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Qu’est-ce qui vient en premier ?

Qu’est-ce qui vient en premier? Texte de RollandJr St-Gelais Réalisation photographique par Sunboys Source : https://www.deviantart.com/sunboys/art/Idrissa-oeuf-817548935

Qu’est-ce qui vient en premier?

Bonjour tout le monde,

Je profite de cette fin d’après-midi pour aborder une question que bon nombre d’entre vous a dû se poser à une période où l’autre de leur vie. Qu’est-ce qui vient en premier? S’agit-il l’œuf ou la poule? Question qui, contrairement à ce que l’on pourrait croire, est loin d’être saugrenue.

À vrai dire, elle est la question philosophique par excellence puisqu’y répondre fait référence à deux concepts fondamentaux que sont d’une part, l’essentialisme et, d’autre part, l’existentialisme. Deux concepts dont chaque être libre d’esprit aura à choisir ou à réfuter afin de se positionner face à leur destin. Un destin qui s’était déjà manifesté en substance ou bien un destin qui se créé sans cesse? Légions sont ceux qui partagent une foi en un Dieu dit de la Révélation et qui acquièrent à la première mais tout aussi nombreux sont ceux qui adhèrent en même temps à l’athéisme et à la seconde. Ce qui n’exclue pas quelques exceptions à la règle de part et d’autre.

Concernant une telle exception à la règle, je me souviens d’un homme remarquable qui était professeur invité de philosophie à l’université Laval de Québec pendant de longues années où moi-même j’étudiais dans des domaines variés. Je fais référence à mon ami René Habachi, chrétien maronite natif du Liban. Il vécut, vous devez bien entendu l’imaginer, moults péripéties au cours de ses pérégrinations terrestres. Homme de grande culture et d’une foi immense tout en ayant un côté rationnel tout à fait exceptionnel, il fait parti des rares philosophes chrétiens existentialistes.

En ce qui me concerne, mon expérience de la vie, aussi humble soit-elle, m’a amené à orienter ma pensée vers celle de l’essentialisme. En effet, il m’est arrivé tellement de choses extraordinaires, sans oublier des situations qui étaient à l’opposé, qu’il m’est difficile d’y voir un coup du destin. Un destin certes grandement influencé par les choix que je fais mais que la vie elle-même a mis sur mon chemin.

Il est cependant vrai que ma foi chrétienne a une influence considérable dans mon choix. Une telle foi m’appelle à être sans cesse meilleur que ce que je suis. Est-ce par une volonté divine ? Est-ce par un appel venant du plus profond de mon être? Je ne saurai répondre à ces questions de façon satisfaisante. Mais, tout ce que je sais c’est que sans cette présence en puissance tirée du néant, l’être que je suis, avec ses forces, ses faiblesses, ses qualités et ses défauts, ne serait tout simplement pas. Autrement dit, sans l’embryon formé dans le sein de ma mère, embryon malmené par les quelques comprimés de la thalidomide durant sa grossesse, je n’aurai pas été. Bien entendu, et un peu à l’image de la réponse que Dieu donna à Moïse dans le Sinaï, je suis un être en devenir : ‘’ Je suis ‘’.  Et pourquoi donc ? Parce que pour être, il faut déjà exister dans l’immatériel.

Mais là, c’est une toute autre histoire…

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Le sacrifice

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Le sacrifice

(Version officielle)

Prologue

Ne pouvant pas aller voir mon père en cette période de restriction dans nos déplacements, restriction imposée par les autorités gouvernementales face à la pandémie du coronavirus, j’ai décidé d’aller passer une semaine dans un chalet situé dans la belle région de Portneuf. Région située tout près de la belle ville de Québec où je vis depuis plus de 22 ans.

Je m’étais arrangé avec quelques copains pour faire un aller-retour de Québec au chalet où j’allais passer la semaine en vacances. Des vacances bien méritées vu le début d’année difficile par lequel bon nombre de Québécois durent traverser. Être confinés dans nos demeures en plein hiver est loin d’être drôle pour le commun des mortels. Bref, je m’étais préparé pour une semaine qui se devait d’être agréable. Or, contre toute attente, cela n’allait pas être le cas.

Dès mon arrivée, mes copains eurent la gentillesse d’installer tout ce dont j’allais utiliser pour mon séjour dans les pièces mises à ma disposition tel que, à titre d’exemples, mes valises dans ma chambre et mes victuailles dans le garde-manger et la nourriture dans le réfrigérateur. Nourriture préparée à l’avance, vêtements de rechange propres et tout le nécessaire était au rendez-vous.

La première journée se passa sans incident. La piscine et le spa étaient à ma disposition et le soleil me réchauffait allègrement. Que pouvais-je demander de plus? Un bon vin? Être près d’un feu ou bien la présence de deux jolies femmes? Pourquoi pas! Mais, comme l’affirme le dicton : Il faut faire attention à ce que l’on désire car cela peut très bien se réaliser. Ce que j’allais découvrir dans les heures qui suivirent le soir venu.

Ayant pris mon repas du soir peu après le crépuscule, je me détendis auprès d’un bon feu. Buvant avec délice un vin rouge capiteux tout en fumant un joint, chose rarissime dans ma vie, je profita de ce moment de pur bonheur. Ne me doutant point que tout allait basculer de manière inattendue dans les heures qui allaient suivre.

Les douces brebis

Screenshot_20200806-220202M’étant assoupi devant le feu, deux belles jeunes dames vinrent à ma rencontre et me réveillèrent en s’excusant de me déranger. Elles se présentèrent chacune avec un sourire radieux qui illuminèrent leurs visages angéliques. Comment pouvais-je leur en vouloir de m’avoir réveillé en cette première soirée de vacances? Et puis, ma passion pour la beauté féminine était plus que comblée par leur présence. Peut-on me le reprocher?

La première se prénommait Victoria. Une belle grande blonde avec des yeux d’une douceur que je qualifierais de mystérieuse. Son accent particulier me fit comprendre qu’elle était d’origine slave. Fait étonnant puisque les gens d’une telle origine sont loin d’être légion en cette région du Québec. Pour ce qui est de la seconde, elle se présenta sous le prénom d’Eider et semblait, pour sa part, d’origine germanique puisque son accent ressemblait quelque peu à de l’allemand ou à du néerlandais. Il est possible que je me trompe, mais bon.  Un peu moins grande que la première, noiraude mais possédant un regard d’une vivacité fort étonnante tout en ayant un physique trahissant une vie de travail sur les terres. Deux femmes à la fois aux styles différents et complémentaires. Différents mais tout aussi jolis et agréables à regarder. Et, je l’avoue d’emblée, un petit quelque chose me plaisait chez chacun d’elles.

Quoi de mieux qu’une belle discussion sous le ciel étoilé117195660_10157732357622523_7571057464347432306_n (2) en dégustant quelques verres de vin autour d’un foyer pour nouer une relation somme toute amicale, sinon courtoise? Une discussion qui alla prendre un chemin auquel je ne m’y attendais vraiment pas. Un chemin qui alla me précipiter dans un rituel que je croyais faire partie du folklore ou du mythe en cette période où la science, du moins à première vue, a la prédominance sur la superstition. Deux femmes sachant user de leurs charmes pour mieux attendrir un homme en manque d’affection, et ce par un doux baiser accompagné d’un verre de vin dans lequel l’une des deux comparses aurait versé un somnifère. Comme quoi, l’homme est en soi un être bien faible devant l’élégance féminin.

Quelques gorgées de cet élixir suffirent pour amenerScreenshot_20200806-220202 (2) votre humble serviteur dans les bras tendres et réconfortants de Morphée. Dans quel état serais-je réveillé? Que m’arrivera-t-il? Et, le plus important, me réveillerais-je? Et, surtout, qui sont véritablement ses femmes? Étaient-elles si innocentes que je pouvais le croire au début de notre rencontre? Oui, sous une peau de brebis se cache parfois une louve aux dents acérés et à l’imagination pour infliger les pires des souffrances à ses victimes.  C’est ce que j’ai appris à mes dépends à mon réveil.

Les louves se dévoilent

Ne sachant ni où je me trouvais, ni avec qui et, le pire des questions qui venaient en mon esprit, qui j’étais, j’ouvris les yeux avec grande difficulté. Ne distinguant que des ombres qui allèrent et vinrent en tous lieux, je m’aperçois de ma nudité que de manière graduelle au fil du temps où l’élixir perdit de son efficacité.

À vrai dire, j’avais pour seuls vêtements qu’un ensemble de je-ne-sais-quoi. En effet, j’étais entrelacé à la fois par des cordes et un costume sorti tout droit de l’imagination d’un être que l’on pourrait qualifier de totalement pervers. Bref, je ne pouvais à peine bouger et respirer.

Une voix retentit derrière moi. J’ai deviné par l’accent germanique qu’il s’agissait de la grande femme aux cheveux blonds. « Nous sommes ma copine et moi les protectrices de la nature et ce, peu importe l’endroit où nous voyageons. Nous punissons les hommes qui osent, à nos yeux, maltraiter la terre-mère depuis maintenant bon nombre d’années. Mais, jamais, nous ne nous en prenons ni aux femmes, ni aux enfants. Ces premières étant nos sœurs et ces derniers ayant encore l’âme pure de l’innocence. Toutefois, nous ne nous gênons pas pour corriger l’homme qui par hasard se trouve sur notre chemin surtout si ce dernier tire sa fortune de l’exploitation de la forêt. »

« Moi? Tirer fortune de l’exploitation de la forêt? Vous faites une grave erreur. » J’ai eu droit pour seule réponse qu’une série de baffes que je me rappellerai toute ma vie. Si je parviens à me tirer de cette posture, bien entendu.

« Nous allons t’apprendre ce qu’est que de souffrir à en mourir tel que tes semblables et toi faites à mère-nature depuis toujours. Tu serviras d’exemple aux hommes de ce pays. De cette terre que tes ancêtres ont volée aux premières nations. À celles qui, pour une fois, vivaient avec la nature en parfaite communion. » Murmura à mon oreille celle qui, semblait-il, étaient l’instigatrice de ce jeu sordide et cruel.

117242481_304324773976265_7023739626019018469_n (2)C’est alors que dans un geste inattendu, elles me prirent et m’installèrent face à un mur situé près de l’une des portes d’entrée du chalet. Sans dire un mot de plus, un mot de trop, sous l’ordre de l’instigatrice, la cadette empoigna son fouet et me lacéra le haut de mon dos. Un dos qui était à leur merci pour combler leur besoin de me châtier pour un crime que, selon elles, j’ai commis par le simple fait d’être un homme. Un vulgaire homme, de surcroit blanc et chrétien. Coupable de tous les maux de la terre.

Me sachant être à la merci de ces dames à la fois si116587558_2839047452992286_1068193292499587332_n (3) splendides et si féroces, j’en éprouvais de manière assez curieuse et à ma grande surprise un certain plaisir, une certaine jouissance. Était-ce un fantasme inavoué longtemps enfoui au profond de mon subconscient? Étais-je en mon fort intérieur un masochiste qui s’ignorait? Chaque coup de fouet exorcisait-il en moi toute la souffrance accumulée au fil des ans? Comme dit si bien le proverbe : « Dieu seul le sait et le diable s’en doute. » Et puis? L’âme ne cache pas en elle tous les secrets de l’être qu’elle anime? Des secrets qui seraient souvent bien de ne jamais être dévoilés au grand jour.

Encore, encore et encore! Chaque coup me fit prendre conscience de ma fragilité, de mon humanité et du caractère éphémère de mon existence. Une existence qui était tenue entre les mains de mes tortionnaires. Tel un animal devant l’abattoir, je me suis résolu à mon sort. Un sort qui ne dépendait en aucune façon de ma volonté. Une volonté qui allait être mise à rude épreuve dans les heures qui allèrent se poursuivre au sein de ce rituel expiatoire.  Mais d’ici là, advienne que pourra.

Entre les mains de mes tortionnaires

La nuit arrivée à son apogée, mes tortionnaires allumèrent un feu de foyer près de mon chalet. Un feu de foyer paraissant à première vue bien banal n’eut été la présence de signes étranges gravés sur quelques-uns des arbres entourant ce lieu. Un lieu qui devait être au départ un endroit de repos, de quiétude et de pur bonheur. Des signes qui me firent penser à ces époques où les légendes de sorcières pullulèrent sur le vieux-Continent.

Par trois fois, ces mots résonnèrent à travers bois et forêt : “ Mutter Natur! Mutter Erde! Wir stehen vor dir. Nimm diese Opfergabe an, die wir dir als Sühne für unsere Sünden anbieten.

117037698_311716220185671_2894995238239918260_n (3)Laissant entrevoir le pire des cauchemars chez votre humble serviteur. Des mots répétés par les voix à la fois enchanteresses et diaboliques de ces femmes revêtues d’habits d’un autre âge. Rouge et noir pour celle qui allait m’offrir tel un holocauste. Marron et pourpre pour sa servante.  Deux comparses qui savaient si bien manipuler le fouet et le couteau. Instruments de souffrance et de libération. Souffrance pour la chair. Libération pour l’âme.

La servante se dirigea vers moi et me tendit une coupe de vin en m’ordonnant de la boire jusqu’à la dernière goutte. Une coupe de vin dans laquelle elle eut versé au préalable une mixture ayant pour but de rendre chez-moi impossible toute volonté de révolte. Tel un esclave résigné face à son destin, j’avala d’un trait cette potion au goût amer.

« Bien mon esclave ! Tu as obéi à moi grande prêtresse de cette terre et à sa fidèle compagne gardienne des secrets anciens. Tu auras ta récompense le moment venu. Une fois que tu auras de plein gré avoué tes crimes à l’égard de mère-nature, de notre mère sacrée. » Me dit-elle avec un calme déconcertant.

Que devais-je avouer? Lui répondis-je cherchant ma115950034_10157718913677523_6827048223825567104_o respiration avec peine et misère. Qu’à l’instar de l’humanité, j’ai abusé, exploité et détruit les richesses dont mère nature était la seule tributaire? Qu’à la suite de mes semblables j’ai tellement pollué la terre que j’en ai hypothéqué les générations à venir? Que par les guerres et les conflits mondiaux, une quantité incroyable de produits chimiques a été déversée dans des contrées les rendant ainsi invivables pour les populations? Que l’avidité de l’homme a détruit la terre dans ses moindres recoins?

Mais, à bien y penser, elle n’avait pas tout à fait tort. De tous les êtres vivants sur la terre, aucun d’entre eux n’a posé de gestes aussi destructeurs que l’homme. En effet, il sème tôt ou tard la destruction partout où il passe et ce, au détriment de mère nature. L’histoire est remplie d’exemples qui prouvent une telle affirmation.

Étais-je atteint du syndrome de Stockholm? Voilà maintenant que je commençais à raisonner comme mes agresseurs. Jusqu’où mon adhésion à leur philosophie allait m’amener? Étais-je prêt à sacrifier mon corps en guise d’holocauste pour le pardon des péchés de l’homme? Une sensation de folie envahit alors mon esprit.

Le rituel

117037698_311716220185671_2894995238239918260_nLa grande prêtresse s’avança vers moi et me dit : « Tu as enfin compris combien grandes sont tes fautes par le simple fait que tu sois un homme. » Chose étonnante, elle me parla ainsi d’une voix tellement douce que je n’ai pas su comment réagir. De toute façon, je dois reconnaître qu’il m’était impossible de faire quoique ce soit vu la position peu enviable dans laquelle je me trouvais. Ligoté, nu, battu et fouetté tel un supplicié d’une époque que je croyais être révolue depuis longtemps.

Elle tendit à sa comparse un long couteau en lui117037698_311716220185671_2894995238239918260_n (4) ordonnant de faire son devoir. Le saisissant sans discuter, elle vint en ma direction. Son visage caché par un masque que je qualifierais de loufoque dans les circonstances, je vis ses yeux me regardant des pieds à la tête tout en s’arrêtant prestement sur mes parties intimes. Aurais-je été accusé de tous les maux de l’humanité sans celles-ci? Sûrement pas!

Puis sans crier gare, elle se pencha vers mon pied gauche et le sectionna d’un coup sec. Quelle douleur atroce je ressentis dès l’instant où la lame pénétra la chair. Le froid de la lame fit place à la brulure de la chair lacérée de part en part. Toutefois, et à mon plus grand regret, je ne perdis point conscience.

J’ai compris en voyant le sourire machiavélique de la grande prêtresse qu’il ne peut y avoir d’expiation absolue sans une souffrance à la hauteur de mes crimes. Des mes crimes commis par le seul fait que je suis un homme et, de surcroît, blanc, occidental et, comble de l’horreur, chrétien. Me vidant de mon sang, je sentais le peu de mes forces fondre comme la neige au printemps. Voyant mon heure venir, je tendis mon cou à celle qui allait me donner le coup de grâce et qui alla mettre fin à mon agonie.

VictoriaDuhaime 6.pngMon souhait, aussi abominable puisse-t-il être, a été réalisé de manière somme toute rapide. Deux pas vers l’arbre où j’étais attaché suffirent à l’exécutrice pour être près de mon torse. Se penchant avec réserve sur celui-ci, elle saisit mon cou, y appuya avec force la lame et d’un geste rapide comme l’éclair, elle le fit glisser en permettant au peu de sang qui se trouvait encore dans mon corps de gicler au rythme du battement de mon cœur. Un rythme qui alla en diminuant jusqu’à disparaître dans un silence. Un silence issu de la profondeur du néant.

Constatant avec stupeur la rapidité de mon décès, les116916291_298902014502757_8629429313539979300_n deux comparses mirent mon corps, du moins ce qu’il en restait, dans un sac de plastique afin de l’enterrer avant l’aube. L’enterrer aussi profondément que possible afin de pouvoir être au loin lorsque l’on alla remarquer ma disparition. Après tout, cela paraitra étrange pour mes amis et mes connaissances de ne pas recevoir de mes nouvelles de ma part. Moi qui aime bien dire quelques mots sur les réseaux sociaux. Un tel comportement finira bien par alerter quelques-uns d’entre eux.

Cependant, il m’est impossible d’où je suis de savoir ce qui adviendra de la suite des choses. Il fait d’ailleurs si noir et si froid là où je suis. Comment puis-je même affirmer que je suis alors que je ne suis tout simplement plus. Mon âme vague ici et là cherchant un lieu sacré où dormir, entendre une prière pour son repos éternel. Oui, elle sait que ses désirs, les seuls qui lui restent, se concrétiseront un jour ou l’autre. Mais d’ici là, elle a que ce noir et ce froid pour compagnons.

Épilogue

Entouré par cette noirceur glaciale, je vois défiler devant mes yeux le déroulement de ma vie, de mes insouciances et de mes illusions. Une vie en apparence qui était tout à fait ordinaire comme bien des hommes qui vivent sur cette terre.

Vivre? Ce que je donnerai pour sortir de ce lieu et pouvoir vivre, oui j’ai bien écrit vivre, de nouveau. Vivre avec moins d’indifférence à l’égard de tout ce que me donnera mère nature en évitant l’erreur de croire que tout m’est dû par l’idée trompeuse que je suis un homme.

Combien de fois ai-je haussé les épaules en regardant les nouvelles télévisées lorsque l’on y annonça tel ou tel cataclysme écologique en me répétant que cela ne me concernait guère? Oui, cela me concernait et concerne encore plus de nos jours tous les êtres qui liront ce témoignage venu d’outre-tombe.

117305767_1091071384641629_1246651039427814578_n (2)La terre nous en offre tant et nous oublions souvent, trop souvent hélas, comme il est bon d’y vivre. Cessons d’être dupes ! Jamais, nous découvrirons une planète semblable à la nôtre dans tout l’univers. Aucune n’offre autant que celle-ci pour notre bonheur et ce, en demandant en retour qu’un simple respect de notre part.

C’est sur cette terre et seulement sur celle-ci que nos ancêtres y ont vécu et que nos descendants pourront à leur tour y vivre. Or, c’est aux hommes de notre temps que revient la tâche de prendre les choses en mains afin d’en inverser l’ordre. Demain, il sera trop tard. Peut-être l’est-il maintenant?.

Mais en terminant cette missive, je vous exhorte mes amis de prier pour mon âme. J’ai tellement froid dans cette noirceur qui m’entoure. Prier pour moi, je vous le demande. Que je vois enfin la lumière et sa chaleur bienfaisante.

Feu RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

La spiritualité

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Icône de Notre-Dame en l’église St-Fidèle de limoilou de Québec

La spiritualité

Bonne fin d’année tout le monde,

J’espère de tout mon cœur que vos vacances de fin d’année 2019 se passent tel que vous le souhaitez. Pour ma part, la seule chose que je puisse affirmer c’est que je me rends compte de la chance que j’ai de simplement vivre. Une constatation qui m’est venue à l’esprit pas plus tard qu’à mon réveil en cette journée du 28 décembre. Pourquoi donc? La raison est que cela fait exactement un an où je me suis réveillé dans une chambre d’hôpital après avoir subi une opération majeure à mon bras gauche des suites de mon accident vécu lors de mon séjour dans la belle ville de Matane en Gaspésie.

cropped-DANS2379-Modifier.jpgC’est un fait indéniable, j’adore la vie et je ne manque en aucun temps de remercier Dieu d’avoir fait mentir les médecins dans leurs sombres pronostics à mon endroit peu de temps après ma naissance. Voilà pourquoi je désire m’entretenir avec vous d’un sujet qui a été effleuré à quelques reprises dans quelques-uns de mes précédents articles au sein de mon blogue artistique. Un sujet qui, chez certaines personnes ayant envers toutes formes de religiosité des symptômes quasi pathologiques, fait redresser le poil des jambes et j’ai nommé la spiritualité.

Oui je le sais bien et inutile de me le répéter, la pratiqueScreenshot_20190823-170943 religieuse est très différente de la spiritualité. Une telle affirmation est en vraie mais pas entièrement. En effet, la véracité d’une telle affirmation réside en la capacité qu’il y a chez chaque être humain de rechercher ce qui peut l’élever, voir le transcender, face au monde matériel qui l’entoure. Bien des philosophes et des maîtres-penseurs ont du fait de leurs œuvres enrichi la vision de l’être humain à la fois face à ce qu’il est, ce qu’il devrait aspirer à devenir et ultimement face à son destin.

IMG_20191228_043748Encore là, bon nombre d’entre eux n’ont jamais professé, ni pratiqué une quelconque religion. Cependant, et c’est pour moi un élément important dans ma démarche de foi, la pratique d’une religion selon le niveau d’intégration de la personne demeure souvent le meilleur garde-fou qui est à sa portée. Qui plus est! Qui dit pratique assidue d’une religion sans pour autant verser dans l’extrémisme dit aussi le maintien d’une base morale. Certes, vous pouvez vous objecter à une telle affirmation en me disant qu’il y a une différence énorme entre la moralité religieuse et la moralité laïque et je vous donnerai entièrement raison. Mais, il s’agit là d’un autre sujet pour lequel je ne souhaite pas entrer dans le débat.

En ce qui me concerne, je vous dirais que je suisEn mémoire de (2) davantage porter à exprimer ma foi chrétienne par un catholicisme que mes parents ont bien daigné me transmettre à la fois selon leurs connaissances et leurs capacités. Un catholicisme issu de la révolution telle que Sa Sainteté Jean XXIII avait voulu insuffler à la suite du Second Concile du Vatican, mais que certains membres du haut-clergé ont malheureusement combattu et ce, jusqu’à l’avènement à la papauté d’un jésuite d’Amérique latine qui, semble-t-il, a repris le flambeau. Pour moi, être catholique et vivre d’une telle foi est à la fois témoigner de ceux et de celles qui ont sacrifié leurs vies afin que leurs descendants puissent à leurs tours expérimenter toute la richesse qui se trouve dans l’enseignement du catholicisme.

IMG_20191211_185208Acquiescer au catholicisme est aussi pour votre humble serviteur une marque de reconnaissance envers ceux et celles qui ont construit le monde occidental dans lequel je prospère. N’oublions pas qui dit catholicisme dit inconsciemment ou non la prédominance de la philosophie grecque dans les écrits théologiques. Et, justement, c’est là où se trouve ce qui pourrait ressembler à la spiritualité qui m’anime au plus profond de mon être. Je ne suis pas dupe : le catholicisme est tributaire de deux entités majeures à travers ses enseignements. En effet, bien que sa source de foi soit celle de la religion juive par les écrits de l’Ancien Testament, son fondement théologique réside d’une part, par l’apport des philosophes grecques lesquels ont grandement influencé les Pères de l’Église et, d’autre part, les écrits néotestamentaires lesquels ont été rédigé dans la langue de Socrate et de Platon, c’est-à-dire en grec.

Voilà pourquoi cela me fait sourire lorsque je pose laDANS2465 question suivante à une personne qui, sûrement avec de bonnes intentions, désire me convertir à sa religion laquelle est diamétralement opposée au catholicisme : Qu’est-ce qu’un chrétien? C’est tout simplement un juif qui pense comme un grec. Autrement dit, soustrayez l’apport de la philosophie grecque dans l’enseignement du catholicisme, et par ricochet de l’ensemble des églises tant orientales que celles de la Réforme protestante, la foi chrétienne aurait bien du mal à s’en remettre.

MVIMG_20191206_120058En résumé, j’affirme sans aucune gêne ma foi chrétienne quelque mes parents m’ont transmise tout en pratiquant le rite catholique selon mes capacités et mes limites. Et pour l’instant, cela me suffit amplement. En effet, c’est par et au travers du catholicisme que je trouve la spiritualité qui enrichi mon existence terrestre. Une spiritualité dont les Pères de l’Église eurent la sagesse d’approfondir par les écrits des philosophes grecs et les écrits néotestamentaires afin d’entrevoir, tel le ferait un tamis entre les mains d’un chercheur d’or, toute la grandeur de Dieu et par conséquent de l’Homme fait à son image et à sa ressemblance.

Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Comment je me trouve ?

Comment je me trouve
Votre humble serviteur

Comment je me trouve ?

Texte dédié à la belle Émilie

Bonjour tout le monde,

Enrichir son blogueJ’espère que vous allez bien et que vous vous préparez pour la saison automnale qui frappe à nos portes. Pour ma part, tout va pour le mieux. En effet, outre quelques problèmes de dos qui m’ont quelque peu perturbé mon existence depuis les derniers jours, la vie poursuit son cours inlassablement à l’image d’une rivière longeant une des nombreuses contrées de mon beau coin de pays. Certes, mon pays ne possède pas l’histoire du continent européen et encore moins celui de l’Asie ni de l’Afrique, mais c’est mon pays et je ne l’échangerais pour aucun autre.

Cette réflexion sur mon coin de pays m’amène àIMG_20190623_153018 répondre à une question d’ordre existentialiste : Comment je me trouve ? Question bizarroïde puisque je passe d’une réflexion sur mon coin de pays à celle sur ma vision de mon corps. Une vision qui s’est construite au fil des années, du temps, des expériences de vie et de mon cheminement quotidien. En effet, tout est une construction liée de près à son existence de tous les jours. Puisque la vie est semblable à une ligne continue faite de milliards de petits points noirs qui se collent les uns sur les autres, il en est ainsi des secondes qui nous quittent dès leurs apparitions faisant ce que nous sommes. Je devrais plutôt écrire « ce que nous décidons d’en faire » puisque tout est relié à notre décision finale et à elle seule.

 

AdonisCe que je suis en ce moment même où je compose le présent texte est différent de ce que je serai une fois que j’aurai terminé. Certes, une différence minime mais tout de même présente puisque ma réflexion sur un tel thème s’est posée sur un texte en utilisant des mots ayant chacun une signification précise. Autrement dit, je suis passé d’une réflexion abstraite à une réflexion, s’il est possible d’utiliser une telle expression, plus concrète. Il en est ainsi pour nous tous car, que nous le voulions ou pas, nous changeons tout aussi lentement qu’inexorablement.

Certes, il y a des événements qui peuvent nous marquer tellement au fer rouge que notre fort intérieur peut être transformé à tout jamais. J’ai, à titre d’exemples, des deuils de personnes qui nous ont quitté et dont leurs départs ont laissé un grand vide, des peines d’amour qui nous fait douter de notre capacité d’aimer et surtout d’être aimés et, le dernier exemple, des rejets voir même des insultes non méritées. La liste pourrait s’allonger presqu’indéfiniment.

Il est vrai que l’image que j’ai de mon corps, de saScreenshot_20190823-170943 différence, de ses forces, de ses faiblesses et de tout ce qu’il me reste à découvrir est intimement liée à mon parcours de vie. En effet, ayant souvent été utilisé par des avocats sans scrupules et immoraux dont leur seul objectif était de s’enrichir au dépend de la crédulité de mes parents tout en servant de cobaye pour faire avancer la science dans l’espoir de réparer les erreurs du domaine pharmaceutique aurait pu m’amener à me révolter. Or, il en n’est strictement rien.

IMG_20190802_162232_587Un vieil adage amérindien affirme que le meilleur moyen de se venger du mauvais sort c’est de lui faire un grand sourire et de poursuivre son chemin. C’est ce que j’ai fait et jamais je ne l’ai regretté. Oui, certaines personnes m’ont déjà insulté sur mon physique et en des termes que par un souci de respect envers moi-même je me refuse de les retranscrire tellement ils dignes du zéro kelvin en ce qui a trait sur le plan intellectuel. Et ce, même dans des lieux de cultes. Certes, cela ne m’est guère arrivé souvent. Quoiqu’il en soit, c’est loin d’être agréable. Chose amusante à retenir, je n’ai jamais vécu de pareilles situations en des lieux où tout bon chrétien n’oserait pas y mettre les pieds. Et comme je n’ai guère la prétention de me définir comme un chrétien exemplaire mais plutôt comme un modeste pécheur, j’adore y mettre les pieds à l’occasion.

Un autre élément à souligner : C’est un fait. Je suis très orgueilleux. Il n’est pas question pour moi de m’agenouiller devant qui que ce soit, si ce n’est à Dieu et à lui seul. C’est à la fois ma principale qualité mais aussi mon plus grand défaut. En effet, d’un côté, je me serais refusé de réaliser bien des choses n’eut été mon orgueil. Je pense notamment à ma volonté d’être autonome, de faire bien des choses que le commun des mortels n’oserait pas essayer de faire, même pas en pensées, de franchir des barrières presque à la limite de la permissivité. Mais attention ! Toujours en ayant un respect mutuel entre les personnes concernées. Un orgueil qui m’a fait comprendre que je suis plus qu’un animal de foire ni un être sur qui on va s’enrichir. Toutefois, mon orgueil m’a aussi joué de vilains tours tout en y apprenant des leçons parfois amères mais toujours profitables. Ainsi va la vie !

IMG_20190901_113123Suis-je beau ! Comme j’ai répondu à une amie sur le réseau social Facebook, je ne suis peut-être pas le plus bel homme au monde, mais je possède tout de même une belle humeur et un optimisme qui me donne, semble-t-il, un certain charme auprès de la gente féminine. À cela s’ajoute mon goût prononcé pour les vêtements haut de gamme et une présentation soignée de ma personne. Et puis comme je le répète souvent : « La beauté n’est point un péché, mais la laideur est loin d’être une vertu ». Qui plus est ! La beauté est un concept des plus difficiles à définir, à lui mettre garde-fous, et même à circonscrire dans le temps et l’espace. De plus, chacun d’entre nous a sa propre vision de ce qu’est la beauté. Pour certains, la beauté se résume au plan physique tandis que pour d’autres, cela sera davantage au plan cérébral et pour d’autres … la liste pourrait être sans limite.

Pour ma part, j’ai décidé de me trouver beau tout simplement. Pourquoi donc ? Il faut d’abord plaire à soi-même avant de vouloir plaire coûte que coûte aux autres. Aucune autre personne que soi-même peut réellement nous sentir belle même si la beauté se trouve dans les yeux de … celui qui regarde.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Être pleinement masculin et sans honte 

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Être pleinement masculin et sans honte 

-Ne jamais avoir honte de la représentation masculine-

 

Réalisation de Nicole Boileau 

Chef-d’oeuvre qui me fait plaisir de partager avec vous.
RollandJr St-Gelais de Québec

Bonjour tout le monde,

J’espère que tout va bien pour vous tous. De mon côté, je poursuis mon chemin de vie tout en prenant les choses comme elles viennent. Hier et demain ont ceci en commun, ni l’un ni l’autre n’existe. Bref, je vis aujourd’hui avec la plus grande sérénité possible.

Ce qui ne m’empêche pas de me questionner sur certains aspects liés au monde de la nudité artistique. Parmi les questions qui me reviennent souvent, celle qui se rapporte à la représentation du sexe masculin dans les différentes œuvres artistiques occupe une place particulière. Pourquoi craint-on de le représenter au même titre que n’importe telle partie du corps humain ?

En effet, c’est un élément important de ma critique20180225_103935 (1) personnelle en lien avec l’un des domaines qui me passionnent le plus, en y incluant la poésie, la photographie et le cinéma ainsi que la musique. Pourquoi une telle crainte ? À vrai dire, j’ignore quoi vous répondre tellement une telle situation me semble être tout à fait farfelue. Serait-ce par la déformation perpétrée par la vulgaire pornographie ? Serait-ce un relent de la notion de péché liée plus ou moins directement aux valeurs judéo-chrétiennes  ? Il est à retenir qu’en tant que chrétien de confession catholique, loin est de moi la volonté de rejeter du revers de la main l’ensemble des valeurs que les religieuses et religieux m’ont inculqué pendant mon cheminement scolaire. Et, dernière interrogation de grande importance ; Quelle est la place du modèle masculin dans le domaine du nu ?

20180219_165652_HDR1Il m’est ardu de répondre de manière adéquate à ces trois questions. Toutefois, si il y a une chose dont je suis fier, c’est qu’en dépit de ma situation physique, je ne renierai jamais ma masculinité lors des séances auxquelles je participerai. Il en a toujours ainsi et il le sera de même pour les années à venir. Exige-t-on à un modèle féminin de cacher  » ce sein que je ne saurais voir  » ? Pour moi, il doit en être ainsi à l’égard du modèle masculin. 

Signé : RollandJr St-Gelais de Québec (Canada)