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S’il-te-plaît, un baiser

S'il-te-plait, un baiser
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

S’il-te-plaît, un baiser

 

Pourrais-tu me faire plaisir?
Lequel pourrait peut-être te faire rougir,
Répondre à ma demande avec un beau sourire,
Qui, j’en suis certains, nous ferons éclater de rire.

 

J’aimerais t’offrir quelque chose,
D’un peu spécial, voilà pourquoi j’ose.
J’ose de tout mon cœur t’implorer humblement,
Une faveur qui fera ton bonheur bien certainement.

 

S’il-te-plaît, un tout petit baiser.
Sur chaque partie de ton corps de femme,
Un si beau corps chaud comme les flammes,
Un petit baiser, peut-être plus si cela peut t’amuser.

 

Un sur tes lèvres douces comme le miel,
Qui nous transportera jusqu’au septième ciel,
Un autre que je déposerai avec tendresse sur ton tendre cou,
Qui nous fera découvrir tout notre amour aussi beau et aussi fou.

 

Un baiser sur les aréoles de tes seins,
Que j’aurais avec précaution caressés de mes mains,
En n’oubliant pas de découvrir tes lieux secrets avec respect,
Car en mes pensées d’amant, je te jure que nul d’entre elles le mal y est.

 

Un baiser déposé sur ton nombril,
Que je trouve depuis toujours tellement joli,
En prenant bien garde de faire attention à mes gestes,
Car tout ce que mon cœur désire c’est de t’offrir mes plus belles caresses.

 

Un baiser sur tes lèvres discrètes,
Celles que je découvre en une zone bien secrète,
Que seul l’amant que je suis depuis cette nuit en a la préséance,
Depuis cette nuit qui a suivie ta nudité que tu m’as dévoilée lors de la séance.

 

Un baiser qui sillonnera la route de ton intimité,
Celle qui a rarement été tant explorée qu’aimée,
Car tu es celle qui ne donne pas ton corps au premier-venu,
Mais qui sait reconnaitre le maitre une fois que tes yeux l’ont vu.

 

Un tel baiser suffira pour perpétuer le souvenir,
Qui sera en chacun de nos cœurs lorsque temps de souffrir,
Viendra inévitablement avec l’âge qui nous amène vers l’autre rivage,
Celui de la mort qui nous exhorte à être malgré nous toujours plus sages.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Ils ne te laissent pas entrer

Ils ne te laissent pas entrer
« Ils ne te laissent pas entrer » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Ils ne te laissent pas entrer

 

Monika ! Ô ma belle Monika !
Je t’ai appelée en ce jour froid,
Venue me rejoindre en ma demeure,
Avant qu’il ne soit trop tard et que je meurs.

 

Belle femme svelte et blonde aux yeux si bleus,
Si beaux mais si tristes d’avoir perdu ton amoureux,
Dès l’instant que tu t’es manifesté pour satisfaire mon désir,
De faire l’amour tant de corps que d’esprit en un élan de soupir.

 

Je sentais sur mon corps ta fraîcheur,
Heureux de pouvoir vivre cette unique expérience,
Tant ridiculisée par les gens qui espèrent en la science,
Et de contempler ton corps de mes yeux sans de toi avoir peur.

 

Écoute ma voix, écoute sans cesse, suis-là sans me craindre,
Car avec toi je souhaite être immortalisé par un artiste-peintre,
Tu es ma succube à la vie, à la mort car tu m’as extrait ma semence,
Cette semence que je t’ai offerte avec une passion proche de la démence.

 

Oui, c’est vrai, comme tu me l’as gentiment ordonné,
Devant toi et sans fausse pudeur, je me suis déshabillé.
Afin de te démontrer mon amour tel l’aurait fait ton disparu,
Car en ce jour d’automne point de honte d’être entièrement nu.

 

Viens ! Ho oui, viens vers moi maintenant et pour toujours.
Car mon seul souhait est de te consoler en te faisant l’amour,
Frappe sans relâche à la porte de mon coeur afin d’y pénétrer,
Couche-toi sur mon corps dénudé même s’ils ne te laissent pas entrer.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

À qui appartenait cette guitare ?

La possédée
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

À qui appartenait cette guitare ?

 

Me sentant seule dans ce bar,
Alors qu’il était rempli de gens ivres,
Je ressentais en moi ce désir de m’assoupir,
De me laisser aller à mes pulsions bien qu’il fut tard.

 

Je vis seule dans son coin cette guitare,
Qui m’appelait de ses cordes ajustées pour mes doigts,
Comme si elle me criait à l’aide et d’agir comme il se doit,
Je l’ai saisie d’une main ferme et je montai sur cette scène de mort.

 

Pour lui transmettre mon goût de vivre,
Au public qui ouvrit les yeux devant cette femme de chair,
De sa chair chaude qui réchauffa ce lieu d’un bienfaisant air,
Et de la salle partie une clameur qui le fit tant émouvoir tant revivre.

 

Et de je ne sais où résonnait un refrain,
Une chanson pour laquelle chacun tapait dans ses mains,
Répétant tous en chœur et d’une seule voix « Oyé Como Va »,
Dis-moi mon ami, oui toi, et toi et puis toi : « Comment tu vas ? »

 

Oubliez vos tracas car nous sommes samedi,
Ce soir on danse, on s’amuse et avec joie on rit,
Amenez-moi cette grande dame noire si belle et si magique,
Que cette Black Magic Woman et moi rendions cette nuit féérique.

 

Qui veut monter sur la scène et m’y accompagner ?
Qui veut être avec moi et une chanson sensuelle y chanter ?
N’entendez-vous pas les notes de ma guitare vous appeler ?
Allez ! Allez ! Allez ! C’est le temps de s’embrasser et de festoyer.

 

Je suis celle qui est possédée,
Par un rythme si vivant et si endiablé,
Par un esprit qui s’est emparé de moi dès que j’ai vu,
J’ai aperçu cette guitare seule dans son coin et si nue.

 

Je sais maintenant à qui elle appartenait,
À cet homme qui par sa grâce et son charme m’émerveillait,
Qui par ses mains savait me faire jouir en écoutant ses airs mélodieux,
Je le trouvais si merveilleux et si étonnant comme nul autre tel un Dieu.

 

Allez ! Faites l’amour si le cœur vous en dit.
Car cela va bien avec cette romance ce « Samba Pa Ti »,
Allez ! Dansons ! Allez ! Buvons un bon coup car demain sera meilleur.
Et à ce que je vois à partir de maintenant : « I hope you feel better ».

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

Poème inspiré à la fois par une magnifique photo réalisée par mon ami Othmar Bahner et par le fabuleux album Abraxas de Carlos Santana

N’approche pas

N'approche pas
Courtoisie de Spitting-to-windward Poème de RollandJr St-Gelais

N’approche pas

 

Non, je ne suis pas à toi,
D’ailleurs, est-ce si important ?
Que j’appartient à un maître impotent ?
Qui fera son jouet adoré et abusera de moi.

 

Je me suis mise entièrement nue,
Car c’est ainsi que tu rêvais si longtemps,
De me voir depuis cet étrange mais court instant,
Où par la fenêtre de ma chambre tu m’as vue.

 

Ce corps m’appartient,
Et jamais il ne sera le tien,
Pas plus qu’à aucun autre homme,
Car vous tous ne valez rien en somme.

 

Tiens-toi loin de moi,
Car je tiens à mon intimité,
Je protègerai jusqu’à la mort ma virginité,
Car le respect de ma chair est mon unique loi.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Une oeuvre remarquable : La femme nourrissant son père

Le sein
« La charité romaine » par Jules Lefebvre (1836-1911)

Une oeuvre remarquable : La femme nourrissant son père

L’image ci-jointe pourrait faire rire certains et en amuser même d’autres. En fait, il s’agit d’un tableau vendu à plus de 30.000.000 d’euros à un collectionneur qui en connaît toute la valeur. Il s’agit d’un pauvre vieil homme du temps de Louis XIV qui a été reconnu coupable d’avoir volé un pain et condamné à la peine de mort. Mais une mort tragique qui était de mourir de faim.

Sa fille ayant su sa peine demanda l’autorisation d’aller le visiter. À chacune des ses visites, les gardiens fouillaient minutieusement la jeune dame ainsi que le bébé de 6 mois qu’elle portait. Puis la laissait entrer, et ce une fois par jour! Au bout du quatrième mois, ayant constaté que le condamné n’est pas mort, ni n’avait maigri, les autorités décidèrent de le faire surveiller minutieusement et le constat fut fait. La fille est la seule visiteuse de son père.

Or, à chacune de ses visites quotidiennes, elle nourrissait son père au lait maternel destiné à son nourrisson. Informés, les juges au lieu de se fâcher et de la condamner furent pris de compassion pour cette femme devant l’amour qu’elle a porté à l’égard de son père mais également devant les émotions D.M.,Maroc, d’une femme face à la vie. En effet, d’une part, elle donnait la vie malgré sa propre souffrance et, d’autre part, elle désirait plus que tout la protéger au détriment de sa propre vie. Par conséquent, les juges ordonnèrent la libération à la fois du père et de sa fille.

C’est ainsi que ce fait hors du commun  arriva aux oreilles du grand et célèbre peintre qui, par un souci d’immortaliser cette fabuleuse histoire, décidera de réaliser cette peinture magnifique.

Cette histoire nous amène aujourd’hui à nous poser ces deux questions fondamentales de l’image de la femme : En premier lieu, est-elle seulement l’être frêle et fragile que nous utilisons selon notre bon vouloir ? Et, en second lieu, lui reconnaissons-nous toujours ses nombreux sacrifices pour sauvegarder la vie des êtres qui lui sont chers ?

Texte tiré de D.M. du Maroc