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Dans un monde si seul

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Dans un monde si seul

 

Où est donc passée la foule?

Que sont devenus les admirateurs?

Pourquoi tant de voleurs d’âmes et de vulgaires menteurs?

Est-ce là ce qui de notre pauvre société en constitue le moule?

 

Dans le fond de nos multiples réalités,

Celles qu’on nous a depuis notre naissance imposées,

Des mensonges cousues allègrement de fil blanc,

Mais qui nous ont si bien arrangé avec le temps.

 

Avec le temps vient cette découverte si terrible,

Une condamnation maintes fois relevée dans le sainte Bible,

Que malgré sa grande richesse ou son extrême pauvreté,

L’homme ne connaîtra qu’un seul chemin et unique destiné.

 

Voilà pourquoi je n’ai fait qu’un choix,

Un choix qui est devenu au fil des jours ma force de loi,

Celui d’être en tous temps et contre vent un de ces épicuriens,

Afin d’échapper à ces donneurs de leçons hypocrites et à ces vauriens.

 

Oui, je suis tellement bien dans la nature et nu.

Car cela me rappelle qu’il n’est pas nécessaire de toujours être vu,

Être vu pour se sentir exister par une société qui en a rien à faire de nous,

Une société violentée par tant de futilités et brassée par de nombreux remous.

 

Oui, je suis parti en ce lieu lointain.

Pour me reprendre longuement en main,

Sur le bord d’une rivière si belle et si vivante,

En cette forêt boréale aux milles odeurs enivrantes.

 

Reconnaissons-le d’emblée,

Clameurs du peuple et éphémère popularité,

Ne nous feront pas échapper à cet ultime moment où nous serons seuls,

Seuls et bien seuls dès l’instant où l’on nous mettra dans un linceul.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Lettre à ma mère

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Ma mère m’a enseigné à ne pas avoir honte de mon corps.

Lettre à ma mère

Bonjour chère maman,

Cela fait maintenant plus de 21 ans que tu as quitté ce monde que tu aimais tant. Tu adorais entretenir ton jardin de fleurs, prendre soin de la demeure familiale, recevoir tes enfants partis depuis le jour de leurs noces afin de fonder à leur tour leurs familles sans oublier le cadet dont tu étais si fière. Fière d’avoir fait mentir les plus sombres pronostics à son endroit. Tu étais là dans nos moments de peines comme de joie. Tu partageais nos instants de bonheur tout en nous épaulant dans nos moments de tristesse. Tu nous as inculqué des valeurs chrétiennes si précieuses à tes yeux.

DSCN0257 (2)Ta foi en la vie, en l’amour et en Dieu est devenue mienne au fil du temps. Oui, j’ai foi en la vie car elle est de part sa précarité tellement précieuse que jamais je ne voudrais la perdre pour des futilités. Oui, j’ai foi en l’amour car qu’importe ce que nous sommes sur cette terre, vivant dans l’opulence ou bien essayant de survivre dans la médisance, savants au grandes connaissances ou petites gens aux humbles d’esprit, peau couleur d’ébène ou bien blanc comme de la crème, nous ne pouvons vivre sans amour. Oui, j’ai foi en Dieu. Celui que tu m’as fait connaître à travers tes gestes de bonté et de miséricorde, en ne pas jugeant autrui sur les apparences mais de tendre la main sans compter car nul trésor ne nous suivra dans la tombe une fois notre heure venue.

Pourtant, j’ai tant de choses à te dire, tant de secrets à te dévoiler, tantNew Image 43 de chagrins à te confier. Mais, par-dessus toute chose, j’aimerais avoir réponse à cette modeste question : pourquoi ai-je tendance à blesser les femmes qui m’ont aimé ? Je ne crois pas être une mauvaise personne et jamais, ne fut-ce qu’un seul instant, j’ai souhaité mauvais sort à autrui. Et pourtant, c’est la honte qui m’envahit dans la tournure de mes souvenirs. J’ai tellement désiré avoir une femme à combler, à chérir et à toujours respecter.

Pourtant, malgré mes gestes de bonté et mes marques de respect, j’ai si souvent blessé que je ne sais plus qui je suis. Tu sais. Je n’ai jamais rien refusé à celle qui allumait la flamme dans mon cœur, encore plus lorsque celle-ci me réchauffait dans le silence le plus complet. Je suis loin de regretter mes voyages, mes aventures et mes soirées avec toutes celles que j’ai réellement aimées. Bien au contraire !

20171130_135019 (1)Maintenant que l’automne tire à sa fin et que l’hiver installe son manteau blanc, je ne peux m’empêcher de revivre mes plus beaux souvenirs. Souvenirs qui me hantent dans mes rêves aux plus sombres de mes nuits. Me réveillant en sursaut, je t’appelle. Maman ! T’ai-je donc fait !? La douleur qui m’accable ne s’apaise que dans les strophes de mes poèmes.

Et, que Dieu m’en soit témoin, ce que je les ai aimées. Ce qui ne m’a pas empêché de les blesser. Malgré moi, malgré les valeurs que tu m’as transmises, je n’ai pas su être à la hauteur. À la hauteur de leurs attentes. Mais, ce qui m’accable le plus, c’est de voir que celle que j’ai en secret le plus aimée, est celle dont j’ai fait le plus souffrir.

Dis-moi maman, me répondras-tu la prochaine fois que je t’appellerai en pleine nuit ? Tu sais maman, j’aurais tellement de choses à te dire, de secrets à te confier et de péchés à te confesser. La prochaine fois, je t’en supplie pour l’amour de Dieu, réponds-moi.

Ton fils qui t’aime.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada