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Libère-moi

libère-moi
« Libère-moi » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Libère-moi

 

Écoute-moi ! Libère-moi !
De mes craintes, de mes peurs,
De mon innocence et de mes pleurs,
De ma folie de sans cesse penser à toi.

 

Libère-moi dès maintenant,
Pendant qu’il y est encore le temps,
Avant que vienne l’hiver de la vieillesse,
Avant que fuit le printemps de la jeunesse.

 

Libère-moi de l’inévitable,
De vieillir de manière inexorable,
De mes joies et de mes peines du passé,
De ceux et de celles qui ont malgré moi aimée.

 

Libère-moi de l’incommensurable,
Des coups avouables et des impardonnables,
Des mensonges qu’on m’a dit et ceux que j’ai fait,
De ce destin que j’aurais voulu si différent mais qui est.

 

Libère-moi de mes chaînes,
De tout ce qui en moi se déchaine,
De mes envies de tuer et de faire l’amour,
Qui me tenaillent au fond des entrailles depuis toujours.

 

Libère-moi de mon désir de semence,
Qui brûle mon âme jusqu’à la démence,
De ce souhait idiot de pouvoir tout réparer,
Ce que j’ai fait, ce que je n’ai pas fait, ce que j’ai brisé.

 

Libère-moi de mon humanité,
De mes faiblesses, de mes grandeurs,
De mes peines, de mes joies et de mes candeurs,
Du temps qui passe et qui me fait penser à ce qui n’a pas été achevé.

 

Libère-moi si tu oses, si tu le peux.
Mais, pour le faire, en es-tu si courageux?
Vas-y ! Prends les clés en or de ma libération.
Si tu en es à la fois digne et capable comme de raison.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je suis la terre

Je suis la terre
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de Poème écrit par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Je suis la terre

 

Je suis la terre, votre terre,
Je suis bien avant tout la mère,
Je suis ne l’oublions pas le père,
Je suis juste une parcelle de l’univers.

 

Je suis celle qui sans cesse vous nourrit.
Qui vous aime tant et qui souvent vous guérit,
Je suis celle qui trop souvent est par vous meurtrie,
Je suis sur laquelle vous faites l’amour jour et nuit.

 

Je suis aussi celle sur laquelle vous faites vos guerres,
Celle sur laquelle à vos dieux vous adressez vos prières,
Celle qui est habillée par des collines et des paysages si verts,
Celle qui est recouverte par des sables chauds dans les vastes déserts.

 

Je suis celle qui possède les quatre saisons,
Celle du doux printemps aux magnifiques floraisons,
Celle de l’été dont la beauté fait presque perdre la raison,
Celle de l’automne où les gens des prairies recueillent la moisson.

 

Et que puis-je dire de l’extraordinaire hiver ?
Dont son manteau blanc cache vos fautes d’hier,
Et dont les amants font l’amour en ayant la tête en l’air,
En rêvant de donner un jour naissance à des enfants forts et fiers.

 

Je suis simplement celle,
Qui aimerait être traitée en demoiselle,
Car sans moi tous vos rêves n’auraient point d’ailes,
Je suis la terre ! Je suis la terre ! Celle où chantent les hirondelles.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Une de ces chaudes journées

Une de ces chaudes journées
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de Paroles écrites par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Une de ces chaudes journées

 

Un de ces jours,
Je te ferai l’amour,
Un jour qui durera toujours,
Afin de te combler, ô mon amour.

 

Jamais tu n’en reviendras,
Jamais de mes talents tu ne le croiras,
Jamais tu ne pourras trouver autre amant tel que moi,
Jamais aucun homme ne saura te satisfaire comme un roi.

 

En une journée de juin,
Je ferais avec grande joie le malin,
Pour te courtiser avec un bel entrain,
En te cajolant avec douceur tes délicates mains.

 

Je te chanterais une chanson de Gainsbourg,
Dès que le soleil se pointera le nez au petit-jour.
Une de ses chansons interdites par ses mots inédits,
Car moi aussi je ferai bien en toi ce va-et-vient jamais assouvi.

 

En une journée de juillet,
Dès l’aube où la beauté renait,
Je te fredonnerais un air de Queen,
Afin de te donner un air joyeux, une bonne mine.

 

Sans faire de pression,
Car je veux vivre avec toi à l’unisson,
Ce jour de péché mortel me menant dans les flammes,
Dans les flammes de l’enfer où se trouvent jolies jeunes dames.

 

En un jour du mois d’août,
Peu importe lequel je m’en fou,
Je te couvrirai de baisers à rendre jaloux,
Bien des hommes en pensant bien sûr à ton époux.

 

De mes bras tu seras tendrement serrée,
De ma poitrine tu entendras mon cœur t’aimer,
De nos corps enlacés tu ressentiras la chaleur y monter,
De ma verge gonflée du désir de te posséder en toi tu la sentiras pénétrer.

 

Avant que l’été prenne fin,
Que nous puissions satisfaire notre faim,
Avant le retour fatidique de la morte saison,
Mon seul souhait est de te faire l’amour à en perdre la raison.

 

Avant que n’arrive l’automne,
Et que cesse en moi l’envie d’être ton homme,
Avant que viennent les nuits si froides de l’hiver,
Et que ma vie sans ta présence devienne en mon âme un calvaire.

 

Avant que mon heure de quitter ce monde arrive,
C’est seulement avec toi qu’en chaque instant je désire vivre,
Sentir à jamais nos corps s’unir en une ultime étreinte,
Avant que mon âme quitte mon corps et qu’en moi la vie s’éteint.

 

Une journée pas comme les autres,
Où dans ton lit de concubine je me vautre,
Une journée qui me précipitera vers ma destinée,
C’est d’être avec celle que mon cœur en secret a tant aimée.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

J’ai jeté les clés

J'ai jeté les clés

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de Paroles écrites par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

J’ai jeté les clés

 

J’ai jeté les clés,
Les clés de ma pudeur,
Et enfermé à jamais mes peurs,
Sur un coup de tête, un coup de dés.

 

J’ai enfin compris,
Que je n’ai qu’une seule vie,
Que le soleil brille aussi pour moi,
Comme il l’a toujours fait autrefois.

 

Refrain :
Allez ! Viens avec moi ! Ne reste pas là.
Allez ! Viens avec moi ! Ne reste pas là.
Ne reste pas là. Ne reste pas là.
Ne reste pas là, mon amour.

 

Demain arrive l’été,
Laissons notre air hébété,
Et ne pensons plus à l’hiver passé,
Profitons au maximum du temps ensoleillé.

 

Aujourd’hui est un nouveau jour,
Je danse avec joie et avec entrain à petits pas,
Sur le long trottoir seule alors que je te vois.
Allez ! Dis-moi ! Ne reste pas là, viens danser mon amour.

 

Refrain :
Allez ! Viens avec moi ! Ne reste pas là.
Allez ! Viens avec moi ! Ne reste pas là.
Ne reste pas là. Ne reste pas là.
Ne reste pas là, mon amour.

 

J’ai simplement envie de danser,
Envie de profiter de cette journée,
Envie de te serrer dans mes bras et de t’embrasser.
Envie de jouer et de rire à en pleurer.

 

Et si ce n’était que mon imagination ?
Que jamais on ne me réveille comme de raison,
Car je veux être avec toi pour toujours,
Rejoins-moi sans faire de détours.

 

Refrain :
Allez ! Viens avec moi ! Ne reste pas là.
Allez ! Viens avec moi ! Ne reste pas là.
Ne reste pas là Ne reste pas là
Ne reste pas là, mon amour.
Ne reste pas là, mon amour.
Mon amour.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Noir ou blanc ? Fausse question !

noir ou blanc
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Noir ou blanc ? Fausse question !

« La vie ? Une addition de couleurs multiples sans lesquelles la vie elle-même perdrait tout son sens. » selon RollandJr St-Gelais

Bonjour tout le monde,

J’écris ce présent article avec une certaine morosité. En effet, je m’aperçois de plus en plus que la vie s’écoule de manière inexorable amenant derrière elle nos souvenirs, nos joies, nos peines, nos regrets, nos échecs et nos succès. Qui plus est ! quelques membres de ma famille ont quitté ce monde. Des gens qui ont eu une grandeur d’âme incroyable. Où sont-elles allées ? Que sont-elles devenues ? Quels ont été leurs sens à la vie ? Et, question d’ordre à la fois spirituel et philosophique, quelle couleur peut-on donner à la vie, à sa propre vie ?
Vous conviendrez qu’il m’est impossible de répondre de manière adéquate aux trois premières questions. Et pour cause puisque je ne suis ni un docteur en théologie, ni un philosophe de grand renom.

Cependant, vu ma formation de théologie catholique de l’université Laval de Québec, il m’arrive souvent de tenter de résoudre cette question cruciale : la vie est-elle de couleur noir ou blanche ? Par ailleurs, et c’est peut-être la plus grande erreur au sein même de la pensée judéo-chrétienne, la tendance à séparer le monde en deux soit d’un côté, les brebis, et de l’autre, les boucs. Une tendance qui est à la source de la doctrine du manichéisme, selon une explication bien simpliste de ma part, qui veut que l’on vit dans le monde ou bien pour le royaume de Dieu.

Alors peut-on choisir le noir ou le blanc dans la vie ? C’est là une question d’une nullité que je qualifierais digne du zéro absolu. La vie ne peut se résumer selon cette formule : « Une addition de couleurs multiples sans lesquelles la vie elle-même perdrait tout son sens. » En effet, nous avons tous ce besoin de vivre par le biais de toute une gamme d’émotions. Des émotions qui peuvent être décrites selon les couleurs. Un moment précis, une heure exacte, une journée donnée et d’autres laps de temps bien définis sont imprégnés par nos émotions. Attention ! Il n’est pas nécessaire que les événements soient vécus de façon extraordinaire pour nous imbiber dans le plus profond de notre être. Bien souvent, les événements peuvent être tout à fait anodins. Je pense, à titre d’exemple, à une simple promenade pour se rendre à un endroit précis. Une promenade qui peut à la limite être salutaire pour notre esprit.

Qui d’entre nous n’a jamais été influencé par le ciel bleu en hiver, le soleil en été, le rire d’un enfant ou par une chanson jouée à la radio qui nous fait revivre un instant de bonheur ou bien par l’odeur d’un vêtement que portait un être cher ? La liste de tout ce que donne les couleurs, je pourrais aussi bien écrire « ce qui donne les saveurs », à la vie est quasi sans limite. Certains d’entre nous peuvent affirmer avec raison que la vie est ce que nous en faisons du fait de nos choix, de nos actions, voire de nos pensées. Personnellement, je vous dirais que nous avons le pouvoir de mettre les couleurs ou du moins d’accentuer nos pensées sur celles-ci.

Il est vrai que personne n’est à l’abri des coups durs tels que les insuccès, les peines, les accidents et autres réalités de l’existence humaine. Cependant, nous avons le pouvoir de les transformer en forces positives qui nous serviront plus tard. En bref, rien n’est tout à fait blanc, ni tout à fait noir. Par ailleurs, souvenons-nous qu’entre le blanc, qui se définit comme l’absence de couleurs, et le noir, qui se définit comme l’amalgame de toutes les couleurs, il existe une multitude de possibilités de couleurs.

En résumé, choisir entre le noir et le blanc est d’un illogisme incroyable. La raison réside dans ce postulat : La vie est un TOUT. Autrement dit, vivons pleinement et vivons cette vie de manière pleine et entière.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Franchir cette porte

Franchir

Franchir cette porte

 

Franchir ou ne pas franchir ?
Telle est la question qui me fait tant sourire.
Un sourire pour ces dames aux doigts de fée et à la bouche d’or,
Qui savent si bien manipuler tant leurs lèvres que leurs corps.

 

En rêvant à toutes celles,
Qui peut être seront-elles encore pucelles,
Et qui chanteront devant mon membre viril une gaie ribambelle,
Un air joyeux que sauront manifester ces charmantes demoiselles.

 

Mesdemoiselles ! Venez ! Ne me faites pas languir !
Car mon seul souhait est de vous faire sans cesse jouir,
Jouir en cette triste nuit d’hiver ! En cette froide nuit d’Enfer !
Et de votre passion sensuelle, montrez-moi donc votre savoir-faire.

 

J’ai franchi le pas de cette interdite porte,
Et pour les sermons du curé? Que le diable l’emporte.
Car de tous les petits et grands plaisirs en cette vie,
Faire l’amour, rien ne peut en rassasier mon envie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Contorsions

Dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Contorsions

 

Pardonnez moi les amis
Je me suis un peu endormi
Que voulez-vous? Qu’y pouvons-nous?
L’hiver est toujours parmi nous.

 

J’ai pelleté la neige qui est tombée
Hier soir et toute la journée
Je suis un peu et même très fatigué
Mais heureux de pouvoir poser.

 

Blanche est la neige
Mais lourde vous dirais-je
À la fin du jour épuisé et courbé
Et loin d’être un nouveau-né.

 

Mais je suis là et c’est l’essentiel
Pour vous mesdames et surtout les plus belles
Prenez patience car je suis à votre disposition
Malgré mes gestes brusques et quelques contorsions.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Faire l’amour avec toi

Tu m'as quitté pour toujour
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Faire l’amour avec toi

 

Je me rappelle en ces nuits froides d’hiver,
Quand je ferme les yeux pour me réfugier dans les bras de Morphée,
Comment dans le secret mon cœur je t’ai sans cesse aimée,
Et je t’aimerai toujours ! Ô mon Dieu ! Quel enfer !

 

J’ai respecté l’intimité de ton corps,
Qui avait à mes yeux la valeur de l’or,
Je ne t’ai jamais brusquée par un geste de trop,
Ni avoir élevé un mot afin de t’éviter quelques maux.

 

Je revis la sensation bienfaitrice,
De l’eau chaude qui m’enveloppa,
En imaginant être une seule fois dans tes bras,
Et embrasser ton corps digne de la plus belle des cantatrices.

 

Ce que j’aimerais revenir dans le passé,
Afin de revivre ces instants où nous étions heureux,
Car c’est-ce qui comptait vraiment à mes yeux,
Et maintenant te voir ainsi mon cœur en est blessé.

 

Ô ma chère ! Ce que j’aimerais te faire l’amour,
Et te prouver comme je suis un homme sans détour,
Tu es là devant moi et en cet instant entièrement nue,
Te couvrir de mes baisers afin de t’amener vers les nues.

 

Oui, je sais que trop bien.
Que mon corps ne vaut rien.
Mais avant toute chose, homme je suis né
Te faire l’amour, pardonne-moi de t’avoir demandée.

 

Être nus sans gêne et sans pudeur,
Car tu n’auras pas raison d’avoir peur,
Puisque mon seul vœu serait de te combler,
Et te faire jouir, chaque nuit je ne cesse d’en rêver.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Moment de quiétude

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Réalisation photo par RollandJr St-Gelais

 

Moment de quiétude

( Pour Victoria )

 

En ce matin d’hiver,

Où je n’avais rien à faire,

J’ai décidé de naviguer entre ciel et terre,

Pour de mes bien futiles pensées m’en libérer.

 

Sur le parcours de l’eau,

Comme le temps semblait beau,

Beau temps pour se laisser aller au gré du vent,

Au gré du vent qui me berce allègrement.

 

Saisir l’importance d’être,

Être là simplement avec la grâce d’un hêtre,

Regardant glisser doucement les glaces,

Allant chercher dans le néant inexorablement une place.

 

Pour une fois, mes idées se dispersèrent.

Étaient-elles parties brûler en enfer,

Afin que je puisse devenir homme nouveau ?

Pour que  mes humbles prières aillent tout là-haut.

 

Je n’ai point dit un mot,

Je n’ai fait pas un pas de trop,

Simplement assis pour contempler la vie,

En souhaitant de tout mon cœur qu’elle soit infinie.

 

Puis, j’ai remarqué au loin un clocher.

Sur lequel se trouvait une croix,

Symbole de mes ancêtres et de leur foi,

Je me suis rappelé cette parole de mon père adoré.

 

Souviens-toi, mon enfant que ta mère et moi,

Avons traversé bien des épreuves tant de fois,

Mais jamais nous avons perdu la foi en Dieu,

Alors inclus dans tes prières ceux qui souffrent si tu le veux.

 

Et souviens-toi mon enfant,

Qu’il n’y a pas de plus beau présent,

Qu’une prière faite dans le silence pour nos amis souffrant,

Car ils seront avec toi dans ton cœur à chaque instant.

 

C’est dans ce moment de quiétude,

Où je vivais une bienfaitrice solitude,

Que je me suis souvenu de cette parole de Sagesse,

Qui résonna avec émotion en moi telle une douce caresse.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

L’implorante

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Magnifique dessin par mon ami Eri Kel de la France

L’implorante

 

Ô messires ! Hommes de la noblesse !

N’avez-vous point en vous de la tendresse ?

Ne voyez-vous pas en moi le fruit d’un amour ?

 Ignoriez-vous donc que je suis votre égale depuis toujours ?

 

Depuis l’aube de l’humanité,

Je n’ai pas cessé de vous épauler,

Être votre support en hiver comme en été,

Et malgré les aléas de l’histoire toujours à vos côtés.

 

Femmes fragiles vous nous adulez !

Femmes fortes parfois vous nous craignez !

Femmes pucelles, allègrement vous nous convoitez !

Femmes d’expériences, jalousement vous nous enviez !

 

Sous d’autres cieux, vous extirpez notre virginité.

Sur d’autres terres, vous préservez pour vous notre pureté.

Parfois, utilisées nous le sommes pour assouvir vos bas instincts.

Autres fois encore, notre rôle est à vos yeux de rester un être enfantin.

 

C’est en regardant tout le parcours de mes sœurs,

Un parcours qui n’a de cesse de me briser tellement le cœur,

Que moi, la chair tirée de votre chair, je vous demande cette faveur :

Mais, avant toute chose, je dois avouer que j’ai un peu peur.

 

Peur d’être prise pour une folle,

Pour d’être prise pour partisane d’une révolte,

Alors que bien simplement cette requête depuis toujours me hante :

Traitez mes sœurs avec respect et bonté ! Je viens ainsi à vous en implorante.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada