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Mon beau prince arrive

Mon beau prince arrive

« Mon beau prince arrive » Photo par G.B. d’Allemagne Modèle ? Chat noir

Mon beau prince arrive

 

Debout dans cette maison abandonnée,
J’y suis venu aussitôt soleil levé et moi réveillée,
Sans même avoir pensé un seul instant à m’habiller,
Car les caresses de mon amant m’ont tellement manquées.

 

Me rappelant des contes de mon enfance,
Alors que je vivais dans l’innocence de la romance,
Les belles histoires d’amour que me racontait ma précieuse mère,
Celles où il était permis de croire que la passion existe encore sur cette terre.

 

Plus tard j’ai inévitablement grandi,
Et j’ai vite appris la dureté de cette vie,
De mes désillusions j’ai péniblement surmontées,
Sans pour autant qu’un jour je saurai ce que veut dire aimer.

 

Et puis, le coup de foudre est survenu.
Sans crier gare ! Dès que ce bel homme j’avais vu.
Ses dents blanches comme de l’ivoire et ses yeux si merveilleux,
M’ayant invitée simplement à marcher le long de la rivière tous les deux.

 

Comme tu savais si bien m’écouter,
Comme tu savais si bien me rassurer,
Comme tu savais si bien atteindre mon âme,
Comme tu savais bien en moi rallumer ma flamme.

 

Tu as demandé la permission de me prendre par la main,
Sans hésiter un seul instant je te l’ai accordée avec joie et entrain,
Nous aurions pu aller beaucoup plus loin et faire des folies de jeunesse,
Des gestes que nous aurions sûrement regrettés lors de notre vieillesse.

 

Mais tout simplement au lieu de cela,
Tu m’as dit avec humilité que de m’offrir à toi,
Dans le fond de ton coeur ça ne pressait vraiment pas,
Car tout ce que tu désirais c’était notre bonheur à toi et moi.

 

Puis les jours de ce bel été rapidement passèrent,
Les jours où les couchés du soleil plus vite arrivèrent,
Nos regards de notre envie silencieux amplement comblèrent,
Car mon parfum et ta tendresse princière cela nous indiquèrent.

 

Nous indiquèrent que le bon moment était enfin venu,
Où toi et moi dans cette maison nous serons à l’abri des inconnus,
Où toi et moi nous pourrions nous offrir sans fausse pudeur et entièrement nus,
Où toi et moi sur ce drap blanc que j’apporterai avec douceur nous y serons étendus.

 

Loin était de moi ce rêve que j’avais tant espéré,
Car j’avais depuis longtemps croire en l’amour cessé,
Mais depuis que tu m’as conquise, je me sens enfin revivre,
Je te vois. Toi mon amour, tu seras bientôt là. Mon beau prince arrive !

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

J’ai attendu

J'ai attendu
« J’ai attendu » Photo par G.B. d’Allemagne Modèle ? Marmor

J’ai attendu

 

Il y a longtemps de cela,
Alors que j’avais déjà fait vers toi,
Sans te brusquer mes premiers pas,
Car ta beauté aisément je remarquas.

 

Je t’ai demandée comment tu allais,
Bien que tu m’a répondu lors que je te souriais,
Assise sur une terrasse en une journée du mois de mai,
Puis-je vous offrir quelque chose ? T’ai-je dit. Tu m’as proposé un café.

 

De fil en aiguille nous avons fait connaissance,
Tu me racontas le pays de ton enfance, de ton innocence.
Tu me confias être venue sur cette terre étrangère pour construire ta vie,
Ce que tu ignorais alors c’est que déjà mon coeur tu l’avais à jamais conquis.

 

J’ai attendu le bon moment,
J’ai attendu ce précieux instant,
J’ai attendu que tu sois prête à entendre,
À entendre mon coeur battre telle une musique si tendre.

 

Sous la fraîcheur d’une nuit de printemps,
Dans mes draps de satin je t’ai prise tendrement,
En écoutant une chanson des années de ma jeunesse,
En t’entendant gémir de plaisir par le pouvoir de mes caresses.

 

À jamais mon coeur tu l’avais conquis sans que je m’en doutais,
Car dès le premier baisé, le premier toucher, t’aimer pour toujours je le savais.
Chacun de nous a une route qui lui est tracée ! Alors pourquoi ne pas poursuivre ce chemin ?
Ô mon amour, accepteras-tu de vivre ensemble de nouvelles aventures main dans la main ?

 

Crois-moi, j’ai attendu cette perle si rare,
Allez belle dame, réponds-moi avant qu’il ne soit trop tard,
Jamais de ma triste vie je ne croyais pouvoir aimer autant que maintenant,
Rejoins-moi ! Viens découvrir le monde avec moi ! Allez ma chérie ! Je t’attends.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Noir et blanc

Noir et blanc
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Noir et blanc

 

Ô mon tendre amour,
Ce soir, je t’ai écrit un billet.
Car en moi un foudroyant venin y est,
Qui brûle mon être et rend mon esprit si sourd.

 

Mais, sache que j’ai envers toi aucune récrimination.
Simplement cette fatale sensation d’être à l’abandon.
Je voulais t’en te le dire en évitant te faire trop souffrir,
Car temps heureux nous avons su partager avec le sourire.

 

Je me souviens à l’école de notre enfance,
Que déjà je protégeais ta tendre innocence,
Te consolant avec passion tes moments de tristesse,
Tout en imprégnant dans ton cœur des instants d’allégresse.

 

Ô ma chérie te rappelles-tu au lycée,
La première fois que je t’ai embrassée ?
J’étais si maladroit dans mes mouvements,
Que tu m’as alors serré dans tes bras gentiment.

 

Nous nous sommes fréquentés très longtemps,
Et de faire l’amour, nous avons attendu le bon moment.
Car nous souhaitions nous donner l’un à l’autre pleinement,
Afin de bâtir un amour authentique qui durera éternellement.

 

Dans les jours de bonheur ou de malheur,
Nous étions ensemble contre vents et marées,
Chaque moment de ma vie, tu étais à mes côtés.
Chaque jour qui se levait, sans cesse je t’ai admirée.

 

Puis le temps passa de manière inévitable,
Jeune dame j’ai rencontrée à une soirée mondaine,
Submergeant alors en moi une pensée si impure et vilaine,
Face à son charme et ses cheveux roux, j’ai commis l’irréparable.

 

Dans son lit avec liberté j’y suis allé.
Malheur à moi ! Oui, c’est vrai que je t’ai trompée.
Sur ses lèvres si pulpeuses, j’y ai déposé mes baisers,
Dans son intimité, j’y ai laissé ma semence qui t’était alors réservée.

 

Me pardonneras-tu mon erreur ?
Me blanchiras-tu de ce péché, de cette horreur ?
Me gracieras-tu de mon crime, de mon manque d’honneur ?
Comment puis-je sécher tes larmes alors qu’en lisant cette lettre tu pleures ?

 

Tout est ma faute ! Oui, je l’admets.
La honte m’accable de tout son poids si lourd,
Vers toi ô ma chérie, oserais-je revenir un de ces jours ?
Dis-le-moi une seule fois et je te promets de disparaitre à tout jamais.

 

En une minute tout en moi est devenu si noir,
En une minute est disparu tout le blanc qui en moi s’y trouvait,
Alors que dans le fond de mon cœur, je peux le jurer, comme je t’aimais,
Par mon erreur de parcours, sur nous s’est abattue la couverture du désespoir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pour toi mon frère Hermann

Hermann St-Gelais 1

Hermann St-Gelais 15 février 1950-11 mai 1972

 

Pour toi mon frère Hermann

 

En cette journée du mois de mai,
Brutalement, la vie te fut arrachée.
Sous le soleil printanier où tout te souriait,
Un étranger sans crier gare dans une foule te fauchait.

 

J’ai une lointaine souvenance de mon enfance de ce jour,
De ce moment, de cette pensée, qui sera en moi pour toujours,
Où tu es parti selon tes dires pour un instant pour ne jamais plus revenir,
Sans oublier les battements du cœur de notre mère qui n’a jamais fini de souffrir.

 

Je n’avais pas encore dix ans,
Que la douleur m’accabla éternellement,
Perdre son frère des mains d’un assassin ayant un nom,
Un nom qui sera gravé en ma mémoire pour toujours pour de bon.

 

Je me souviens de cette journée,
Où famille et foule nombreuse t’avaient porté,
En ta dernière demeure où mon baiser sur ta tombe j’ai déposée,
Me jurant de ne jamais t’oublier et de ton nom à jamais je commémorerai.

 

Et puis, les années passant, j’ai grandi,
J’ai connu grandes peines et milles joies : ce qu’est la vie.
Mais jamais je n’ai oublié celui qui trop tôt m’a quitté, est parti.
Aussi longtemps que je vivrai, son nom sera dit maintenant et à l’infini.

 

Un homme m’a enlevé mon grand frère,
Comme s’ils étaient partis se faire la guerre,
Un inconnu aigri fonça dans cette énorme foule,
Faisant ainsi que mon enfance bien innocente s’écroule.

 

À toi mon frère, j’ai composé cet humble poème.
Afin que tu saches là où tu es, où tu te trouves, que je t’aime.
Et que ton nom ne soit jamais oublié aussi longtemps que je vivrai,
Car c’est ainsi que ma raison de vivre et d’exister enfin je trouverai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Armée

Armée par Tastethewine
Photo par Tastethewine. Modèle : Elena

Armée

 

En cette sombre nuit, je fais le gué.
Car l’ennemi héréditaire est à nos portes,
Malheur à lui puisqu’il trouvera femme forte,
Femme aguerrie et à l’arme blanche bien entraînée.

 

Longeant la chaussée usée par les pas,
De mes sœurs qui étaient là longtemps avant moi,
Et de nos ancêtres qui jurèrent de défendre la patrie,
Celle qui est depuis des myriades tant convoitée.

 

Dans mon plus simple apparat,
Comme firent mes sœurs d’armes,
Affrontant le danger sans verser une larme,
Il y a belle lurette que je me prépare à cet ultime combat.

 

Femme si belle et bien en chair,
Femme au corps parfait mais au cœur de pierre,
Car c’est là, bien malgré moi, l’unique loi de la guerre,
Cela dit, je verserai leurs gouttes de sang jusqu’à la dernière.

 

Armée d’une nouvelle compagne d’une baïonnette,
Avec laquelle je verserai ma sueur à coup de goutelettes,
Armée de mon courage issu par tant d’années d’expérience,
Que j’ai tout oublié de ma vie même ma plus lointaine enfance.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Me suivras-tu ?

Me suivras-tu
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Me suivras-tu ?

 

Bonjour ! Bonjour toi !
As-tu bien dormi sous mon toit ?
Il est déjà tard mon ami, tu le sais ?
Allons nous promener sous le soleil de mai.

 

Tu sais, j’ai longuement pensé à nous cette nuit,
Allons-nous être ensemble pour toute notre vie ?
Depuis notre enfance que nous nous connaissons,
Que dire du temps qu’en secret nous nous côtoyions ?

 

Te rappelles-tu ces baisers sous l’arbre du jardin ?
Alors que grande était ta gêne de me prendre par la main,
Sous le regard de mes parents aimant voulurent que mon bonheur.
Dans le fond de leurs âmes, je sais qu’ils t’aimaient de tous leurs cœurs.

 

Puis, nous avons grandit de corps mais pas toujours sages,
Car folies de jeunesse forment les gens avançant en âge,
Que de bêtises avons-nous accomplies en riant,
Alors que nous étions que des adolescents.

 

Devenus adultes, choses devinrent sérieuses,
Car je souhaitais être avec toi vraiment heureuse.
Études accomplies, nos destinés semblèrent être toutes tracées.
Venus alors vivre dans cette ville où se trouve cette cathédrale aux tours élancées.

 

Ne serait-il pas temps d’unir notre amour par un serment ?
Sache mon chéri que mon amour envers toi durera éternellement.
Et devant Dieu et tous les hommes sur cette terre, je te jurerai fidélité.
Puisqu’au premier jour où avec tendresse inoubliable, je t’ai toujours aimé.

 

Me suivras-tu sur ce parvis, devant cet autel ?
Toi qui m’as dit que je suis à tes yeux la plus belle.
Me suivras-tu dans mon désir de fonder un doux foyer ?
Afin d’être ensemble à chaque jour et de sans cesse nous combler.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

En cette semaine sainte

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Dessin rappelant bizarrement le Christ sur la croix

En cette semaine sainte

Poème tristement inspiré par l’incendie de Notre-Dame de Paris

 

En cette semaine sainte,
Je voudrais tant effacer vos craintes,
Éloigner de vous vos peurs et vos frayeurs,
Qui accablent ce monde à chaque instant et à chaque heure.

 

Je vois souffrir cette église,
Qui devant l’inconcevable s’enlise,
Qui s’engouffre dans l’indifférence tel un feu,
Qui le ronge tant de l’intérieur et en même en tous lieux.

 

En cette terre de France,
Le berceau de cette église telle une enfance,
Brûle la plus belle des œuvres dédiées par les hommes de foi,
Où bien des gens y vinrent prier, supplier et me remercier de nombreuses fois.

 

Lieu de pèlerinage,
Pour gens de tous les âges,
Construits de mains d’artistes au grand talent,
Témoin de l’histoire qui se voulaient être toujours présents.

 

Cathédrale en l’honneur de ma mère,
Épouse virginale de mon bienveillant père,
Qui m’enseignèrent toutes les saintes prières,
Bien avant que je vous laisse avec amour le « Notre Père ».

 

Qu’avez-vous fait de mon message d’amour ?
Vous l’avez remplacé par de pompeux discours.
En cette semaine où vous commémorez ma mort sur la croix,
Je vous ai laissé de vous aimer les uns, les autres comme ultime loi.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je me vengerai

Séance de nudité artistique CEGEP de Drummondville 4 avril  2019

Je me vengerai

 

Debout ! Debout ! Debout !
Jamais, oh non jamais, je ne serai à genoux.
On me croyait mort et pourtant j’ai toujours survécu,
À vos vulgaires mesquineries et à vos esprits tellement tordus.

 

Vous avez tellement abusé de mon corps,
Pour vous enrichir et vous remplir vos poches d’or,
Vous avez mystifié sans honte de ma pure innocence,
Aussi loin que me portent mes souvenirs de mon enfance.

 

Avec mon cœur rempli de haine et ma jambe de fer,
Je vous chasserai loin de ma terre et vous précipiterai en enfer,
Avec mon visage de martial qui en a vu d’autres et mes bras aguerris,
Je vous extirperai de ma vie pour vous jeter dans les ténèbres de l’oubli.

 

Avec mon bois affûté par mes dents aiguisées en guise d’arme,
Je vous ferai coucher à terre et vous faire fondre en larmes,
Vous tremblerez de tout votre être d’une immense peur,
Et, croyez-moi, vous avez raison de vivre dans la frayeur.

 

Je m’amuserai avec votre chair ensanglantée,
Je jouerai avec vos dents de vos bouches arrachées,
Me remémorant vos supplications de vous prendre en pitié,
Mais, dites-moi, en aviez-vous lorsque vous avez de mon corps abusé ?

 

Ceci écrit, après m’être rassasié de vos carcasses.
Cela dit, de vos os j’irai signer à mon œuvre une dédicace.
Aussi fait, pour terminer mon œuvre de gloire et de vengeance.
Et baiser mes déesses chéries en buvant le vin des dernières vendanges.

 

De

 

RollandJr St Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je resterai dans mon lit

Je reste dans le lit
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Je resterai dans mon lit

 

Que cette nuit a si vite passé,
Même si nous avons longuement discuté,
Sans oublier se coller et avec tendresse s’embrasser,
S’embrasser avec amour et passion en entendant le jour se lever.

 

Je t’ai demandé si tu m’aimais encore,
Car pour toi, j’ai réalisé tellement d’effort.
Pour te plaire, pour que tu m’aimes comme je suis,
Afin de poursuivre avec toi mon destin ma route de vie.

 

À cette ultime question, tu as préféré ne pas répondre.
Voyant alors tout autour de moi mon univers s’effondre,
Ne sachant quoi dire, quoi faire afin de ne point te déplaire,
Je suis alors restée figer ignorant quand je reprendrai mon air.

 

Et puis, après que nous ayons fait l’amour,
En souhaitant que ce ne soit pas de la vie un vilain tour,
Car jamais je ne m’en remettrai, jamais je ne pourrai de nouveau aimer,
À quoi bon se faire des illusions ? À quoi bon son âme encore le torturer ?

 

De tout mon cœur, je t’avais avec passion tout donné.
De tout mon cœur, je t’ai donné même ma virginité et ma pureté.
De tout mon cœur, je t’ai laissé emporter mon innocence, celle de mon adolescence.
De tout mon cœur, je t’ai voulu dès que je t’ai rencontré dans mon enfance.

 

Aujourd’hui, je n’ai plus le goût de rêver.
Aujourd’hui, je n’ai plus le goût de me lever.
Aujourd’hui, j’ai simplement ce goût irrésistible de crier.
Mais j’ai choisi de souffrir dans le silence tout en restant couchée.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Trois en moi

Photo par Mélanie Dufresne Juillet 2018

Trois en moi

« Je suis trois en moi. En moi, nous sommes trois. Mais qui sont-ils ? Au fond, qui suis-je ? Voici donc ces trois « moi » qui me définissent si bien. Il s’agit de ma propre réflexion. Libre à vous de partager ou pas mon idée.

Tout d’abord, il y a le « moi de mon enfance » qui disparaît lors de la traversé du désert de mon adolescence. Une traversé parsemée de questions sans réponses et des réponses qui n’ont jamais trouvé leurs questions.

Ensuite, il y a celui du « moi perpétuel », c’est-à-dire celui qui est et qui sans cesse se détruit et se reconstruit au gré des jours, des événements, des espoirs brisés et des rêves inaccomplis sans oublier les grandes et petites joies de la vie.

Enfin, il y a « Ce moi » qui ne sera jamais : celui des remords, des regrets et des fantasmes inassouvis. « Ce moi » qui dérange le plus car il surgira au pied du lit lorsque mon heure de quitter ce monde arrivera. « Ce moi » apparaîtra devant l’être charnel que je suis en me posant cette ultime interrogation : Qu’aurais-tu aimé être réellement ?

Dans le fond, nous sommes tous et toutes un peu ce troisième « moi », celui que nous ne serons jamais. Pourquoi alors avoir tant de regrets ? Que nous sert-il tous ces remords ? En quoi la réalisation de nos fantasmes nous aurait rendu heureux ? C’est un pensez-y bien ! »

De

RollandJr St Gelais de Québec