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Faire le mouvement

Faire le mouvement
Faire le mouvement Texte de RollandJr St-Gelais Réalisation photo par Craig Gum Photography Modèle : Madison Lindfors et JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/Make-your-move-731664430

Faire le mouvement

La vie est faite de mouvements lesquels sont dans la majorité des cas forgés dans des habitudes inculquées en soi depuis l’enfance. Se lever tôt pour aller travailler, porter des vêtements selon notre appartenance à tel ou tel sexe, se brosser les dents, se laver etc. Bref, nous agissons plus souvent qu’on le pense en fonction des règles apprises depuis notre tout jeune âge.

Il y a aussi des mouvements que l’on fait de plus en plus par choix. Des choix qui deviennent de plus en plus sérieux au fil des années. Avec tel type de personnes désirons-nous entretenir des liens amicaux ou bien choisir comme partenaire de vie? Avoir ou non une maison? Vivre ou non en appartement? Faire telle ou telle activité? Choisir tel type de placements? Choisir telle profession ou tel métier? Bref, plus nous vieillissons plus nos choix personnels prennent de l’importance.

Une chose doit être comprise une fois pour toutes. Il est impossible de faire aucun mouvement car cela est une partie inhérente de la vie. Faire le choix de ne faire aucun mouvement signifie que la vie le fera pour nous et cela au risque de nous être fatal. Certes, on peut par mesure de prudence retarder de faire tel ou tel mouvement afin d’avoir plus d’information et de prendre les décisions qui s’imposent. Toutefois, il est inévitable de faire le mouvement en fonctionne de nos choix. La procrastination est une très mauvaise habitude.

C’est un fait que le résultat de chaque mouvement peut être aux antipodes de ce à quoi on espérait. La vie est semblable à bien des égards aux fluctuations boursières avec ses soubresauts parfois à court terme, parfois à long terme. L’essentiel est de savoir garder le cap en tenant bon le gouvernail de notre vie. Pas toujours évident mais c’est à mon humble avis le mouvement le plus important entre tous. Tenir le gouvernail parfois en eaux calmes, parfois en mers agitées, parfois contre vents et marées afin d’atteindre les rivages de l’expérience humaine.

Vivre, c’est faire des choix. Vivre, c’est bouger à notre rythme. Vivre, c’est faire le mouvement. Le mouvement d’aller de l’avant, d’assumer nos décisions en regard des résultats sans regrets ni amertume, de savoir tourner la page et de recommencer. Le mouvement c’est la vie. De grâce, faites le mouvement avant que l’autre le face pour vous.

Merci d’avoir fait le mouvement de lire ce présent article.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

 

Fanny… En quelques mots !

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Réalisation de Fa Ph de la Suisse

Fanny … En quelques mots !

Originaire de Carcassonne mais ayant grandi en Suisse dès l’âge de 7 ans.

Sa passion pour l’art fut le fruit de l’influence qu’a eu son père, lui-même artiste-peintre, sur elle dès son plus jeune âge. Une influence avec ses hauts et ses bas que peut comporter la vie d’un artiste vivant quelque peu en marge de la société tout en lui apprenant le sens profond des valeurs humaines essentielles.

Le décès de celui-ci a laissé un grand vide dans sa vie. Un vide qui lui a fait non seulement sentir à maintes reprises qu’il lui manquait toujours un petit je-ne-sais-quoi mais lui a également fait mettre de côté, tels des coffres contenant de véritables trésors laissés sur le rivage, son goût pour l’art. Un vide qu’elle a tenté de combler en adoptant un mode de vie plus conforme aux normes de la société loin de celles que l’on se fait du monde artistique. En couple avec un homme aimant et mère d’une magnifique petite fille à ses trente ans, tout laissait croire qu’une telle vie comblerait son vide existentiel. Eh bien non! En effet, son besoin de trouver qui elle est réellement l’a amené à suivre une route différente.

Fanny de la Suisse 2Nouvelle vie de mère célibataire ! Nouveau chemin de vie ! Heureuse combinaison qui lui a permis d’extérioriser son mal-être à travers sa première collection de peintures intitulée « tous ces monstres qui sortent de moi ». Une collection dans laquelle elle raconte à sa manière les différentes facettes sombres de son parcours de vie et, plus particulièrement cette étrange sensation de se sentir toujours en décalage avec les autres.

Mais, comme un tunnel ne peut pas être sans fin, laFanny de la Suisse douce lumière se pointa le bout de son nez apportant avec elle l’acceptation de son passé, de son existence et par conséquent de qui elle est tout simplement. Se retrouver, apprendre à s’aimer, à se pardonner, à être heureuse et par-dessus tout à accepter la vie, et plus précisément sa vie.

Voilà le fondement même de sa démarche artistique : « Exprimer par mes peintures les aspects à la fois sombres et lumineux de ma personnalité en y incluant mon amour et ma sensibilité face à ce monde et à la vie qui l’anime ».

Signé : RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Texte de présentation demandé par Fanny de Lausanne en Suisse

Sur ma vieille bicyclette

Sur ma vieille bicyclette

Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Sur ma vieille bicyclette

 

Aujourd’hui, je me suis dès l’aurore.

En admirant le doux soleil et ses rayons d’or,

En écoutant le silence de la forêt encore endormie,

Je me suis sentie bien que depuis longtemps j’ai enfin souri.

 

Comme je vis dans la profondeur de la campagne,

Et que je sentais encore en moi un peu les effets du doux champagne,

J’ai décidé d’y aller sur ma vieille bicyclette et en vivant ma plus simple nudité,

Car il n’y a personne qui s’y trouve sauf les animaux mes compagnons préférés.

 

Que de beaux souvenirs me reviennent en ma mémoire,

De cette époque où tout me paraissait être si coloré et jamais noir,

Où mes parents m’accompagnèrent en souriant tels des amoureux,

Ah ce que nous étions sans être riches, sans être pauvres tellement heureux.

 

Nous parcourions les sentiers en fredonnant des airs de bonheur,

Nous chantions ensemble des romances d’amour pendant des heures,

J’ai appris à aimer, à chanter, à danser et à vivre en me contenter de peu de choses.

Rien ne vaut l’amour que l’on a reçu dès notre plus jeune âge, y croire j’ose.

 

En prenant ma vieille bicyclette avec un cœur fébrile,

Cette bicyclette que j’avais depuis que j’étais qu’une jeune fille,

Je me suis rappelé une chanson que jadis mon père m’avais apprise,

Une chanson qui ravive mon cœur alors une envie folle de chanter m’a prise.

 

De chanter une mélodie qui m’a fait revivre un moment de mon enfance,

Un moment de mon adolescence dans lequel j’avais face à la vie toute innocence,

Une chanson qui allait comme suit si je m’en souviens bien, si je ne me trompe pas :

« Va ton chemin quoiqu’il t’arrive car, crois-moi, le véritable amour viendra à toi. »

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Vraiment dommage

Vraiment dommage
Low and behind Par un auteur inconnu

Vraiment dommage

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que la semaine ne s’annonce pas trop éprouvante pour vous en cette saison hivernale. Pour ma part, je dois avouer qu’elle s’annonce ardue étant donné les précipitations de neige et de verglas qui sont tombées dans la région de Québec. Qu’à cela ne tienne, c’est l’hiver avec ses plaisirs et ses désagréments. La seule chose que je regrette c’est de ne pas toujours pouvoir apprécier l’hiver autant qu’il le faudrait, non pas à cause du froid et de la neige, mais bien à cause de la glace qui rend mon parcours périlleux.

Ce qui m’amène à développer un autre point sur lequel j’éprouve une certaine tristesse face à une réalité quasi inhérente à la nudité artistique. Une réalité qui, vous conviendrez avec moi, touche exclusivement le modèle masculin. À vrai dire, je fais référence au sexe masculin proprement dit. Appelez-le comme vous le voulez : pénis, verge, phallus ou bien même hampe, il s’agit bel et bien d’une partie de l’anatomie de l’homme qui mérite autant de respect que les seins chez la femme. Élément qui, à ma grande surprise, semble passer sous silence dans le milieu artistique, et ce peu importe les médias visuels utilisés.

Bon! Je reconnais que la pornographie a apporté une contribution plus que malsaine de l’image de ce membre auprès de la population en général. À vrai dire, tout est fait dans le seul optique de rabaisser celui-ci comme un simple outil de performance sans égard à l’être humain qui le possède. Vous pouvez me répondre qu’il en est ainsi envers l’autre être humain qui est la femme et je vous donnerais entièrement raison. Or, ce n’est pas du tout le sujet de cet article.

En ce qui me concerne, j’ai eu la chance de participer à une séance photo où une charmante dame de la région de St-Jérôme cherchait des modèles tant féminins que masculins afin de réaliser une série de photos tout à fait originales. Pour vous décrire en quelques mots ce qu’elle désirait accomplir, cela consistait tout simplement à prendre des clichés sur le corps nu où l’absence maquillage, de fard, d’ornement et de peinture serait de mise. Qui plus est! Un second objectif, abordé de manière subtile par la photographe en question, était de monter ultérieurement une exposition sur la présence de cicatrices sur le corps. Des cicatrices qui, comme l’affirme si bien dicton selon lequel une image vaut mille mots, témoignent souvent des parcours de vie quasi indescriptibles, voir incroyables.

C’est ainsi que de fil en aiguille, et par l’ambiance somme toute bien cordiale entre elle et moi, le second objectif est venu sur le tapis. Et, entre vous et moi, je vis avec des cicatrices bien visibles depuis mon tout jeune âge. C’est ainsi que j’accepta qu’elle puisse photographier les endroits de mon corps où la présence de mes cicatrices étaient visibles. La seule condition sine qua none était de respecter une vision artistique de la prise de photos. Une énigme philosophique me vient ici à l’esprit : Pourquoi existe-t-il une certaine gêne, pour ne pas dire une gêne certaine, lorsqu’il est question de présenter cette partie de l’anatomie de l’homme? Éprouve-t-on une telle gêne à l’égard de son équivalent, manière de parler dans le cas présent, chez l’anatomie de la femme? À la vue de mon expérience personnelle, il semblerait que ce ne soit pas le cas.

Alors pourquoi donc un tel phénomène? Comme je l’ai expliqué plus haut dans ce présent article, la pornographie y est sûrement pour quelque chose. À mon humble avis, c’est vraiment dommage puisque le caractère sacré du corps humain tel que défini dans l’antiquité fit place à son instrumentalisation et, par ricochet, à sa dégradation. C’est notamment le cas où l’érection y est présente.

Serait-il possible d’inverser la réalité, c’est-à-dire, de découvrir une noblesse chez le phallus en état de grâce ultime? Serait-il aussi possible de passer d’une image plus que négative à celle où la beauté y est réellement dévoilée? Serait-il tout aussi possible d’outrepasser, je m’inspire ici d’une discussion que j’ai jadis eu avec l’une des femmes présentes à la séance photo du début décembre sous la supervision de Phylactère, l’appréhension du sexe masculin en état d’érection non seulement à son acceptation mais presque à une confiance qu’une telle situation se réalise lors d’une séance de nudité artistique. Après tout, l’art renferme toutes les évidences en ce monde. N’est-ce pas?

Merci de m’avoir lu

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le retour

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Photo réalisée par Phylactère à l’occasion de la séance photo du 2 décembre 2019

Le retour

(Poème dédié à Victoria)

 

 

Bonsoir ! Bonsoir mon trésor,

Je suis vraiment désolé pour mon retard,

Je t’avais promis de partir pour quelques temps,

Mais la guerre si lointaine en a voulu autrement.

 

Aussitôt arrivé au camp,

On nous a mis à l’entraînement,

Mis aux ordres des pas cadencés donnés,

Plutôt criés par des généraux face à leurs vies désabusés.

 

Une fois rendus obéissants comme il se doit,

Armés jusqu’aux dents et prêts au grand combat,

Nous traversâmes mer houleuse évitant les sous-marins ennemis,

Ces sous-marins tant redoutés par tous les convois amis.

 

Arrivés sur la terre de la divine Albion,

On nous rappela que la force est celle où réside l’union,

Mais pour trouver en moi la vraie flamme du courage,

J’ai pensée à celle que j’aime depuis mon jeune âge.

 

Et par un bon matin d’une journée qu’on ne s’y attendais pas,

On nous ordonna de monter à bord de ces navires de guerre,

Crois-moi ! Je m’en souviens comme si c’était hier.

Ces navires nous amenèrent tout près là-bas.

 

Débarqués sur la plage d’une mer abreuvée de sang,

J’ai vu bien de mes frères d’armes tombés rapidement,

Avançant avec tête baissée tout en maintenant ma fierté,

Car il en allait tant de mon honneur ainsi que de ma loyauté.

 

Aux champs d’honneur, je suis allé sans jamais tomber.

Dans mon foyer, c’est là où je voulais y retourner.

Tu me trouves courageux ? Tu le penses vraiment ?

Devant cette souffrance je devais l’être sûrement.

 

J’ai avec mes confrères libéré bien des pays occupés,

Mais, toi seule occupa toutes mes belles pensées.

La noblesse qui réside dans le coeur du soldat,

Est celle vers qui sa bien-aimée l’emmènera.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada