Archives de tags | normes

Qu’est-ce que la féminité ?

La féminité ? Modèle Jenovaxlilith Photo par Christopher Warrick Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/whiteout-871208119

Qu’est-ce que la féminité ?

Bonjour tout le monde,

Cela fait maintenant plus de 8 ans que je publie des articles au sein de mon blogue consacré à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie ainsi qu’à des réflexions sur divers sujets. Certains de ces sujets sont plutôt légers tandis que d’autres sont plus difficiles à développer. Il m’est arrivé en quelques occasions d’avoir été surpris par quelques-unes des réponses reçues à la suite d’appels à l’aide sur mon Facebook. Des réponses qui ont démontré un malaise palpable en particulier chez une répondante. Certes, nous agissons de manière différente face à une question qui nous interpelle. C’est notamment le cas où l’importance de l’image est omniprésente au sein de la société.

Mais au fait, comment ai-je précisé un tel appel à l’aide sur mon Facebook? Tout simplement comme suit : « Je suis dans les prémisses de rédaction d’un article qui portera sur la féminité. Par conséquent, j’aimerais avoir vos opinions sur ce que la féminité signifie pour vous. Tout comme la masculinité, chacun et chacune d’entre nous possède sa définition de ce qu’est la féminité. Quels en sont les critères? Pourquoi dit-on ou pas que tel type de comportements, de poses ou d’allures est féminin? La féminité chez la femme est-elle un élément important à vos yeux? J’aimerais avoir vos opinions sur le sujet. Vous pouvez les partager en commentaires ou bien me les dire en messagerie privée. Je vous en remercie à l’avance. »

Vous noterez qu’une telle demande a été faite avec respect. Et pourtant, la première réponse que j’ai reçue de la part d’une abonnée est ceci, je reprends les mots tels quels ;  » Aimerais-tu que j’écrive sur les infirmités? Pourquoi écrire sur la féminité? Je trouve ça bizarre. Écris sur la masculinité ou bien d’autres sujets, mais la féminité, je ne vois pas pourquoi. » Vous pouvez deviner mon grand étonnement lorsque j’ai lu une telle réponse. Mais je rétorque à cette réaction quelque peu agressive par ceci: pourquoi écrirais-je un article sur la féminité? C’est tout simplement parce que nous vivons à une époque où les points de repère sont de plus en plus galvaudés, voire rejetés par une minorité d’individus qui ont pour objectif la destruction des valeurs, c’est-à-dire les piliers, sur lesquelles le monde occidental s’est construit.

Mais qu’est-ce donc que la féminité? Ne voulant pas faire attendre plus longtemps mes abonnés, j’ai décidé de vous offrir ma propre réponse. Une réponse qui va sûrement vous étonner. Pour moi, la féminité, celle qui est voulue par la nature et dont les femmes seules ont à la fois le droit et le privilège de vivre pleinement, confère à l’humanité son caractère humain. En effet, à la force brute propre à la masculinité de l’homme et qui est capable d’arracher une pierre d’une montagne, la féminité répond par la patience apte à polir ladite pierre afin d’en tirer une œuvre remarquable.

La féminité est plus que le complément à la masculinité. À vrai dire, elle est sa raison d’être. Il ne peut exister de masculinité sans que la féminité y soit déjà présente. Je dirais même que la féminité occupe le haut du podium dans la notion de la perfection.

Bon! Vous allez me demander ce qu’est la perfection. Je vous réponds qu’il s’agit d’abord et avant des normes voulues par une société saine et de l’évolution de la nature qui a fait de la femme, en lien avec la féminité, et de l’homme, en lien avec la masculinité, ce qu’ils sont et surtout ce qu’ils ne sont pas. Qui sont-ils ? Des êtres dits évolués. Ce qu’ils ne sont pas? De simples primates.

Or, nous vivons dans une société que je qualifierais de gravement malade. Une maladie dont le virus du relativisme gangrène le long processus de l’évolution qui fait de l’être humain ce qu’il est, c’est-à-dire un être humain et non pas un être purement animal. Ici, renier la spécificité de la féminité relève d’un véritable sacrilège à l’égard de la femme. Celle qui s’est souvent battue contre vents et marées afin d’être reconnue l’égale de l’homme. Je dirais même qu’elle a été la pierre philosophale qui a transformé le fer, voire la réalité pure et dure, en or.

En résumé, je suis un passionné de la beauté, de la grâce, de la noblesse dont la féminité fait preuve. Je n’ose pas un seul instant imaginer ce que serait devenu le monde sans la présence de la féminité. Souvent, je me plais à me répéter que c’est la féminité qui a donné à l’humanité son âme. Ai-je raison? Ai-je tort? Je ne m’étendrai pas davantage sur ces points. Libre à vous d’être ou pas d’accord avec mon opinion.

Merci infiniment de votre attention.

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Je me pose des questions

Je me pose des questions Texte de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne

Je me pose des questions

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que vous avez des projets pour le week-end. De mon côté, tout va pour le mieux. Je dois même avouer que le confinement actuel n’a pas de conséquences négatives ni sur mon moral ni sur ma santé physique. En effet, je me fais un devoir d’une part, de fuir toutes formes de négativisme et, d’autre part, d’entretenir ma santé en profitant de la saison hivernale.

Toutefois, je ne peux pas m’empêcher de me questionner sur quelques-uns des aspects liés à la société actuelle. Des aspects qui minent de plus en plus ses fondements. Je fais référence, vous l’avez sans doute noté, à la société occidentale tributaire des valeurs judéo-chrétiennes et de la philosophie hellénique. De telles valeurs ont façonné, parfois pour le pire, mais davantage pour le mieux, tant nos définitions de l’être humain que les lignes de conduite qui ont prévalu jusqu’à nos jours. Des valeurs qui, somme toute, ont fait leurs preuves et qui méritent d’être maintenues pour les décennies à venir.

Trois constats doivent ici être établis afin de saisir l’orientation du présent article. Mais, au fait, quelles sont les motivations qui ont amené votre humble serviteur à rédiger un tel article au sein de mon blogue artistique? Bien que l’objectif soit avant toute chose la nudité artistique accompagnée par la poésie et la photographie, la réflexion personnelle y occupe une place importante.

Mon intention est en deux volets. D’une part, démontrer qu’il est dangereux de remettre en question les valeurs qui ont fait ce que la société occidentale est au plus profond d’elle-même. C’est-à-dire l’héritière du monde gréco-romain. Et, d’autre part, de rejeter les valeurs judéo-chrétiennes, parce que nous sommes entrés dans une ère où la science et la technologie sont devenues des démiurges omniprésents dans toutes les sphères qui composent nos vies, risque tôt ou tard de créer un néant dans lequel chaque individu remplira selon son gré. Un tel néant s’accentuera au fil des rejets des valeurs judéo-chrétiennes qui pullulent dans les milieux bien-pensants. En résumé, les constats qui sont décrits dans cet article ont pour objectif de prendre conscience que rejeter dans leur globalité les principes sur lesquels nos sociétés ont été établies équivaut à, si je peux me permettre d’utiliser cette expression populaire, jeter le bébé avec l’eau du bain.

Ici, trois constats suffisent pour démontrer la véracité de mes propos. Trois constats qui vous prouveront que la rectitude politique et le respect des valeurs judéo-chrétiennes ont encore leurs places à l’ère technologique. Une telle technologie, aussi utile soit-elle, ne peut en aucun temps remplacer ce que les êtres humains sont : des âmes incarnées à la recherche de l’absolu.

Parmi ces constats, le premier est de prendre conscience que nos valeurs sont nées des réflexions issues de la Grèce antique, dont la notion de la démocratie. En effet, nul d’entre nous ne peut imaginer un seul instant à tel point la philosophie grecque a donné naissance de notre monde. Certes, d’autres philosophes qui ont vécu plus près de notre époque eurent également une influence considérable dans la formulation de la démocratie. Il n’en demeure pas moins que la philosophie grecque demeure la pierre angulaire d’une telle formulation. Or, il semble que la notion même de démocratie appartient à une frange minime de la société pour laquelle tout ce qui s’éloigne de sa vérité mérite d’être mis à l’index. Pourquoi donc ? La démocratie pour qui bien des gens ont lutté, soit pour la protéger soit pour l’obtenir, serait-elle si mauvaise?

Le second constat est l’allergie que les sociétés éprouvent à l’égard de tout ce qui découle des valeurs nées du judéo-christianisme. Or, ce sont ces valeurs qui ont permis l’émergence de la majorité des hôpitaux, des centres pour les itinérants et bien d’autres œuvres de bienfaisance. Qui plus est! Ce sont aussi ces valeurs qui sont à l’origine d’une majorité des programmes sociaux, du moins en ce qui concerne le Canada.

C’est notamment le cas de l’œuvre extraordinaire du pasteur Tommy Douglas qui, devant la pauvreté grandissante des gens touchés par la crise économique des années 1930, se devait de mettre en pratique le message chrétien qui exige de permettre aux plus vulnérables de la société de vivre dans la dignité. Il est à noter que la doctrine sociale de l’Église catholique possède une vision quasi similaire à celle du Cooperative Commonwealth Federation. Une des conséquences directes de cette doctrine est la fondation de l’Institut de réadaptation de Québec. Un tel établissement avait à l’origine de favoriser un retour des travailleurs ayant subi un accident de travail, de reprendre une vie la plus normale et de retourner dans la vie active. Pourquoi alors une telle allergie au sein de la population? Les valeurs judéo-chrétiennes n’ont-elles pas fait leurs preuves? Ont-elles été aussi néfastes comme le prétendent les bien-pensants de la gauche caviar?

Le dernier constat se rapporte au fait que ce sont les minorités qui semblent gouverner dans nos sociétés actuelles. Certes, les minorités ont le droit de parole et leurs membres ont aussi le droit inaliénable à l’existence. Toutefois, elles ne peuvent tenir des discours qui ont pour objectif la destruction de ce qui a fait ce que nos sociétés sont fondamentalement, c’est-à-dire un regroupement d’individus qui acceptent de vivre selon des normes qui se sont avérées propices pour le bien-être de la collectivité.

Or, certains de ces groupuscules rejettent non seulement les valeurs citées plus haut, mais également la notion même de « masculin » et de « féminin » sous prétexte qu’il s’agirait de constructions sociales. Je ne peux être en accord avec un tel raisonnement pour une question de gros bon sens. Détruire les notions de « masculin » et de « féminin » ne ferait d’accentuer le néant qui est apparu au sein de notre société. A-t-on besoin de ceci? Est-ce nécessaire pour notre équilibre? Et, surtout, pourquoi en arriver là? Ne serait-ce pas la preuve indiscutable de la tyrannie de la minorité, la très petite minorité, envers la majorité? Serait-ce la pointe de l’iceberg qui défonce le navire dans lequel notre société se trouve et qui l’amène inlassablement vers les abysses?

Je garde l’espoir que le mouvement du pendule le portera tôt ou tard vers la droite afin de préserver les acquis qui ont fait ce que notre société est : une terre où prédomine une réflexion axée sur la raison et où les valeurs judéo-chrétiennes ont fait leurs preuves. Pour toutes les personnes qui craignent un quelconque extrémisme de la droite, je vous exhorte de vous calmer. En effet, le pendule reprendra le mouvement en sens inverse en temps et lieu. L’histoire en est ainsi.

 

Merci de m’avoir lu.

Rolland St-Gelais de Québec au Canada

Non à la censure imposée par les bienpensants

Réalisation artistique par Stephen Babin de Trois-Rivière au Canada

Non à la censure imposée par les bienpensants

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien en ce début de la première semaine de l’année 2021. Pour ma part, tout va pour le mieux. En effet, je profite de cette période de confinement pour d’abord, m’occuper de ma belle princesse Goldy, ensuite, pour entretenir mon humble demeure afin de la rendre la plus propice à mes inspirations et, enfin, à poursuivre la rédaction d’articles au sein de mon blogue artistique. Des articles qui sont écrits autant sous forme de poèmes que de proses. D’ailleurs, je vais essayer de rédiger davantage d’articles de réflexion tout au long de la nouvelle année tout en respectant le fondement de ce blogue, à savoir la nudité artistique, et ce en m’inspirant des réalisations faites tant par mes fidèles collaborateurs.  Je profite de l’occasion pour les remercier de leur aide si précieuse et pour souhaiter la bienvenue aux nouveaux venus.

Pour bien commencer cette première semaine du mois de janvier, je souhaiterais m’entretenir d’un sujet qui m’interpelle depuis le jour où ma passion pour la nudité artistique est née, soit depuis quelques années déjà. En fait, il s’agit de la censure à l’égard du nu et, en particulier, là où l’intimité masculine est présente. Un sujet qui peut sûrement faire sourire quelques-uns de mes abonnés, mais qui n’en reste pas moins très sérieux, si l’on tient compte du fait de l’omniprésence de la pornographie sur le web. C’est une réalité que nul d’entre nous ne peut nier, malheureusement.

Mettons les choses au clair une fois pour toutes. Il n’est en aucun cas question de glorifier l’immoralité dans le présent article. Dans les faits, l’objectif serait plutôt d’établir des règles qui délimiteraient la bienséance d’inclure cette partie de l’anatomie masculine au sein d’une œuvre d’art. Bien entendu, pouvoir éviter l’utilisation de barèmes religieux qui avaient jadis servi de garde-fous serait utile dans le contexte actuel où la laïcité se situe au sommet du podium des valeurs occidentales.

Personnellement, je suis contre toutes formes de censure en ce qui me concerne puisque d’une part, cela contrevient à la règle de base de l’art, c’est-à-dire de présenter la réalité telle qu’elle est et, d’autre part, il est difficile d’établir une norme de ce qui serait ou non présentable sur le plan artistique. Ce qui n’empêche pas d’établir des normes selon le public visé. En effet, la compréhension de l’art est avant toute chose une question d’une capacité d’adaptation progressive chez les individus. Un peu au fait que l’on passe d’une nourriture liquide à celle de plus adaptée à notre développement physique. Verrait-on un enfant de six mois consommer un plat fait pour un homme dans la fleur de l’âge? Bien sûr que non. Il en est de même avec les domaines artistiques dans leur ensemble. C’est là une question de logique tout simplement.

Un élément important qui vient s’ajouter à mon refus de la censure se rapporte au phénomène de l’hyper susceptibilité qui prévaut au sein de divers médias sociaux. Une susceptibilité alimentée par la  »gaugauche caviar » et les masses bien pensantes dont l’objectif principal, voire unique, est d’aseptiser la société de tout ce qui pourrait offusquer les âmes sensibles. Or, une société ne peut pas évoluer en évitant toutes formes d’impétuosité. En effet, il faut parfois brusquer les choses afin de justement faire avancer les pensées qui prévalent dans une société donnée et dans une époque précise.

Combien d’œuvres d’art de qualité exceptionnelle sont-elles mises à l’index par des groupuscules? Groupuscules qui n’ont que pour seule volonté, un peu à l’image du stalinisme, de faire table rase de la culture. Une culture dont les critères d’esthétisme des œuvres dignes d’être dans la nomenclature élective, terme emprunté au régime communiste sous l’ère de Joseph Staline et perpétué par ses successeurs, seraient ennuyeux et sans goût. Une œuvre serait indigne d’être qualifiée d’artistique.

Censurer l’art n’est-il pas le prélude au totalitarisme? L’histoire répond à cette question de manière remarquablement positive. Les livres d’histoire regorgent d’exemples parfaits qui démontrent la véracité de mes propos.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Soleil d’automne

Soleil d’automne Photo et poème par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Soleil d’automne

 

Derrière les arbres, je me suis caché,

Afin de cette rivière si calme l’admirer.

Écouter les rares oiseaux gazouiller avant de quitter,

Cet endroit où bien des gens se promenèrent tout l’été.

 

À l’ombre des arbres aux couleurs variées,

Inlassablement quelque chose allait piquer ma curiosité.

En ce temps ensoleillé, un air caressait mes joues devenues rouges.

Rouges comme les feuilles au gré du vent qui doucement bougent.

 

Me rappelant alors ce secret de ma défunte mère,

Qui quitta ce monde rempli d’amour malgré toutes les guerres,

Qui me disait que de toutes les saisons l’automne était la plus étrange,

Car c’est dans le ciel automnal que l’on peut voir les cheveux des anges.

 

Dansant dans le vent pour annoncer l’arrivé de l’hiver,

De cet hiver avec sa blanche neige et ses glaçons argentés,

Recouvrant maisons où jadis on offrait aux inconnus l’hospitalité,

Car pour bien des indigents période de joie devenait leur calvaire.

 

Elle me répéta souvent cette grande leçon,

Une sage pensée qu’elle me disait à répétition,

Afin de m’en souvenir aux instants de questions,

Au plus profond de moi j’entends alors sa lucide réflexion.

 

Souviens-toi mon fils que tu es un être éphémère,

Comme chaque être humain vivant sur cette terre,

Face aux normes tu naquis dans l’incertitude la plus totale,

Et pourtant tu relevas bien des défis à première vue fatals.

 

Il faut croire qu’un être dans le ciel veillait sur tes pas,

Car depuis longtemps on croyait que tu allais passer de vie à trépas.

Malgré cela, je suis en ce lieu où je contemple la beauté de la nature,

De tous ces êtres fragiles faits de plumes ou de fourrures.

 

Ô doux et précieux soleil d’automne,

Reste encore quelques jours parmi les hommes,

Ô doux soleil qui me regarde à travers ces branchages,

Réchauffe-moi car je vois bien que malgré tout j’avance en âge.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Pourquoi craindre la mort?

Thanateros II par ClovisCorax
Pourquoi craindre la mort ? Texte de RollandJr St-Gelais Photo par ClovisCorax Source : https://www.deviantart.com/cloviscorax/art/Lady-A-Thanateros-II-849559722

Pourquoi craindre la mort?

 

Voici une grande question,

Qui relève de morale et de la religion,

De ces bizarreries qui envoyèrent bien des gens à la pendaison,

Et de leurs réflexions firent perdre à bien des sages toute leur raison.

 

Fait étonnant car elles furent les principaux vecteurs,

De cette grande vérité de la vie, la cause de toutes nos peurs.

Une question à laquelle nous devons y faire face un jour ou l’autre.

Bref, pourquoi craindre la mort puisqu’elle sera notre hôte?

 

Les dernières années de ma vie m’ont amené à réfléchir,

Sur le sens de la vie par-delà la mort, et ce sans trop en souffrir.

Puisque cette étape de l’existence n’est pas la plus importante qui soit,

Quel sens donner à sa vie? Voilà la réflexion à faire de bon droit.

 

C’est un fait que nous devrons tous y passer notre tour venu,

La faucheuse est celle dont la notion de justice la plus aiguisée,

Elle sait déjà quand elle surviendra dès l’instant où nous sommes nés,

Dès l’âge du berceau, elle nous regarde avec une certaine retenue.

 

J’ai vu bon nombre des personnes qui m’étaient chères,

Traverser le chemin de l’inconnu sans pouvoir regarder en arrière,

Pour ne pas me questionner à savoir d’où vient cette étrange frayeur

Envers la grande dame qu’est la faucheuse à chaque heure.

 

Certes, il y avait parmi celles-ci des gens d’un âge avancé,

D’autres dans la fleur de l’âge avançant au fil du temps et des années,

D’autres encore sont partis aussitôt être entrés en ce monde

Telle situation à la fois incompréhensible et immonde.

 

Ce qui m’a amené à me questionner,

À savoir si c’est la faucheuse que l’on devrait redouter,

Et non pas d’avoir vécu sa vie au lieu de la subir jour après jour,

Bien triste est le sort de celui qui ayant raté sa vie s’en ira pour toujours.

 

De se conformer aux normes de la société,

À plier l’échine en évitant autant que possible de s’interroger,

Si tout ceci a du sens avant de passer l’âme à trépas,

Se contentant de faire en bon esclave les cent pas.

 

Est-il si difficile de vivre en accord avec ses propres valeurs?

D’accomplir ses désirs et ses souhaits les plus chers sans avoir peur?

De vivre une vie dans la vérité et en étant authentique?

Et non pas de vivre dans le mensonge, une vie hypocrite?

 

Très peu d’individus ont eu cette possibilité de vivre une telle vie,

De vivre et non pas simplement d’exister avant que tout ça soit fini,

Mais c’est à chacun de trouver sa voie et son chemin,

Qui le comblera sur ses nombreux lendemains.

 

Permettez-moi de dire cette chose vraie,

Ne jamais regarder notre passé avec les yeux du regret.

Assumer en tout temps et à chaque instant ce que l’on a dit ou fait.

Surtout, si l’on a fait de notre mieux, voilà ce qu’il en est.

 

Non, je ne crains certes pas la mort,

Peut-être, je le reconnais, ai-je là tout à fait tort?

Cependant une chose est sûre, je crois bien avoir fait mon possible.

Et devant Dieu et les hommes, nul n’est tenu d’accomplir l’impossible.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada