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La sorcière rouge

La sorcière rouge Poème de RollandJr St-Gelais Photo par Fox2006 Source : https://www.deviantart.com/fox2006/art/The-Red-Witch-938861759

La sorcière rouge

 

Bonsoir, mon chéri.

Assieds-toi, je t’en prie.

Sois à ton aise en cet instant.

Nous serons ensemble pour longtemps.

 

On m’appelle « La sorcière rouge »

J’entends et je vois tout ce qui bouge

Pour moi, il n’y a aucun secret que j’ignore

Ce talent mystérieux vaut bien son pesant d’or.

 

Je suis née dans la lointaine Transylvanie

Une région condamnée par son histoire infinie

Enchanteresse de mères en filles depuis des lunes

Ayant traversé des mers agitées et longé bien des dunes.

 

Je préserve avec jalousie ma véritable identité

Car, je connais les hommes et toute leur méchanceté

Sous leur peau de brebis fragile se cachent des loups féroces

Des animaux sans morale qui attendent de se servir de leur force.

 

Ils avilissent la nature, notre mère, depuis le jour béni de la Création.

Dieu et Lucifer ont d’un commun accord créé les sorcières pour sa protection

Elles sont devenues les gardiennes du feu de la connaissance de Satan

Cette flamme qui nous a été transmise depuis la nuit des temps.

 

Par une étrange volonté divine, nous avons été préservées de sa colère

Nos pouvoirs, convoités par les anges, servent à défendre cette pauvre terre.

Nécromancie, potions d’amour ou guérison sont qu’un modeste aperçu

De nos facultés, de nos capacités auxquelles tu n’en avais jusque-là jamais vu.

 

Cartomancie, boule de cristal et rêves prémonitoires sont les moins spectaculaires.

Sache que par nos incantations, dans l’anonymat, nous avons mis fin à des guerres.

Crois-moi, mon enfant, toi qui es venu à moi dans cette soirée du mois de novembre.

J’ai vite remarqué depuis le moment où tu es entré en mon antre que ta main tremble.

 

Sois rassuré ! Je suis déjà au fait que tu as en toi une âme remplie de pure bonté.

Je connais tes tracas mais tu as cette liberté de te confier afin que je puisse t’aider.

Allons dans la profondeur de ton être pour y extraire la source de tes malheurs

J’extrairai les germes de tes frayeurs pour les remplacer par celles du bonheur.

 

Je promets que plus aucune force maléfique ne pourra désormais plus te toucher

Il y a en toi tant de beauté que seule la présence de l’Être suprême peut y résider.

Laisse-toi aller ! Regarde-moi dans les yeux et remets-toi entièrement à moi.

Grâce à ma science kabbalistique, tu n’as rien à craindre sous mon toit.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

L’apprivoisé

« L’apprivoisé » Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo de Appetitive-Soul Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/H0837-l47953290-923914346

L’apprivoisé

 

Perdu en cette forêt,

Je suis devenu sauvage,

Depuis mon tout jeune âge,

Éprouvant seulement la faim et le regret.

 

De ne pas avoir connu mes géniteurs,

Laissé à moi-même en ce lieu ombrageux,

Bravant souvent des animaux féroces et dangereux,

Pour lesquels, je devais surmonter mes craintes et mes peurs.

 

Mais, par un pur hasard, une étrangère m’a recueilli.

Une femme si belle tant de corps que d’âme,

Qu’elle a réussi à calmer en moi la flamme,

Qui sans cesse me rendait pénible ma vie.

 

Avec patience, elle est venue vers cette créature.

De ce qui devait être un humain parmi tant d’autres

Mais, de cette forêt peuplée d’animaux, en était l’hôte.

Ses gestes témoignèrent d’une bienveillance si pure.

 

Pas à pas, elle venait vers moi avec une patience angélique.

Avec douceur, elle inculqua en moi les rudiments de la civilisation.

Avec une grande persévérance, elle a fait de moi un fils des nations.

Par son exemple, elle a su m’éduquer avec une constance monastique.

 

 Elle m’a enseigné à marcher droit,

À me tenir debout telle une craie blanche,

J’admirais en secret la forme féminine de ses hanches,

Tout en me rappelant qu’elle faisait, à mes yeux, la figure de loi.

 

Je suis peu à peu passé d’une bête de foire.

Voué à la curiosité des gens mal intentionnés,

À un être humain sur le chemin d’une autre destinée,

Je suis « L’apprivoisé » et je suis prêt à connaître la gloire.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Les jumelles

Les jumelles Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo :JRekas Source: https://www.deviantart.com/jrekas/art/A-kiss-of-love-894442104

Les jumelles

 

Quand j’étais jeune enfant,

Il y a de cela fort très longtemps,

À une époque où tous les rêves étaient permis,

Ces années folles où il faisait si bon vivre sa vie.

 

En ma cité, un cirque venait chaque été.

De sa présence tant attendue agrémenter nos journées.

Les premiers jours des vacances après les longs mois d’école.

Passés sur les bancs en écoutant parfois sagement l’enseignante Nicole.

 

Il y avait, sous le majestueux chapiteau.

Des clowns, des jongleurs, sans oublier des animaux.

Des lions qui par leurs pelages m’amenèrent sur de lointaines plages,

Des tigres et des éléphants provenant de l’Inde, pays de mystiques et de sages.

 

Étant assis à la première rangée pour ne rien manquer,

Deux jongleuses aux couleurs vives j’ai vite remarqué.

Des pastels variés agrémentèrent leur mystérieux regard,

De leurs prouesses, mes yeux d’enfant en étaient hagards.

 

Aucun mot leur était utile pour se comprendre,

Car chacun de leurs gestes était calculé sans s’y méprendre.

Costumées avec simplicité, elles mettaient l’accent sur leurs prouesses,

Leurs performances réalisées tant avec attention qu’avec délicatesse.

 

De leurs corps à la fois frêles et agiles,

Elles savaient mettre mon attention fébrile,

Balles multicolores passèrent de mains en mains,

Suivies de torches enflammées avec un aplomb certain.

 

Le tout accompagné avec grâce au son d’une mélodie,

Interprétée au piano par un pianiste vêtu d’un habit en satin gris.

Sous les projecteurs, elles savaient capter l’attention de l’auditoire.

Tel spectacle incroyable qu’elles offraient en cette représentation du soir.

 

Un divertissement qui restera pour toujours dans mon cœur d’enfant,

Un cœur qui vieillira au fil des jours, des mois et des saisons assurément.

Une chose restera à jamais gravée en ma mémoire à propos de ces jumelles,

Ce qu’elles étaient, sous les feux de la rampe, si captivantes et si belles !

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Derrière ces feuilles

Derrière ces feuilles Poème par Rolland Jr St-Gelais Avec la permission spéciale de Anioblica de Pologne Instagram : anioblica Photographe : Dunvael Photography

Derrière ces feuilles

 

Dans la brume du matin,

Alors que je suivais mon chemin,

J’admirais le paysage recouvert d’un manteau,

Qui allait disparaître aussitôt que sera arrivé le temps beau.

 

Errant sans me faire de souci dans ces bois,

Marchant avec une certaine lourdeur dans mes pas,

Ne pensant à rien, car j’ignore tel sera mon destin,

Un destin tracé selon mes décisions prises sans chagrin.

 

Car le chagrin est un vain sentiment,

Une sensation qui au fond de soi nous ment,

Puisque l’on agit très souvent par le moment présent,

Un instant vite passé, mais que les conséquences durent longtemps.

 

Sillonnant le sentier avec grande attention,

Afin d’y découvrir quelques animaux avec précaution,

J’entendis des branches bouger tels les doigts d’un marionnettiste,

J’ai avancé sans faire de bruit pour ne pas déranger cet imaginaire artiste.

 

Je n’ai point aperçu un seul artiste de mes yeux d’homme avancé en âge,

Mais plutôt une jolie dame qui marchait libre de tout plumage,

À demi cachée par les feuilles grises en ce matin brumeux,

Sa présence dissipait en moi les souvenirs si ténébreux.

 

Derrière ces feuilles, une beauté s’y trouvait.

Une beauté, de ma journée avec surprise, l’égayait.

Une dame, telle une fleur au parfum enivrant, a ensoleillé ma journée.

Sans dire un mot, j’ai opéré un demi-tour pour en ma demeure y retourner.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Une chevauchée sur la plage

Une chevauchée sur la plage Œuvre de Maryse Veysseyre (France) Poème de Rolland Jr St-Gelais (Canada)

Une chevauchée sur la plage

 

Je me souviens de mes vacances d’été,

Soucieux de fuir le tumulte de la grande cité,

J’avais choisi d’aller visiter une région éloignée,

Où je pouvais à ma guise me changer les idées.

 

C’était l’une des régions captivantes,

Où la chaleur et la beauté y sont invitantes,

Beauté des paysages et de ces femmes enivrantes,

Des femmes aux regards magiques et à la voix vibrante.

 

Mais, de tout ce qui m’a le plus séduit,

Ce qui m’a le plus surpris, voir vraiment ébloui,

Cela a été d’être le témoin privilégié d’une noble vérité,

Que mon père n’avait de cesse, durant mon enfance, de répéter.

 

De toutes les œuvres réalisées par Dieu,

Une seule était parmi elles descendue des cieux,

Elle représente, par sa grâce et par sa force, la perfection,

De tous les animaux offerts à l’humanité, l’œuvre ultime de la création.

 

C’est en admirant six chevaux galopant au soleil,

Que je me rendis compte qu’ils étaient sans pareils,

Chevaux courants face au vent chaud de la Gaspésie,

Région aux collines verdoyantes où l’on apprécie la vie.

 

C’est par une chevauchée sur la plage,

Cavalcade accomplie par des chevaux sans âge,

Que j’ai enfin compris ce qu’est en soi l’essentiel,

Savoir en tout temps s’étonner de la nature qui est si belle.

 

Sur la plage, j’ai vu six chevaux,

Des chevaux si forts et tellement beaux,

Des chevaux de cette région fière et rebelle,

Ah comme j’ai souhaité que cet instant demeure éternel.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada