Archives de tags | âme

Mouillée

Mouillée
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Mouillée

 

Me l’avouer,
Je suis très gênée,
Suis-je devenue amoureuse ?
De cette voix telle une berceuse.

 

Dès que je l’ai entendue,
Je me suis sentis un peu perdue,
De ne pouvoir l’entendre de nouveau,
Blesse la profondeur de l’âme tel un couteau.

 

Maintenant que je suis enfin seule,
Loin de ces gens insatisfaits et qui gueulent,
Maintenant que je suis enfin entièrement nue,
Loin de ces gens blasés par la vie et mal foutus.

 

Je peux m’étendre sur mon lit en pensant à ce bel inconnu,
Et sans ressentir cette culpabilité de me satisfaire sans être vue,
Je sens cette chaleur bienfaitrice avec grand bonheur m’envahir,
Quelle joie parfaite ! Quelle allégresse étrange! Quel mignon plaisir !

 

Je suis enfin une femme comblée,
Je prends le contrôle de ma sexualité,
Et à force de me procurer ce plaisir insoupçonné,
J’ai joui encore et encore à en devenir toute mouillée.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Marchand le long de la voie ferrée

Marchand le long de la voie ferrée
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Marchand le long de la voie ferrée

 

Marchand le long de la voie ferrée,
Je n’en revenais absolument pas,
Voir partir le train loin de moi,
Pourtant, j’avais tant prié.

 

J’avais tant supplié les Dieux,
Je croyais que nous étions heureux,
Toi qui es venu de ta lointaine campagne,
Et moi qui vivais dans une ville sentant le champagne.

 

Nous faisions toi et moi des milliers de projets,
Car j’étais tellement persuadée que tu m’aimais,
Je sentais mon coeur battre quand tu m’embrassais,
Nous faisions l’amour sans retenue dès que l’envie nous prenait.

 

Sans me donner d’explication, tu m’annonças ton départ.
Je voulais tant savoir la raison de cette annonce plantée en mon coeur,
Sans plus attendre, tu fis tes valises me laissant me noyer dans l’étang de mes pleurs.
 Seigneur, qu’ai-je donc fait ? Seigneur qu’ai-je  dit pour blesser mon âme par un tel dard ?

 

Tu as quitté mon appartement sans te retourner,
Sans dire un seul mot a celle qui t’a tendrement aimé.
Tu pris le premier taxi pour t’amener a la gare de trains,
Pendant que moi, je retenais mes larmes en me serrant les poings.

 

Beaucoup plus tard, j’ai découvert cette lettre.
Que tu avais subtilement glissé sous la chaude couverte,
Dans laquelle je trouva enfin une réponse à ma seule question.
Finalement pourquoi m’as-tu quitté ? Quelle en était donc la raison ?

 

Tu y avouas sous l’encre noir de la vérité avoir déjà une épouse et un enfant.
Quel enfer fut pour moi d’apprendre cette vérité cachée depuis longtemps,
Sans plus attendre dans un geste de folie je suis partie te retrouver entièrement nue,
Trop tard, je voyais le train s’éloigner alors que mes larmes coulèrent sans retenue.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

L’été d’autrefois

L'été d'autrefois
« L’été d’autrefois » par G.B. d’Allemagne Poème par RollandJr St-Gelais

L’été d’autrefois

 

En faisant le ménage du printemps,
J’ai trouvé cette photo de ma jeunesse,
Que de beaux souvenirs et que de tristesse,
Elle a fait surgir en mon âme bien brusquement.

 

De nos vacances où nous nous sommes rencontrés,
De tes gestes de tendresse que j’avais tant appréciés,
De tes paroles de réconfort qui me réchauffèrent le coeur,
De ton attention qui m’incita à éloigner de moi bien des peurs.

 

Tu me racontas que tu étais professeur d’arts,
De tes cours tu as piqué ma curiosité comme un dard,
Comment font les modèles pour être dévêtus devant des inconnus ?
C’est alors que sans pression tu m’offris la chance de poser entièrement nue.

 

Devant ma gêne légendaire, tu as su trouver les mots pour me plaire.
C’est ainsi que derrière un buisson j’enleva tout et me retrouva les fesses à l’air,
Ressentant comme jamais la chaleur bienfaitrice du soleil sur ma tendre peau claire,
Je m’aperçus qu’être ainsi nue en ces lieux sauvages n’était certes pas pour me déplaire.

 

M’avançant prudemment sur le sable chaud,
Ce que j’avais trouvé le temps particulièrement beau,
Pendant que tu aiguisais tes crayons et préparais le tableau,
Je me dirigeas allègrement vers le sol qui embrassera ma peau.

 

Tu me fis signe de la tête de me tenir prête en ne disant pas un mot,
C’est ainsi qu’autour de nous se construisit un mystique cerceau,
Là où seuls les chants mélodieux des oiseaux environnants,
Agrémentèrent de leurs chants ce merveilleux moment.

 

Comme je voudrais tant revivre cet été des jours heureux, cet été d’autrefois.
Tant d’années sont passés depuis le jour où nous nous sommes mariés,
Nous avons fondé famille heureuse avec de nombreux enfants,
A travers lesquels je te vois quand je les regarde à chaque fois.

 

Sans cesse tu me disais que j’étais belle,
Tu répétais souvent que j’étais devenue ta muse,
Quand j’y pense, certes je peux dire que cela m’amuse.
Surtout tu me confias que ma gêne te faisait penser à une hirondelle.

 

Jamais je ne pourrai oublier cet instant précis,
Quand tu m’as demandé d’être ta compagne de vie,
Alors avec grande joie en mon coeur je t’ai répondu << oui >>,
Une réponse que je ferai de nouveau même si de toi la maladie m’a ravi.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Le chandelier

Chandelier
Magnifique photo réalisé par mon ami Joël Pèlerin

Le chandelier

 

Je suis maintenant prisonnier,
D’une jolie dame, je suis envoûté.
Dans son château, j’y serai pour l’éternité.

 

Elle m’a ensorcelé par son charme,
Devant sa beauté, je n’ai pu que baisser les armes.
De sa peau basanée et douce comme de la pure soie,
Avec plaisir mes lèvres, j’y déposa de nombreuses fois.

 

Ne sachant comment faire pour résister à mes envies,
À mes pulsions effrénées j’ai succombé avec tant de folie.
Comment aurais-je pu résister à cette beauté, à cette féminité ?
Mon âme et mon corps sont désormais et pour toujours condamnés.

 

À la lueur de cette lumière,
Crée dans les profondeurs des enfers,
J’y découvris une femme d’une lointaine contrée,
Où potions magiques et incantations divinatoires sont formulées.

 

Dès l’instant qu’elle m’embrassa,
Ma volonté à jamais vers les limbes s’en alla,
À quoi bon résister devant une telle beauté de femme ?
À la lueur de ce chandelier je m’y engouffrai dans les flammes.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Dualité

Dualité
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Dualité

 

Mirage ! Mirage ! Tout n’est que mirage !
Depuis que l’on a relégué les paroles des sages,
Et que la nature fut depuis longtemps oubliée par l’humanité,
Celle qui depuis les temps anciens nous a nourris et abreuvés.

 

L’homme a remplacé le réel par le surnaturel,
La beauté authentique par tout ce qui est artificiel,
La fragilité signe de la nature propre de toute grâce de vie,
Par la force brute illusion suprême d’existence vouée à l’infini.

 

Qui sommes-nous réellement devant la glace ?
Des êtres qui devant la destinée perdent la face ?
Soyons francs, qui sommes-nous face à notre destiné ?
Des êtres de chairs et d’os cherchant un astre dans le ciel étoilé ?

 

La dualité régit tout notre être,
Sans cesse sourire pour bien faire paraître,
Larmes qui coulent sur les parois de notre coeur,
Afin de survivre on doit souvent affronter dure labeur.

 

Notre amour ne doit jamais être déclaré,
À l’être qui en un instant de folie nous a ensorcelés,
Même si toutes les guerres ont été faites sans aucune gêne,
Semant dans leurs sillons des larmes, du sang et bien des peines.

 

Devant le miroir où se reflète notre pauvre âme,
Se trouve un corps si perdu glissant sur une lame,
Un corps souvent tatoué comme pour effacer sa fragilité,
Un corps qui de son âme cherche à lui accorder un peu de liberté.

 

Drôle de dualité que de vivre ici-bas,
Œuvrant à la sueur de son front et d’espérer en l’au-delà,
En prenant conscience dans le miroir glacial sa réalité provisoire,
Dualité suivant l’humain dès l’aube de sa vie jusqu’à son dernier soir.

 

Dualité formant tout son être de chair,
Depuis que l’âme s’y incrusta en un éclair,
Crainte de mourir de partir même si c’est son destin,
Malgré ses prières, de ses oeuvres il n’emportera rien en ses mains.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Reste comme ça

33995648_1541890439254898_2810891890042339328_n

Magnifique dessin fait par Noble Roro de la France

Reste comme ça

 

Reste comme ça,
Surtout ne bouge pas,
Reste encore immobile,
Que mes crayons sur ma toile filent.

 

Des crayons qui dessinent ce que je vois.
Ce que je vois? Enfin, je le crois.
De cette chevelure abondante,
Et ce dos qui m’enchante.

 

De ces mains qui cachent un je-ne-sais-quoi,
Même si ça n’a pas vraiment d’importance,
Car nous ne sommes plus à l’adolescence,
Il y a déjà longtemps que nous nous connaissons toi et moi.

 

Que puis-je dire de ce sein si beau?
Que c’est une grâce que les dieux t’ont faite là-haut,
Un sein que je caresserais volontiers,
Et que j’embrasserais à satiété.

 

Ne fais pas un son,
Cet instant précis est parfait,
Pour immortaliser la femme que tu es,
Et ressentir ton âme et ton corps être à l’unisson.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Silhouette en clair obscure

61327960_10157475613068919_3403183157359411200_o
« Silhouette en clair obscure » par mon ami Eri Kel Poème par RollandJr St-Gelais

Silhouette en clair obscure

 

Je suis perdue ! Perdue !
Je suis peut-être même foutue.
Aujourd’hui, je ne me reconnais plus,
Car je croyais, hélas, avoir tout entendu et vu.

 

Suis-je devenue folle ?
Mes idées sont-elles si molles ?
Je suis confuse dès sortie de ce rêve,
De ce rêve où je prenais plaisir à jouer avec mes lèvres.

 

Dès l’instant où je me réveille,
Mais, qu’ai-je donc fait la veille ?
Car j’aimerais tant fuir cette inutile vie,
Dans laquelle toutes souffrances semblent infinies.

 

Au fil des minutes,
J’entends jouer une flûte,,
C’est le fils du voisin qui joue,
Alors je me vois dans la glace faisant la moue.

 

Idées confuses,
Âme certes diffuse.
Cherchant simplement un peu d’air pur,
Car dans le fond, je suis une silhouette en clair obscure.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Toréador

Torréadore
« Toréador » par mon ami Joël Pèlerin Poème par RollandJr St-Gelais

Toréador

 

Toréador ! Ô toréador ! Courageux toréador !
Toréador dans la nudité de la femme tu y prends corps,
Corps de femme de toute beauté et étonnamment très élégante,
De ses mouvements faits avec douceur et légèreté, comme elle m’enchante.

 

Bras tendues avec précision !
Cherchant l’air dans une ultime vibration !
Cape rouge voguant allègrement contre le vent,
Le vent qui sous la chaleur de l’arène devient tourbillonnant.

 

Âme forte et courageuse dans une enveloppe de chair,
Tel un soldat partant au loin dans un lointain pays en guerre,
Seule devant ce redoutable ennemi aussi féroce qu’imaginaire,
Toréador ! Prends garde de ne point sortir de cette vie ordinaire.

 

Chapeau de paille en guise de parure,
Avec tes beaux seins si ronds mais si durs,
Tenant fermement sur tes jambes de ballerine,
Ô toréador ! En me regardant, aurais-tu des idées coquines ?

 

De tes mains agiles tu harangues devant toi la bête,
En te disant que tôt tard à lui ou à toi ce sera la fête,
Cachant ton regard de ton ennemi pour mieux le tromper,
Ne craignant pas le moment où sur toi il foncera tête baissée.

 

Toréador, regard devant toi,
Et dis-moi en réalité ce que tu vois,
Une chimère se nourrissant de tes peines,
S’abreuvant du poison qui coule dans tes veines.

 

Que tu es belle dans ce corps de femme,
Dans ce corps tu y transposas la ferveur de ton âme,
Viens vers moi ! Allez viens, je t’en supplie dans mon lit,
Car dans mes bras je te réchaufferai en cette fraîche nuit.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Les yeux grands fermés

Je fermerai les yeux

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Les yeux grands fermés

 

Depuis que j’étais qu’une enfant,
Une question me revenait souvent,
Comment survivre dans un pareil monde ?
Drôle de question pour une fillette sans honte.

 

Déjà je voyais tant d’horreurs,
Que de vieillir me faisait très peur,
Déjà j’entendais tant de mensonges,
Que mes nuits étaient troublés d’affreux songes.

 

M’apercevant de tant de méchanceté dans la société,
Grugeant les quelques gens ayant encore un peu de bonté,
Que de constater que ce monde existe encore m’a souvent étonné.
Quel en serait donc le secret pour y survivre sans mon âme y laisser ?

 

Une fois devenue femme belle, gracieuse et accomplie,
Que je crois après de mûres réflexions avoir enfin compris,
Après avoir tant souffert pour mes gens de tous horizons que j’aimais,
Que seul en mon coeur désillusionné j’y trouverais grande sérénité et joie de la paix.

 

Puisque selon un Petit Prince d’un illustre écrivain,
Qu’il écrivit que c’est qu’avec notre coeur que l’on voit bien,
J’ai décidé qu’à partir de ce jour sans soleil ou cette nuit au clair de lune,
Que pour vivre aisément dans ce monde, je fermerai les yeux. Ô moi la belle brune.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Mon beau prince arrive

Mon beau prince arrive

« Mon beau prince arrive » Photo par G.B. d’Allemagne Modèle ? Chat noir

Mon beau prince arrive

 

Debout dans cette maison abandonnée,
J’y suis venu aussitôt soleil levé et moi réveillée,
Sans même avoir pensé un seul instant à m’habiller,
Car les caresses de mon amant m’ont tellement manquées.

 

Me rappelant des contes de mon enfance,
Alors que je vivais dans l’innocence de la romance,
Les belles histoires d’amour que me racontait ma précieuse mère,
Celles où il était permis de croire que la passion existe encore sur cette terre.

 

Plus tard j’ai inévitablement grandi,
Et j’ai vite appris la dureté de cette vie,
De mes désillusions j’ai péniblement surmontées,
Sans pour autant qu’un jour je saurai ce que veut dire aimer.

 

Et puis, le coup de foudre est survenu.
Sans crier gare ! Dès que ce bel homme j’avais vu.
Ses dents blanches comme de l’ivoire et ses yeux si merveilleux,
M’ayant invitée simplement à marcher le long de la rivière tous les deux.

 

Comme tu savais si bien m’écouter,
Comme tu savais si bien me rassurer,
Comme tu savais si bien atteindre mon âme,
Comme tu savais bien en moi rallumer ma flamme.

 

Tu as demandé la permission de me prendre par la main,
Sans hésiter un seul instant je te l’ai accordée avec joie et entrain,
Nous aurions pu aller beaucoup plus loin et faire des folies de jeunesse,
Des gestes que nous aurions sûrement regrettés lors de notre vieillesse.

 

Mais tout simplement au lieu de cela,
Tu m’as dit avec humilité que de m’offrir à toi,
Dans le fond de ton coeur ça ne pressait vraiment pas,
Car tout ce que tu désirais c’était notre bonheur à toi et moi.

 

Puis les jours de ce bel été rapidement passèrent,
Les jours où les couchés du soleil plus vite arrivèrent,
Nos regards de notre envie silencieux amplement comblèrent,
Car mon parfum et ta tendresse princière cela nous indiquèrent.

 

Nous indiquèrent que le bon moment était enfin venu,
Où toi et moi dans cette maison nous serons à l’abri des inconnus,
Où toi et moi nous pourrions nous offrir sans fausse pudeur et entièrement nus,
Où toi et moi sur ce drap blanc que j’apporterai avec douceur nous y serons étendus.

 

Loin était de moi ce rêve que j’avais tant espéré,
Car j’avais depuis longtemps croire en l’amour cessé,
Mais depuis que tu m’as conquise, je me sens enfin revivre,
Je te vois. Toi mon amour, tu seras bientôt là. Mon beau prince arrive !

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada