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Torsions

Torsion
 « Torsion » Dessin par Eri Kel de la France

Torsions

 

Quelle saison que l’hiver,

Il réussit toujours à mettre en boule mes nerfs,

O hiver froid! O hiver glacial ! O hiver bien québécois!

Comme tu sais bien depuis toujours me mettre aux abois.

 

Désolée, mes chers élèves, pour cette introduction.

Je le sais bien qu’il s’agit d’une drôle de présentation.

En cette première séance de la session de la nouvelle année,

Malgré ce vent si froid, je suis heureuse de vous voir, soyez-en rassurés!

 

Avez-vous passé de belles vacances?

Avez-vous pu vous régaler en abondance?

Que de beaux souvenirs que cela me fait revivre de mon enfance,

À une époque, pas si lointaine, où je vivais dans la belle région de Provence.

 

J’aime bien votre beau coin de pays,

Les gens sont souvent si gais et tellement jolis,

De votre accent si éloquent, très vite j’en suis devenue éprise.

L’éclat de vos mers et contrées, très vite dans leurs filets je fus prise.

 

Mais, comme rien en ce monde est parfait.

Seul votre hiver nordique gâche un peu tout ce qui est,

Car, voyez-vous, glace si froide et si dure, est loin de faire bon paillasson.

Voilà pourquoi pour me remettre de ma chute, je vais faire quelques torsions.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

 

Vraiment dommage

Vraiment dommage
Low and behind Par un auteur inconnu

Vraiment dommage

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que la semaine ne s’annonce pas trop éprouvante pour vous en cette saison hivernale. Pour ma part, je dois avouer qu’elle s’annonce ardue étant donné les précipitations de neige et de verglas qui sont tombées dans la région de Québec. Qu’à cela ne tienne, c’est l’hiver avec ses plaisirs et ses désagréments. La seule chose que je regrette c’est de ne pas toujours pouvoir apprécier l’hiver autant qu’il le faudrait, non pas à cause du froid et de la neige, mais bien à cause de la glace qui rend mon parcours périlleux.

Ce qui m’amène à développer un autre point sur lequel j’éprouve une certaine tristesse face à une réalité quasi inhérente à la nudité artistique. Une réalité qui, vous conviendrez avec moi, touche exclusivement le modèle masculin. À vrai dire, je fais référence au sexe masculin proprement dit. Appelez-le comme vous le voulez : pénis, verge, phallus ou bien même hampe, il s’agit bel et bien d’une partie de l’anatomie de l’homme qui mérite autant de respect que les seins chez la femme. Élément qui, à ma grande surprise, semble passer sous silence dans le milieu artistique, et ce peu importe les médias visuels utilisés.

Bon! Je reconnais que la pornographie a apporté une contribution plus que malsaine de l’image de ce membre auprès de la population en général. À vrai dire, tout est fait dans le seul optique de rabaisser celui-ci comme un simple outil de performance sans égard à l’être humain qui le possède. Vous pouvez me répondre qu’il en est ainsi envers l’autre être humain qui est la femme et je vous donnerais entièrement raison. Or, ce n’est pas du tout le sujet de cet article.

En ce qui me concerne, j’ai eu la chance de participer à une séance photo où une charmante dame de la région de St-Jérôme cherchait des modèles tant féminins que masculins afin de réaliser une série de photos tout à fait originales. Pour vous décrire en quelques mots ce qu’elle désirait accomplir, cela consistait tout simplement à prendre des clichés sur le corps nu où l’absence maquillage, de fard, d’ornement et de peinture serait de mise. Qui plus est! Un second objectif, abordé de manière subtile par la photographe en question, était de monter ultérieurement une exposition sur la présence de cicatrices sur le corps. Des cicatrices qui, comme l’affirme si bien dicton selon lequel une image vaut mille mots, témoignent souvent des parcours de vie quasi indescriptibles, voir incroyables.

C’est ainsi que de fil en aiguille, et par l’ambiance somme toute bien cordiale entre elle et moi, le second objectif est venu sur le tapis. Et, entre vous et moi, je vis avec des cicatrices bien visibles depuis mon tout jeune âge. C’est ainsi que j’accepta qu’elle puisse photographier les endroits de mon corps où la présence de mes cicatrices étaient visibles. La seule condition sine qua none était de respecter une vision artistique de la prise de photos. Une énigme philosophique me vient ici à l’esprit : Pourquoi existe-t-il une certaine gêne, pour ne pas dire une gêne certaine, lorsqu’il est question de présenter cette partie de l’anatomie de l’homme? Éprouve-t-on une telle gêne à l’égard de son équivalent, manière de parler dans le cas présent, chez l’anatomie de la femme? À la vue de mon expérience personnelle, il semblerait que ce ne soit pas le cas.

Alors pourquoi donc un tel phénomène? Comme je l’ai expliqué plus haut dans ce présent article, la pornographie y est sûrement pour quelque chose. À mon humble avis, c’est vraiment dommage puisque le caractère sacré du corps humain tel que défini dans l’antiquité fit place à son instrumentalisation et, par ricochet, à sa dégradation. C’est notamment le cas où l’érection y est présente.

Serait-il possible d’inverser la réalité, c’est-à-dire, de découvrir une noblesse chez le phallus en état de grâce ultime? Serait-il aussi possible de passer d’une image plus que négative à celle où la beauté y est réellement dévoilée? Serait-il tout aussi possible d’outrepasser, je m’inspire ici d’une discussion que j’ai jadis eu avec l’une des femmes présentes à la séance photo du début décembre sous la supervision de Phylactère, l’appréhension du sexe masculin en état d’érection non seulement à son acceptation mais presque à une confiance qu’une telle situation se réalise lors d’une séance de nudité artistique. Après tout, l’art renferme toutes les évidences en ce monde. N’est-ce pas?

Merci de m’avoir lu

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

En cette nuit du Jour de l’An

En cette nuit du Jour de l'An
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

En cette nuit du Jour de l’An

 

En cette nuit du Jour de l’An,

Je me suis souvenu des jours d’antan,

Lorsque nous étions encore de jeunes fringants,

Des amoureux cachés loin des yeux tels des amants.

 

En cette nuit un quelque peu spéciale,

Je regardais scintiller les aurores boréales,

Mes pensées accompagnèrent les couleurs séductrices,

Qui me firent revivre mon désir de succomber à une belle corruptrice.

 

Cette enjôleuse que j’ai connue par un soir d’hiver,

Qui par ses gestes charnels m’extirpa de mon calvaire,

De cette solitude qui pesa si lourd sur mes épaules de vagabond,

Croyant à tord qu’au plus profond de moi il n’y avait rien de bon.

 

Je t’ai vue parmi les étoiles les plus brillantes,

Oui toi, la plus gracieuse de toutes ces dames envoûtantes.

Tu m’as demandé avec tes yeux doux si je voulais chez toi t’accompagner,

Ce que j’ai répondu avec sourire aux lèvres et coquines pensées : volontiers.

 

Sans dire un mot bien lentement je t’ai escortée,

Sans dire un mot avec empressement nous nous sommes déshabillés,

Sans dire un mot bien délicatement toi et moi nous nous sommes si aimés,

Sans dire un mot nous savions que c’était que pour une nuit telle était notre destiné.

 

Et plus le temps passe, plus je réfléchis sur ma vieillesse.

Celle qui t’a remplacée depuis cette nuit parfumée de tendresse,

Et je jure solennellement devant Dieu et les anges vivant dans les cieux,

Que rien dans ma vie d’humble homme, je n’ai connu d’aussi merveilleux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

En lisant

En lisant
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

En lisant

 

En lisant tranquillement,

Dans mon lit et nue parfaitement,

Un album que j’ai cherché très longtemps,

Je me suis rappelé comme j’étais heureuse en ce temps.

 

Un temps qui fuit comme le sable du sablier,

Quand j’y pense, ce que j’en suis tout étonnée.

Car jamais je n’aurais songé que le nombre des années,

Allait emporter les souvenirs de mes amants que j’ai pourtant aimés.

 

Telle la languissante note d’un majestueux violoncelle,

J’entends leurs voix mielleuses me répéter comme je suis belle,

Dans les boîtes de nuits où nous allions danser jusqu’aux petites-heures,

Folies de jeunesse ! Folies de tant d’ivresse ! Tant d’innocence et sans peur.

 

Jeux dangereux des aventures d’un soir où j’étais une réelle experte,

Car à chaque fois, je remportais le premier prix sans jamais connaître la défaite.

J’aimais me risquer à ce jeu car je n’avais que faire de cette époque bacchanale,

Et puis, entre vous et moi, ma destinée était loin d’être vraiment banale.

 

Ne craignant ni dieux, ni diables, ni anges, ni démons.

Je faisais tout mon possible sans nuire à autrui comme de raison,

Profiter de la vie, travailler avec honnêteté et surtout jouir le plus souvent.

Voilà mes raisons de vivre car j’étais satisfaite de peu de choses évidemment.

 

Et puis les printemps sont passés tel un vent sur les champs de blé,

Et puis les étés sont passés tel le sacré bréviaire et ses plus belles prières,

Et puis les automnes sont passés telles des feuilles aux pieds des arbres tombées,

Mais je me rends compte que malgré tout loin est de mon corps le froid hiver!

 

Je n’ai point de regret de cette vie de volupté,

Et si les cieux le veuillent bien, avec plaisir je le ferai.

Car nous savons tous que la vie est semblable qu’à un bout de file,

Alors, et sans nuire à notre prochain, profitons-en avant qu’elle se défile.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Liens

Liens
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Liens

 

Depuis que je suis née,

Ainsi on m’a élevée, éduquée,

À toujours obéir aux ordres donnés,

Céder aux caprices même ceux que je ne peux nommer.

 

Déjà toute petite,

Je croyais être maudite,

Car au lieu de jouer et de m’amuser,

Je devais sans cesse, encore et toujours travailler.

 

Devenue adolescente,

Cet âge où mon corps pouvait engendrer,

Alors que mon âme est presque celle d’un nouveau-né,

Les maîtres de ma mère me firent connaître aux enfers la descente.

 

En me vendant à un pervers,

À qui je devais en tout temps plaire,

Pour venir en moi, cela ne le gênait guère,

Beau temps, mauvais temps, printemps, été, automne et hiver.

 

Voyant que je ne pouvais lui fournir marchandise à vendre,

Il me vendit à une famille possédant grande propriété,

Sur laquelle je devais récolter le maïs et le blé,

Au-moins, jamais on n’y toucha mon ventre.

 

Je suis devenue aussi forte et robuste qu’un chêne,

Car sous le soleil des champs cultivés, j’ai connu que les chaînes.

Les chaînes mises au corps sont certes très lourdes à supporter,

Mais celles érigées à notre âme sont les plus ardues à briser.

 

J’en parle en connaissance de causes,

Car pour avoir osé élever la voix cette fois,

Pour mettre défendue contre cette unique voie,

Celle de toujours obéir sans prendre aucune pause.

 

Les vigiles m’ont attachée à ce poteau,

Afin d’y recevoir le fouet qui arrachera ma peau,

Jambes écartées et torse nue, j’entends déjà rire ces écorcheurs,

Qu’un ange vient défaire ces liens! Voilà la prière que je fais avec cœur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada