les blessures de la haine,
Lave mon âme de mes péchés qui me tourmentent tant.

 

Pluie du printemps,
Pluie qui ne dure jamais longtemps,
Calme mon esprit de ses futiles pensées,
Car je sais que bientôt le ciel deviendra tout étoilé.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Mon idole

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Hommage à mon père pour son anniversaire : Mon véritable idole

RollandJr St-Gelais de Québec

Mon idole

 

De ma plus tendre enfance,

Où je fis avec maladresse mes premiers pas,

Sous les encouragements de mon bien-aimé papa,

Qui allait devenir mon guide lorsqu’apparue mon adolescence.

 

De mon plus grand doute,

Qui me submergea tant mon âme,

Perturbant ce que j’allais devenir un homme,

Avec fermeté, il me prit le bras pour me montrer la vraie route.

 

Quel est le sens de la vie ?

Réponds-moi, ô mon père, je t’en prie.

C’est alors qu’il me dicta avec simplicité,

Cette leçon qui allait devenir source de nobles vérités.

 

Écoute-moi, mon enfant !

La seule raison d’être, c’est d’aimer,

En dépit les blessures et les mesquineries,

Et quelques fois, à mon grand regret, bien des moqueries.

 

Des gens de la haute société,

Devant lesquels je refusais de plier,

Car ma valeur était aussi haute que la leur,

Et que mon ignorance se compensait par toute mon ardeur.

 

Aimer ! Il n’y a que çà de vrai.

Aimer soi-même si tu veux aimer autrui,

Cette maxime que nous enseigna un certain Jésus-Christ,

Aimer son travail qui donne beaucoup même si parfois il déplait.

 

Découvrir en son temps,

Celle avec qui j’allais vivre bien des ans,

Même si cela me semblait durer trop longtemps,

Car dans la solitude aucun ne peut y vivre indéfiniment.

 

Fais ce que tu aimes, et aimes ce que tu fais !

En dépit de ce que l’on te dira sans aucune délicatesse,

De tous ces gens-là, éloignes-toi car ils ne sont que bassesses,

Agis pour être toujours fier de tes actions et de ce que tu es.

 

Crois tout ce que je te dis mon fils,

Ne t’agenouille jamais devant celui qui crie,

Car, sois en convaincu mon garçon, en lui de toi il rit,

Mais, penche-toi vers celui qui de ton aide il te supplie.

 

Car il n’y a rien de plus grand aux yeux de Dieu,

Que celui qui se fait tout-petit pour tendre la main,

Afin de donner qu’un peu de bonheur à son prochain,

Et faire de ce monde un endroit encore plus merveilleux.

 

Rappelle-toi que nul livre,

Écrit par des hommes si illustres,

Des temps de jadis ou depuis des lustres

Ne saura t’enseigner une authentique passion de vivre,

 

C’est à toi de choisir entre le calme chemin du bien,

Ou de joindre la route sinueuse et illusoire du mal,

De ces gens à la langue fourbe et où rien ne valle,

Suis mon conseil, ne va pas vers les vauriens.

 

C’est alors que je pourrais avec grande joie te dire cette parole,

Comme toi-même, si je me souviens bien, tu me l’as jadis dit,

Quand tu étais, aux yeux de tes parents qui t’aiment, bien petit,

Tu es devenu un peu tout ce que je voulais que tu sois : mon idole.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Un précieux trésor

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Un précieux trésor

 

En cette journée exceptionnelle,

Où il entrevoit son prochain exploit,

Il en est fier et digne tel que le serait un roi,

De se savoir choisi parmi les plus beaux et plus les belles.

 

De sa nudité il en fera bon usage,

Sans honte, tel en ferait un vieux sage !

De son art, il prodiguera avec grand plaisir !

Partager sa passion telle est en vérité son seul désir.

 

Bras levés bien haut face au ciel,

Devant la beauté de la vie, quelle merveille !

Revoyant en mémoire tous les rejets de son enfance,

Il tire maintenant sans amertume une douce vengeance.

 

Des blessures d’adolescence,

Il peut en rire avec complaisance,

Car maintenant il est compté parmi les grands,

Et de ses pas hésitants, il en fit des bonds de géants.

 

Devant la foule irrésolue,

Il sera tel un enfant tout simplement nu,

Il lui offrira un corps possédant toute une histoire,

Où de ses yeux elle pourra le goûter tels les fruits du ciboire.

 

Goûtez-le ! Savourez-le !

Mais, avant toute chose aimez-le !

Car par amour pour son art qui vaut de l’or,

Qu’il vous offre une telle intimité tel un précieux trésor.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

P.S. Ce poème a été composé en pensant à ma prochaine prestation de nudité artistique qui aura lieu jeudi le 23 février au prestigieux musée des beaux-arts de Montréal dans le cadre d’une activité spéciale intitulée « Les jeudis des beaux-arts » où votre humble serviteur sera modèle nu pour cette occasion.

 

Mon ami ! Mon ombre !

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Mon ami ! Mon ombre !

 

Depuis les nuits de mon enfance,

Jusqu’à mes premiers fantasmes d’adolescence,

Là où je rejoignais les tendres bras de dame Morphée,

Tu me prenais tel un athlète saisissant son précieux trophée.

 

Alors qu’on te redoutait comme la peste,

Mon seul vœu et mon unique désir était qu’à jamais tu restes,

Crois-moi mon ami, si tu savais tout le bien que tu me faisais,

Lorsqu’à mes oreilles des mots de réconfort tu me disais.

 

Devant mille jeux de lumière,

Tu illuminais avec joie ce lointain hier,

Là où je te confiais mes secrets les petits comme les grands,

Y abandonnant pour toujours mes illusions d’enfant.

 

Maintenant entrée dans ce monde d’adultes,

Où n’existent que mensonges pour ces gens sans scrupule,

Sans cesse, je n’ai que pour toi fidèle ami mes plus belles pensées,

Mon ami! Mon ombre! Ramène-moi dans ce puéril passé.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Chemin faisant…

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Chemin faisant…

 

Bien des hommes ! Bien des femmes !

Se tourmentent dans leurs flammes,

Que serais-je devenu si j’avais su?

Qu’aurais-je fais si j’avais pu?

 

Questions existentielles,

Autant pour lui que pour elle,

Toutes ces milles réponses se vallent,

Dans cette vie et ses multitudes dédales.

 

Homme de peu de foi,

Ou bien soumis à toutes ces lois?

Regardant derrière lui alors que tout se passe devant,

Tout lui serait possible s’il arrêtait de combattre que du vent.

 

Péripétie étrange, il vit sur son chemin,

Riches rencontres gravées sur un parchemin,

Rires et larmes accompagnèrent ces jours d’antant,

Maintenant, rares sont les occasions de ressentir tel un enfant.

 

Et puis, qu’à cela ne tienne,

Il ira voir mystérieuse Bohémienne,

Pour lui raconter ces imaginaires futures,

Alors qu’il lui suffirait de rester sur la route de la droiture.

 

Regardez ces arbres remplis de feuilles dorées,

Ressuscités au printemps dans les prés,

Et de leur verdure égayant leur parure,

Ils en oublient vite leur hiver si dur.

 

S’épanouissant sous le soleil estivale,

Loin de craindre le terrible froid hivernal,

Et se préparent avec fébrilité à cette nuit boréale,

En se parant de leurs bijoux d’une beauté sans égale.

 

Voilà ce que l’on doit apprendre,

Voilà tout simplement ce que l’on doit comprendre,

Soyez sincères en parole et faites confiance à votre destin,

Amours authentiques et amitiés véritables n’auront pas de fin.

 

Chemin faisant, vous sèmerez bon grain,

Chemin faisant, ne craignez point vos lendemains,

Chemin faisant, vous saurez que sagesse va de pairs avec humour,

Et chemin faisant, vous verrez que rien ne vaut le grand amour.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada