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Les jumelles

Les jumelles Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo :JRekas Source: https://www.deviantart.com/jrekas/art/A-kiss-of-love-894442104

Les jumelles

 

Quand j’étais jeune enfant,

Il y a de cela fort très longtemps,

À une époque où tous les rêves étaient permis,

Ces années folles où il faisait si bon vivre sa vie.

 

En ma cité, un cirque venait chaque été.

De sa présence tant attendue agrémenter nos journées.

Les premiers jours des vacances après les longs mois d’école.

Passés sur les bancs en écoutant parfois sagement l’enseignante Nicole.

 

Il y avait, sous le majestueux chapiteau.

Des clowns, des jongleurs, sans oublier des animaux.

Des lions qui par leurs pelages m’amenèrent sur de lointaines plages,

Des tigres et des éléphants provenant de l’Inde, pays de mystiques et de sages.

 

Étant assis à la première rangée pour ne rien manquer,

Deux jongleuses aux couleurs vives j’ai vite remarqué.

Des pastels variés agrémentèrent leur mystérieux regard,

De leurs prouesses, mes yeux d’enfant en étaient hagards.

 

Aucun mot leur était utile pour se comprendre,

Car chacun de leurs gestes était calculé sans s’y méprendre.

Costumées avec simplicité, elles mettaient l’accent sur leurs prouesses,

Leurs performances réalisées tant avec attention qu’avec délicatesse.

 

De leurs corps à la fois frêles et agiles,

Elles savaient mettre mon attention fébrile,

Balles multicolores passèrent de mains en mains,

Suivies de torches enflammées avec un aplomb certain.

 

Le tout accompagné avec grâce au son d’une mélodie,

Interprétée au piano par un pianiste vêtu d’un habit en satin gris.

Sous les projecteurs, elles savaient capter l’attention de l’auditoire.

Tel spectacle incroyable qu’elles offraient en cette représentation du soir.

 

Un divertissement qui restera pour toujours dans mon cœur d’enfant,

Un cœur qui vieillira au fil des jours, des mois et des saisons assurément.

Une chose restera à jamais gravée en ma mémoire à propos de ces jumelles,

Ce qu’elles étaient, sous les feux de la rampe, si captivantes et si belles !

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Remonter le temps

Remonter le temps Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo : Auteur inconnu Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/00-1647-897994734

Remonter le temps

 

Ah ! Ce que j’aimerais remonter le temps,

Le temps de jadis, de mon enfance, de mon adolescence.

Entendre les mots d’amours que mes parents se disaient dans leur romance,

Mais, à quoi bon revenir sur les pages noircies du passé qui s’envolent dans le vent?

 

Je me rappelle une très jolie fille,

Que j’ai connue au début de la vingtaine,

Une fille aux cheveux couleur d’ébène, prénommée Hélène.

Une femme que les yeux de mon cœur avaient remarquée au cinéma dans la file.

 

À ma grande surprise elle était rarement accompagnée,

Chose étrange car sa beauté fragile rayonnait son visage angélique.

Une femme si mystérieuse qui par son éclat avait quelque chose de féérique.

Devrais-je lui parler ? Je me suis souvent demandé car au fond de moi j’étais gêné.

 

Les weekends ont au fil des saisons passé,

Comme à l’habitude, nous étions des âmes perdues,

Dans cette foule béate croyant avoir dans ces films de la vie tout vu,

Une foule à la recherche de sensations afin de leurs émotions les disperser.

 

La vie m’a appelé à vivre en une lointaine cité,

Une ville où j’ai fait ma vie comme je le pouvais,

Une ville où j’ai construit une vie avec ce que j’avais,

En développant le goût pour les photos, ces témoins du passé.

 

En parcourant des albums chez un antiquaire,

Un des rares qui existent en ce monde aseptisé,

Un monde qui renie tout ce que les aïeuls ont réalisé,

Et qui censure les détracteurs pour à jamais les faire taire.

 

J’ai porté mon regard sur une photo en particulier,

Une photo en noir et blanc qui ma foi était bien conservée,

Je me suis penché pour avec douceur de la poussière la préserver,

Malgré mes yeux fatigués par l’âge, j’y ai reconnu un visage familier.

 

Assise dans son plus simple apparat,

Une jeune dame fixa une horloge de manière tranquille

Et de son doigt, elle arrêta le mouvement perpétuel des aiguilles.

Un éclair traversa mon esprit lorsque j’ai compris qu’elle était la dame du cinéma.

 

Ah ! Ce que j’aimerais être à ses côtés en cet instant

Simplement pour sa beauté sans dire un mot l’admirer,

La vie a fait en sorte que nos chemins ne se soient jamais croisés.

Quelle tristesse de constater que je ne peux pas remonter le temps.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

 

« V » comme victoire

« V » comme victoire Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Alain et modèle nu Atsuko

« V » comme victoire

 

Ô beauté étrangère,

Mets-toi près des étagères,

Penche-toi un peu vers l’arrière,

Sois prête telle une guerrière.

 

Ne sois pas, avec moi, gênée.

Car jamais je n’ai vu telle beauté,

Un corps si parfait dans ce monde effronté,

Qui ignore ce qu’est la chance que peut offrir la destinée.

 

Belles courbes qui jalonnent ce corps.

Ces courbes semblables à une toison d’or,

Et de cette zone interdite qui me porte à bon port,

Sois sans crainte, charmante dame, je ne te ferai aucun tors.

 

Je saurai transposer votre douceur sur ce papier,

Sur ce papier où avec grande précaution je naviguerai,

Je voguerai sur une houle aussi chaude que l’été,

De cette saison qui passe, hélas, trop vite en cette cité.

 

Plus j’admire votre corps magnifique,

Plus je suis possédé par votre charme authentique,

Mais, sans vouloir être insolent, ce qui me semble presque féérique.

C’est cet endroit si ténébreux que je qualifierais de magique.

 

Hypnotisé par les poils de ton pubis,

Je sens monter en moi une irrésistible envie,

Celle de les caresser afin d’en saisir toute la vie,

Mais, par respect pour vous, je garderai mes distances ainsi.

 

Poils pubiens ! Votre disposition évoque une page de l’histoire.

Celle d’un homme avec un verre d’alcool et qui veillait tard le soir,

Car grande est sa valeur pour avoir combattu des forces noires,

C’est en faisant le « V » qui galvanisait son peuple pour la victoire.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Merci l’artiste

Merci l’artiste Poème RollandJr St-Gelais Image proposée par une amie de Québec

Merci l’artiste

 

Me trouvant dans un petit village sur la côte d’azur,

Pour y aller passer mes vacances et prendre de l’air pur,

Moi, une dame vivant dans une cité à une population surabondée,

Que pouvais-je avoir de mieux pour en cet été me ressourcer?

 

Je logeais dans un motel où se trouvaient jolies fleurs,

Des fleurs aux arômes délicieux et aux diverses couleurs,

Des chambres certes bien modestes mais où existait le bonheur,

Un motel situé à quelques pas de bistros ouverts à toutes les heures.

 

Enfin, une semaine consacrée au pur plaisir et au repos bienfaiteur,

Après avoir tant travaillé dans un endroit avec tous ces menteurs,

Ces hommes venus se faire consoler par mon savoir-faire,

Et qu’en réalité, leurs épouses, ils n’en avaient que faire.

 

Que d’hommes esseulés cherchant un peu de tendresse,

Entre mes mains aux doigts de fée à prodiguer de belles caresses,

Que de femmes ai-je étonnamment rencontrées dans ce lieu inusité,

Ces femmes ignorant où aller pour ressentir l’aspect de leur féminité.

 

Depuis que je passe mes journées sous le ciel ensoleillé,

Un bel homme se cache derrière un chevalet et semble dessiner,

Bien des hommes du fait de ma profession adore admirer ma beauté,

Mais là, un tel regard m’avait tant étonnée que j’en fus presque gênée.

 

Le temps passa lentement dans un calme bien réparateur,

Assise sur une terrasse, savourant un café et des biscuits au beurre,

Je vis l’homme de la plage venant vers moi avec de quoi sous le bras,

D’un pas léger et avec un sourire radieux, il vint et ces mots il prononça.

 

Pardonnez-moi si je vous dérange charmante belle dame,

Je n’ai pu ignorer à la plage votre beauté radieuse telle une flamme,

Voilà pourquoi j’ai eu l’idée de votre féminité à jamais l’immortaliser,

Je vous offre de tout cœur ce présent qui je l’espère vous accepterez.

 

Puis dans un silence monacal, il déposa ce présent avec soin emballé.

En me faisant jurer d’être de retour chez-moi pour le déballer,

Puis, de sa main gracieuse telle une plume, avec délicatesse il me salua.

Pendant que d’un mouvement me rappelant un ballet, il se retourna.

 

En mon intérieur, j’ai fait cette promesse de ne point ouvrir ce présent,

Seulement lorsque j’aurai franchi la porte de mon grand appartement,

Alors j’ai mis dans ma valise ce cadeau de la part d’un si bel inconnu,

Même s’il me semblait l’avoir rencontré en un lieu très connu.

 

Quelle surprise de voir cette peinture réalisée quand j’étais à la plage,

Une peinture qui traversera peut-être le cours du sablier et des âges,

C’est alors que je contemplais cette œuvre d’art tant inattendue,

Qu’une idée en mon esprit est soudainement apparue.

 

En mon salon bien particulier sur un mur avec grande joie je l’accrocherai,

Près de ma table de travail sur le mur coloré il sera avec fierté exposé,

Tiens! Je crois bien savoir où ce bel homme j’ai déjà rencontré,

C’est ici qu’il m’avait juré qu’un jour il saura me remercier.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Les trois muses

Les trois muses
« Les trois muses » Poème par RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Les trois muses

 

Me promenant dans la forêt,
J’y ai trouvé une agréable rivière,
Dans laquelle y coulait eau pure et claire,
Occasion si belle de m’y baigner comme il me plaisait.

 

Aussitôt chemise et pantalon retirés,
À la rivière, je m’y suis prestement jeté.
Ne me souciant guère que de vivre cette liberté,
Moi, un homme vivant dans la brume d’une grande cité.

 

Corps immergé à moitié,
Dans cette eau fraîche si appréciée,
Quelle sensation agréable avec dame nature,
De pouvoir communier à la fois de corps et d’esprit pur.

 

Je ne pensais à rien,
Encore moins à tous ces vauriens,
Qui polluent de leurs présences mon existence,
Et qui plus souvent qu’autrement jouent avec ma patience.

 

C’est alors qu’apparurent à quelques mètres de moi,
Dames à fières parures sous le soleil brillant de tous ses éclats,
Trois dames si belles que germèrent en moi des idées inavouables,
Sans pour autant malgré mon éducation rigide ressentir un sentiment coupable.

 

Elles me firent signe d’avancer,
Sans attendre de leurs vœux, j’ai acquiescé.
Ne me doutant jamais un seul instant de ma virilité,
Elles allèrent allégrement l’admirer voire la contempler.

 

Elles sourirent bien gentiment,
En me demandant de rester là calmement,
Ha ! Ce qu’elles étaient jolies ces mystérieuses muses.
À ce que j’ai pu comprendre, une partie de mon anatomie les amuse.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada