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Écrire pour ….

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Votre humble serviteur : RollandJr St-Gelais

Écrire pour …

 

Devant ma table, je prends ma plume,

En me souvenant de ma belle Dame Plume,

Tout en aimant cette nouvelle venue Goldy,

Qui est si mignonne et tellement jolie.

 

Et puis je me demande vraiment pourquoi,

J’ai décidé d’écrire ces mots du fond de moi,

C’est alors que viennent en mon esprit ces raisons,

Qui animent les raisons de vivre qui me donnent cette passion.

 

Écrire pour enfin réellement vivre,

Dans ce monde qui ne fait que survivre,

Écrire pour exister et pour perdurer dans le temps,

Avant que vient mon heure d’aller rejoindre mes aïeux d’antan.

 

Écrire pour témoigner de mon amour,

Qui parfois ont pris de drôles de détours,

Écrire pour communiquer avec l’univers majestueux,

Même si de ma langue impossible de tout faire ne peut.

 

Écrire pour  simplement être,

Tel un vieux et si noble hêtre,

Enraciné avec solidité dans le sol,

Sous le soleil accablant sans parasol.

 

Écrire quelques mots,

Pour en extirper bien des maux,

Écrire ces quelques insipides lignes,

Devant cette foule parfois bien maligne.

 

Écrire pour éviter de parler,

Et de mon plaisir le faire durer,

Écrire encore et encore et encore,

Car idées immortalisées sur le papier valent de l’or.

 

Écrire pour éviter de souffrir,

Pour me rappeler qu’il faut aussi savoir rire,

Écrire pour donner afin de ne pas reprendre,

Car c’est là que réside ce que l’on ne peut comprendre.

 

Écrire pour savoir se taire,

En longeant une belle rivière imaginaire,

Écrire pour savoir réellement écouter,

Écouter ceux à qui on interdit de parler.

 

Écrire pour communier avec ceux qui souffrent en silence,

Leur rappeler qu’ils ont aussi de la valeur depuis leur lointaine enfance,

Écrire pour raviver le désir de vivre de ceux qui ont si peu,

Leur rappeler que bien des richesses insoupçonnées se trouvent en eux.

 

Écrire une chanson ou de la poésie,

Afin d’égayer ceux qui ont le cœur endolori,

Leur rappeler qu’il suffit souvent d’une étincelle,

Pour voir en la vie ces grandeurs et ces merveilles.

 

Écrire pour me rappeler que je suis être éphémère,

Conçu une nuit dans l’amour d’un père et d’une mère,

Écrire pour me souvenir que le seul vrai trésor découvert sur mon chemin,

Est de pouvoir mettre mes pensées par des mots sur cet ultime parchemin.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je n’en peux plus

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Modèle vivant : Phylactère Crédit photo : Lior Allay

 

Je n’en peux plus

 

Devant les multiples tracas de la vie

Je ressens cette envie de prendre un répit

Pour enfin savoir qui je suis et où je vais

Pour prendre cette décision où je m’en irais.

 

Nue dans cet escalier

Au cœur tellement blessé

À l’âme si perdue si égarée

Au corps fragile comme du papier.

 

Je ne sais plus quoi faire

Pour m’échapper de cet enfer

Je ne sais plus quoi penser

Pour mes blessures les panser.

 

Je reste là pour un moment

Le temps de reprendre mon respire

D’arrêter de ressentir cette souffrance

Que l’on m’infligea depuis mon enfance.

 

Donnez-moi votre main

Une chanson et un refrain

Que je puisse continuer mon chemin

En espérant de meilleurs lendemains.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Moment de grâce

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Rivière à saumons de Matane 

Moment de grâce

 

De la naissance jusqu’à la mort,

Homme et femme s’inquiètent de leur sort

Cherchant dans les rêves ou dans les bras d’inconnus

Un peu de réconfort, un peu de tendresse avant que leur heure soit venue.

 

De l’enfance et de ce temps d’innocence,

Peu s’en souviennent au temps où vient la démence,

De l’âge téméraire de la fugueuse et impétueuse adolescence

Fait place à celle de  l’adulte qui agit souvent avec plus de prudence.

 

Parfois en certains pays, en certaines contrées.

Hommes matures sont enrôlés dans les armés de force ou de gré.

Mais dans ce beau pays qui est le mien, celui où je suis né et où je veux mourir.

Chance inouïe d’y avoir vécu tant de joies et parfois de peine avec un soupir.

 

Maintenant que j’ai encore vieilli en ce jour ensoleillé

Je ne peux empêcher mon cœur devant cette vérité de s’émerveiller

Que je vis encore dans ce beau pays aux lacs nordiques et aux forêts mirifiques.

Là où paix et prospérité sont gages de bonheur à tous les cœurs authentiques.

 

Merci mon Dieu pour ce pays où naquit votre humble serviteur,

Qui à chaque moment vous rend grâce pour son plus  grand bonheur,

Car même si je sais qu’un jour viendra l’heure de mon départ vers vous,

Je n’aurais de cesse à vous remercier de votre grand amour et ce, à genoux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Matane (Québec)

Canada

Mer déchaînée

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Photo prise à partir de l’hôtel Riotel de Matane

Mer déchaînée

 

Revoyant les souvenirs de mon enfance,

Le parcours de  ma vie dès mon adolescence,

Là où tout devenait possible où tout était libre de tout,

De ce temps où je croyais qu’un jour j’allais devenir amoureux fou.

 

De mes joies et de mes peines,

De ce noble sang qui coule dans mes veines,

De ces instants où Dieu merci j’ai tendrement aimé,

De ces nuits sombres où mort dans l’âme j’ai tellement pleuré.

 

De ces jours ensoleillés où je voguais sur l’océan,

À côté de cette femme de grande beauté que mon cœur aimait tant,

De celle qui occupait mon cœur venue d’une terre si lointaine,

Et qui pourtant croyait que mon cœur était remplie de haine.

 

Parfois, j’aimerais revoir ceux que j’ai connus.

Simplement pour leur dire, pour leur exprimer,

Mes mots d’amour et de reconnaissance,

D’avoir été là dès ma naissance.

 

Mais, maintenant que malgré moi j’avance en âge,

Même si je ne suis pas et de loin  très sage,

Car en moi réside encore cette passion,

De la jeunesse en éternelle perdition.

 

De mes pensées surgissent tant de rêves,

Tant de femmes qui pourraient devenir une nouvelle Ève,

Pour une nuit de plaisir charnel pour un moment intemporel,

Au risque d’allonger ces expiations du purgatoire pour un péché véniel.

 

De ces femmes magnifiques d’un temps de jeunesse,

Alors que viennent à moi le futur d’une incertaine vieillesse,

Alors qu’aujourd’hui tout autour de moi disparaît au fil du temps qui coule,

De ces beautés qui se collèrent près de moi loin de ce monde de cette foule.

 

Que me restera-t-il des conseils paternels ?

De la précieuse tendresse toute maternelle ?

De la présence de ces douces amitiés qui m’ont consolé,

Alors que je versais toutes les larmes de mon cœur esseulé ?

 

Je me sens telle une mer déchaînée,

Voulant gruger les rivages grisâtres du passé,

Alors que les saisons font leurs œuvres de manière inexorable,

Et de mes erreurs les réparer, j’en suis malheureusement incapable.

 

Calme-toi ! Reprends sur toi ! Je t’en prie. Ô mer froide et violente !

N’agit pas sur le coup des émotions telle une dangereuse démente.

Car sache, et tout sage te le dira,  qu’aux prochaines années,

Mon cœur et Mon âme à l’unisson sauront mieux aimer.

 

Ô mer déchaînée de cette journée pluvieuse en ce jour de printemps,

Emporte avec toi mes peines et mes fautes alors qu’il en est encore le temps,

Car je le jure avec vérité devant Dieu et tous les saints du Ciel avant le dernier jugement,

Que toutes les femmes qui ont peuplé en mon humble vie, je les ai aimées passionnément.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Matane (Québec)

Canada

À quoi penses-tu?

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Superbe dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

À quoi penses tu?

 

Seule devant ces gens qui te regardent

Tu n’y penses même pas, tu n’y prends garde

Car ton esprit si pur si calme est ailleurs

Pour cet instant et pour ton plus grand bonheur

 

Penses-tu à ces jeux d’innocence

Où toi et moi jouions pendant notre enfance?

Penses-tu à notre premier tendre baiser

Où nous apprenions ce que veut dire le verbe aimer?

 

Yeux bleus grands ouverts vers l’infini

Pensant au moment où nous étions dans mon lit

De cet instant où tu m’as dit oui avec tes lèvres avec ton cœur

De cette nuit où nous avons fait l’amour sans compter toutes les heures

 

Tu prends la pose toute immobile sans bouger et sans peur

Alors que toi et moi en avions fait bien d’autres

En cette nuit où nous nous sommes offerts l’un à l’autre

Dans les draps de mon lit  imbibés de nos sueurs

 

Ce que j’aimerais revivre ce temps de jeunesse

Avant que viennent les années sombres de la vieillesse

Ressentir ce plaisir partagé et t’entendre gémir de plaisir

Et pour finir te sentir contre moi et ressentir ton soupire 

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Jolie poitrine

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Superbe dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Jolie poitrine

 

Quelle jolie poitrine

Que celle de ma voisine

Que j’ai connue à l’adolescence

À l’époque où je sortais à peine de l’enfance.

 

Cette belle voisine qui avec délice peuplait

Ces fantasmes qui sans cesse me plaisaient

Qui venait me trouver dans mon douillet lit

Aussitôt couché, j’étais dans ses bras endormi.

 

De mon oreiller ma tête s’y déposa

Et de son sein avec passion je lui caressa

Espérant qu’elle me remarque un de ces matins

Pendant que je m’en allais poursuivant mon chemin.

 

De ces seins j’invoquerai avec foi

À chaque fois avec prudence je les vois

Car nul saint dans les cieux ou bien sur terre

Ne pouvait exaucer cette bien humble prière

 

Que la vie me donne un jour la chance rencontrer

Si c’est par la grâce de Dieu ma véritable destinée

Une femme aussi belle de corps et qui sera ma tendre aimée

Et de sa magnifique poitrine saura réellement me réconforter.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Dans le fond de mon âme

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Front commun mai 1972 à Sept-Îles

Dans le fond de mon âme

 

Aujourd’hui fait revivre hier

Voilà pourquoi je fais cette prière

De mon enfance bien des jours de bonheur

Et pourtant, on me l’arracha en une heure

 

Une fraîche journée de mois de mai

Un mois des amoureux et pour semer

Et une ville en colère en état de guerre

Pour une raison si compliquée que je m’en souviens guère

 

Notre sœur et toi étiez partis voir simplement

Sans savoir que nous te reverrons plus assurément

J’entendis une foule crier telle la passion des saintes écritures

Homme parmi les autres fonça dans cette foule et le silence se fît telle torture

 

Grand nombre blessé meurtri dans leurs chairs

Parmi eux ceux que j’aimais et qui m’étaient chers

D’autres allèrent souffrir dans leurs cœurs d’avoir perdu en silence

Leur fils aîné tué par un fou dans sa colère qui m’entraîna malgré mon enfance

 

À quoi bon ressasser le passé avec raison me diriez-vous ?

Je vous répondrai que bien des douleurs m’ont rendu un peu fou

Car voyez-vous dans l’obscurité de cette nuit je me rappelle

De ce frère que l’on m’enleva et qui dans le fond de mon âme j’appelle.

 

De

 

RollandJr St Gelais de Québec au Canada

Savoir rendre grâce

 

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Votre humble serviteur à la célébration eucharistique en l’église St-Roch de Québec dimanche le 22 avril 2018

Savoir rendre grâce

 » Parce que être modèle vivant, c’est vivre et vivre c’est aussi être capable de rendre grâce pour cette vie. « 

de RollandJr St-Gelais de Québec

Bonjour tout le monde,

J’espère que se passe bien pour vous. De mon côté, la vie est magnifique avec la venue de la chaleur, le soleil qui commence enfin à nous sourire et les gazouillis des oiseaux. Que ça fait du bien au moral. Qu’on se sent vivre et même revivre après les longs mois de l’hiver canadien.

Personnellement, je n’ose pas trop me plaindre. Bien au contraire. J’ai la chance d’être né dans un pays où il fait bon vivre, d’avoir pu obtenir le maximum d’éducation au sein d’institutions d’enseignement réputées pour leur excellence au Québec et d’avoir plus que le nécessaire pour vivre de manière confortable. À cela s’ajoute une santé de fer et des activités diverses rendant ainsi mes journées fort occupées.

Oui, je rends grâce à Dieu pour la vie qu’il m’a donné et tout ce que j’ai pu vivre jusqu’à maintenant. Je dois reconnaître que certains événements ont été loin d’être agréables, voire pénibles dans certains cas, à vivre particulièrement durant mon enfance. Je pense notamment à mes multiples opérations qui visaient à corriger certaines malformations causées par la thalidomide mais aussi à l’assassinat de l’un de mes frères en 1972. Cela fera bientôt 46 ans qu’un tel événement a eu lieu. Un événement qui marqua à jamais l’histoire de ma famille et celle de la ville de Sept-Îles. (1)

Mais qu’à cela ne tienne, ma vie est magnifique et je ne l’échangerai jamais avec qui que ce soit. En effet, je me réalise pleinement dans ce que je fais. Qui plus est ! Lorsque je vais dans un centre spécialisé pour la fabrication et la réparation des prothèses et orthèses pour les personnes handicapées, je m’aperçois que mes « bobos » sont très petits comparativement à ce que certains pensionnaires de dudit centre peuvent vivre. Et pourtant, ces derniers remercient la vie, ou si vous préférez Dieu dans le cas où vous êtes croyants, pour le simple fait d’être encore en vie.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

(1) J’ose en glisser quelques mots car certaines publications se rapportant à cet événement sont mentionnées dans un groupe amical des gens de Sept-Îles sur le réseau social Facebook. Vous devez certainement vous imaginer que je ne rate jamais l’occasion d’y mettre mon grain de sel lorsque je juge cela nécessaire.

Souvenirs

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Dessin réalisé par mon ami et collaborateur Eri Kel de France

Souvenirs

 

 

Souvenirs de mon enfance

Souvenirs de mon innocence

Pourquoi viens tu me hanter?

Est-ce là ma triste destiné?

 

Souvenirs des seins de ma mère

Qui me nourrissaient tel un revenant de la guerre

De ses seins où coulait son lait maternel presque à l’infini

Pour me préparer à affronter cette épreuve appelée la vie.

 

Souvenirs de mon adolescence

Où je découvris mon désir de l’autre afin de renaître

D’aller la voir pour l’aimer, la toucher et la connaître

De ses seins inconnus au goût parfum qui m’encense.

 

Souvenirs des champs de batailles

Où je fis preuve de courage face à cette rapaille

En rêvant de caresser les seins de celle pour qui je me battais

Car, Dieu du ciel, plus que tout vraiment je l’aimais.

 

Souvenirs de mon retour dans mon foyer

Où j’ai retrouvé les seins de ma bien-aimée

Afin de fonder heureuse et prospère maisonnée

Telle chance de tout ce bonheur et d’être par la vie si choyé.

 

Et maintenant rendu à mon âge vénérable

Où la sève de mes veines s’épuise tel un vieil érable

Je sens que mon heure de quitter ce monde sera bientôt venue

Mais ma crainte de cet instant est depuis longtemps révolu.

 

Car je sais bien que de tous mes souvenirs

Depuis le premier souffle depuis que je respire

Le plus beau sera pour toujours quand  j’ai connu mon amour

Et le moment où elle m’offrit la beauté de ses seins à la peau de velours.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Seule devant cette cruelle évidence

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Dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

 

Seule devant cette cruelle évidence

 

Seule devant cette cruelle évidence,

De voir s’effacer les souvenirs de son enfance,

Des douces caresses de sa tendre mère,

De la voix réconfortante de son père.

 

Sachant qu’un jour ou une nuit,

Elle ira bientôt les rejoindre vers l’infini.

Sans oublier ses premiers amours longtemps interdits.

Qui lui donnèrent tant de plaisirs et de non-dits.

 

De son adolescence sous l’Occupation,

Dont souffrirent les enfants de la nation,

Jusqu’au jour béni de la grande Libération,

Que prit naissance en les terres divines d’Albion.

 

Puis vinrent les noces,

Et cette nuit où elle s’offrit à son époux,

Dans des ébats langoureux tels des fous,

Vécus par des êtres faits de chair, de sang et d’os.

 

Des nuits d’amour suivirent dans le temps,

Qui donnèrent naissance à de beaux enfants,

Qui firent fierté et honneur à ses entrailles,

Et à son époux bonheur d’avoir cette marmaille.

 

Puis vinrent le jour tant redouté,

Qu’ils allèrent à leur tour fonder leurs foyers,

Afin d’y répandre leurs amours à leurs enfants choyés,

Mais n’était-ce pas là leur ultime destiné ?

 

Puis le sablier du temps s’écoulant,

Elle vit partir son époux, son ami et son amant,

Dans ses bras fatigués après l’avoir soutenu,

Il est parti là-haut vers une terre inconnue.

 

Voyant grandir ses descendants,

Tout en les chérissant comme il se doit,

Elle comprit alors qu’ils vivaient sous d’autres lois,

Celles d’une autre époque loin de celles de jadis et d’antan.

 

Et pourtant elle ne redoute pas la fin de vie,

Car elle a su boire à la coupe jusqu’à la lie,

En savourant ses multiples saveurs en admirant ses couleurs,

Voilà pourquoi elle partira paix en son âme et joie en son cœur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada