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La diseuse

« La diseuse » Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Who-Is-Chill Source : https://www.deviantart.com/who-is-chill/art/La-Diseuse-877600363

La diseuse

 

Qui que vous soyez,

Votre futur, vous le saurez en toute vérité.

Je vous en prie, assoyez-vous confortablement,

Les lignes de votre avenir, vous connaitrez absolument.

 

Dans mes cartes se trouvent les réponses à vos interrogations,

Dans ma boule de cristal se trouvent à vos problèmes les solutions,

Donnez-moi votre main et j’y lirai les chemins de votre destiné,

À moins que vous préfériez que je lise dans une tasse de thé.

 

Donnez-moi votre date de naissance,

Et je vous dirai tout de votre passé avec aisance,

Votre carte du ciel je vous la divulguerai avec précision,

Je vous dévoilerai avec grand plaisir vos futures réalisations.

 

Allez ! Allez ! Choisissez bien une carte.

Ayez une seule pensée et que rien ne vous en écarte.

De son numéro dépend votre sort, car à chacun sa destinée,

Car à tous un numéro par les cieux lui est pour toujours attribué.

 

Je suis une diseuse de bonne aventure,

N’ayez crainte, je vois en vous une âme tellement pure.

Ma boule de cristal ou mes seins de chair ? Excellente question.

Car, voyez-vous, ce sont là des attributs qui me vont à la perfection.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

L’œil de Dieu

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

L’œil de Dieu

 

Je suis l’œil de Dieu,

Et Dieu est une femme,

Et, par-dessus, une jolie dame,

Qui fait de toi entre ses mains ce qu’elle veut.

 

Je vois tout ce que tu fais,

Inutile de cacher vraiment qui tu es,

Tu aimes fréquenter les donjons,

De tes maîtresses, être leur bon garçon.

 

Maitresse Christine qui est d’une beauté exquise,

Celle dont ton âme s’est tellement éprise.

Beauté magique ! Beauté féérique !

Venant du monde des pays nordiques.

 

Que dire de maîtresse Bella?

Qui saura te mener là où elle le voudra.

Te tirer des flammes de l’enfer de la souffrance,

Pour te faire découvrir l’ultime plaisir de la bienveillance.

 

Péché de la chair ! Péché de la luxure !

Qui convient de l’âme la plus perverse à la plus pure.

Aucun plaisir n’a d’égal que celui d’être entre les mains d’une maîtresse,

Qui sait te combler de ses tortures élaborées comme de ses caresses.

 

Où iras-tu après cette vie?

Toi qui feras, malgré tout, l’envie.

De bien des gens prisonniers de leur morale,

Et qui pourtant, vénèrent des idoles qui font tant de mal.

 

Regarde-moi bien dans les yeux,

Dis-moi : tel est ton désir, ton vœu le plus précieux?

Serait-ce être près de moi, être à mes côtés?

Devenir ta chérie, ton amour, ta bien-aimée!

 

Je suis celle qui te surveille,

Qui te fera découvrir bien des merveilles,

En temps voulu, mon vilain coquin.

Mon beau ! Tu seras entre mes mains.

 

Regarde bien cette triade,

Et fuis ce monde rempli de façades,

Rejoins-moi vite ! Si tu l’oses.

Tu seras alors ma chose.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Bouquet champêtre

Bouquet champêtre Poème de RollandJr St-Gelais Peinture de Maryse Veysseyre de la France

Bouquet champêtre

 

Ma mère avait un magnifique jardin

Dont elle aimait prendre soin chaque matin

Elle arrosait les belles fleurs qu’elle avait plantées de ses mains

Et de ses yeux ébahis par tant d’attrait elle cessait de penser au lendemain.

 

Ce matin passé dans son jardin pouvait être son dernier

Puisque ses jours lui étaient malheureusement comptés

Mais ces fleurs lui rendaient par leur beauté son amour de la vie

Un souvenir qu’elle amènera le jour fatidique où elle partira vers l’infini.

 

En ces journées d’un été si beau, si chaud.

Elle savait que le jour de son départ viendrait bientôt

Étrangement, elle avait fait un grand ménage.

Comme si elle savait qu’arriverait la fin de son voyage.

 

Elle n’avait rien laissé au hasard,

Ses papiers réglés, ses factures payées.

Ses vêtements fraîchement lavés et remisés

Demain aurait peut-être été trop tard.

 

Les jours passèrent comme poussière dans le vent

Ce jour redouté arriva, où la mort, par belle clémence.

Est venue soulager par sa présence cette grande souffrance

Elle prit la vie de l’être cher qui était ma bien tendre maman.

 

Les fleurs du jardin semblèrent tellement affligées

De l’absence subite de leur jardinière attentionnée

Qu’elles finirent par se faner dans les jours précédant

De leur mère adoptive, l’enterrement.

 

En cette église où se réunirent la famille et la parenté

Les quelques proches qui l’avaient tellement aimée

Venus lui dire un dernier bonjour, un tendre au revoir

Qu’on le veuille ou non, arrivera tôt ou tard notre dernier soir.

 

J’ai été désigné pour lire la Bonne Nouvelle

Celle qui annonce une vie si belle et éternelle

Je me dirigeai vers l’autel avec le respect qu’il se doit

Le cœur lourd, mais avec fierté de ce privilège, y avoir droit.

 

C’est en lisant avec grande attention les saintes Écritures

Que j’ai vu que les fleurs suivront ma mère dans son aventure

Car elles ornèrent sa tombe de leurs plus belles parures

Comme un gage de leur amour envers son âme si pure.

 

Tel un bouquet champêtre!

Leur présence vint adoucir mon mal être

Celle qui aimait tant ces fleurs au parfum divin

Sera accompagnée d’un magnifique jardin.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Par cet arbre tatoué

Par cet arbre tatoué Poème de RollandJr St-Gelais Photo de Jenovaxlilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/hey-you-860702943

Par cet arbre tatoué

 

Hé, toi!

Ne reste pas là.

Viens près de moi,

Allez viens, ne me crains pas.

 

 Je suis à moitié de noir vêtue,

Et de l’autre, oui je suis vraiment nue.

Assise sur un sofa de bois et de tissu rouge,

Je te regarde et de ton corps telle une statue rien bouge.

 

Ne reste pas là, assieds-toi à mes côtés.

J’ai une belle petite histoire à te raconter,

Un conte ? Une légende ? Dans le fond, qui le sait?

Allez! Obéis-moi! N’ai pas peur et suis mon doigt de fée.

 

Belle princesse à la cuisse tatouée,

Tatouée d’un arbre d’un noir si foncé,

Que l’on dit que l’encre avec lequel il a été dessiné,

Proviendrait d’une sorcière que l’on aurait assassinée.

 

Pourtant, elle était qu’une dame qui avait tant aimé.

Aimé un homme si simple mais pourtant d’une haute lignée,

Pour lui, par un pur amour, elle était prête à tout donner.

Mais, les gens de cette lignée ne pouvaient de cette union l’imaginer.

 

C’est ainsi que par une froide et triste nuit,

Ils lui tendirent un piège pour lui enlever la vie.

Espérant voir son amour, elle alla sous l’arbre mystérieux,

Où languirent ces gens dits de la noblesse, de son amour, si envieux.

 

Dans son cœur, lame froide d’un poignard y entra profondément.

Son sang chaud au pied de l’arbre coula abondamment,

Abreuvant le sol asséché par le vent depuis longtemps,

Et d’une fleur naquit en cette nuit miraculeusement.

 

Cette fleur devint l’instrument d’un tatoueur,

Qui abreuvait ses aiguilles pour celle qui n’aurait pas peur,

De recevoir en sa chair, le sang de cette dame injustement condamnée,

Par la jalousie de ces nobles ne pouvant obtenir la main de cette beauté.

 

Dès que je vis cette fleur, j’ai compris la raison de ma venue en ce lieu.

Une voix de jeune femme m’avait appelée du haut des cieux,

Afin d’immortaliser en ma tendre chair son histoire,

En gravant cet arbre à partir de cette encre noire.

 

Désormais sa mémoire, de la surface de la terre, ne sera jamais effacée.

En ma chair blanche comme la lune scintillante par une nuit étoilée,

Elle pourra ainsi par son âme tellement pure encore exister,

Avec elle, par cet arbre tatoué, mon sang je partagerai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Que ce sein

Que ce sein abreuve l'enfant à l'âme pure
Poème par RollandJr St-Gelais Dessin par Noble Roro de la France

Que ce sein

(En hommage à une amie formidable)

 

Que ce sein abreuve l’enfant à l’âme pure,

Âme si pure et si belle comme la nature,

Que cette âme soit entourée d’amour,

Maintenant et pour toujours.

 

Que soit béni à jamais ce si beau sein,

Qui accompagne cet enfant aux douces mains,

Que son lait désaltère le corps de cet enfant si joli,

Joli comme un cadeau du Ciel, des anges du Paradis.

 

Que ce sein soit éternellement louangé,

Et que la mère soit pour toujours remerciée,

D’avoir donné à ce petit être une terre pour y être né,

Car quoi de plus beau en ce monde de voir la vie se perpétuer?

 

Béni soit l’enfant qui collera ses lèvres,

Sur ce sein de la femme aussi belle qu’Ève,

Et que le bonheur les accompagne à chaque instant,

Dès maintenant et jusqu’à la fin des temps.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada