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Laisse-moi !

Laisse-moi ! Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo : Auteur inconnu Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/A-1-871996041

Laisse-moi !

 

Laisse-moi !

Être près de toi,

Sentir ton parfum,

Avec toi, ô chérie, faire un.

 

Mettre ma main sur ta fesse,

Je le ferai avec une grande délicatesse,

Déposer un baiser sur tes lèvres tel un châtelain,

Un baiser comme un prélude à l’amour jusqu’au matin.

 

M’étendre avec douceur sur ton corps,

Ton corps si précieux à mes yeux comme de l’or,

Entendre battre ton coeur dans ta poitrine généreuse,

Voir dans tes yeux en cet instant comme tu es heureuse.

 

Que je place ma main autour de ta taille,

Et faire des gestes de passion sans aucune faille,

Car de ta féminité je ne pourrai jamais la brusquer,

Et de notre union à jamais elle ne sera jamais terminée.

 

L’union de la chair dure qu’un moment

Mais, celle de deux âmes dure éternellement.

L’âme est, selon toutes les religions, immortelle. Dit-on ?

Deux âmes amoureuses? Davantage, et ce, avec raison.

 

Laisse-moi t’aimer en cette nuit,

Vois ô ma chérie comme j’en ai envie.

Que notre passion née de notre pureté de cœur,

Témoigne de notre fidélité sans crainte et sans peur.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Pour terminer ce mois d’octobre en beauté

Pour terminer ce mois d’octobre en beauté Texte de RollandJr St-Gelais Photo choisie par Appetive-Soul Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/tumblr-mn7lct8C0b1s8nr0do1-500-855701809

Pour terminer ce mois d’octobre en beauté

 » Après le temps gris de novembre la lumière reprendra ses droits. »

Selon votre humble serviteur

Nous entrerons dans quelques jours dans le mois de novembre. Un mois qui est, à tort ou à raison, loin d’être apprécié pour la plupart des occidentaux vivant dans l’hémisphère nord. Et pour cause puisqu’il s’agit de la période où la clarté est à son minimum et dans laquelle deux fêtes d’origine chrétienne, en particuliers chez les catholiques, ont pris une place considérable dans nos mœurs et coutumes.

En effet, la Toussaint et la commémoration des fidèles défunts forment le noyau central de ce mois. Un noyau qui incite votre humble serviteur à rédiger le présent article en répondant à cette question tellement délicate que bon nombre d’entre nous l’évite à tout prix tant elle nous place devant notre destin ultime. Bref, existe-t-il une vie après cette vie? Holà là ! Voilà un sujet qui ne reste personne indifférent.

Mettons les choses au clair! Toutes les croyances religieuses ont leurs propres interprétations de la cause de cette réalité. Une réalité que nul en ce monde ne peut y échapper. Il en est ainsi des convictions intimes en ce qui concerne le chemin qui nous sera offert, peut-être même imposé, une fois la porte vers l’inconnu nous sera ouverte. Quoiqu’il en soit je n’ai pas l’intention de vous imposer mes convictions religieuses dans ce présent texte. Oui, je le reconnais d’emblée qu’il y a aussi parmi vous mes fidèles lecteurs et lectrices une proportion élevée qui considère, pour une raison bien personnelle, que la vie se termine à notre dernier souffle.

Dans le fond, pourquoi tant craindre une réalité qui touche chacun d’entre nous? Ne serait-il pas préférable d’apprivoiser ce phénomène des plus naturels? Certes, les religions ont été et le sont encore par leurs raisons d’être une certaine forme d’apprivoisement de la mort pour les êtres humains. On apprivoise la mort comme on le ferait avec un animal sauvage avec lequel nous devrions voyager sur la route de notre vie. Ne dit-on pas que la vie est en soi une route?

Pour les personnes qui réfutent toutes formes de vie de l’âme après l’arrêt des activités cérébrales une seule possibilité existe et c’est le néant. Nous sommes tirés du néant et nous retournerons dans le néant. Bon ! C’est leur droit le plus stricte, je l’admets. Ce qui ne m’empêche guère de trouver cela un peu triste voire même injuste qu’une telle possibilité puisse être.

En ce qui me concerne, et c’est là mon humble opinion, je crois fermement qu’il y a une vie après cette vie laquelle est à la fois magnifique et difficile dans certains cas. Il y a là une question de justice, de foi et d’espérance. Une question de justice car bien des gens ont donné leurs vies tout simplement par amour et avec une âme de missionnaire. Une question de foi puisque rien en ce monde, en tout cas pas grand-chose, aura été fait sans l’apport des gens qui ont eu foi envers la vie elle-même. Enfin, l’espérance même a animé bien des gens de toutes croyances confondues ou non dans leurs actions afin de réaliser un monde meilleur.

Cela va vous paraître étrange, mais j’aime beaucoup la signification de la fête de la Toussaint et celle des fidèles défunts. En effet, la première fait explicitement aux saints qui ont façonné l’histoire à leur manière et souvent dans un silence déconcertant. Des gens qui ont souvent accompagné leurs congénères à travers leurs épreuves. D’autres qui ont combattu bien des injustices, qui ont fait tout leur possible et même parfois réalisé l’impossible au détriment de leurs propres vies. Inutile aussi de donner notre vie pour être un saint. Souvent se reconnaître à l’égal de son prochain est le commencement même de la sainteté. Bref, je trouve que de souligner leurs sacrifices en la fête de la Toussaint est un acte très honorable à leurs égards.

Pour ce qui est de la seconde fête, celle de la commémoration de tous les fidèles défunts, une fête propre au catholicisme, je la trouve d’une grande nécessité à notre époque. Une époque, et je suis presque scandalisé de l’affirmer ainsi, où l’on tente par des moyens extrêmes d’effacer, d’occulter et de détruire tous les souvenirs de ceux et de celles qui nous ont précédés. En agissant ainsi, nous détruisons non seulement leurs souvenirs de notre mémoire collective mais nous faisons table rase de notre identité la plus intime. Ce faisant, notre vulnérabilité est quadruplée face à nos multiples inquiétudes devant l’avenir. Or, se rappeler de ceux et de celles qui ont traversé des aléas de l’histoire qui dépassent notre entendement nous permet de relativiser nos problèmes actuels.

Je vous souhaite un mois de novembre rempli de sérénité. 

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Enchaînés

Enchaînés. Texte de RollandJr St-Gelais Photo par (et avec la permission de) Intravenusproject Source : https://www.deviantart.com/louisdemirabert/art/Kelly-enchainee-858061081

Enchaînés

Bonjour tout le monde,

J’ai longuement hésité avant de rédiger un tel article au sein de mon blog artistique. En effet, j’y aborde un sujet d’une complexité rarissime. Un sujet qui touche d’une manière ou d’une autre toutes personnes qui sont confrontées à cette période de pandémie et de confinement. Une période propice à broyer du noir et à voir la vie exclusivement de manière négative.

Plus le temps passe et plus nos pensées tendent à la négativité de l’existence. À cela viennent s’ajouter dans certains cas l’émergence de souvenirs douloureux qui ont façonné des chaînes souvent lourdes à supporter.  Qu’on le veuille ou non, nous avons tous des chaînes avec lesquelles nous devons vivre. Parfois, il s’agit de chaînes bien visibles tandis d’autres sont loin d’être évidentes au premier coup d’œil.

Or, pourquoi vouloir rédiger un tel article? Me demandez-vous. Excellente question à laquelle je vous réponds qu’une telle rédaction est tout à fait appropriée dans la situation actuelle. Nous sommes confrontés à vivre dans un confinement quasi généralisé. Une telle situation peut affecter un bon nombre d’entre nous.

Toutefois, une telle période est aussi le moment idéal pour faire le point sur bien des aspects de notre vie. Je dirais même qu’il s’agit du meilleur moment car tout est au ralenti dans la plupart des pays occidentaux. Faire le point sur ce qui nous convient réellement, sur ce dont nous avons besoin pour vivre et vivre en conformité avec nos valeurs les plus profondes. Celles qui nous motivent à avancer sur le chemin de la lumière, de notre lumière intérieure, qui nous poussent vers l’avant, qui nous éclairent dans nos choix lesquels façonneront notre destin.

Oui, je me répète, le destin est le résultat de nos choix passés qui nous ont amenés à poser nos actions d’où notre présent tire son origine. Jamais l’inverse puisque rien n’est écrit à l’avance.

Ceci écrit, nous avons tous des chaînes à supporter. Quelques-unes sont plus lourdes que d’autres. Ces chaînes sont parfois liées à des dépendances diverses. Je prends à titre d’exemples l’alcool, les drogues, le sexe, le travail, la dépendance affective et j’en passe. À vrai dire, je n’aurais pas assez de place pour toutes les nommer tellement elles sont variées et que leurs pouvoirs peuvent interférer dans nos vies.

Ici, deux réalités doivent être retenues. La première est que nous avons tous sans exception aucune des chaînes à supporter. Pour certaines d’entre elles, nous avons développé une résilience tout à fait remarquable. Cela me fait d’ailleurs penser à un article que j’ai lu aujourd’hui même dans un quotidien de Québec dans lequel on relatait la force de résilience d’une dame lourdement handicapée des suites du spina bifida face à son parcours de vie. Drôle de coïncidence, n’est-ce pas ?! La seconde est que nous avons plus souvent qu’autrement cette tendance à occulter les chaînes les plus insidieuses, celles qui se sont incrustées dans notre subconscient, et qui ont réussi à cacher notre réalité intérieure.

Rien n’est plus ardu que de se retrouver seul face à soi-même. Être seul face à nos démons intérieurs, parfois imaginaires mais qui peuvent être aussi bien réels, qui grugent notre âme en y insérant des pensées destructrices. Être seul, c’est aussi être avec cet autre que nous pensions bien connaître, c’est-à-dire soi-même. Certes, nous devons être un ami pour nous mais nous pouvons devenir également notre pire ennemi.

Oui, les chaînes peuvent avoir été imposées par la société à une époque où tout devait être conforme aux normes sociales et aux valeurs véhiculées par des instances ayant un poids démesuré par rapport à leur raison première. Je pense, entre autres, aux religions qui, encore à l’heure actuelle dans bon nombre de pays, exigent le respect de règles que l’on jugerait archaïques dans nos sociétés occidentales.

Je termine ce présent article en vous posant ces questions : Tout d’abord, quelles sont les chaînes qui vous empêchent d’être vous-mêmes ? Les découvrir est chose beaucoup plus facile à dire qu’à faire. Ensuite, quelles sont les chaînes que vous chérissez le plus? Cela peut vous paraître étonnant, mais c’est une théorie de plus en plus admise en psychologie, que nous avons tendance à chérir, de manière plus ou moins importante, certaines chaînes qui sont ancrées dans le plus profond de notre être. Certaines ont un impact négatif pas trop important tandis que d’autres ont une force destructrice digne d’une bombe H.

Je vous souhaite de pouvoir profiter du confinement imposé par les autorités gouvernementales pour dénicher les chaînes qui entravent votre bonheur tout en faisant le point sur celles avec lesquelles vous avez été capables de vivre. Une telle découverte vous incitera à gravir la montagne qui vous mènera sur le sommet de la sérénité.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Déesse échouée

Déesse échouée
« Déesse échouée » par Séléné Alsace Poème par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Déesse échouée

 

Debout et nue du haut des cieux,

Elle regarde et n’en croit pas ses yeux,

Que s’est-il donc passé sur cette terre tant aimée?

Œuvre par excellence créée par Zeus son père adoré?

 

Les hommes sont ainsi faits,

Le mal réside en eux dès leur respiration est,

Car quoiqu’en disent certains gens ignorants,

Qui espèrent en l’homme un peu de bonté aveuglément.

 

Pourtant, elle rêve qu’un jour ou peut-être une nuit,

Les hommes extirperont de leurs cœurs l’orgueil et l’envie,

Et voient leurs semblables faits de chair et d’amour de la vie,

Des êtres fragiles parcourant tels des vagabonds un chemin infini.

 

Infini en pensées habitées par de terribles chimères,

De ces idéaux, de ces religions, sources de toutes les guerres.

De ces richesses tant convoitées pour du plaisir bien éphémère,

Pour lesquelles, enfants ingrats vendirent leurs pères et leurs mères.

 

Dressée telle une statue de marbre,

Elle dévisage tous ces êtres que l’on appelle humains,

Mais qu’ils n’ont d’humains que l’apparence, c’est certains.

Car par leurs œuvres, ils valent moins que le plus petit des arbres.

 

Sentant monter en elle la marée montante,

Marée de larmes et de chagrin si envahissante,

Ces larmes de peine déversées sur la glaise branlante,

De son nuage où elle fut prise d’une douleur accablante,

 

Douleur atroce éprouvant jusqu’à son âme lancinante,

Lui transperçant le cœur telle une lame tranchante,

Tombant dans l’eau froide de l’océan tournoyant,

Elle se trouva engloutie par le vide du néant.

 

Transportée au gré des vagues sur le lointain rivage,

Vers une douce plage de sable si fin n’ayant pas d’âge,

Déesse échouée à la peau de rose sur le sol bleuté par les étoiles,

Se laissant protéger par la brise de la mer tel un pudique voile.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Je pense donc je suis

Photo réalisée par Phylactère Séance du 2 décembre 2019

Je pense donc je suis

 

Devant ma fenêtre,
M’envahit un mal-être,
Surgit en moi une idée, une réflexion.
À laquelle je dois réfléchir avec appréhension.

 

Qu’est-ce qui fait de nous des hommes?
Bien des sages ont tenté de résoudre cette question.
Certains essayèrent d’y répondre par le culte des religions,
D’autres élaborèrent des concepts assez semblables en somme.

 

Serait-ce par les idées que glapissent ces gens tels des hiboux?
De ces idées saugrenues dont s’énorgueillissent ces savants et ces fous,
De ces savants fiers de leurs théories et de ces fous pas si fous que ça,
Car il faut bien que certains des pauvres gens pensent à ce qu’ils voient.

 

À vrai dire une seule question demeure,
Que je me dois de répondre avant que je meure,
Ce que je suis en mon fort intérieur existera-t’il ?
Face à l’éternité qui nous attend tous, semble-t-il.

 

Avouons-le même si cela nous dérange,
Aucun de nos aïeux est venu nous raconter,
De l’autre côté de la porte une fois qu’elle est fermée,
Pas même un saint, pas même un pécheur, encore moins un ange.

 

Mes pensées divaguent au fil des années,
Parfois elles vont, elles viennent, elles ne font que se répéter.
Des pensées parfois nobles, parfois vilaines souvent coquines,
Surtout en la présence de quelques femmes blondes ou rouquines.

 

Mais d’où vient cette incroyable faculté?
Celle de pouvoir penser la nuit jusqu’en matinée,
Au risque de passer nuit blanche avec des idées noires,
Alors qu’à l’aube apparait de la splendeur de la vie sa gloire.

 

Même si je pense, plus je comprends tard,
Oui, c’est une situation si étrange et si bizarre,
Puisque devant tant de questions nulle réponse tienne bon,
Devant la bêtise des hommes j’ai constaté depuis jeune garçon.

 

Parfois, je pense à des blessures profondes et jamais guéries,
À de nombreuses cicatrices béantes et jamais refermées,
Ne serais-je qu’un vagabond sur cette terre damnée?
Voilà là une énigme maintes fois posée.

 

Quelques fois je me demande ce qu’est l’amour,
Serait-ce qu’un vœu pieux digne d’un conte de fée?
Un conte des mille et une nuit que Shahrazade aimait raconter,
Mais trop vouloir y songer m’a fait craindre le pire pour toujours.

 

Car, croyez-le ou non, trop penser peut tuer.
Tuer nos rêves, nos espoirs, nos illusions et nos désirs,
Voilà la raison pourquoi je préfère et de loin simplement vivre,
Pour me sortir de ce parcours ténébreux, je vais plutôt aller me balader.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada