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En cette semaine sainte

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Dessin rappelant bizarrement le Christ sur la croix

En cette semaine sainte

Poème tristement inspiré par l’incendie de Notre-Dame de Paris

 

En cette semaine sainte,
Je voudrais tant effacer vos craintes,
Éloigner de vous vos peurs et vos frayeurs,
Qui accablent ce monde à chaque instant et à chaque heure.

 

Je vois souffrir cette église,
Qui devant l’inconcevable s’enlise,
Qui s’engouffre dans l’indifférence tel un feu,
Qui le ronge tant de l’intérieur et en même en tous lieux.

 

En cette terre de France,
Le berceau de cette église telle une enfance,
Brûle la plus belle des œuvres dédiées par les hommes de foi,
Où bien des gens y vinrent prier, supplier et me remercier de nombreuses fois.

 

Lieu de pèlerinage,
Pour gens de tous les âges,
Construits de mains d’artistes au grand talent,
Témoin de l’histoire qui se voulaient être toujours présents.

 

Cathédrale en l’honneur de ma mère,
Épouse virginale de mon bienveillant père,
Qui m’enseignèrent toutes les saintes prières,
Bien avant que je vous laisse avec amour le « Notre Père ».

 

Qu’avez-vous fait de mon message d’amour ?
Vous l’avez remplacé par de pompeux discours.
En cette semaine où vous commémorez ma mort sur la croix,
Je vous ai laissé de vous aimer les uns, les autres comme ultime loi.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je me vengerai

Séance de nudité artistique CEGEP de Drummondville 4 avril  2019

Je me vengerai

 

Debout ! Debout ! Debout !
Jamais, oh non jamais, je ne serai à genoux.
On me croyait mort et pourtant j’ai toujours survécu,
À vos vulgaires mesquineries et à vos esprits tellement tordus.

 

Vous avez tellement abusé de mon corps,
Pour vous enrichir et vous remplir vos poches d’or,
Vous avez mystifié sans honte de ma pure innocence,
Aussi loin que me portent mes souvenirs de mon enfance.

 

Avec mon cœur rempli de haine et ma jambe de fer,
Je vous chasserai loin de ma terre et vous précipiterai en enfer,
Avec mon visage de martial qui en a vu d’autres et mes bras aguerris,
Je vous extirperai de ma vie pour vous jeter dans les ténèbres de l’oubli.

 

Avec mon bois affûté par mes dents aiguisées en guise d’arme,
Je vous ferai coucher à terre et vous faire fondre en larmes,
Vous tremblerez de tout votre être d’une immense peur,
Et, croyez-moi, vous avez raison de vivre dans la frayeur.

 

Je m’amuserai avec votre chair ensanglantée,
Je jouerai avec vos dents de vos bouches arrachées,
Me remémorant vos supplications de vous prendre en pitié,
Mais, dites-moi, en aviez-vous lorsque vous avez de mon corps abusé ?

 

Ceci écrit, après m’être rassasié de vos carcasses.
Cela dit, de vos os j’irai signer à mon œuvre une dédicace.
Aussi fait, pour terminer mon œuvre de gloire et de vengeance.
Et baiser mes déesses chéries en buvant le vin des dernières vendanges.

 

De

 

RollandJr St Gelais
Québec (Québec)
Canada

C’est en ayant retrouvé cette photo

C'est dans le regard
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

C’est en ayant retrouvé cette photo

 

C’est en écoutant une chanson de mes années folles,
Tout en fredonnant gaiement ces innocentes paroles,
Que mon envie de toi, ô mon amour, augmente sans cesse,
Quoi de plus normal ? En effet, tu as la beauté d’une déesse.

 

Une chanson qui me rappelle de prendre soin de toi,
Une chanson qui vient me chercher au plus profond de moi,
Des chansons de chanteurs pour toujours et jamais disparus,
De cette époque où nous pouvions rêver d’un monde au-dessus des nues.

 

C’est en me remémorant le temps où je t’ai connue,
Que maintenant pèse sur moi tout le poids de mon exil,
De cette époque lointaine où nous étions que garçon et fille,
Mais que me reste-t-il dans ma vie maintenant que baisse ma vue ?

 

Inutile de revenir sur notre passé,
Ce qui est fait est maintenant trépassé,
J’aurais tellement voulu réparer mes tords,
Mais, je m’aperçois que maintenant c’est trop tard.

 

La prunelle de tes yeux,
Me rappelle comme ce temps était merveilleux,
Sauras-tu me pardonner un jour de t’avoir quittée ?
Pourrais-je à mon tour simplement t’oublier ?

 

Ho ! Comme je t’ai aimée.
Ho ! Comme je voudrais être pardonné.
Car je sais depuis peu que mes jours sont comptés.
Et de mourir seul et rempli de regrets sera mon ultime destinée.

 

C’est en ayant retrouvé cette photo,
Que je me suis souvenu qu’avec toi tout était beau,
Où tout était possible ! Où se trouvait la paix en mon cœur !
Et de la souffrance et de la mort, je n’en avais point peur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Le toréador a perdu sa tunique

Le toréador a perdu sa tunique

Magnifique dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Le toréador a perdu sa tunique

 

Oh toréador !
Je crois que ton chien est mort.
À ce taureau tu ne feras plus de tords,
Allez ! Ramasse ta tunique et de l’arène sort.

 

Tu avais pourtant fière allure,
Dans ton habit et avec tes chaussures,
Saluant nobles dames en haut des balustrades,
Une main levée pour les embrasser ! Ô quelle mascarade !

 

Toréador ! Toréador !
Tu te croyais être le plus fort.
Devant ce taureau descendu des cieux,
Sorti du zodiaque pour te donner une leçon voulue par les dieux.

 

Un coup de cornes par-ci ! Un autre coup par-là !
Tu en perdis tous tes moyens et fis quelques faux pas.
C’est alors qu’avec étonnement, devant la foule, il te déshabilla.
Cul nu, cette foule et ces nobles dames rirent alors de toi.

 

Une leçon que tu n’oublieras pas de sitôt,
N’est-ce pas toréador ? Toi, mon pauvre idiot.
Allez ! Allez ! Cherche ta tunique. Et puis, va-t’en !
Va pleurer dans les bras de ta mère pendant qu’il en est le temps.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Se sentir libre

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Se sentir libre

 

Se sentir libre! Se sentir libre!

C’est prendre conscience de vivre

C’est ressentir notre corps à son meilleur

C’est savoir être là, simplement là et nulle part ailleurs.

 

C’est accepter qui l’on est

C’est savoir que l’on peut être

C’est de vouloir en soi renaître

Être à moitié nue et devant vous paraître.

 

C’est le plaisir de jouir

De jouir de la vie à chaque instant

De jouir de son corps au bon moment

De jouir encore et encore jusqu’à en rire.

 

C’est de porter un blouson de cuir

Et à la vie lui offrir notre plus beau sourire

Ne pas craindre de réaliser ses tendres rêves

De me faire l’amour et d’embrasser mes lèvres.

 

Se sentir libre c’est de ne pas craindre la mort

Car sans elle vivre n’aurait vraiment pas de sens

Et jamais n’auraient pu exister les plus belles romances

Alors! Sentons nous libres avant qu’il ne soit trop tard.

 

De

 

RollandJr St-Gelais de Québec

Demain n’existe plus

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Demain n’existe plus

 

Aujourd’hui, j’ai reçu une lettre officielle.

Celle qui vous détruit le cœur qui vous brise les ailes,

Celle qui enlève la vie à la plus belle des hirondelles,

Qui vous fait regretter votre jeunesse et ses ribambelles.

 

Aujourd’hui j’ai reçu cette triste vérité,

À laquelle bien malgré moi je n’y avais pas pensée.

Et peut-être même que j’avais volontairement oubliée,

Qu’au fil du temps le temps finirait par s’arrêter.

 

C’est alors qu’en parcourant les mots,

Qui allèrent transpercer mon âme de ces maux,

De ces termes à mes yeux inconnus et pourtant médicaux,

Et qu’en fin de compte m’annoncèrent l’heure de son tombeau.

 

C’est alors que je me rappelais soudain,

Que mon plus grand chagrin que ma plus grande peine,

C’est de ne pas avoir pris un seul moment pour dire que je l’aime.

Que c’est mon amour pour elle qui gardait en moi ce flegme.

 

Qui me faisait sans cesse revivre,

À chaque fois où en moi surgissait la peur de mourir.

Mais maintenant qu’elle n’est plus là,

Que deviendrais-je en ce monde sans loi ?

 

Elle savait si bien me consoler,

Et combien de fois elle m’a rassuré.

Devant l’inévitable fin de la vie qui est pour chacun de nous,

Ce que j’aimerais être maintenant avec elle loin de ce monde fou.

 

Mes larmes tombèrent comme douce pluie,

Laissant transparaître les gouttes de mon cœur qui fuit.

De mon cœur de chair brisé qui depuis cet instant languit,

Car j’ai tant de questions à poser à cet Être que j’appelle l’Infini.

 

Pourquoi n’ai-je pas su lui manifester mon amour ?

Voilà le plus grand des regrets qui m’accablera pour toujours.

C’est alors que j’ai compris qu’au sein de mon existence la mort s’est étendue,

Et que mes rêves pour elle sont à jamais détruits car demain n’existe plus.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Vieillir en beauté ! 

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Vieillir en beauté ! 

Vieillir en beauté ! 

 » Vieillir en beauté, c’est vieillir avec son cœur, sans remord, sans regret, sans regarder l’heure ; aller de l’avant, arrêter d’avoir peur ; car, à chaque âge se rattache un bonheur. Vieillir en beauté c’est vieillir avec son corps, le garder sain en dedans, beau en dehors ; ne jamais abdiquer devant un effort. L’âge n’a rien à voir avec la mort. « 

Par Paule Jean de la France

Mon 2201 articles sur mon blogue

Je suis le chat noir

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Le chat noir

Je suis le chat noir

 

Je suis le chat noir,
Qui dans la pénombre,
Cache avec joie son ombre,
Et qui en tout temps peux vous voir.

 

Chat de sorcière,
Pourchassant vieille mégère,
Fidèle à son maître d’amour et adoré,
Qui m’a évité peut-être une mort assurée.

 

Chat marchant d’un pas léger,
Afin de mon maître ne point le réveiller,
Je m’apprête à le retrouver dans son lit,
Ne sachant pas pourquoi dans son rêve il sourit.

 

Collée tout contre lui,
Je m’abandonne pour la nuit,
En ronronnant de tout cœur assurément,
Car ce que je suis bien avec lui évidemment.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pose aux barreaux 

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Superbe dessin par mon ami Eri Kel de la France

Pose aux barreaux 

 

Je pose tout en silence, 

Afin de mieux savoir à quoi je pense, 

Pourquoi ai-je tant aimé, tant souffert ? 

Ma vie ne serait-ce qu’un éternel enfer ?

 

Portant sur la tête un foulard sombre, 

Afin de cacher mes cheveux blancs, 

Qui annoncent le terme des ans, 

Et la mort qui pointe son ombre.

 

De mes boucles d’oreilles qui pendent, 

Comme le ferait le pendule d’une horloge, 

Dont les fils du temps sont dévorés par un ogre, 

Au fil du temps qui s’épuise à chaque seconde.

 

Je vis cet instant, 

Comme jamais auparavant, 

Car serais-je encore de ce monde ? 

Puisque la mort me frappera telle une onde.

 

Mes seins qui faisaient toute ma fierté, 

Et qui procuraient à mes amants fidèles tant de gaieté. 

Ont commencé depuis fort longtemps à s’affaisser, 

Épuisés d’avoir nourri mes enfants affamés.

 

Je revois les moments de ma vie les moments de grâce, 

Ceux qui m’ont donné tant de joie, de paix et d’amertume, 

Me collant à la peau donnant l’illusion que je me parfume.

Et que dire de mes amours si ce n’est que trois fois hélas ?

 

À quoi bon de s’en faire avec la vie et son destin ? 

Car c’est le propre des êtres humains de connaître du chagrin. 

Souvenons-nous que l’existence possède bien des bas et des hauts. 

C’est pourquoi je reviens à l’essentiel à cette pose aux barreaux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada

Avec César !

 

 

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Modèle nu ? RollandJr St-Gelais Photographe : Phylactère

Ave César !

 

Ave César ! Ave César ! 

Alea Jacta Est ! Alea Jacta Est ! 

Voilà tout le bien ! Voilà tout le mal est ! 

Jusqu’à la mort des humains c’est leur sort.

 

Seul sur ton trône, 

Un seul empire, tu prônes. 

Pour les hommes du soleil levant, 

Jusqu’à la fin des mers vers le soleil couchant.

 

Un empire venu Rome, 

Pour l’honneur des fiers hommes, 

Pour la gloire de tes armées destinées à vaincre, 

Et par la justice de lois romaines, de ces barbares les convaincre.

 

César empereur, 

Brave et ne connaissant pas la peur, 

J’attends celle qui sera à tes côtés pour gouverner, 

Où est-elle celle qui possédera la clé de ton cœur mal-aimé ?

 

Ave César !  

Regarde ceux venus te rendre hommage, 

De ces peuples conquis venus des profondeurs des âges, 

Ave César ! Ta grande sagesse est digne du plus noble des arts.

 

De

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada