Archives de tags | être

Poser nu devant un groupe

she_is_on_a_red_couch_by_jrekas-d98hi8h

Gracieuseté de Jersy Rekas de la Pologne Source : http://jrekas.deviantart.com/art/She-is-on-a-red-couch-558449297

Poser nu devant un groupe

Bonjour à vous,

new-image-15Comment a été votre semaine ? A-t-elle été à la hauteur de vos attentes ? Avez-vous été en mesure de développer vos talents, de rencontrer des gens intéressants et de, pour ceux et celles qui sont en vacances, bien vous reposer en prévision du retour au travail en septembre ? De mon côté, cette semaine a été somme toute assez productive pour ce qui est de mes publications au sein de mon blogue artistique dédié à ma passion en tant que modèle, la photographie et la poésie. En effet, nous sommes le 12 août et déjà plusieurs articles y ont été publiés. Et, croyez-moi que c’est loin d’être fini. Ceci dit, jamais je serai en mesure de remercier comme il se doit mes tendres parents de m’avoir transmis le goût de la lecture et de l’écriture tellement cela constitue pour votre humble serviteur une richesse inestimable. Aimer sa langue, c’est avant toute chose savoir la respecter et l’utiliser avec rigueur.

Toutefois, un autre élément pour lequel je devrai toujours être reconnaissant envers mes parents se rapporte au fait de me sentir bien dans ma peau. Une sensation qui m’a été inculqué notamment par ma mère, repos à son âme, depuis mon enfance. Acceptation totale de ce que nous sommes, et ce en dépit de ce que les autres peuvent potentiellement dire de nous. Voilà bien la philosophie de vie qu’elle m’a enseigné de son vivant. C’est d’ailleurs ce que je désire transmettre aux participants des séances où ma présence est requise. S’accepter d’être qui l’on est et ce que l’on est, avec ses caractéristiques physiques, ses formes, ses imperfections et ses traits plutôt agréables pour les yeux constituent une pièce fondamentale chez la profession de modèle nu. Une telle acceptation rend inévitablement une séance de nudité artistique agréable pour les individus qui y sont présents. Et, j’en sais personnellement quelque chose.

En effet, il m’est arrivé très souvent de poser nu devant des12204681_10208456193347395_1349257437_n groupes d’élèves lors des sessions d’enseignement de dessin. À chacune desdites sessions, il m’a été un devoir de partager avec ces derniers le bien-être qui m’habite durant mes poses. Un tel bien-être me permet d’être réellement moi tant au plan spirituel que corporel et même au plan sexuel. Je ne cache rien car le fait de cacher quoique ce soit, c’est faire preuve de faiblesse non seulement envers l’autre, mais aussi, si ce n’est davantage, envers moi-même. Voilà pourquoi, et veuillez le noter un peu à la blague, poser nu sur un sofa devant un groupe est à mes yeux être comme à la maison en train d’écouter une douce musique à la radio. Être là, et tout simplement là et nul part ailleurs. Être comme je suis devant ces élèves qui admirent, si j’ose me permettre un tel verbe, ce corps hors-normes. Être ! Tout simplement être. Un point, c’est tout.

D’ailleurs, vous ne pouvez pas vous imaginer un seul instant la hâte que j’ai de pouvoir poser nu devant des élèves afin de justement vivre un tel moment de sérénité. Sérénité qui se développe grâce un entraînement  rigoureux de notre vision de la vie au quotidien. Vivement que l’automne arrive avec ses forêts aux milliers de couleurs. 

Je termine ce présent article en vous souhaitant d’être réellement qui vous êtes et ce, indépendamment des qu’en-dira-t-on. N’est-ce pas là le secret du bonheur. Soyez heureux !

Merci infiniment de votre visite et excellent weekend.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Être ce que je suis pour toujours dès cet instant.

roundabout_by_rickb500-dbhmgu9

 

By my friend from Germany Rick B. DeviantArt : http://rickb500.deviantart.com/art/Roundabout-694729665

 

Être ce que je suis pour toujours dès cet instant.

 

Aujourd’hui,

J’ai décidé de vivre,

Et pas seulement de survivre,

Car rien de plus précieux que la vie.

 

Libre et nue au gré du vent,

Voilà ce qui compte pour moi,

Inutile d’être une reine ou un roi,

Pour être authentique simplement.

Danser nue devant vos yeux,

Me savoir être désirée, ho quel plaisir !

Être convoitée pour mon corps et mon sourire,

Permettez-moi d’en rire ô vous qui êtes dans les cieux.

 

Danser entièrement nue !

Vraiment quelle vous me voyez !

Holàlà quelle joie de me  savoir être si désirée !

Tel un archange souriant tombé des nues.

 

Dansant et chantant !

Voilà le secret de mon bonheur,

Vivre ma vie sans haine et fausse pudeur,

Être ce que je suis pour toujours dès cet instant.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Message de Rick B. d’Allemagne : « My friend, Nastya replyed to your poem: « It’s amazing! He got exactly our point. Makes me soo happy! ))) It works ». Nothing more to say!!! » 

Fragilité

20479833_1409091555805017_2960847806524939815_n

Réalisation de Marcel Lien artiste de la Belgique

Fragilité

 

Je suis un être de sang,

Sans oublier un être de chair,

Dès mes premières bouffées d’air,

Je fis mes premiers pas toujours vers devant.

 

Devant tous ces hommes hagards,

Face à eux j’ai appris à me tenir debout,

Et de leurs idées malsaines dont je m’en fous,

Car, croyez-moi, je n’avais que faire de leurs regards.

 

Mais quelle cruelle vérité,

Que celle trouvée par mon expérience,

Que bien des sages découvrirent par leur science,

En cet instant où j’offre à vous amis ma simple nudité.

 

Malgré ma force vive et mon engouement,

Devant l’inévitable mon devoir est d’agir dignement,

En reconnaissant devant les cieux et l’éternité,

Que ma nudité révèle une totale fragilité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Être là …

FB_IMG_1471706448114

Être là …

 

Être là quand on je ne m’y attend pas,
Marcher vers toi en glissant doucement de mes pas,
Retenir mon souffle jusqu’au moment où je t’ai embrassée,
Sentant mon cœur infidèle de ta flamme immortelle s’embraser.

 

Être près de toi dans le silence de la nuit,
Entendre les gémissements de ta voix du plaisir interdit,
Maintenir la cadence du va-et-vient de ma hampe profonde,
Dans ton corps mirifique de déesse qu’avec délicatesse je sonde.

 

Être en toi avec délice,
Que je ne saurais décrire sans faire supplice,
Douleur du début fit place, ô quel bonheur, aux joies ineffables,
De ma chaude verge tu en redemandas avec volonté insatiable.

 

Être ensemble pour cette nuit,
Même si ce ne sera jamais, on le sait bien, pour la vie,
Ressembler avec un sourire malin à ces divinités de l’Olympe céleste,
Voilà ô mon amour le symbolisme de nos imperturbables caresses.

 

Être nus sans en éprouver de la honte,
Devant cette foule de gens hypocrites et si immondes,
Que même les flammes de la Géhenne au loin les rejetteraient,
Pour les condamner au froid du néant que Chronos jadis occupait.

 

Être sous l’emprise de ton regard,
De ton charme irrésistible, tu en développas un art,
Voilà que je m’avoue devant toi, ô ma bien-aimée chérie, vaincu.
Voilà ma raison de vivre cette nuit où nous candidement étions nus.

 

Être ou ne pas être ?
Quelle serait selon l’anglais la véritable question,
Celui qui de sa plume vertueuse enjoliva la terre d’Albion,
Répondons-lui, ma tendre aimée, que c’est mieux que de paraître.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

 

Sacré cœur : Source de vie et d’espoir en chacun de nous ; un hommage à mon père ( Une analyse théologique )

11235251_676422929152119_142811643_o.jpg

Sacré cœur :

Source de vie et d’espoir en chacun de nous ;

Un hommage à mon père

( Une analyse théologique )

 

Depuis la nuit des temps les hommes se sont questionnés sur les multiples facettes qui composent la vie. D’ailleurs, les expériences de l’existence humaine auxquelles nous sommes tous confrontés sont si nombreuses qu’il me paraît illusoire de tenter de les énumérer même si certaines d’entre elles peuvent sembler être d’une injustice flagrante à notre endroit. Je pense notamment à la maladie, à la pauvreté et à la perte de personnes chères à nos yeux. Qui d’entre nous n’a pas vécu à un moment donné de sa vie des situations où tout lui paraissait injuste, voire absurde, tellement sa souffrance l’accablait ? C’est un fait, aucun d’entre nous n’y échappe. C’est là le lot de l’humanité, et ce peu importe les époques.

Plusieurs questions apparaissent au fil des événements auxquels nous sommes confrontés. Parmi celles-ci ; devrions-nous nous révolter ou tout simplement abdiquer ? Serait-il plutôt à notre avantage de se relever et de porter sa croix de manière libre et pleinement conscients vis-à-vis à son propre destin ? C’est un fait indéniable ! Oui, nous avons le choix de parcourir ou non la route plus ou moins sinueuse qui se dresse devant nous. Oui, nous avons également l’option de se fermer les yeux et de faire comme si rien était. Or, dans ce cas-ci, le seul résultat possible est un appauvrissement au sein de son être, voire ici de son âme, qui l’amènera inexorablement dans les profondeurs de l’Enfer. Un Enfer où il nous sera impossible d’en sortir étant donné le vide qui nous entourera et qui nous étouffera sans ménagement. Est-il utile de vous rappeler qu’il n’y a pas pire vide que celui provoqué par l’absence d’amour ? Et où se trouve la véritable source d’Amour, basé sur une pureté sans égale et à peine concevable pour le commun des mortels, sinon en Dieu seul ?

Voilà pourquoi l’image dite « du Sacré-Cœur », une des images qui possèdent une sacralité hors du commun au sein même des grandes églises chrétiennes telles que l’église catholique, anglicane et les églises orthodoxes, revêt une importance indispensable auprès de votre humble serviteur. Et pour causes ! Prendre la position du Christ sur la croix, et de surcroit entièrement nu, ne se fait pas sans raison.

En effet, cela embrasse un symbolisme qui unit à la perfection l’être humain au caractère divin qui l’habite, lui octroyant ainsi un aspect sacré. Une sacralité qui nous rappelle que nous sommes tous et toutes sensibles face à la souffrance, la nôtre et celle que l’on éprouve par la compassion ou l’empathie à l’égard des gens que nous pouvons rencontrer dans nos vies. Est-il utile de vous dire que nos souffrances et nos limites peuvent en maintes occasions nous rapprocher de nos frères et de nos sœurs en cette humanité ? D’ailleurs, une telle photo renferme plusieurs caractères liés à la sacralité.

En premier lieu, la posture reflète en elle-même tout le respect dû à la fois à la nudité totale de mon corps, voire ici la partie dite « profane », et l’allusion directe du Christ mourant sur la croix afin de racheter, voire ici la partie « sacrée », l’humanité de ses péchés tel qu’enseigné selon la théologie chrétienne toutes dénominations confondues. Croyez-moi sur parole ! La décision de prendre une telle position est apparue en mon esprit aussi subitement, je dirais même un peu à la blague de manière presque miraculeuse, que la voix du Christ qui interpela l’apôtre Paul sur le chemin de Damas lors de ses démarches de persécutions contre les premiers chrétiens.

En deuxième lieu, une telle photo contient plusieurs éléments qui se rapportent au Christ souffrant sur la croix. Je pense, entre autres, aux quelques cicatrices qui se démarquent sur mon thorax. Cela ne vous rappelle-t-il pas cette grande et noble vérité : Qui d’entre nous n’a pas ses propres cicatrices, visibles ou non à l’œil nu, que l’existence lui a infligées suite à des expériences plus ou moins douloureuses lesquelles laissèrent des blessures au cours de la vie ? D’ailleurs, une de mes cicatrices se situe exactement au niveau de mon … cœur. Fait étonnant quand je pense au titre même de l’exposition tirée de cette photo : Sacré-Cœur.

En troisième lieu, la nudité qui y est présentée l’est tout de même de manière tout à fait sereine et dépourvue, Dieu merci, de fausse pudeur. Particularités que je qualifierais de rarissimes où la nudité est malheureusement exhibée sous forme de marchandise au sein de la grande majorité des médias de masse, en particuliers les sites pornographiques mais pas seulement. Une telle sérénité démontre une fois de plus qu’il ne peut y avoir, en aucun temps et en aucune façon, de honte à l’égard de ce que nous sommes au plus profond de soi. Voilà pourquoi, et c’est là mon opinion et rien d’autre, nous avons tous nos limites, nos barrières et nos infirmités parfois psychologiques et parfois physiques, qui peuvent se transformer en un catalyseur de force incroyable à la condition sine qua none que le désir de se surpasser est présent en soi. Quoi de plus fort que de voir au-delà de nos premiers regards sur soi ? Quoi de plus magnifique, voire extraordinaire et même parfois mystique, de faire la découverte d’une puissance insoupçonnée cachée au plus profond de nous ? C’est ainsi, prenez-le à titre d’un simple exemple, que l’absence de mes mains n’empêche pas de les imaginer clouées sur une croix. Il y en va de même pour le commun des mortels puisque voir au-delà du premier coup d’œil peut être le début d’une nouvelle vie, voire même d’une résurrection.

L’absence de fausse pudeur démontre aussi de manière claire et sans ambiguïté que la nudité possède également une sacralité qui lui est propre. Ma masculinité, admettons-le bien visible, nous rappelle que le Christ était avant toute chose un homme vivant dans un corps mortel au sein d’une communauté ayant ses règles et ses codes de conduites sans oublier sa foi en un livre où le récit d’Adam et d’Ève qui ont été créés nus occupe une place prépondérante dans le récit, avouons-le modestement, hautement symbolique du début de l’histoire de l’humanité. Là encore, la nudité des deux protagonistes est empreinte d’une grande pureté tout en reconnaissant de manière subtile, par le désir du Créateur de les voir féconds et prospères, que la sexualité leur est un droit inaliénable.

Enfin, le dernier point que je souhaite aborder dans ce texte concerne l’élément le plus crucial sur cette photo. Il s’agit de ne jamais craindre de tomber puisque cela est propre à chacun d’entre nous. Un vieil adage affirme avec raison que ce n’est pas le nombre de fois que nous tombons qui importe le plus mais bien celui où nous nous relevons afin de poursuivre notre route jour après jour jusqu’à la victoire finale, celle où nous allons découvrir le sens véritable de notre existence. Rien de plus facile que de tomber, mais rien de plus ardu de prendre sa croix et se relever !

Mon père m’a déjà raconté qu’il avait décidé de me montrer à marcher afin de faire mentir les plus sombres pronostics de certains médecins à mon endroit. C’est ainsi qu’il m’avait placé à l’extrémité du couloir de la maison familiale alors qu’il se tenait à l’autre extrémité. Il m’ordonna de venir vers lui debout et non pas à genoux comme j’étais habitué de le faire. C’est après ma troisième chute que j’ai eu assez de force pour me tenir debout et d’aller ainsi vers mon père et, fait intéressant, de n’avoir plus jamais rampé du reste de ma tendre enfance. Cela ne vous rappelle-t-il pas un certain récit des évangiles ? Le Christ a tombé trois fois avant d’être cloué sur la croix afin de revenir sous une forme totalement différente après sa résurrection. J’ai aussi tombé trois fois mais en bout de ligne cela a permis à mon père de m’aider à découvrir le monde qui s’ouvrait désormais devant moi. Or, un tel événement a eu lieu à la même heure où la célébration eucharistique était célébrée en ce dimanche. Comme quoi la foi transporte des montagnes. Merci papa ! Merci mon Dieu !

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Merci la vie


Merci la vie


Un petit mot,

Tout simplement pour dire,

Merci avec mon cœur et avec le sourire,

Avec plaisir je rends grâce pour tout ce qui est beau.


Pouvoir chaque jour me lever,

Et de la nature savoir l’apprécier,

Savourer chaque instant comme si c’était le dernier,

Sans oublier hommes de tous les pays si éloignés.


Croyez moi amis ! Du levant au crépuscule,

Mon âme est reconnaissante pour ce qui est précieux,

Et du profond de mon être s’élèvent prières vers les cieux,

Car devant l’adversité, Dieu ne permettra pas que je recule.


De


Rollandjr St-Gelais

Matane (Québec)

Canada

Mon père

 

New Image 89

Mon père


Homme souvent méconnu,

Au sein d’une société qui se tue,

Souffrant dans le silence de voir s’engloutirent,

Ses plus beaux et tendres romantiques souvenirs.


Être de chair souvent adulé,

Et qui par ses enfants est tant aimé,

Homme condamné à une fin naturelle,

Attendant de retrouver son épouse toute belle.


Être éphémère et si fragile,

Qui s’occupa de ses fils et de sa fille,

Homme qui lui avait aussi jadis une mère,

Voilà qui est cet homme, voici qui est mon père.


De


Rollandjr St-Gelais

Matane (Québec)

Canada