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Dans la profondeur de la nuit

Dans les profondeurs de la nuit
« Dans les profondeurs de la nuit » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Dans la profondeur de la nuit

 

Dans la profondeur de la nuit,
Comme je t’ai voulu ma chérie,
Comme je t’ai tant désirée ma beauté,
Dans la nuit au clair de la lune à toi j’ai pensée.

 

Je savais bien que tu étais si fragile,
Car je te connaissais depuis que tu étais jeune fille,
Depuis le jour où nous allions à la petite école de notre enfance,
De ce temps où nous étions si simples comme était notre innocence.

 

Puis, le temps passa où toi et moi avancions en âge,
Prenant de l’expérience de la vie pour selon certains devenir sages,
Tu étais si adorable dans ta robe bleue sur le balcon de la maison familiale,
Que déjà je te voyais avancer vers moi en un jour de mariage et en une nuit nuptiale.

 

Comme avec amour je te voulais,
Comme avec amour tu me désirais,
Comme avec amour, nous voulions vivre,
Comme des époux nous souhaitions tant rire.

 

Se désirer l’un à l’autre pour le meilleur,
Pour le meilleur en souhaitant éviter le pire,
Car il y a dans la vie autre chose que de souffrir,
Puisque trop tôt vient dame mort lorsque c’est son heure.

 

Et puis vint le jour de ma demande,
Mon coeur était offert telle une offrande,
Tout mon être se voulait que pour toi et toi seule,
Car te savoir près de moi je l’avais imaginé sous les tilleuls.

 

Mais en une fraction de seconde tout s’écroula,
Lorsque je fus frappé tant par le destin que par un camion,
Qui amena avec lui tant mes émotions que de vivre ma raison,
Car dans un bruit assourdissant nos rêves de bonheur il nous les déroba.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Faites l’amour

Faire l'amour
Avec la permission de spitting-to-windward

Faites l’amour

 

Faites l’amour,
Faites-le ! Et non pas la guerre,
Utilisez vos mains pour autre chose qu’une prière,
Faites l’amour, pas la guerre ! Tel slogan utilisé depuis toujours.

 

Remplacez vos balles par des baisers,
Remplacez votre désir de tuer par celui de caresser,
Changez dès maintenant tant de haine et tant de colère,
Car ces deux esclaves amènent inexorablement vers les enfers.

 

Souvenez-vous que vous avez un corps pour aimer,
Un corps parfois beau, d’autrefois laid, ainsi il est fait.
Un corps d’homme, un corps de femme, toujours magnifique il l’est.
Parole de grande sagesse, sans ces corps, jamais vous n’auriez été créés.

 

Combien de tendres mots d’amour ont remplacé de ces guerres leurs cris ?
Combien d’amants étreints en une nuit ont leur enlevés leurs cœurs épris ?
Combien d’innocents a-t-on expédiés en pâturage aux champs d’honneur ?
Combien de ces hommes sortis à peine de l’enfance ont-ils connu l’horreur ?

 

Faites l’amour avant qu’il soit trop tard,
Car la faucheuse à votre rencontre n’est jamais en retard,
Aimez-vous pendant qu’il est encore le temps et le moment,
Car ce bonheur peut pour assouvir les riches expirer à chaque instant.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Au milieu de l’herbe

Au milieu de l'herbe
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Au milieu de l’herbe

Bonjour tout le monde,

Il n’y a rien de plus utile qu’une belle journée ensoleillée du mois d’août pour vous parler des petits et grands plaisirs d’été. Des plaisirs qui font de la vie autre chose qu’une succession de morosité, de labeur et de sueur. C’est un fait que bon nombre d’entre nous passent leur temps à travailler souvent dans des conditions plus ou moins enviables, à affronter des situations fort déplaisantes et à faire de leur mieux tout en tirant le diable par la queue. Fort heureusement, la saison estivale apporte un peu de bonheur et souvent beaucoup de beauté à l’existence.

Pour ma part, j’aime bien l’été pour trois raisons précises. Des raisons qui s’enchevêtrent les unes aux autres. Bon ! Je reconnais d’emblée que vous risquez d’être en désaccord avec les propos qui vont suivre. Cependant, sachez que j’en assume la pleine et entière responsabilité. De dit-on pas que la liberté de s’exprimer s’accompagne inexorablement par l’imputation qui en découle.

La première raison réside dans la chance de pouvoir allègrement admirer les beautés féminines que je peux rencontrer, ne fut-ce que par un simple coup d’œil, dans leurs manifestations aussi variées que plaisantes. En effet, quoi de plus beau que la grâce féminine aux yeux de celui qui sait la contempler à sa juste valeur? J’ai bien écrit à sa juste valeur puisque le respect a été, est et sera toujours de mise chez votre humble serviteur. Et puis, comme j’adore répéter à qui veut connaître le fond de ma pensée à ce sujet : La beauté n’est point un péché tout comme la laideur est loin d’être une vertu.

La deuxième raison est celle de la multitude de sources d’inspiration que la saison estivale me procure. En effet, la luminosité est à son meilleur dans les journées d’été comparativement à toute autre saison de l’année. D’ailleurs, je suis toujours étonné à chaque fois que je me rends dans la belle région de Matane en Gaspésie tellement le soleil y est si bon, si agréable et si chaleureux. Un soleil qui reflète à la perfection les gens de cette superbe région. Mais, il y aussi le souffle incroyable que m’assurent les chaudes journées d’été lors de mes nombreuses compositions poétiques.

À cela s’ajoute, vous devez certainement vous en douter un peu, la collaboration tellement précieuse et combien appréciée de mes fidèles artistes par le vaste monde. Vous noterez que la luminosité des jours et la qualité exceptionnelle des photos de nudité artistique, parfois légèrement érotique, constituent une mixture fort intéressante. N’est-ce pas ?

La dernière raison est celle des nombreux souvenirs que l’été me font parfois revivre au plus profond de moi. En effet, je me revois marcher le long des plages qui bordent ma région natale qu’est Sept-Îles où je pouvais humer l’air marin sans oublier les nombreux lacs et rivières où je contemplais les forêts vierges. Bien entendu que je ne peux pas passer sous silence le terrain familial où parfois je m’étendais sur la verte pelouse. Que de beaux souvenirs de ce temps de mon enfance, de mon adolescence et de ma lointaine innocence. Que des souvenances qui en mon esprit forment une aide surprenante dans la composition de mes poèmes pour mon plus grand plaisir et, je le souhaite ardemment, pour le vôtre aussi.

En résumé, le fait de vivre loin de la nature contrairement à ma vie de jadis rend impossible de m’étendre au milieu de l’herbe. Toutefois, je peux le faire en esprit à chaque fois que l’occasion de composer mes poèmes se présente à moi. Croyez-moi sur parole que je ne raterai aucune occasion qui se présentera à moi. Je vous le jure maintenant et pour toujours.

Merci infiniment pour votre assiduité.

Rollandjr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Suspendue dans le temps

Suspendue dans le temps
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Suspendue dans le temps

 

Drôle de sensation d’être nue et attachée,
Tout en ayant cette étrange sensation de liberté,
Suspendue dans les airs et souriant à pleines dents,
Je m’attendais avec mon corps à atteindre le firmament.

 

Peau caressée par la chaleur d’une douce lumière,
Me rappelant mon enfance où je vivais dans une chaumière,
Sans être pauvre, ma famille était heureuse avec ce qu’elle avait,
Des tracas de la vie, ma mère à les prendre à la légère nous enseignait.

 

De ne jamais craindre le labeur, me conseilla mon père,
Qui pour avoir le pain et le beurre devait affronter mille misères,
Père aimant ayant connu bien des horreurs de la Grande Guerre,
Il en revint meurtri et plus jamais le même dans les bras de ma mère.

 

Entourée par cette profonde noirceur,
Étrangement, je n’en éprouve aucune peur.
En pensant à mes parents bien-aimés en ce moment,
Je me vois ici et là-bas car je suis suspendue dans le temps.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Mon beau prince arrive

Mon beau prince arrive

« Mon beau prince arrive » Photo par G.B. d’Allemagne Modèle ? Chat noir

Mon beau prince arrive

 

Debout dans cette maison abandonnée,
J’y suis venu aussitôt soleil levé et moi réveillée,
Sans même avoir pensé un seul instant à m’habiller,
Car les caresses de mon amant m’ont tellement manquées.

 

Me rappelant des contes de mon enfance,
Alors que je vivais dans l’innocence de la romance,
Les belles histoires d’amour que me racontait ma précieuse mère,
Celles où il était permis de croire que la passion existe encore sur cette terre.

 

Plus tard j’ai inévitablement grandi,
Et j’ai vite appris la dureté de cette vie,
De mes désillusions j’ai péniblement surmontées,
Sans pour autant qu’un jour je saurai ce que veut dire aimer.

 

Et puis, le coup de foudre est survenu.
Sans crier gare ! Dès que ce bel homme j’avais vu.
Ses dents blanches comme de l’ivoire et ses yeux si merveilleux,
M’ayant invitée simplement à marcher le long de la rivière tous les deux.

 

Comme tu savais si bien m’écouter,
Comme tu savais si bien me rassurer,
Comme tu savais si bien atteindre mon âme,
Comme tu savais bien en moi rallumer ma flamme.

 

Tu as demandé la permission de me prendre par la main,
Sans hésiter un seul instant je te l’ai accordée avec joie et entrain,
Nous aurions pu aller beaucoup plus loin et faire des folies de jeunesse,
Des gestes que nous aurions sûrement regrettés lors de notre vieillesse.

 

Mais tout simplement au lieu de cela,
Tu m’as dit avec humilité que de m’offrir à toi,
Dans le fond de ton coeur ça ne pressait vraiment pas,
Car tout ce que tu désirais c’était notre bonheur à toi et moi.

 

Puis les jours de ce bel été rapidement passèrent,
Les jours où les couchés du soleil plus vite arrivèrent,
Nos regards de notre envie silencieux amplement comblèrent,
Car mon parfum et ta tendresse princière cela nous indiquèrent.

 

Nous indiquèrent que le bon moment était enfin venu,
Où toi et moi dans cette maison nous serons à l’abri des inconnus,
Où toi et moi nous pourrions nous offrir sans fausse pudeur et entièrement nus,
Où toi et moi sur ce drap blanc que j’apporterai avec douceur nous y serons étendus.

 

Loin était de moi ce rêve que j’avais tant espéré,
Car j’avais depuis longtemps croire en l’amour cessé,
Mais depuis que tu m’as conquise, je me sens enfin revivre,
Je te vois. Toi mon amour, tu seras bientôt là. Mon beau prince arrive !

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

J’ai attendu

J'ai attendu
« J’ai attendu » Photo par G.B. d’Allemagne Modèle ? Marmor

J’ai attendu

 

Il y a longtemps de cela,
Alors que j’avais déjà fait vers toi,
Sans te brusquer mes premiers pas,
Car ta beauté aisément je remarquas.

 

Je t’ai demandée comment tu allais,
Bien que tu m’a répondu lors que je te souriais,
Assise sur une terrasse en une journée du mois de mai,
Puis-je vous offrir quelque chose ? T’ai-je dit. Tu m’as proposé un café.

 

De fil en aiguille nous avons fait connaissance,
Tu me racontas le pays de ton enfance, de ton innocence.
Tu me confias être venue sur cette terre étrangère pour construire ta vie,
Ce que tu ignorais alors c’est que déjà mon coeur tu l’avais à jamais conquis.

 

J’ai attendu le bon moment,
J’ai attendu ce précieux instant,
J’ai attendu que tu sois prête à entendre,
À entendre mon coeur battre telle une musique si tendre.

 

Sous la fraîcheur d’une nuit de printemps,
Dans mes draps de satin je t’ai prise tendrement,
En écoutant une chanson des années de ma jeunesse,
En t’entendant gémir de plaisir par le pouvoir de mes caresses.

 

À jamais mon coeur tu l’avais conquis sans que je m’en doutais,
Car dès le premier baisé, le premier toucher, t’aimer pour toujours je le savais.
Chacun de nous a une route qui lui est tracée ! Alors pourquoi ne pas poursuivre ce chemin ?
Ô mon amour, accepteras-tu de vivre ensemble de nouvelles aventures main dans la main ?

 

Crois-moi, j’ai attendu cette perle si rare,
Allez belle dame, réponds-moi avant qu’il ne soit trop tard,
Jamais de ma triste vie je ne croyais pouvoir aimer autant que maintenant,
Rejoins-moi ! Viens découvrir le monde avec moi ! Allez ma chérie ! Je t’attends.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Noir et blanc

Noir et blanc
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Noir et blanc

 

Ô mon tendre amour,
Ce soir, je t’ai écrit un billet.
Car en moi un foudroyant venin y est,
Qui brûle mon être et rend mon esprit si sourd.

 

Mais, sache que j’ai envers toi aucune récrimination.
Simplement cette fatale sensation d’être à l’abandon.
Je voulais t’en te le dire en évitant te faire trop souffrir,
Car temps heureux nous avons su partager avec le sourire.

 

Je me souviens à l’école de notre enfance,
Que déjà je protégeais ta tendre innocence,
Te consolant avec passion tes moments de tristesse,
Tout en imprégnant dans ton cœur des instants d’allégresse.

 

Ô ma chérie te rappelles-tu au lycée,
La première fois que je t’ai embrassée ?
J’étais si maladroit dans mes mouvements,
Que tu m’as alors serré dans tes bras gentiment.

 

Nous nous sommes fréquentés très longtemps,
Et de faire l’amour, nous avons attendu le bon moment.
Car nous souhaitions nous donner l’un à l’autre pleinement,
Afin de bâtir un amour authentique qui durera éternellement.

 

Dans les jours de bonheur ou de malheur,
Nous étions ensemble contre vents et marées,
Chaque moment de ma vie, tu étais à mes côtés.
Chaque jour qui se levait, sans cesse je t’ai admirée.

 

Puis le temps passa de manière inévitable,
Jeune dame j’ai rencontrée à une soirée mondaine,
Submergeant alors en moi une pensée si impure et vilaine,
Face à son charme et ses cheveux roux, j’ai commis l’irréparable.

 

Dans son lit avec liberté j’y suis allé.
Malheur à moi ! Oui, c’est vrai que je t’ai trompée.
Sur ses lèvres si pulpeuses, j’y ai déposé mes baisers,
Dans son intimité, j’y ai laissé ma semence qui t’était alors réservée.

 

Me pardonneras-tu mon erreur ?
Me blanchiras-tu de ce péché, de cette horreur ?
Me gracieras-tu de mon crime, de mon manque d’honneur ?
Comment puis-je sécher tes larmes alors qu’en lisant cette lettre tu pleures ?

 

Tout est ma faute ! Oui, je l’admets.
La honte m’accable de tout son poids si lourd,
Vers toi ô ma chérie, oserais-je revenir un de ces jours ?
Dis-le-moi une seule fois et je te promets de disparaitre à tout jamais.

 

En une minute tout en moi est devenu si noir,
En une minute est disparu tout le blanc qui en moi s’y trouvait,
Alors que dans le fond de mon cœur, je peux le jurer, comme je t’aimais,
Par mon erreur de parcours, sur nous s’est abattue la couverture du désespoir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pour toi mon frère Hermann

Hermann St-Gelais 1

Hermann St-Gelais 15 février 1950-11 mai 1972

 

Pour toi mon frère Hermann

 

En cette journée du mois de mai,
Brutalement, la vie te fut arrachée.
Sous le soleil printanier où tout te souriait,
Un étranger sans crier gare dans une foule te fauchait.

 

J’ai une lointaine souvenance de mon enfance de ce jour,
De ce moment, de cette pensée, qui sera en moi pour toujours,
Où tu es parti selon tes dires pour un instant pour ne jamais plus revenir,
Sans oublier les battements du cœur de notre mère qui n’a jamais fini de souffrir.

 

Je n’avais pas encore dix ans,
Que la douleur m’accabla éternellement,
Perdre son frère des mains d’un assassin ayant un nom,
Un nom qui sera gravé en ma mémoire pour toujours pour de bon.

 

Je me souviens de cette journée,
Où famille et foule nombreuse t’avaient porté,
En ta dernière demeure où mon baiser sur ta tombe j’ai déposée,
Me jurant de ne jamais t’oublier et de ton nom à jamais je commémorerai.

 

Et puis, les années passant, j’ai grandi,
J’ai connu grandes peines et milles joies : ce qu’est la vie.
Mais jamais je n’ai oublié celui qui trop tôt m’a quitté, est parti.
Aussi longtemps que je vivrai, son nom sera dit maintenant et à l’infini.

 

Un homme m’a enlevé mon grand frère,
Comme s’ils étaient partis se faire la guerre,
Un inconnu aigri fonça dans cette énorme foule,
Faisant ainsi que mon enfance bien innocente s’écroule.

 

À toi mon frère, j’ai composé cet humble poème.
Afin que tu saches là où tu es, où tu te trouves, que je t’aime.
Et que ton nom ne soit jamais oublié aussi longtemps que je vivrai,
Car c’est ainsi que ma raison de vivre et d’exister enfin je trouverai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Armée

Armée par Tastethewine
Photo par Tastethewine. Modèle : Elena

Armée

 

En cette sombre nuit, je fais le gué.
Car l’ennemi héréditaire est à nos portes,
Malheur à lui puisqu’il trouvera femme forte,
Femme aguerrie et à l’arme blanche bien entraînée.

 

Longeant la chaussée usée par les pas,
De mes sœurs qui étaient là longtemps avant moi,
Et de nos ancêtres qui jurèrent de défendre la patrie,
Celle qui est depuis des myriades tant convoitée.

 

Dans mon plus simple apparat,
Comme firent mes sœurs d’armes,
Affrontant le danger sans verser une larme,
Il y a belle lurette que je me prépare à cet ultime combat.

 

Femme si belle et bien en chair,
Femme au corps parfait mais au cœur de pierre,
Car c’est là, bien malgré moi, l’unique loi de la guerre,
Cela dit, je verserai leurs gouttes de sang jusqu’à la dernière.

 

Armée d’une nouvelle compagne d’une baïonnette,
Avec laquelle je verserai ma sueur à coup de goutelettes,
Armée de mon courage issu par tant d’années d’expérience,
Que j’ai tout oublié de ma vie même ma plus lointaine enfance.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Me suivras-tu ?

Me suivras-tu
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Me suivras-tu ?

 

Bonjour ! Bonjour toi !
As-tu bien dormi sous mon toit ?
Il est déjà tard mon ami, tu le sais ?
Allons nous promener sous le soleil de mai.

 

Tu sais, j’ai longuement pensé à nous cette nuit,
Allons-nous être ensemble pour toute notre vie ?
Depuis notre enfance que nous nous connaissons,
Que dire du temps qu’en secret nous nous côtoyions ?

 

Te rappelles-tu ces baisers sous l’arbre du jardin ?
Alors que grande était ta gêne de me prendre par la main,
Sous le regard de mes parents aimant voulurent que mon bonheur.
Dans le fond de leurs âmes, je sais qu’ils t’aimaient de tous leurs cœurs.

 

Puis, nous avons grandit de corps mais pas toujours sages,
Car folies de jeunesse forment les gens avançant en âge,
Que de bêtises avons-nous accomplies en riant,
Alors que nous étions que des adolescents.

 

Devenus adultes, choses devinrent sérieuses,
Car je souhaitais être avec toi vraiment heureuse.
Études accomplies, nos destinés semblèrent être toutes tracées.
Venus alors vivre dans cette ville où se trouve cette cathédrale aux tours élancées.

 

Ne serait-il pas temps d’unir notre amour par un serment ?
Sache mon chéri que mon amour envers toi durera éternellement.
Et devant Dieu et tous les hommes sur cette terre, je te jurerai fidélité.
Puisqu’au premier jour où avec tendresse inoubliable, je t’ai toujours aimé.

 

Me suivras-tu sur ce parvis, devant cet autel ?
Toi qui m’as dit que je suis à tes yeux la plus belle.
Me suivras-tu dans mon désir de fonder un doux foyer ?
Afin d’être ensemble à chaque jour et de sans cesse nous combler.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada