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Émoi … et moi?

Émoi … et moi? Poésie par Rolland Jr St-Gelais Photo par Mic-Ardant Source : https://www.deviantart.com/mic-ardant/art/Emoi-et-moi-887483666

Émoi … et moi?

 

Champignon magique!

Moment tellement féerique!

Tu m’as fait découvrir des instants atypiques,

Peu importe que tu sois Isabelle, Jacinthe ou Monique.

 

Tu m’invitas à prendre un verre,

En cette soirée qui me fait oublier l’hiver,

Car nous sommes en plein été et loin de ce calvaire,

De cette saison qui, je le crains, reviendra en un éclair.

 

Formule étrange que tu versas!

Que tu glissas le long de tes doigts,

Car, une idée bien coquine, habitait en toi.

Une envie que tu voulais partager avec moi.

 

Succombant à tes caresses de doigts de fée,

À ta chaleur, je ne pouvais pas malgré moi y résister.

À la saveur de fruit défendu sortant de tes lèvres j’ai savouré.

Savouré jusqu’à en perdre ma raison en ce début de soirée.

 

Était-ce un rêve, une illusion, une fantaisie?

Une pensée qui émergea au plus loin de mon esprit?

De mon esprit vagabond qui par ta féminité en est tout ébloui.

Une féminité rarement vue dans le monde d’aujourd’hui.

 

Qu’as-tu donc mis dans ce vin capiteux?

Quel est ce champignon au goût si délicieux?

Toi qui m’amenas dans cet endroit merveilleux,

Ô dame, si belle, serais-tu envoyée par les cieux?

 

De ma solitude bien lourde qui accable mon existence,

Par ce geste, tu as osé alléger ma terrible souffrance.

En y déposant avec discrétion dans ce vin cette noble substance,

Rassure-toi! Jamais je ne te ferai une quelconque remontrance.

 

En mon pauvre cœur, j’ai ressenti un tel émoi.

Lorsque tu as daigné prendre dans tes tendres bras,

Mon corps fatigué d’avoir mené tant de luttes, tant de combats.

Nos cœurs enlacés, le temps d’une nuit passée, ensemble toi et … moi?

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Jonquilles

Jonquilles Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par Dreampaint68 Source : https://www.deviantart.com/dreampaint68/art/Jonquilles-874100966

Jonquilles

 

Ma chère fille,

Je t’adresse ces mots,

Afin de t’expliquer tous mes maux,

En t’offrant avec amour ces quelques jonquilles.

 

Ces maux qui envahissent mon corps,

Et qui m’empêchent d’aller faire ces pas dehors,

Ces pas à tes côtés, comme le ferait tout bon père,

Mais, je t’en supplie, essaye de comprendre mon calvaire.

 

Je suis atteint d’un mal appelé cancer,

Qui me fait vivre chaque jour un vrai enfer,

Mais, le pire des douleurs est dans l’incapacité,

De te prendre dans mes bras, toi mon enfant tant aimée.

 

À toutes tes questions, je dois garder le silence.

Même si j’avais voulu te raconter une belle romance,

De ces contes de fées comme j’aimais tant te lire le soir,

Une fois endormie, je te donnais une bise en guise de bonsoir.

 

Un jour tu comprendras le sens de la vie,

Lorsque tu saisiras que seul l’amour est infini.

Alors, ma fille, tu seras devenue une belle femme.

Qui réchauffera son amoureux d’une douce flamme.

 

Je t’offre ces quelques fleurs,

Pour éloigner loin de toi tes peurs,

Ces jonquilles que tu garderas près de toi,

Le jour où en terre consacrée tu me porteras.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Soleil d’automne

Soleil d’automne Photo et poème par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Soleil d’automne

 

Derrière les arbres, je me suis caché,

Afin de cette rivière si calme l’admirer.

Écouter les rares oiseaux gazouiller avant de quitter,

Cet endroit où bien des gens se promenèrent tout l’été.

 

À l’ombre des arbres aux couleurs variées,

Inlassablement quelque chose allait piquer ma curiosité.

En ce temps ensoleillé, un air caressait mes joues devenues rouges.

Rouges comme les feuilles au gré du vent qui doucement bougent.

 

Me rappelant alors ce secret de ma défunte mère,

Qui quitta ce monde rempli d’amour malgré toutes les guerres,

Qui me disait que de toutes les saisons l’automne était la plus étrange,

Car c’est dans le ciel automnal que l’on peut voir les cheveux des anges.

 

Dansant dans le vent pour annoncer l’arrivé de l’hiver,

De cet hiver avec sa blanche neige et ses glaçons argentés,

Recouvrant maisons où jadis on offrait aux inconnus l’hospitalité,

Car pour bien des indigents période de joie devenait leur calvaire.

 

Elle me répéta souvent cette grande leçon,

Une sage pensée qu’elle me disait à répétition,

Afin de m’en souvenir aux instants de questions,

Au plus profond de moi j’entends alors sa lucide réflexion.

 

Souviens-toi mon fils que tu es un être éphémère,

Comme chaque être humain vivant sur cette terre,

Face aux normes tu naquis dans l’incertitude la plus totale,

Et pourtant tu relevas bien des défis à première vue fatals.

 

Il faut croire qu’un être dans le ciel veillait sur tes pas,

Car depuis longtemps on croyait que tu allais passer de vie à trépas.

Malgré cela, je suis en ce lieu où je contemple la beauté de la nature,

De tous ces êtres fragiles faits de plumes ou de fourrures.

 

Ô doux et précieux soleil d’automne,

Reste encore quelques jours parmi les hommes,

Ô doux soleil qui me regarde à travers ces branchages,

Réchauffe-moi car je vois bien que malgré tout j’avance en âge.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

En cette nuit du Jour de l’An

En cette nuit du Jour de l'An
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

En cette nuit du Jour de l’An

 

En cette nuit du Jour de l’An,

Je me suis souvenu des jours d’antan,

Lorsque nous étions encore de jeunes fringants,

Des amoureux cachés loin des yeux tels des amants.

 

En cette nuit un quelque peu spéciale,

Je regardais scintiller les aurores boréales,

Mes pensées accompagnèrent les couleurs séductrices,

Qui me firent revivre mon désir de succomber à une belle corruptrice.

 

Cette enjôleuse que j’ai connue par un soir d’hiver,

Qui par ses gestes charnels m’extirpa de mon calvaire,

De cette solitude qui pesa si lourd sur mes épaules de vagabond,

Croyant à tord qu’au plus profond de moi il n’y avait rien de bon.

 

Je t’ai vue parmi les étoiles les plus brillantes,

Oui toi, la plus gracieuse de toutes ces dames envoûtantes.

Tu m’as demandé avec tes yeux doux si je voulais chez toi t’accompagner,

Ce que j’ai répondu avec sourire aux lèvres et coquines pensées : volontiers.

 

Sans dire un mot bien lentement je t’ai escortée,

Sans dire un mot avec empressement nous nous sommes déshabillés,

Sans dire un mot bien délicatement toi et moi nous nous sommes si aimés,

Sans dire un mot nous savions que c’était que pour une nuit telle était notre destiné.

 

Et plus le temps passe, plus je réfléchis sur ma vieillesse.

Celle qui t’a remplacée depuis cette nuit parfumée de tendresse,

Et je jure solennellement devant Dieu et les anges vivant dans les cieux,

Que rien dans ma vie d’humble homme, je n’ai connu d’aussi merveilleux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Les yeux clos

Yeux clos
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Les yeux clos

 

Voilà déjà quelques jours que tu es parti,
Dans un lieu que l’on appelle le Paradis,
Tu es parti avec le calme et le sourire,
Tel que tu m’enseignas à bien vivre.

 

J’étais chez-moi lorsque le téléphone sonna,
Une voix féminine ton départ, elle m’annonça.
Retenant mes larmes autant que mon pauvre coeur,
Je sortis avec peine tant de ma demeure que de ma torpeur.

 

Prenant avec moi le stricte nécessaire,
Car dans le fond que pouvais-je de plus faire ?
Je pris le premier bus qui passa sur ma rue de nuit,
Que le temps défile lorsque du ciel tombent des gouttes de pluie.

 

Arrivée subitement devant ta dernière maison,
La même où ton épouse, ma mère, autrefois y vivait,
Ce lieu où des jours durant, avec joie elle nous recevait.
Maintenant c’est à mon tour d’aller te dire adieu avec raison.

 

Entrant par la porte tournante et coulissante,
Je sentais mes pieds fragiles glisser sur une pente,
Celle du désespoir malgré la foi précieuse que tu m’as inculquée,
De cette foi timide que tu t’efforças de faire grandir dès que je fus baptisée.

 

C’est alors que je me suis rappelé cette ultime promesse,
Que tu m’avais déjà faite et qui me fut douce telle une caresse,
Que le jour où ton corps en aura assez de souffrir et que ton âme vers les cieux partira,
Qu’en compagnie de ton épouse et de ma mère adorée, ensemble votre fille, tu veilleras.

 

Ayant décidé librement d’emprunter les escaliers,
Ce calvaire qui était le mien à pieds je l’ai monté sans rechigner,
Car je souhaitais que tu sois digne de ta fille en cet instant si crucial,
En cet instant où je voulais te manifester tout mon amour malgré en moi ce mal.

 

Devant cette porte signe de croix j’ai faite pieusement,
Afin de faire fuir à jamais de mon âme ces démons envahissants.
Avec légèreté en ce lieu je suis entrée, avec tes yeux bleus tu m’as saluée.
Nos présences furent suffisantes voilà pourquoi aucun mot en cette nuit furent prononcés.

 

Ayant senti en moi depuis longtemps le moment fatidique venir,
J’ai tenu ta main usée par l’âge et la vie témoignant de précieux souvenirs,
Ouvrant tes lèvres tu prononças le tendre prénom de ton épouse venue te chercher,
Le prénom de celle qui, vers en un jardin magnifique, t’a avec tout son amour amené.

 

Enfin, maintenant que tout est terminé que tout est bel et bien fini,
Que vos corps reposent pour toujours et à jamais en cette terre bénie,
Je prends le temps de revoir les moments passés ensemble où tout était si beau,
Une paix qui m’était inconnue jusqu’alors s’installe en moi dès que j’ai les yeux clos.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada