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Comme une prière

La prière
Dessin par Gérard Teillot de la France

Comme une prière

 

Pluie tombante,
Journée assommante,
Face à mes douleurs lancinantes,
J’écoute l’eau perler sur la terre accueillante.

 

Pas un mot sort de ma bouche,
Alors que je plonge dans cette douche,
Qui me rafraichit tant mon corps fatigué,
Qui revigore jusqu’aux abysses de mon âme épuisée.

 

À genoux sur le sol mouillé,
Je sens chaque goutte de pluie couler,
Sur la peau fragile de mon être maintes fois abusé,
Que j’ai offert à mes amants que j’ai pourtant tant aimés.

 

Mais, aujourd’hui, je n’en peux plus.
Boire à la coupe de leurs caprices j’ai assez bu,
En ce jour, je ne désire que penser à la femme que je suis.
Comme une prière que je me fais avec les mots que j’ai appris.

 

Avec les mots que m’a enseigné ma mère,
Qu’elle adressa à un lointain et mystérieux Père,
Demandant pardon pour des fautes que j’ignorais,
D’avoir faites alors que mon beau-père m’enjôlait.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Les yeux clos

Yeux clos
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Les yeux clos

 

Voilà déjà quelques jours que tu es parti,
Dans un lieu que l’on appelle le Paradis,
Tu es parti avec le calme et le sourire,
Tel que tu m’enseignas à bien vivre.

 

J’étais chez-moi lorsque le téléphone sonna,
Une voix féminine ton départ, elle m’annonça.
Retenant mes larmes autant que mon pauvre coeur,
Je sortis avec peine tant de ma demeure que de ma torpeur.

 

Prenant avec moi le stricte nécessaire,
Car dans le fond que pouvais-je de plus faire ?
Je pris le premier bus qui passa sur ma rue de nuit,
Que le temps défile lorsque du ciel tombent des gouttes de pluie.

 

Arrivée subitement devant ta dernière maison,
La même où ton épouse, ma mère, autrefois y vivait,
Ce lieu où des jours durant, avec joie elle nous recevait.
Maintenant c’est à mon tour d’aller te dire adieu avec raison.

 

Entrant par la porte tournante et coulissante,
Je sentais mes pieds fragiles glisser sur une pente,
Celle du désespoir malgré la foi précieuse que tu m’as inculquée,
De cette foi timide que tu t’efforças de faire grandir dès que je fus baptisée.

 

C’est alors que je me suis rappelé cette ultime promesse,
Que tu m’avais déjà faite et qui me fut douce telle une caresse,
Que le jour où ton corps en aura assez de souffrir et que ton âme vers les cieux partira,
Qu’en compagnie de ton épouse et de ma mère adorée, ensemble votre fille, tu veilleras.

 

Ayant décidé librement d’emprunter les escaliers,
Ce calvaire qui était le mien à pieds je l’ai monté sans rechigner,
Car je souhaitais que tu sois digne de ta fille en cet instant si crucial,
En cet instant où je voulais te manifester tout mon amour malgré en moi ce mal.

 

Devant cette porte signe de croix j’ai faite pieusement,
Afin de faire fuir à jamais de mon âme ces démons envahissants.
Avec légèreté en ce lieu je suis entrée, avec tes yeux bleus tu m’as saluée.
Nos présences furent suffisantes voilà pourquoi aucun mot en cette nuit furent prononcés.

 

Ayant senti en moi depuis longtemps le moment fatidique venir,
J’ai tenu ta main usée par l’âge et la vie témoignant de précieux souvenirs,
Ouvrant tes lèvres tu prononças le tendre prénom de ton épouse venue te chercher,
Le prénom de celle qui, vers en un jardin magnifique, t’a avec tout son amour amené.

 

Enfin, maintenant que tout est terminé que tout est bel et bien fini,
Que vos corps reposent pour toujours et à jamais en cette terre bénie,
Je prends le temps de revoir les moments passés ensemble où tout était si beau,
Une paix qui m’était inconnue jusqu’alors s’installe en moi dès que j’ai les yeux clos.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Petite précision concernant la composition de mes poèmes

Petite précision

Petite précision concernant la composition de mes poèmes

Bon début de septembre tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que vous avez passé un bel été. Pour ma part, ce fut un été très reposant où j’ai pu me ressourcer tant physiquement que spirituellement. J’en ai aussi profité pour aller dans la belle ville de Matane afin de faire coucou à mon père adoré et adorable.

Il va de soi que j’ai composé de manière assez assidue mes poèmes et quelques articles sur mon blogue dédié à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie. Des articles qui portent souvent sur mes idées sur tel ou tel sujet afin de vous permettre de mieux me connaître et, fait intéressant à noter, à me connaître moi-même davantage.

Enrichir son bloguePour ce qui concerne les poèmes, vous avez sûrement remarqué que je les compose à la première personne du singulier et ce au féminin. Cette spécificité vient du fait que lesdits poèmes sont inspirés par des réalisations photographiques de mes collaborateurs européens, plus précisément d’Allemagne et un autre à Madagascar sans oublier ceux de la mère patrie qui est la France et quelques-uns du Québec.

La quasi totalité de ces réalisations photographiques sont faites à partir de modèles nus féminins. Or, pour conserver cette approche féminine, je me place souvent dans la peau du modèle afin d’imaginer, de ressentir et d’entrevoir ce qu’elle peut bien vivre en tenant compte du titre donné à la photo par son créateur.

Il s’agit d’un travail qui exige beaucoup de concentration et de minutie puisque le fait d’utiliser un mot inadéquat peut, à l’image de la mayonnaise, gâcher le tout. La cuisine est un art? La poésie l’est tout autant. La cuisine nourrit le ventre? La poésie nourrit l’âme. Et comme ma faim est sans limite, vous pouvez imaginer ce que ça me prend pour être un tant soit peu satisfait.

Je vous remercie de votre attention à mon égard.

Bonne semaine à tous et à toutes.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

P.S. Je vous informe que mes activités en tant que modèle nu reprendront bientôt.

Et si nous recommencions ?

Recommençons
« Et si nous recommencions? » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Et si nous recommencions ?

 

Chérie,
Dame de nuit,
Dame pour soir pour la vie,
Ou simplement parce que la vie me sourit.

 

Nous nous sommes rencontrés dans un bar,
Alors que la soirée commençait à se faire tard,
Nous nous sommes regardés longtemps sans dire un mot,
Afin d’éviter les malentendus par un mot de peu, ni un mot de trop.

 

Un simple geste de ta main a suffi pour me faire comprendre que tu me voulais,
Un simple geste mes yeux, tu as vite fait de déchiffrer comme je te désirais,
Chez-toi, bras-dessus bras-dessous, nous nous sommes dirigés.
Comme si nous étions des amants trop longtemps séparés.

 

Des amants séparés par des mers et des terres étrangères,
Un amant condamné à vagabonder en des contrées inhospitalières,
À chercher éternellement sa belle maitresse condamnée à la solitude,
Ah ! Comme pèsent les cœurs lourds quand le temps passe en décrépitude.

 

Arrivés en ta grande demeure,
De ce bar situé à peine quelques heures,
Tu m’amenas tout droit dans ta chambre sombre,
Où trônait un miroir devant lequel paraissaient deux ombres.

 

Deux ombres ressemblant étrangement à deux esprits,
À deux fantômes ayant l’un pour l’autre le cœur tant épris,
Épris de passion sans retenu car à quoi bon se retenir,
Si leurs vies étaient à la levée du jour disposées à finir.

 

Étendus dans ce lit, nu et sans aucune gêne,
Je te sentais haleter avec entrain ton agréable haleine,
Mais, tu ne m’as jamais dit ton prénom : serait-ce par Mégane ou Hélène?
Peu importe car ta sensualité et ton charme à fait gonfler ma hampe toutes ses veines.

 

En toi, tu m’invitas allègrement d’y entrer.
Avec plaisir, tu me dirigeas afin de te pénétrer.
Avec toute ma tendresse et mon ardeur, je t’offris mon corps.
Avec ton affection et ta volupté, tu m’offris ce moment précieux comme l’or.

 

Aucune position du Kâmasûtra ne nous étaient inconnues,
Des positions parfois drôles, parfois étranges et même parfois saugrenues.
Mais pourquoi se maintenir ? Car heureusement aucun de nos conjoints nous aurait vu.
Quel est le plus grand plaisir si ce n’est celui de la chair pour deux corps beaux et nus?

 

Et puis, une fois l’aube venue.
Une fois de notre appétit nous étions repus.
Voyant dans tes yeux bleus cette bien étrange question.
Cette question qui se manifesta vivement en moi comme de raison.

 

Je me suis dit : et pourquoi pas?
Puis encore dit : quel mal y-a-t-il à ça?
C’est alors que tu m’as demandé à ma grande satisfaction :
D’une voix douce comme une mélodie tu me dis : et si nous recommencions?

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Chaleur dans la nuit

Chaleur de la nuit
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Chaleur dans la nuit

 

J’ai chaud vraiment chaud,
Depuis quelques jours il fait trop beau,
Depuis que tu m’as par hasard rencontrée,
Dans ce lieu inédit, inconnu et si insoupçonné.

 

Tu étais là nu dans le silence à m’attendre,
Alors vers toi je suis allée contre toute attente,
Car de tes yeux j’y ai décelé ton désir de me satisfaire,
Pour être franche avec toi, j’étais curieuse de ton savoir-faire.

 

Sans dire un mot, je t’ai suivi dans cette chambre,
Aux murs couleurs de rouge vif et de cette pierre d’ambre.
Lentement et sans façon devant toi je me suis avec plaisir couchée,
En espérant par tes lèvres douces comme de la pulpe être longuement savourée.

 

Ô chaleur écrasante de la nuit,
De la nuit où semble-t-il les chats sont gris,
Et que toi et moi dégustions les plaisirs de la chair,
Tels de nouveaux amants ne songeant point aux sévices de l’enfer.

 

Chaleur torride de nos corps divinement enlacés,
Chaleur de ta hampe tellement viril qu’en moi tu as planté,
De ses coups semblables à un bélier qu’en moi j’ai tant adorée ressentir,
Jusqu’au bord des larmes d’extase et de jouissance qui ne voulaient plus finir.

 

Sentant tes baisers remontant mes cuisses jusqu’à mon cou,
Tu humais chaque parcelle de mon corps témoignant ainsi que tu en étais fou,
Goûtant avec ta langue ma peau de satin en glissant celle-ci jusqu’à mes lèvres,
N’en pouvant plus, je t’implorais de poursuivre ton chemin car moi montait une fièvre.

 

Une fièvre que toi seul avais le pouvoir de faire toujours monter,
Une fièvre que toi seul savais me guérir en me comblant jusqu’à satiété,
Tu avais le don de me posséder tant mon corps que mon âme en cette soirée,
Tu avais le don de me combler tellement que je souhaitais que ce fut pour l’éternité.

 

Sans cesse je te criais de toujours continuer,
Sans cesse je te dévorais telle une lionne déchaînée,
Je t’abjurais de déverser en-moi ton suave élixir d’amour et de vie.
Afin que je puisse me rappeler de cette chambre et de cette chaleur dans la nuit.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Le rêve du philosophe

Le rêve du philosophe
« Le rêve du philosophe » Poème par RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Le rêve du philosophe

 

La soirée est enfin terminée,
Alors qu’à toi souvent j’ai pensée,
En souhaitant te dire comme je t’ai aimée,
Tout en voyant que le temps de dormir était arrivé.

 

Lentement je me suis glissé sous le drap,
Même si toi chérie, malgré moi, tu n’y étais pas.
Fermant les yeux en écoutant la pluie tomber doucement,
Tout en imaginant pouvoir t’embrasser ô mon amour tendrement.

 

Aussitôt mes pensées se transformèrent en un monde imaginaire,
Dans lequel cessèrent d’exister la haine, la misère et toutes les guerres.
Me retrouvant en l’espace d’un instant dans une forêt tellement extraordinaire,
Que j’ai cru être dans un conte de fées que jadis me racontait ma défunte mère.

 

Vagabondant allègrement à travers les arbres verdoyant,
Respirant l’air pur que la nature m’offrit si abondamment,
Tout évitant de déranger les tourterelles dans les bois chantant,
Car rien de plus beau d’entendre en cette vie leurs mélodieux chants.

 

Alors que je ne m’y attendais guère,
Je te vis en habit d’Ève dans une clairière,
Que tu étais belle et si naturelle telle une hirondelle,
Prête à s’envoler, au moindre bruit, d’un simple battement d’ailes.

 

Pour la première fois de mon existence,
Les mots d’amour me brûlèrent de leur absence,
Car aucun mot ne pouvait exprimer ce que je ressentais,
Dans le rêve du philosophe que je suis malgré la joie qui m’animait.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Sans dire un mot

Sans dire un mot
« Sans dire un mot » Poème par RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Sans dire un mot

 

Il était tôt le matin,
Je t’attendais avec entrain,
En préparant quelques croissants,
Et un bon café pour te recevoir évidemment.

 

Nous nous sommes rencontrés voilà quelques jours,
Je t’avais informée que je cherchais un modèle à dessiner,
C’est alors que tu as gentiment à ma surprise à ma demande accepté,
Il y avait longtemps que je rêvais en cachette pouvoir immortaliser tes contours.

 

Puis vers les sept ou huit heures,
Quelques coups à ma porte firent mon bonheur,
J’ouvris avec le sourire pour te souhaiter la bienvenue,
Même si au fond de moi j’avais hâte de te voir toute nue.

 

Que prends-tu avec ton café ? T’ai-je aussitôt demandé.
Avec un peu de lait et quelques carrés de sucré volontiers,
Tes désirs devinrent pour moi des ordres auxquels j’empressais d’obéir,
Car ta voix si tendre résonnait en moi tel le doux son de la lyre.

 

Voyant une table de bois près de la fenêtre,
Un table qu’avait faite mon père avec du bois de cèdre,
Tu t’y approchas à pas gracieux, à pas feutrés et si légers,
En enlevant tes vêtements afin que je puisse ton corps contempler.

 

Alors dans un mouvement appris au fil du temps,
J’ai pris quelques crayons et quelques feuilles assurément,
Pour accomplir ce pourquoi nous avions convenu de bon cœur,
Sans dire un mot, nous immortalisâmes ce précieux temps en cette heure.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Marchand le long de la voie ferrée

Marchand le long de la voie ferrée
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Marchand le long de la voie ferrée

 

Marchand le long de la voie ferrée,
Je n’en revenais absolument pas,
Voir partir le train loin de moi,
Pourtant, j’avais tant prié.

 

J’avais tant supplié les Dieux,
Je croyais que nous étions heureux,
Toi qui es venu de ta lointaine campagne,
Et moi qui vivais dans une ville sentant le champagne.

 

Nous faisions toi et moi des milliers de projets,
Car j’étais tellement persuadée que tu m’aimais,
Je sentais mon coeur battre quand tu m’embrassais,
Nous faisions l’amour sans retenue dès que l’envie nous prenait.

 

Sans me donner d’explication, tu m’annonças ton départ.
Je voulais tant savoir la raison de cette annonce plantée en mon coeur,
Sans plus attendre, tu fis tes valises me laissant me noyer dans l’étang de mes pleurs.
 Seigneur, qu’ai-je donc fait ? Seigneur qu’ai-je  dit pour blesser mon âme par un tel dard ?

 

Tu as quitté mon appartement sans te retourner,
Sans dire un seul mot a celle qui t’a tendrement aimé.
Tu pris le premier taxi pour t’amener a la gare de trains,
Pendant que moi, je retenais mes larmes en me serrant les poings.

 

Beaucoup plus tard, j’ai découvert cette lettre.
Que tu avais subtilement glissé sous la chaude couverte,
Dans laquelle je trouva enfin une réponse à ma seule question.
Finalement pourquoi m’as-tu quitté ? Quelle en était donc la raison ?

 

Tu y avouas sous l’encre noir de la vérité avoir déjà une épouse et un enfant.
Quel enfer fut pour moi d’apprendre cette vérité cachée depuis longtemps,
Sans plus attendre dans un geste de folie je suis partie te retrouver entièrement nue,
Trop tard, je voyais le train s’éloigner alors que mes larmes coulèrent sans retenue.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

L’été d’autrefois

L'été d'autrefois
« L’été d’autrefois » par G.B. d’Allemagne Poème par RollandJr St-Gelais

L’été d’autrefois

 

En faisant le ménage du printemps,
J’ai trouvé cette photo de ma jeunesse,
Que de beaux souvenirs et que de tristesse,
Elle a fait surgir en mon âme bien brusquement.

 

De nos vacances où nous nous sommes rencontrés,
De tes gestes de tendresse que j’avais tant appréciés,
De tes paroles de réconfort qui me réchauffèrent le coeur,
De ton attention qui m’incita à éloigner de moi bien des peurs.

 

Tu me racontas que tu étais professeur d’arts,
De tes cours tu as piqué ma curiosité comme un dard,
Comment font les modèles pour être dévêtus devant des inconnus ?
C’est alors que sans pression tu m’offris la chance de poser entièrement nue.

 

Devant ma gêne légendaire, tu as su trouver les mots pour me plaire.
C’est ainsi que derrière un buisson j’enleva tout et me retrouva les fesses à l’air,
Ressentant comme jamais la chaleur bienfaitrice du soleil sur ma tendre peau claire,
Je m’aperçus qu’être ainsi nue en ces lieux sauvages n’était certes pas pour me déplaire.

 

M’avançant prudemment sur le sable chaud,
Ce que j’avais trouvé le temps particulièrement beau,
Pendant que tu aiguisais tes crayons et préparais le tableau,
Je me dirigeas allègrement vers le sol qui embrassera ma peau.

 

Tu me fis signe de la tête de me tenir prête en ne disant pas un mot,
C’est ainsi qu’autour de nous se construisit un mystique cerceau,
Là où seuls les chants mélodieux des oiseaux environnants,
Agrémentèrent de leurs chants ce merveilleux moment.

 

Comme je voudrais tant revivre cet été des jours heureux, cet été d’autrefois.
Tant d’années sont passés depuis le jour où nous nous sommes mariés,
Nous avons fondé famille heureuse avec de nombreux enfants,
A travers lesquels je te vois quand je les regarde à chaque fois.

 

Sans cesse tu me disais que j’étais belle,
Tu répétais souvent que j’étais devenue ta muse,
Quand j’y pense, certes je peux dire que cela m’amuse.
Surtout tu me confias que ma gêne te faisait penser à une hirondelle.

 

Jamais je ne pourrai oublier cet instant précis,
Quand tu m’as demandé d’être ta compagne de vie,
Alors avec grande joie en mon coeur je t’ai répondu << oui >>,
Une réponse que je ferai de nouveau même si de toi la maladie m’a ravi.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

J’aimerais être

La cigarette
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

J’aimerais être

 

Marchant vers toi,
Te regardant avec émoi,
Fixement, tu me regardas,
Nous nous sommes arrêtés de ce pas.

 

Sans dire un mot, tu levas tranquillement le bras.
Me sembla me dire « Pourquoi me regardes-tu ? »
Me sentant mal à l’aise de m’avoir ainsi vu,
Lui répondre, devrais-je ? Pourquoi pas ?

 

Chère jeune dame, je vous confie un secret.
Et, croyez-moi, aucun mal je ne vous ferais.
J’ai remarqué en vous une telle beauté,
Qu’admirer je n’ai pas pu m’empêcher.

 

Et pour être franc avec vous,
Au risque de me faire passer pour un fou,
Je voulais vous dire quelques versets de mon poème,
Car au fond de moi, Dieu que je vous aime.

 

J’aimerais être cette cigarette que vous collez à vos lèvres,
Vos lèvres si belles, si douces et si pulpeuses, charmante Ève,
Afin de pouvoir vous savourer grâce à ma fumée avec une telle passion,
Cette passion qui dès cet instant où je vous ai vue me fit perdre la raison.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada