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J’ai craqué

J’ai craqué Photo par Gb62da Poème par Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Business-Lady-903499266

J’ai craqué

 

Ô mon amour,

J’ai un secret à te confier,

Un petit quelque chose à te raconter.

Un petit mot que je ne pourrai pas garder toujours.

 

Tu ne le savais peut-être pas,

Lorsque je t’avais aperçue à cet endroit,

Où tu dansais à demi vêtue et parfois nue,

De ma vie, une femme si jolie, je n’avais jamais vu.

 

Je t’avais fait un simple signe de la main,

À pas feutrés sur le plancher vers moi tu es venue,

Tu étais si magnifique que jamais je n’avais cru.

Qu’une telle beauté pouvait exister en ce monde si incertain.

 

Ce qui m’a fait craqué pour toi ma chérie,

Ce n’était ni tes seins merveilleux ni ton corps si parfait.

Mais bien ta chevelure rouge qui sans cesse me plaît.

Crois-moi, ma passion est maintenant pour la vie.

 

J’ai succombé devant ta beauté,

J’aimerais faire un vœu en ce jour,

T’offrir cette bague pour témoigner de mon amour,

Viens vivre en ma demeure où telle une reine tu seras traitée.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ils tentaient de tutoyer les nuages

Ils tentaient de tutoyer les nuages Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Eri Kel de la France

Ils tentaient de tutoyer les nuages

 

Par un dimanche d’hiver,

Je me promenais dans un champ,

Tout en chantant un refrain gaiement,

À travers les sapins blancs et verts.

 

Entendant le vent se manifester,

Dans les arbres si majestueux,

Contemplant cet instant savoureux,

Alors que la neige tournoya avec légèreté.

 

Levant les yeux vers le ciel couvert,

Par un vieux manteau gris et lourd,

Sous lequel avec torpeur hibernent les ours,

J’ai compris alors que maintenant c’est mon tour.

 

Tournant avec assurance mes pas vers ma demeure,

Je longeais les souches avant que vienne la tombée de la nuit,

De cette nuit noire où seul le ruisseau se manifeste par son bruit,

Je me dirigeai vers ma cabane de bois pour échapper à cette heure.

 

Une cabane de bois que seuls savent faire les gens de mon pays.

Pays de neige d’un blanc immaculé et d’étendue à perte de vue.

Découvert par des gens, de la lointaine Europe, par la mer, venus.

Avec peine, je pressais le pas face au vent et la poudrerie.

 

Arrivé en ma modeste chaumière,

Je fis avec grande joie mon humble repas,

Quelques ingrédients suffiront pour mon pâté chinois,

Sans toutefois oublier le plus important, réciter une prière.

 

Assis devant le chaud fourneau allumé,

À ce que j’allais bien pouvoir faire, j’ai songé.

De ces arbres qui jadis faisaient ma fierté vu leur vénérable âge.

Maintenant morts de fatigue à force d’avoir essayé de tutoyer les nuages.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La nouvelle Emmanuelle

La nouvelle Emmanuelle Poème composé par Rolland Jr St-Gelais Modèle : Nat Holt (Avec sa permission)

Poème inspiré par le roman « Emmanuelle » et cette magnifique photo de Nat Holt

 

La nouvelle Emmanuelle

 

Je suis de retour,

Juste pour vous, mes amours.

J’étais trop longtemps absente de vos souvenirs.

De vos rêves, de vos fantasmes et de vos discrets désirs.

 

Être sortie sur les pages d’un roman écrit,

Par un auteur, un romancier de volupté prit.

Chef-d’œuvre rédigé de sa plume bien aiguisée.

D’une plume manipulée de façon tellement soignée.

 

Les aventures interdites d’une femme libérée.

Une femme, fraîche comme une fleur, et de la vie passionnée.

Une hôtesse de l’air à l’allure fière qui a connu de belles aventures sur les nues,

Mais qui a su conserver au fond de son cœur un lieu secret pour son élu.

 

Pour l’instant, j’attends que vous découvriez mes aventures.

Assise sur cette chaise en rotin près de ma demeure sur la devanture.

Je porte avec grande pudeur une robe noire aussi douce que la soie,

Une robe qui me rappelle que je suis femme, il en va de soi.

 

Allez ! Prenez ce livre ! Et sans gêne, parcourez-le.

Allez ! Chaque mot, avec grande délectation, savourez-le.

Que chaque chapitre vous emporte dans vos rêves les plus enfouis.

Que chacune de mes aventures vous rappelle comme si belle est la vie.

 

Je n’ai point besoin d’un imaginaire Adam,

Des hommes, des vrais et des authentiques, il y en a tant.

Que chaque phrase vous donne entière satisfaction,

Pour votre plus grand plaisir et le mien comme de raison.

 

Je suis celle à qui sans cesse vous rêvez,

Serais-je votre raison de vivre, votre destinée?

Quoiqu’il en soit, je suis la nouvelle Emmanuelle.

Oui, je le sais déjà, mes chéris, je suis la plus belle.

 

N’essayez surtout pas de me mettre en cage.

Bien des gars ont essayé au fil des époques et des âges.

Je suis femme fidèle à l’amour libre et sans aucune attache.

Je suis Emmanuelle d’une âme pure et sans tache.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

À la fenêtre

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

À la fenêtre

 

À la fenêtre,

Je ressens un mal-être,

Une peine qui m’envahit,

Qui extirpe en moi mon envie.

 

Mon envie de vivre,

Un amour qui veut poursuivre,

La route du destin et de ses chemins,

Que j’aurais aimé découvrir avec joie, avec entrain.

 

Je vois les champs de fleurs,

De là où je suis alors que je pleure,

Où sont passées toutes ces promesses,

Toutes ces paroles douces comme des caresses?

 

Je vois la pluie froide tomber sur le trottoir,

Annonçant tel un messager comment sera le soir,

Un soir différent des autres car tu m’as pour toujours quittée,

Un soir qui me rappelle qu’à nos projets d’amour, jamais il ne faut se fier.

 

À la fenêtre de ma demeure,

Je sens que de plus en plus je meurs,

Car tu étais tellement précieux à mes yeux,

Qu’ai-je donc fait à Dieu pour qu’il te rappelle vers les cieux?

 

Je me doutais bien qu’un grand malheur allait se passer,

Un événement qui allait à jamais bouleverser ma destinée,

Nos baisers, nos gestes de tendresse et de passion étaient trop beaux.

Que des anges jaloux de notre amour allèrent t’amener vers là-haut.

 

J’avais passé la journée à préparer de somptueux repas,

Des plats faits avec attention que nous allions déguster toi et moi,

Puis, sans crier gare, vers le coup des trois heures de l’après-midi,

Une sonnerie dans le portique subrepticement retentit.

 

Deux hommes, deux policiers, se tinrent avec un air sérieux.

Avec quelques mots s’écroula mon monde jusque-là merveilleux.

À un tournant de la route trempée, tu avais, semble-t-il, perdu le volant.

En un éclair, tous nos rêves et nos projets de vie s’engouffrèrent dans le néant.

 

Machinalement, et par politesse, je les ai remerciés de leur présence,

Alors qu’au plus profond de mon cœur s’installait le vide de ton absence,

Vraiment que pouvais-je faire de plus? Vraiment que pouvais-je faire de moins?

Quand frappe de manière inlassable, et bien malgré moi, le coup terrible du destin.

 

Dans le silence de notre maison, je m’y suis réfugiée.

En écoutant le crépitement du foyer, ma tristesse, j’ai assumé.

À la fenêtre, j’ai compris que tout était, malgré toi et moi, à jamais fini.

Comme disait jadis ma défunte mère : ainsi va le destin et la vie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Les muses

Les deux muses Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par JRekas Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/Two-Muses-887966422

Les muses

 

Mes demoiselles !

Ce que vous êtes belles,

Belles et fraîches comme des fleurs,

Des fleurs avec un air un peu moqueur.

 

Simplement recouvertes d’une robe de chambre,

Ou bien d’une longue robe de couleur d’ambre,

Comment pourrais-je vous dire en cet instant précis?

Alors qu’en votre demeure je suis venu vous tenir compagnie.

 

Je ne suis pas une fleur rare, mais je me suis parfumé.

Avec un arôme qui, je l’espère, saura vous étonner.

En étant accompagné d’un bon vin de la France,

Afin de bien commencer cette soirée selon votre convenance.

 

Jeunes dames solitaires,

De votre ennui, je saurai vous faire taire.

Car, par mon savoir-faire, vous en serez ébahies.

Et, après quelques verres d’un vin savoureux, nous irons dans votre lit.

 

Belles dames aux allures si différentes,

De votre charme exquis, aucune âme ne peut rester indifférente.

Alors, dites-moi. Comment s’est passée votre journée?

De mon côté, de vous, je me suis tellement ennuyé.

 

Écouter vos douces voix de déesses,

Succomber à la chaleur de vos caresses,

Se glisser doucement dans la fraîcheur de vos draps,

Voilà ma raison d’être, ma raison de vivre et d’avancer pas à pas.

 

Comment pouvais-je en ce monde vivre?

Car, de la moiteur de vos lèvres, j’en suis ivre.

De vos regards coquins, j’en suis épris pour la vie.

Car, dès l’instant où je suis dans vos bras, s’éloignent mes soucis.

 

Femmes pécheresses!

Avec vous, il n’y a point de détresse.

Puisque dès le moment où je suis avec mes muses,

Au gré des étoiles, le temps file et, pourtant, jamais il ne s’use.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada