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Une question à élucider sans aucun doute

Une question à élucider sans aucun doute
Photographer: Bill Mitchell Model is JenovaxLilith and Felix Elise on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/duality-829615984

Une question à élucider sans aucun doute

 

Un seul corps,

Qui renferme deux entités,

Difficile à saisir malgré notre volonté,

Car bien des théologiens et philosophes y songé.

 

Esprit et âme restent en cette demeure,

Jusqu’à ce que ce corps cesse de respirer et puis meurt,

De leur incarnation en cet être de rouge sang et de pure chair,

Corps à la fois si fragile et si splendide qui dépend de la fraîche air.

 

Dualité qui existe depuis l’éternité,

Dualité de qui dépend notre éphémère existence,

Dualité qui tire sa source de l’origine de toutes les substances,

Dualité vouée à rejoindre la genèse même de sa primaire essence.

 

Esprit qui anime la moindre parcelle des désirs,

Âme qui devant bien des chagrins et des désillusions soupire,

Esprit étonné devant la beauté de la vie et qui en redemande encore,

Âme déçue par ses attentes irréalisables ne cessera de sonner le cor.

 

Unité, dualité, trinité ?

Qui sommes-nous donc en réalité ?

Unité de corps sans doute, sans ambiguïté, ni hésitation.

Mais, pour le reste voilà bien une question à élucider pour de bon.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Je peux entendre les battements de ton cœur

Je peux entendre les battements de ton cœur
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Je peux entendre les battements de ton cœur

 

Je peux entendre les battements de ton cœur,

Sans comprendre pourquoi de moi tu as peur,

Car depuis toujours je t’ai tellement choyée,

Car pour toujours, sans cesse je t’aimerai.

 

Comme je peux voir ta beauté à travers tes yeux,

Tes yeux qui m’invitent dans un monde merveilleux,

Un endroit si secret où toi et moi seront à jamais heureux,

Un bonheur qui commencera cette nuit dans nos bras d’amoureux.

 

Une nuit de cet hiver sous le ciel du nord,

Un pays où le vent est si glacial qu’on croit qu’il nous mord,

Mais, Dieu merci, ce que nous sommes bien dans ma modeste demeure.

Où le temps n’y a point d’emprise en chaque instant en chaque heure.

 

Tes taches de rousseur sur ton visage angélique,

Me font penser à un ciel étoilé tellement féerique,

Laisse-moi t’embrasser ! Laisse-moi te rendre hommage !

Avant que nous attrape le temps de la vieillesse et du triste âge.

 

Mon amour ! Ma vie ! Ma tendre chérie !

J’ai qu’une seule faveur à te demander en cette nuit,

Laisse-moi, je t’en prie, de ton cœur entendre ses battements.

Car pour défendre ma patrie, bientôt à la guerre je partirai assurément.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ils ne te laissent pas entrer

Ils ne te laissent pas entrer
« Ils ne te laissent pas entrer » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Ils ne te laissent pas entrer

 

Monika ! Ô ma belle Monika !
Je t’ai appelée en ce jour froid,
Venue me rejoindre en ma demeure,
Avant qu’il ne soit trop tard et que je meurs.

 

Belle femme svelte et blonde aux yeux si bleus,
Si beaux mais si tristes d’avoir perdu ton amoureux,
Dès l’instant que tu t’es manifesté pour satisfaire mon désir,
De faire l’amour tant de corps que d’esprit en un élan de soupir.

 

Je sentais sur mon corps ta fraîcheur,
Heureux de pouvoir vivre cette unique expérience,
Tant ridiculisée par les gens qui espèrent en la science,
Et de contempler ton corps de mes yeux sans de toi avoir peur.

 

Écoute ma voix, écoute sans cesse, suis-là sans me craindre,
Car avec toi je souhaite être immortalisé par un artiste-peintre,
Tu es ma succube à la vie, à la mort car tu m’as extrait ma semence,
Cette semence que je t’ai offerte avec une passion proche de la démence.

 

Oui, c’est vrai, comme tu me l’as gentiment ordonné,
Devant toi et sans fausse pudeur, je me suis déshabillé.
Afin de te démontrer mon amour tel l’aurait fait ton disparu,
Car en ce jour d’automne point de honte d’être entièrement nu.

 

Viens ! Ho oui, viens vers moi maintenant et pour toujours.
Car mon seul souhait est de te consoler en te faisant l’amour,
Frappe sans relâche à la porte de mon coeur afin d’y pénétrer,
Couche-toi sur mon corps dénudé même s’ils ne te laissent pas entrer.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Les yeux clos

Yeux clos
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Les yeux clos

 

Voilà déjà quelques jours que tu es parti,
Dans un lieu que l’on appelle le Paradis,
Tu es parti avec le calme et le sourire,
Tel que tu m’enseignas à bien vivre.

 

J’étais chez-moi lorsque le téléphone sonna,
Une voix féminine ton départ, elle m’annonça.
Retenant mes larmes autant que mon pauvre coeur,
Je sortis avec peine tant de ma demeure que de ma torpeur.

 

Prenant avec moi le stricte nécessaire,
Car dans le fond que pouvais-je de plus faire ?
Je pris le premier bus qui passa sur ma rue de nuit,
Que le temps défile lorsque du ciel tombent des gouttes de pluie.

 

Arrivée subitement devant ta dernière maison,
La même où ton épouse, ma mère, autrefois y vivait,
Ce lieu où des jours durant, avec joie elle nous recevait.
Maintenant c’est à mon tour d’aller te dire adieu avec raison.

 

Entrant par la porte tournante et coulissante,
Je sentais mes pieds fragiles glisser sur une pente,
Celle du désespoir malgré la foi précieuse que tu m’as inculquée,
De cette foi timide que tu t’efforças de faire grandir dès que je fus baptisée.

 

C’est alors que je me suis rappelé cette ultime promesse,
Que tu m’avais déjà faite et qui me fut douce telle une caresse,
Que le jour où ton corps en aura assez de souffrir et que ton âme vers les cieux partira,
Qu’en compagnie de ton épouse et de ma mère adorée, ensemble votre fille, tu veilleras.

 

Ayant décidé librement d’emprunter les escaliers,
Ce calvaire qui était le mien à pieds je l’ai monté sans rechigner,
Car je souhaitais que tu sois digne de ta fille en cet instant si crucial,
En cet instant où je voulais te manifester tout mon amour malgré en moi ce mal.

 

Devant cette porte signe de croix j’ai faite pieusement,
Afin de faire fuir à jamais de mon âme ces démons envahissants.
Avec légèreté en ce lieu je suis entrée, avec tes yeux bleus tu m’as saluée.
Nos présences furent suffisantes voilà pourquoi aucun mot en cette nuit furent prononcés.

 

Ayant senti en moi depuis longtemps le moment fatidique venir,
J’ai tenu ta main usée par l’âge et la vie témoignant de précieux souvenirs,
Ouvrant tes lèvres tu prononças le tendre prénom de ton épouse venue te chercher,
Le prénom de celle qui, vers en un jardin magnifique, t’a avec tout son amour amené.

 

Enfin, maintenant que tout est terminé que tout est bel et bien fini,
Que vos corps reposent pour toujours et à jamais en cette terre bénie,
Je prends le temps de revoir les moments passés ensemble où tout était si beau,
Une paix qui m’était inconnue jusqu’alors s’installe en moi dès que j’ai les yeux clos.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Et si nous recommencions ?

Recommençons
« Et si nous recommencions? » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Et si nous recommencions ?

 

Chérie,
Dame de nuit,
Dame pour soir pour la vie,
Ou simplement parce que la vie me sourit.

 

Nous nous sommes rencontrés dans un bar,
Alors que la soirée commençait à se faire tard,
Nous nous sommes regardés longtemps sans dire un mot,
Afin d’éviter les malentendus par un mot de peu, ni un mot de trop.

 

Un simple geste de ta main a suffi pour me faire comprendre que tu me voulais,
Un simple geste mes yeux, tu as vite fait de déchiffrer comme je te désirais,
Chez-toi, bras-dessus bras-dessous, nous nous sommes dirigés.
Comme si nous étions des amants trop longtemps séparés.

 

Des amants séparés par des mers et des terres étrangères,
Un amant condamné à vagabonder en des contrées inhospitalières,
À chercher éternellement sa belle maitresse condamnée à la solitude,
Ah ! Comme pèsent les cœurs lourds quand le temps passe en décrépitude.

 

Arrivés en ta grande demeure,
De ce bar situé à peine quelques heures,
Tu m’amenas tout droit dans ta chambre sombre,
Où trônait un miroir devant lequel paraissaient deux ombres.

 

Deux ombres ressemblant étrangement à deux esprits,
À deux fantômes ayant l’un pour l’autre le cœur tant épris,
Épris de passion sans retenu car à quoi bon se retenir,
Si leurs vies étaient à la levée du jour disposées à finir.

 

Étendus dans ce lit, nu et sans aucune gêne,
Je te sentais haleter avec entrain ton agréable haleine,
Mais, tu ne m’as jamais dit ton prénom : serait-ce par Mégane ou Hélène?
Peu importe car ta sensualité et ton charme à fait gonfler ma hampe toutes ses veines.

 

En toi, tu m’invitas allègrement d’y entrer.
Avec plaisir, tu me dirigeas afin de te pénétrer.
Avec toute ma tendresse et mon ardeur, je t’offris mon corps.
Avec ton affection et ta volupté, tu m’offris ce moment précieux comme l’or.

 

Aucune position du Kâmasûtra ne nous étaient inconnues,
Des positions parfois drôles, parfois étranges et même parfois saugrenues.
Mais pourquoi se maintenir ? Car heureusement aucun de nos conjoints nous aurait vu.
Quel est le plus grand plaisir si ce n’est celui de la chair pour deux corps beaux et nus?

 

Et puis, une fois l’aube venue.
Une fois de notre appétit nous étions repus.
Voyant dans tes yeux bleus cette bien étrange question.
Cette question qui se manifesta vivement en moi comme de raison.

 

Je me suis dit : et pourquoi pas?
Puis encore dit : quel mal y-a-t-il à ça?
C’est alors que tu m’as demandé à ma grande satisfaction :
D’une voix douce comme une mélodie tu me dis : et si nous recommencions?

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada