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Poser nu dans la neige

Poser nu dans la neige

Bon début de semaine tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, la vie estMaker:S,Date:2017-12-23,Ver:6,Lens:Kan03,Act:Lar02,E-Y fantastique. En effet, je m’aperçois de la chance de vivre dans un si beau pays qu’est le mien. Un pays où abondent les multiples beautés des quatre saisons. Il va de soi que chacune d’entre elles possède un charme qui est propre. Que puis-je dire de plus de la splendeur des quatre saisons en vous mentionnant ces quelques exemples ? En effet, l’on a qu’à songer au printemps où semble renaître le sol endormi dans les profondeurs du froid boréal, à la chaleur réconfortante des rayons du soleil de l’été et des arbres au feuillage rougeâtre de l’automne annonçant le doux repos hivernal où dame nature sera recouverte d’un beau manteau blanc.

IMG_20180408_101118Ceci me fait penser à une possibilité de création artistique qui se mijote actuellement entre une photographe du Québec et votre humble serviteur. Une création de nudité artistique qui devrait être réalisée dans un proche avenir et ce, à l’extérieur d’un studio. Ce ne sera pas la première fois qu’une telle séance aura lieu pour moi. C’est un fait qu’une telle séance a déjà été vécue, je devrais plutôt écrire expérimentée, dans la région du Saguenay voilà déjà deux ans. Une séance qui se déroula en deux temps: soit lors d’une récitation de poésie pour un public averti et par la suite à l’occasion d’une série de clichés faite par une poète de Saguenay laquelle voulait donner un sens particulier à l’ensemencement du sol.

Certes, j’ai adoré vivre une telle expérience même si cela fut fait dans un cadre plus ou moins formel. Et pour cause puisque cela m’avait permis de découvrir cette ville fort jolie qu’est la ville de Saguenay situés dans la région du même nom. Une ville à l’accent particulier et berceau d’une famille au patronyme le plus commun au Québec.

Quoiqu’il en soit, je souhaite ardemment revivre uneIMG_20180408_131431_715 telle expérience mais avec une photographe professionnelle. Pour quelles raisons me demandez-vous ? Les réponses sont de trois ordres. En premier lieu, le regard féminin possède un potentiel tout à fait différent de celui de la gente masculine. Qu’on le veuille ou non, et ce n’est pas un défaut, les regards portés sur l’autre est souvent influencé par le fait que nous sommes un homme ou bien une femme. Enfin bref, c’est ce que mon expérience de modèle nu m’a permis de découvrir au fil des ans. En deuxième lieu, poser nu à l’extérieur offre une possibilité incroyable de relever des défis auxquels il serait pratiquement impensable d’y songer ne serait-ce qu’une seule fois si cela n’avait pas lieu. En dernier lieu, poser nu en période hivernal, en autant que la température le permet, donnera un cachet de nordicité au résultat final.

Certes, le Québec peut être perçu comme une terre où l’hiver règne presque en maître absolu pendant une période plus ou moins longue. Ce qui provoque en quelques occasions des moments de dépression chez certains de mes concitoyens. Personnellement, je me dis : Voilà une raison de plus de profiter de ce temps pour faire reculer les barrières de créativité. Alors mes amis et amies ! Soyons prêts et prêtes à relever les défis et à se réaliser pleinement beau temps, mauvais temps. Été comme hiver, printemps comme automne. Car qui dit saisons dit la splendeur de la vie.

Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Ma France

Ma France

de Jean Ferrat ( un petit clin d’oeil à mes amis-es de la France)

 

De plaines en forêts de vallons en collines
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
De ce que j’ai vécu à ce que j’imagine
Je n’en finirai pas d’écrire ta chanson
Ma France

Au grand soleil d’été qui courbe la Provence
Des genêts de Bretagne aux bruyères d’Ardèche
Quelque chose dans l’air a cette transparence
Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche
Ma France

Cet air de liberté au-delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
Et dont vous usurpez aujourd’hui le prestige
Elle répond toujours du nom de Robespierre
Ma France

Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
Celle qui construisit de ses mains vos usines
Celle dont monsieur Thiers a dit qu’on la fusille
Ma France

Picasso tient le monde au bout de sa palette
Des lèvres d’Éluard s’envolent des colombes
Ils n’en finissent pas tes artistes prophètes
De dire qu’il est temps que le malheur succombe
Ma France

Leurs voix se multiplient à n’en plus faire qu’une
Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs
En remplissant l’histoire et ses fosses communes
Que je chante à jamais celle des travailleurs
Ma France

Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstiné de ce temps quotidien
Du journal que l’on vend le matin d’un dimanche
A l’affiche qu’on colle au mur du lendemain
Ma France

Qu’elle monte des mines descende des collines
Celle qui chante en moi la belle la rebelle
Elle tient l’avenir, serré dans ses mains fines
Celle de trente-six à soixante-huit chandelles
Ma France

Arbres en hiver

blanc hiver

Arbres en hiver

 

Arbres nus,

Je vous ai vus,

Affrontant le froid,

Avec ardeur et sans effroi.

 

Bravant le temps,

Debout contre les vents,

Témoins de notre belle histoire,

De ceux qui voulaient en ce pays croire.

 

De toutes éternités, vous êtes défectibles !

Votre sacralité n’est pourtant pas dans la Bible,

Hélas ! Car vous démontrez si bien, aux nations,

Que l’hiver est sans contredit la plus belle des saisons.

 

Arbres en hiver,

Qui êtes là aujourd’hui comme hier,

Arbres de nos ancêtres et de nos descendants,

Vous êtes beaux quand la neige vous couvre tels des diamants.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

L’art du nu sous le noir et blanc

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Réalisation Edmond Nowak et avec la permission de Sandrine C.

L’art du nu sous le noir et blanc

Bonjour tout le monde,

new-image55Comment allez-vous ? Qu’avez-vous fait de bon en ce début de semaine ? Comment se passe vos derniers jours de l’hiver ? Que de questions ?! Je le sais que trop bien. Veuillez me pardonner mon intrusion au sein de vos vies, mais sachez que vous comptez beaucoup à mes yeux. Voilà pourquoi, il me semble important de m’intéresser à vous afin de prendre un peu de mes nouvelles. De mon côté, la vie est belle avec ses multitudes de teintes et de couleurs aussi variées les unes que les autres. Oui, la vie possède des couleurs qui se manifestent de différentes façons. Qui d’entre vous n’a jamais fait référence, à titre d’exemples, au blanc pour signifier un moment de tranquillité, le rose pour un moment passé en amoureux, au vert pour marquer son optimisme ou bien au rouge pour souligner un moment de colère ou de révolte au cours de sa vie ? C’est un fait. La vie se manifeste sous diverses formes dont la gamme des couleurs en fait partie. Pensez un seul instant aux quatre saisons qui jalonnent l’année. Que de variétés et de beauté grâce entre autres aux nombreuses couleurs qui nous font vivre une foule d’émotions, parfois de joie et parfois de tristesse.

new-image39Pourtant, il existe un domaine où les couleurs jouent un rôle particulier dans le but recherché par le photographe et corollairement par son modèle. Vous avez sans doute deviné qu’il s’agit du domaine du nu artistique (1). En effet, toute séance où la nudité du modèle est requise doit se faire sous un choix judicieux du photographe en ce qui concerne le résultat final. Une photo réalisée en couleurs n’aura pas le même impact qu’une autre produite en noir et blanc. Une telle différence réside en de multiples causes dont les lieux où les séances auront lieu, les préférences tant du modèle nu que du photographe sans omettre le nombre d’années d’expérience de celui-ci et, enfin, ce que l’on désire ou non réaliser.

C’est un fait notable que les endroits où lesdites séances ont lieu peuvent dscn1577grandement influencer la vision de l’artiste. Ici, ce que ses yeux découvrent peut être au diapason de ce que le commun des mortels seraient porter à voir aux premiers coups d’œil. Autrement dit, un endroit précis, aussi simple soit-il, peut renfermer une multitude de possibilités de créativité. Pour ce qui est des préférences de poses tant du modèle nu que du photographe, l’essentiel est et demeurera pour toujours le respect des limites de chacun. De telles limites peuvent bien évidemment influencer tant les poses recherchées que le choix de faire ou non les photos en couleurs ou bien en noir et blancs. Qui d’entre vous n’a jamais vibré en admirant une photo de nu réalisée en couleurs et être de marbre devant la même photo mais en couleurs ? Le contraire peut tout aussi bien être le cas.

new-image28Il va de soi que le nombre d’années d’expérience que le photographe a y est aussi pour quelque chose. Avouons-le ! Un novice aura rarement le même coup d’œil qu’un congénère ayant une expérience accrue dans ce domaine, même si parfois, certains photographes amateurs ayant peu de d’expériences peuvent réaliser des oeuvres dignes de mention. J’en ai personnellement connus au cours de la dernière année. Le cas de Simon Douville illustre à la perfection mon propos (2). De plus, que veut on réellement faire lors d’une telle séance ? Ici, la recherche ou non d’un certain érotisme, une vision pouvant être qualifiée de puérile ou encore la volonté de s’inspirer d’une oeuvre d’art déjà reconnue dans l’art aboutiront à des résultats totalement différents. Des résultats certes différents, mais tout aussi magnifiques. Croyez-moi sur parole, j’en sais quelque chose (3).

Toutefois, je dois reconnaître qu’il y a au sein de mes amies Facebook qui possèdel3w46qqy8h un talent inouï pour ce qui est de la pose nue. Elle sait à la fois se mettre en valeur afin de permettre aux photographes de découvrir en elle ce petit-quelque-chose d’unique dans sa nudité. Cela fait maintenant quelques années que nous correspondons via ce réseau social afin d’échanger sur divers sujets mais, vous l’avez sans doute pensé, sur notre passion commune du nu artistique. Des échanges qui nous ont mutuellement beaucoup enrichie et, j’en suis convaincue, continueront de nous être profitables. Je profite de l’occasion pour la saluer et pour la remercier de ses partages avec votre humble serviteur. Merci beaucoup chère Sandrine pour tes nombreux partages (4).

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

(1) En ce qui me concerne, je préfère utiliser le terme de nudité artistique pour des raisons qui me sont strictement personnelles.

(2) Voir le lien suivant: https://modelevivantaquebec.com/seance-avec-le-photographe-simon-douville/ 

(3) Voir le lien suivant: https://modelevivantaquebec.com/seance-de-nudite-erotique-se-decouvrir-cest-saimer/  et celui-ci: https://modelevivantaquebec.com/seance-de-nudite-erotique/ 

(4) Un article lui sera consacré sous peu.

Prendre le temps !

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Prendre le temps !

 

Prendre le temps de vivre,
Pour savoir apprécier les jours qui passent,
Assumer ses choix et ses actes du passé avec sérénité,
Car aucun homme ne sait vraiment quelle sera sa destinée.

 

Prendre les grains de sable,
Qui s’égrainent du sablier immanquablement,
Depuis l’instant de notre naissance où s’engouffra le vent,
Ce vent brûlant notre être donnant vie avec un plaisir coupable.

 

Prendre les saisons qui jalonnent les années,
Sans oublier tous les êtres que nous avons chéris et aimés,
Saisir leurs sourires magnifiques le moment d’un tendre soupir,
Sécher leurs larmes versées de les avoir fait malgré soi souffrir.

 

Prendre le temps de donner avec amour,
À celles qui ont parcouru nos chemins parfois si lourds,
Apprécier à sa juste valeur les jours passés en leurs présences,
Avant qu’il ne soit trop tard ! Avant de subir leurs absences.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Tu es dans mes pensées

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Tu es dans mes pensées

 

Ô toi qui es au loin,

Sache tout mon chagrin,

De ne pas être malgré moi près de toi,

Tu seras toujours ma reine et je serai à jamais ton roi.

 

Un roi sans royaume,

Que de ce pas l’on m’embaume!

Car derrière ces montagnes se trouve,

Ma toute tendre et si bien-aimée louve.

 

Je ne suis qu’un pauvre loup solitaire,

Et de proclamer mon amour je ne saurai me taire,

Qu’enfin passent toutes ces longues et pénibles saisons,

Car sans toi, Ô mon amour, je risque d’en perdre la raison.

 

Oui, je ne puis le cacher indéfiniment,

Mon âme vit le pire des enfers tel un véritable tourment,

Que l’on fouette mon corps jusqu’à rendre mon dernier soupir,

Car sans toi ô ma chérie, quelle est donc ma raison de vivre?

 

Que tombent sur moi ces lourdes pierres,

Car mon âme se brise sur ces débris depuis naguère,

Et que dire de mon cœur par la vie meurtri et blessé?

Si je vis c’est parce que tu es à jamais dans mes pensées.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

En plein coeur de la nuit!

En plein coeur de la nuit

En plein cœur de la nuit 

 

En plein cœur de la nuit, le sang bouille en moi. 

Que m’arrive-t-il? Je ne me reconnais plus. 

Qui suis-je? Où suis-je? Dites-le moi car je n’en peux plus. 

L’étranger qui est dans le miroir me demande « Qui es-tu, toi? Homme en émoi. » 

 

Je suis l’ombre de moi-même. 

Un corps sans âme et sans espoir! 

Une ombre qui passe dans la nuit la plus noire. 

Que Dieu m’en soit témoin, je me languis de cette dame que j’aime. 

 

Que puis-je faire? Que puis-je dire? Que dois-je accomplir? 

Pour simplement lui prouver qu’elle est dans mes pensées. 

Peut importe les saisons; en hiver comme en été! 

Je n’aurai jamais de répit dans ce corps qui soupir. 

 

Bientôt le jour se lèvera! 

Les hommes de mon pays seront salués par le soleil, 

Tandis que d’autres iront se balader sur cette terre aux mille merveilles. 

Et moi, mon seul bonheur sera d’attendre qui n’est pas… 

 

Une journée à admirer les couleurs de l’automne, 

À contempler la magnificence de la nature, 

Pour un instant sachant que rien éternellement ne dure. 

Sauf mon admiration pour cette dame dont sa voix en moi résonne. 

 

Peut importe le temps qu’il fera en cette journée, 

Tout ce qui compte à mes yeux est de te savoir heureuse et comblée. 

Oui, mon bonheur c’est toi qui illumine ma vie, 

Aucune dame en ce monde est comme toi, reste comme tu es chère amie.

De

Rolland St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Somptuosité!

Somptuosité!

Parcourant gaiement les chemins de ma courte vie, je n’ai de cesse de me questionner sur la véritable saison digne d’être vénérée entre toutes. Quelle divinité dois-je secrètement invoquer afin de pouvoir y trouver réponse ultime?

Serait-ce Odin, le dieu de la froide Scandinavie, qui de son œil magique peut voir au-delà les Temps infinis le parcours de ses plus fidèles guerriers lesquels attendent le jour tant convoité où ils seront appelés à festoyer à son somptueux banquet?

Ne serait-ce pas plutôt l’impétueux Érôs, de la sage Athènes, qui de sa voix délectable et de son charme incomparable amène mes frères et sœurs, avec un plaisir presque coupable dans ses rêves les plus inavouables mais tellement intimes?

Devant une telle somptuosité, nulle doute que meilleur choix, si il en est un, est de leur poser avec humilité cette question : « Dites-moi! Laquelle d’entre vous, ô belles saisons, est vraiment digne d’intérêt?»

 

 

Magnifique printemps de ma tendre enfance!  Ô toi qui a vu le jour de ma naissance! Tu ressuscites dame Nature endormie telle une fiancée dans les bras de son amoureux, espérant recevoir son doux baiser et de lui faire l’amour avec une charnelle et éternelle passion.

Ta douce chaleur ravive avec une grande prudence l’eau de tous ces courants qui telles des veines raniment les forêts sortis tout droit d’un profond sommeil. Ô Quelle merveille!

Adorable printemps! Ta venue est pour les êtres sous les Cieux une véritable bénédiction des Dieux. Sans ta présence bienfaitrice, nous les fils des dieux indignes d’en porter même le nom, nous le serions.

Chaque jour, nous attendions ta venue avec le cœur joyeux. D’une main une lanterne et de l’autre le bâton du pèlerin, nous guettions les moindres signes de ta présence. C’est ainsi que pour un ami, on veille.

 

 

Admirable printemps! Saison des amours retrouvés! Admirable printemps! Temps qui renait encore et encore! Admirable printemps! Tu es l’image parfaite du Christ ressuscité vainqueur de la mort!

Certes, ta jeunesse n’est pas éternelle. Mais, elle est de tous les signes de la Création le plus bel exemple. Jeunesse de printemps! Amour de jeunesse!

Aucune fortune que possède Midas, aussi riche soit-il, ne peut acquérir une infime parcelle de ta grâce car elle vaut tout son pensant d’Or.

Bien des empereurs de ce monde donneraient leurs empires afin d’éviter, ne fut-ce qu’un seul instant, leur redoutable vieillesse.

 

 

Bel été! Mon cher et fidèle ami. Comment puis-je rendre grâce avec justesse à ta réelle majesté?

Ta verdure, tu l’étends des plaines sibériennes jusqu’à la plus profonde des forêts boréales.

Les parfums des milles fleurs inondent de leurs présences les chemins des troubadours qui chantent avec joie leurs mélodies ancestrales,

Tandis que les amoureux vont ramasser durant leurs ébats les marguerites afin d’égayer leurs heureuses maisonnées.

 

 

Ô pur été! Grâce à tes bienfaits, nul gêne de vivre une chaste nudité.

Le bleu de ton Ciel nous rappelle notre origine : l’amour de nos premiers parents.

Sous ton soleil, tous les hommes sont égaux car tu fais pousser leur précieux blé dans les prés.

Sans toi, toutes vies seraient englouties sans ménagement dans les forces infernales du Néant.

 

 

Mirifique automne! De tes couleurs, qui rendraient jaloux tous les arcs-en-ciel, tu embellis tellement nos vies.

De tes langoureuses romances, tu diriges les amants  vers le lit nuptial où se conjuguent les nombreuses inclinaisons d’un seul et même verbe: aimer.

De ce lieu de repos, tu en fais un nid de plaisir qui ferait pâlir les anges et les archanges d’envie.

Sous ton œil bienveillant, les amoureux s’élancent d’une étreinte à peine voilée pour de leurs corps se fusionner.

 

 

Automne! Tu es loin de cette monotonie tant décriée par les Vers et les laines.

De toutes les saisons, c’est toi qui apporte à nos âmes la quiétude face aux mois à venir.

Tes feuilles multicolores préparent notre vieille terre à recevoir le manteau blanc qui la recouvrira bientôt sans aucune gêne.

Les fraîches nuits avertissent les plus braves des hommes de bien se prémunir contre le froid qui leur semblera ne plus finir.

 

 

Hiver de nos ancêtres! Hiver québécois! Hiver bien de chez-nous! Tu fais notre force et notre fierté car il faut être fort et vigoureux pour traverser avec toi le temps.

Temps de jadis où nos ainés relevèrent manches et haches pour défricher ce vierge pays.

Débrouillardise et courage imprégnèrent leurs caractères. Volonté et abnégation faisaient partie de leur pain béni.

Temps dur et pourtant tu es le témoin de la venue de l’enfant-roi qui nous manifesta sa divinité en s’incarnant tout simplement.

 

 

Tu es sans contredit ma saison préférée puisque tu es la seule à faire lever des nuages de diamants par tes titanesques vents. 

Devant cette grâce que Dame nature offre à mes yeux étonnés par tant de force, de majesté et de rayonnement.

Jamais de ce paysage blanc, je ne me languis de contempler tel un enfant devant le sapin une si  noble parure.

De tous les fils de la nature, nulle doute que monsieur hiver est le seul qui manifeste autant à ses sujets de la royauté, ta véritable nature.

 

 

Je cours allègrement sur cette neige poudreuse, ne craignant pas d’être un fou devant les yeux de tous ces gens jaloux de mon cœur puéril.

Oui je gambade sous le soleil sans ménagement car, qui sait?, demain serai-je parmi le monde des vivants et de ne craindre ni les dieux, ni les démons?

Au buffet de la vie, je me rassasie de sa variété, toujours en savourant avec délectation ces péchés si mignons.

En éprouver de la honte, de la tristesse ou de la mélancolie? Loin de mon esprit une telle futilité car à chaque jour apporte ses joies et ses peines. Tout a son prix et rien n’y est vil.

 

 

Des laudes jusqu’aux vêpres, mes pensées sont tournées vers cette épreuve cruciale: laquelle d’entre vous, ô belles saisons, mérite sur le podium de l’excellence d’en gravir le sommet?

Serait-ce toi vigoureux printemps de mes amours perdus et de mes plus tendres promesses? En grimper les marches, tu en es capable. Sûrement, tu le sais.

Bel été de jadis, tu es le témoin de mes plus aventures les plus sensuelles. Tu porterais la palme d’or, tel un sage élu, j’en suis plus que convaincu.

Que dire de toi, ô fastueux automne, qui de ses couleurs vives pavoise nos existences bien éphémères? Heureux ceux qui ont admiré tes vivaces aquarelles sans jamais ne les perdre de vue.

 

 

Et toi?  Admirable hiver! Saison des froides nuits où courent les mains volages sur les corps des femmes amoureuses étendues  sur leurs tapis d’ivoire, rêvant à leurs amants au sang chaud.

Tes jours ensoleillés sont, il est plus que vrai, courtes mais tes crépuscules sont des prometteuses escapades dont leurs souvenirs resteront dans la mémoire des fiancés de joyeux moments à jamais inoubliables.

Oui, bel hiver de mon cœur! Tu es à mes yeux la saison élue entre toutes. Car, nous te retrouvons au sein des plus hautes montagnes. Là même où résident les dieux et où tombent tous ces flocons, tout là-haut.

C’est à toi et à toi seul que je remets la palme d’or. Ce signe de ta grâce et de ta puissance, qui oserait me contredire?, tellement ineffables.

 

 

Fin

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada