Archives de tags | mot

Miroir ! Miroir !

Miroir
Miroir ! Poème par RollandJr St-Gelais Choix de la photo par Appetitive Soul Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/21610-By-Nostaljibey-829055540

Miroir ! Miroir ! 

 

Miroir, qui est devant moi,

Je sais que nul n’est aussi franc que toi,

Je me tiens nue devant tes yeux invisibles,

Attendant que tu deviens aux miens visible.

 

Pieds nus sur une peau d’un animal sauvage,

Prisonnière de ma beauté je marche sur un tel rivage,

Car je ne peux imaginer une seule journée sans me regarder,

Sans de ma beauté, de ma féminité les admirer à en être possédée.

 

Beauté éphémère qui me torture l’esprit, à en perdre la raison et la vie,

Car rien ne vaut en ce monde la perfection d’un corps,

Pour laquelle riches dames avancées en âge donneraient tout leur or.

Regrettant leur jeunesse depuis trop longtemps partie.

 

Dis-moi pour une derrière fois, suis-je encore belle?

Je sais bien que ma beauté n’est pas éternelle,

Un simple mot de toi me rendrait si heureuse,

Que le temps passe me rend si malheureuse.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ne t’en fais pas.

Ne t'en fais pas
Ne t’en fais pas Modèle : JenovaxLilith Photo par Jessica Hodge Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/I-don-t-mind-763490441

Ne t’en fais pas

Ne t’en fais pas, je serai toujours là. Pour admirer ta beauté. Pour admirer ta féminité. Pour dans le secret de mon cœur t’aimer. Sans dire un mot, sans me manifester mais simplement te regarder.

De RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Ô mon ami Pierrot

mon ami Pierrot
Ô mon ami Pierrot Par RollandJr St-Gelais Photo par Marc Bergmann Source : https://www.deviantart.com/marcbergmann/art/very-tender-touches-848604333

Ô mon ami Pierrot

 

Dans la fraîcheur de la blanche nuit,

Je me suis, de mon envie, gaiement assouvie.

Pensant à tous ces Pierrots qui n’avaient pas de plumes,

Pour caresser la peau de leurs bien-aimées brunes.

 

Dis-moi mon bon ami Pierrot,

Oui toi, mon tendre ami si beau.

Fredonnes-tu cette chanson de la douce France,

Car c’est le cas pour moi quand je bouge délicatement mes hanches.

 

Au clair de la lune ! Que me chantait ma mère.

Lorsque mon père parti dans les contrées étrangères,

Car il fallait bien y travailler pour ma mère et sa progéniture,

Attendu que rares sont ceux qui se contentent d’amour et d’eau pure.

 

Dis-moi mon ami Pierrot, as-tu apporté avec toi une plume?

Cette plume qui saura me satisfaire jusqu’à la levée de cette brume.

Prête-moi ta plume jusqu’à l’aurore jusqu’au petit matin,

Car il m’est tellement pénible de me servir de mes mains.

 

Que ta plume sert à autre chose qu’à écrire un mot,

Car c’est à la lueur de ma chandelle que je m’envolerai si haut,

Dans le pays imaginaire, de la luxure et du plaisir charnel,

Là où le désir de la chair brûlera d’un feu éternel.

 

Je t’ouvrirai bien ma porte mais je suis bien trop occupée,

À commettre mon humble faiblesse, ce doux véniel péché.
Dépose donc ta plume bienfaitrice sur le cadre du vitrail,
Et que Dieu agrémente mon plaisir sans représailles.

 

Par

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La sirène

La sirène
La sirène Poème par RollandJr St-Gelais Photo réalisée par G.B. d’Allemagne devianArt : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-mermaid-848589563

La sirène

 

En cette journée ensoleillée,

Dans les bois, je me suis promené.

Dans les sentiers des arbres verdoyant,

J’y suis allé gambader bien joyeusement.

 

Tout me paraissait d’un calme presque divin,

Que je ne pensais plus à tous ces improbables lendemains,

Respirant à profusion l’air pur que m’offrait mère Nature,

Oubliant les problèmes de ce monde car j’en avais cure.

 

Puis vint l’instant tant souhaité tant attendu,

Où j’allais pouvoir être libre et enfin me mettre nu,

Près de la rivière possédant une eau d’une pureté sans pareille,

Je me vis déjà m’y baigner en admirant les oiseaux battant des ailes.

 

Arrivé sur les lieux, j’enlevai mes vêtements.

Sans aucune gêne me croyant seul évidemment,

Car ces lieux étaient bien à l’abris des yeux d’inconnus,

Jusqu’au moment où je vis cette dame toute menue.

 

Quelle a été mon désarroi,

De voir cette dame les yeux fixés sur moi,

Me regardant sans dire un mot et sans bouger,

Comme si elle attendait que j’aille la trouver.

 

Elle leva lentement les yeux,

Tout là-haut, vers le ciel si beau si bleu.

Les recouvrant de lunettes colorées marrons,

Se caressant les cheveux qui sentirent si bon.

 

Se tenant assise sur une souche,

Je rêvais à l’embrasser sur sa bouche,

Mais aurait-il été possible de réaliser ce rêve?

Ce rêve où je vis cette sirène comme étant ma nouvelle Ève?

 

Par

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

En écoutant au loin résonner La Marseillaise!

En écoutant au loin résonner La Marseillaise
En écoutant au loin résonner La Marseillaise Poème par RollandJr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/00-01011-847582429

En écoutant au loin résonner La Marseillaise!

 

Te souviens-tu ma douce France ?

Quel temps magnifique il faisait ce jour-là.

Je t’avais rencontrée au bistro à deux pas de chez-moi,

Tu m’avais enjôlé par le jeu bien subtil de tes belles hanches.

 

J’y étais allé savourer un verre de pastis,

En y dégustant un je-ne-sais-quoi aux épices.

Dès mis en ma bouche, une saveur tellement inoubliable.

En mes pensées dès l’instant je t’ai vue tellement inavouables.

 

Apercevant mon regard, tu me souriais.

Distinguant ton léger sourire, je te le rendais.

Sans gêne et d’un pas léger, vers moi tu avanças.

Ton charme bien français, je l’avoue allègrement m’étonna.

 

Nous échangeâmes quelques paroles,

Qui sonnèrent étrangement à une drôle de parabole,

Car tu compris vite la solitude d’un homme loin de sa mère-patrie,

Un homme qui a besoin de tant de tendresse par un bel après-midi.

 

Sans dire un mot, tu me pris par mon bras meurtri par la vie.

Car pour une aventure sans lendemain, ton cœur envers moi était épris.

Et de mon cœur, je te le jure, jamais je ne saurais t’oublier.

Car tu incarnais en toi toute la France et sa beauté.

 

En ta demeure, tu m’y amenas,

Dans ta chambre là-haut, aussitôt on y monta.

Ébahie par la vigueur de mon membre fier tel un coq gaulois,

Qui conquis par le charme de tes courbes, se tenait bien droit devant toi.

 

Se laissant aller à nos caresses avec bel ardeur,

Sentant le parfum de ta peau envahie par une telle chaleur,

Tu t’étendis sur le drap blanc empoignant ma hampe d’une main assurée,

Je me laissai entraîné par cette ultime passion vers ta suintante intimité.

 

Sentant tes jambes serrer le haut de mes hanches avec force,

Je te mordais gaiement le cou en t’entendant crier telle une bête féroce,

Au profond de moi une substance se préparait à sortir avec puissance,

Nos gestes d’amour aboutirent en une extraordinaire jouissance.

 

Cherchant à reprendre notre respiration,

Tu me supplias de recommencer car c’était si bon.

Les désirs de gente dame sont pour moi ordre à obéir,

Voyant mon hampe prête à te satisfaire de nouveau tu fis un beau sourire.

 

J’ai cru vivre une chanson de Serge Gainsbourg,

Car je venais allègrement entre tes reins tel un refrain.

Un refrain que nous chantions en jouant à ces jeux de mains,

J’allais et je venais comme tu le voulais en grognant tel un vieil ours.

 

À ton signal et sans attendre, je laissai sortir ce jet d’amour.

Ce jet que je retenais depuis si longtemps depuis toujours,

Ô ma belle France, dans ce lit, nous étions si à l’aise.

En écoutant au loin résonner La Marseillaise!

 

Par

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec) Canada