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Le bilan de cette première année de pandémie

Photo par phylactère Raina décembre 2018 à Québec

Le bilan de cette première année de pandémie

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien en cette dernière journée de l’hiver. Pour ma part, je dois avouer que je suis en période de réflexion très profonde. Une réflexion qui porte autant sur le déroulement de l’hiver qui se termine dans quelques heures que sur l’ensemble de cette année de la pandémie. Une année qui m’a permis de faire le point sur ce que j’ai fait, sur ce que je n’ai pas fait et sur ce que j’aurais du faire.

Tout d’abord, j’ai fait une action qui restera marquée au plus profond de mon être. Cette action a démontré en mon for intérieur que de porter secours à un être sans défense et qui devait faire face à une souffrance indescriptible est d’une grande noblesse. Une action à laquelle je n’avais jamais pensé qu’un jour j’allais poser. À cela s’ajoute le fait que j’ai vécu amplement chaque jour que Dieu m’a permis de vivre même si parfois le péché de la luxure était au rendez-vous. Que voulez-vous? À chacun, ses péchés mignons.

Ensuite, je reconnais que cette année m’a ouvert les yeux sur certains aspects qui m’entourent. Avais-je fait le bon choix dans mes fréquentations? Cette question est apparue à la suite du déroulement de la pandémie. Comme l’affirme si bien le dicton : « C’est en période de crise que l’on connaît le genre humain. » En effet, l’authenticité de l’individu ressort lorsque les barrières d’une vie normale en société ont été levées. C’est là que la décision de vivre de plus en plus dans une autarcie s’impose. Il y en va de notre survie à la fois physique et surtout psychologique.

Enfin, j’assume pleinement mes erreurs. Pourquoi donc? Tout simplement que cela fait en sorte que je suis ce que je suis au moment même où j’écris ces lignes. Il est aussi vrai qu’il y a de fortes chances que je serai différent dans un an jour pour jour. C’est ce que l’on appelle évoluer. Mais, au fait, que signifie évoluer? La réponse varie en chacun de nous.

En résumé, à l’image de Lot et de sa famille qui fuyaient le feu de Sodome, je poursuis mon chemin inlassablement. Poursuivre son chemin, car, hier n’est plus, demain n’existe pas encore, mais seul aujourd’hui peut faire une différence dans sa vie. Et, entre vous et moi, je n’ai nulle envie de me transformer en statue de sel.

Je vous souhaite une belle fin d’hiver et un magnifique printemps.

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Tant qu’il me restera

Tant qu’il me restera Dessin par Noble Roro de la France Poème par Rolland Jr St-Gelais

Tant qu’il me restera

 

Tant qu’il me restera,

Lentement, je ferai les cent pas.

Il me restera du temps à penser,

Du temps à rêvasser des jours passés.

 

Tant qu’il me restera des souvenirs

Qui me feront chaque fois sourire,

Qui me feront parfois faire des soupirs,

Des soupirs pour ces dames qui m’ont fait languir.

 

Tant qu’il me restera un fidèle ami,

Avec qui partager en cette période de pandémie,

Discuter de tout et de rien sans oublier tous ces magnifiques seins,

De ces dames qui ont détourné nos prières adressées à tous ces saints.

 

Tant qu’il me restera un superbe dessin,

Qui m’inspirera une chanson avec un joyeux refrain,

J’aurai une raison de vivre en cette période de grisaille,

En admirant la nudité toute simple d’une dame venue de Versailles.

 

Tant qu’il me restera en mon cœur un poème,

Pour ces amants qui en secret avec passion s’aiment,

J’aurai une raison d’espérer à la venue du soleil du printemps,

Qui annonce déjà ses couleurs derrière les nuages transportés par le vent.

 

Tant qu’il me restera des seins à cajoler,

De ces seins qui mettent en mon âme un peu de gaieté,

Car qui sait si demain je serai encore en ce monde avec certitude,

C’est sur les seins d’une femme que je ressens une grande quiétude.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Bouquet champêtre

Bouquet champêtre Poème de RollandJr St-Gelais Peinture de Maryse Veysseyre de la France

Bouquet champêtre

 

Ma mère avait un magnifique jardin

Dont elle aimait prendre soin chaque matin

Elle arrosait les belles fleurs qu’elle avait plantées de ses mains

Et de ses yeux ébahis par tant d’attrait elle cessait de penser au lendemain.

 

Ce matin passé dans son jardin pouvait être son dernier

Puisque ses jours lui étaient malheureusement comptés

Mais ces fleurs lui rendaient par leur beauté son amour de la vie

Un souvenir qu’elle amènera le jour fatidique où elle partira vers l’infini.

 

En ces journées d’un été si beau, si chaud.

Elle savait que le jour de son départ viendrait bientôt

Étrangement, elle avait fait un grand ménage.

Comme si elle savait qu’arriverait la fin de son voyage.

 

Elle n’avait rien laissé au hasard,

Ses papiers réglés, ses factures payées.

Ses vêtements fraîchement lavés et remisés

Demain aurait peut-être été trop tard.

 

Les jours passèrent comme poussière dans le vent

Ce jour redouté arriva, où la mort, par belle clémence.

Est venue soulager par sa présence cette grande souffrance

Elle prit la vie de l’être cher qui était ma bien tendre maman.

 

Les fleurs du jardin semblèrent tellement affligées

De l’absence subite de leur jardinière attentionnée

Qu’elles finirent par se faner dans les jours précédant

De leur mère adoptive, l’enterrement.

 

En cette église où se réunirent la famille et la parenté

Les quelques proches qui l’avaient tellement aimée

Venus lui dire un dernier bonjour, un tendre au revoir

Qu’on le veuille ou non, arrivera tôt ou tard notre dernier soir.

 

J’ai été désigné pour lire la Bonne Nouvelle

Celle qui annonce une vie si belle et éternelle

Je me dirigeai vers l’autel avec le respect qu’il se doit

Le cœur lourd, mais avec fierté de ce privilège, y avoir droit.

 

C’est en lisant avec grande attention les saintes Écritures

Que j’ai vu que les fleurs suivront ma mère dans son aventure

Car elles ornèrent sa tombe de leurs plus belles parures

Comme un gage de leur amour envers son âme si pure.

 

Tel un bouquet champêtre!

Leur présence vint adoucir mon mal être

Celle qui aimait tant ces fleurs au parfum divin

Sera accompagnée d’un magnifique jardin.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Mère

Mère
Mère par RollandJr St-Gelais Photo par Rick B. Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de Source : https://www.deviantart.com/rickb500/art/Mother-to-Be-II-853131748

Mère

 

Mère ! Ô ma mère !

Ce que le temps a passé,

Depuis que tu as trépassé,

Je crois que cela est arrivé hier.

 

Le temps n’a rien effacé,

Le temps n’a fait qu’atténuer,

La douleur qui a poignardé mon cœur,

Qui a laissé en mon âme tant de pleurs.

 

Ton regard m’avait tant détruit,

Que pendant longtemps mon cœur a languit,

Pourquoi es-tu partie la haine dans tes yeux?

Pourquoi es-tu partie sans me dire un simple adieu?

 

Pourquoi as-tu posé cette question avant de partir?

Pourquoi avoir osé me maudire et ainsi me faire encore souffrir?

J’ai pourtant sans cesse tenu mes promesses contre vents et marées,

Peut-être que les dieux voulurent que ce soit ma simple destinée.

 

Les saisons sont venues et revenues sans cesse,

Sans pour autant effacer toute ma profonde détresse,

Oui, je me suis repris en main de jour en jour et en des lendemains,

J’ai fait des erreurs même encore aujourd’hui comme demain.

 

Alors ! Pourquoi m’as-tu regardé ainsi?

Avant d’aller rejoindre mon frère au Paradis,

Maman ? Qu’avais-je donc fait pour mériter ce regard?

Bien triste question alors que ma vie avance et qu’il est si tard.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Miroir, miroir, joli miroir

Miroir, miroir, joli miroir
Photo par mchuprin de la Russie. Source : https://www.deviantart.com/mchuprin/art/5763-852997366

Miroir, miroir, joli miroir

 

Miroir, miroir, joli miroir.

Que vois-tu lorsqu’il fait noir?

Vois-tu les amoureux s’embrasser?

Vois-tu les amants tendrement s’enlacer?

 

Suis-je la plus belle?

Je le sais bien que je ne suis guère éternelle.

Voici pourquoi ma beauté est importante à mes yeux

Car elle est parmi les biens donnés par les dieux le plus précieux.

 

Beauté éphémère léguée par ma mère,

Transmises par une mystérieuse grand-mère,

Qui possédait un grimoire renfermant des incantations,

Par lequel elle invoquait anges déchus appelés les démons.

 

Leur promettant son âme pour l’éternité,

En échange de léguer pour toujours sa grande beauté,

Aux seules descendances féminines de la première lignée,

Et, en particuliers, à la première de la famille des filles nées.

 

Miroir, montre-moi mon avenir.

Que me réserve-t-il de la chair ses plaisirs?

De la vieillesse et de la maladie peut-on s’en prémunir,

Car de ces maux, en cette vie, je ne veux point ainsi en finir.

 

Miroir, miroir, joli miroir en mes mains,

Miroir forgé en une seule pièce dans de l’étain,

Dis-moi, peux-tu me dire comment sera fait demain?

Car, à voir ce qui se passe en ce monde, le futur semble si incertain.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada