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Prendre un moment d’arrêt

Prendre un repos
Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Prendre un moment d’arrêt

 

Pardon mon chéri,

Ne m’en veux pas, je t’en prie.

Simplement je ressens un certain besoin,

De penser où j’en suis rendue et me reprendre en main.

 

Il y a de ces jours où chacun doit trouver ces propres réponses,

À ces nombreuses questions dans lesquelles toi et moi on s’enfonce,

Ces questions semblables au sable mouvant qui nous avale,

Sans pouvoir revenir sur le cour de notre histoire en aval.

 

Rassures-toi, j’adores t’entendre crier de douleur,

Lorsque mon fouet sur ton corps accomplit son labeur,

Qu’il trace ses sillons afin de satisfaire ce besoin étrange,

Que peut prendre plaisir qu’un démon autrefois un archange.

 

Mais, ne vois-tu pas mon amour ?

Te voir aimer tant souffrir m’accable à mon tour,

Laisse-moi reprendre mon souffle et boire quelques gouttes de café,

Avant de recommencer avec toute mon attention calmement te fouetter.

 

Souffrir encore et encore,

Admirer la sueur perler sur ton corps,

Qui suis-je vraiment pour en cet instant te juger ?

Puisque je suis celle qui avec une délectation sans égale aime te corriger.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le sens de ma vie

Sur le chemin de la vie 2

Le sens de ma vie

Le sens de ma vie

Bonjour tout le monde,

Je désire aujourd’hui discuter d’un sujet assez particulier. Un sujet qui, ma foi, m’interpelle énormément puisque tôt ou tard nous sommes confrontés à cette ultime question : Quel est le sens de la vie ? C’est là une question qui, semble-t-il, la réponse s’offrira à nous lorsque le temps de quitter cette vie sera venu. Ce qui ne nous empêche pas de tenter d’y répondre selon nos expériences. Une chose est sûre : Toutes les réponses sont plausibles étant donné qu’il y a autant de réponses qu’il y a d’expériences vécues. Certaines expériences de la vie sont extraordinaires tandis que d’autres le sont beaucoup moins. Notez bien que mon intention n’est nullement de vous faire la leçon mais plutôt de partager avec vous ma conception de la vie, de sa valeur et de sa sacralité. Pour se faire, j’e développerai le présent texte en ces trois points précis : La responsabilité personnelle, l’influence de la pensée grecque de ma conception de la vie et de l’apport de ma foi chrétienne sur le sens même de la vie.

En premier lieu, il faut être clair sur un point précis. Nous sommes tous responsables des choix que nous faisons au cours de notre vie. Des choix qui parfois peuvent avoir des conséquences importantes pour le restant de nos jours alors que bien plus souvent elles auront que peu d’importance. Nous avons rarement à blâmer le destin pour ce qui nous arrive car il n’est que le résultat de nos actes, nos décisions et de nos idées. Bon ! Je reconnais qu’il peut avoir des circonstances qui sont hors de notre contrôle telles que, à titre d’exemples, notre origine ethnique, notre lieu de naissance, notre milieu social lequel peut être un poids très lourd à supporter pour plusieurs individus. Mais, force est de constater que nous sommes les seuls maîtres de nos vies. À ce titre, je me rappelle d’une séquence du film intitulé Retour vers le Futur dans laquelle le professeur répondait à son ami une phrase qui m’a étonnamment surpris : Rien n’est écrit à l’avance.

En deuxième lieu, la pensée grecque a énormément influencé ma conception de la vie. En effet, aucune philosophie ne possède autant de richesse que celle que nous ont transmises les philosophes de la Grèce antique. Le philosophe Socrate occupe à mes yeux une place prépondérante puisque l’on surnomme être un chrétien avant son temps. Parmi ses idées, la conception même de l’immortalité de l’âme et, par conséquent, la croyance en une vie éternelle a joué un rôle fondamental chez les Pères de l’Église, c’est-à-dire ceux qui ont élaboré sur les fondements mêmes de la pensée et de la moralité judéo-chrétiennes. D’ailleurs, est-il utile de préciser que les Églises chrétiennes primitives, dont le catholicisme original, ont adopté les vertus cardinales dans leurs descriptions de ce que devait être un chrétien authentique ? Il faut savoir qu’il s’agit de la Sagesse, du Courage, de la Tempérance et de la Prudence. Quatre vertus qui, à mon grand regret, semblent reléguées aux oubliettes à notre époque. (Je reviendrai sur ces vertus lors d’une publication ultérieure.)

En dernier lieu, ma foi chrétienne de tradition dite Catholique romaine a joué et joue encore un rôle déterminant dans mon cheminement personnel. Attention ! Je ne dis pas posséder une foi aveugle, mais plutôt une foi éclairée par la raison. Comme il est nécessaire d’avoir deux jambes pour marcher, deux poumons pour respirer et a priori deux hémisphères pour avoir la capacité d’être conscient de ce que nous sommes et de ce qui nous entoure et, par conséquent de pouvoir interagir, il est tout aussi important d’accompagner la foi par la raison.

En effet, cette dernière peut être, à l’image de la photo présentée ci-dessus, un garde-fou l’empêchant de commettre des actes irréfléchis. Toutefois, la foi peut être elle aussi une aide inestimable lorsque la raison peut, parfois à tort, faire croire que rien est possible. Voilà pourquoi, il existe des passerelles à différents points de nos vies où nous pouvons passer par un autre chemin afin de réaliser ce que l’on croit être l’impossible.

En résumé, nous sommes tous tributaires de nos vies dans chacune de nos décisions et de nos actes. Rien ne se perd, rien ne se créer ! Disait Lavoisier. Moi j’ajouterais que rien n’existe à l’avance en nos vies puisque tout découle de nous-mêmes. Choisir le chemin de la vie ou celui de la mort relève exclusivement de nos choix personnels à chaque instant. Une fois encore, je reconnais qu’il peut y avoir des facteurs existants en dehors de notre volonté.

Est-ce que la vie aurait un sens si tout ce que nous sommes au plus profond de nous-mêmes cesserait d’exister? De mon point-de-vue, ce serait une aberration absolue si c’était le cas. Mais s’il y a une chose qui doit être retenue dans le présent texte, c’est qu’en dépit de mes imperfections, de mes doutes, de mes questionnements et de mes égarements, la foi chrétienne demeure la pierre d’assise de ma raison d’être. Autrement dit, cesser de croire équivaudrait pour votre humble serviteur à cesser de vivre.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

La déesse

La déesse
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de Poème écrit par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

La déesse

 

Par une nuit sans étoiles ni lune,
J’étais seul et assis sur une dune,
Silencieux en écoutant la brise du vent,
Yeux clos et esprit clair tout en méditant.

 

Bien des questions existentielles !
Autant de réponses concernant l’éternel !
Cherchant à découvrir ma voie si personnelle,
C’est alors avec délicatesse qu’est apparue cette belle.

 

Debout et fière telle une légendaire reine,
Dans laquelle coule un sang pur dans ses veines,
S’avançant vers moi à pas léger et jambes croisés,
Je ne savais que faire sinon de sa grande beauté l’admirer.

 

Main droite posée avec précaution sur son intimité,
Tel un signe subtil de sa glorieuse et divine virginité,
De sa main droite recouvrant son buste si magnifique,
Pour lui rendre hommage, existe-t-il une formule magique ?

 

Me regardant fixement dans les yeux,
Voulait-elle me dire un secret venu des cieux ?
Je ne savais quoi dire, quoi faire et quoi attendre.
Ne désirant qu’une seule chose : mon coeur lui tendre.

 

C’est alors que j’entendis la prière du petit matin,
Qui retentit du village au loin chanté par le muezzin,
Ce chant appelant le croyant à la prière vers ce Dieu unique,
Qui dans un songe me montra la beauté d’une déesse féérique.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Poses suggestives

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Photo par Phylactère Raina

Poses suggestives

Bonjour tout le monde,

J’ai remarqué que certaines personnes abonnées à mon blogue artistique consacré à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie se questionnent sur certaines poses que j’ai jadis réalisées dans le cadre de mes activités de modèle nu pour des écoles d’arts et des ateliers en arts. Des poses qui, selon ces personnes, seraient quelque peu suggestives. Après de bons moments de réflexion, il m’est apparu utile de rédiger un article afin d’expliquer dans la mesure du possible ce qui en est réellement et ce, dans le but de dissiper toutes possibilités de malentendus.

Poses suggestives 1Tout d’abord, chaque activité artistique est en soi suggestive puisqu’une part, elle relève à la fois de l’imagination de son auteur et de l’interprétation du spectateur une fois le résultat terminé et présenté. En effet, l’œuvre trouve son origine souvent au plus profond de son auteur. L’œuvre n’est pas un phénomène spontané tiré du néant. Il existe déjà chez l’auteur qui devient en quelque sorte le premier instrument servant à la créer. Une telle œuvre peut être, et vous en conviendrez avec moi, présentée sous différentes formes telles que des écrits, des productions visuelles, sonores, musicales et sous différents supports tels que le papier, les films photographiques et bien d’autres. Ici, c’est l’auteur qui est le maitre d’œuvre. Un maître qui sert de canalisation à sa production. Que va-t-il réalisé ? Avec quoi va-t-il le réalisé ? Et, la question la plus importante ; comment va-t-il faire ? Ici, tout est à priori une question de suggestivité. (1)

Ensuite, il y a autant d’interprétations possibles d’unePoses suggestives 2 œuvre finale qu’il peut y avoir de spectateurs. C’est ainsi qu’une œuvre peut paraître grandiose chez l’un tandis qu’elle peut paraitre tout à fait banale chez l’autre, voir horrible chez un autre. Là encore, tout est relié au caractère émotionnel chez l’individu. Or qui dit caractère émotionnel dit aussi expériences de vie. Ce qui est encore plus vrai en ce qui a trait au domaine de la nudité artistique. En effet, pour bon nombre de gens éduqués dans la tradition judéo chrétienne, avec ses bons et moins bons côtés, la nudité est explicitement reliée à la sexualité. Or, ceci est loin d’être le cas dans le domaine du nu. Sans occulter le fait que la sexualité est quasi omniprésente dans la société, avec ces nombreuses dérives que cela implique malheureusement, il n’en demeure pas moins qu’elle est une composante que je qualifierais de minimaliste dans le nu. Ceci permet fort heureusement au nu de garder ses lettres de noblesse.

Certes, il existe bien des dessinateurs qui se spécialisent dans le domaine de l’érotisme et ce, avec un talent indéniable. Mais, ils constituent à eux seuls une branche bien à part dans le nu. Il m’a paru bon ici de le spécifier.

Enfin, l’apport du modèle nu est un élément plus que considérable lors de la réalisation d’une œuvre d’art. Il va de soi que les attentes d’un modèle qui débute dans ce domaine est loin d’être les mêmes que ce qu’on a envers un autre ayant déjà quelques années d’expérience. Ce qui est tout à fait normal. C’est là un élément d’une importance capitale à retenir dans mon propos. En effet, un modèle nu ayant une expérience a une capacité, voire ici une aisance, de prendre des poses qui sembleraient être très suggestives à première vue. Ici, tout est une question de perception.

IMG_20171007_005922_146D’ailleurs, j’ai à ce sujet une anecdote fort intéressante. Je me rappelle à l’occasion d’une séance au C.E.G.E.P. de Sept-Îles à laquelle j’ai participé, en deux cours consécutifs, que j’avais réalisé une pose qui pour un œil non averti aurait pu être dérangeante. Mon désir était de permettre aux élèves présents en classe de pouvoir dessiner mes jambes, c’est-à-dire celle dite normale et ma jambe artificielle d’une manière moins conventionnelle. Mais, à ma grande surprise, une des élèves avait dessiné cette dernière sans qu’elle ait ajouté ma prothèse, et ce simplement à partir de son imagination.

Croyez-moi sur parole qu’elle a eu de ma part une tonne de louanges tellement le résultat était fabuleux. Veuillez noter, en terminant ce récit, que ladite pose a été faite longtemps après avoir brisé la glace entre les élèves et votre humble serviteur. C’est une question de gros bon sens et de respect mutuel.

En résumé, tout est sujet à interprétation dans le monde des arts. Ce qui est plus particulièrement vrai si la nudité y est présente. Ici, tout est lié à un bon dosage à la fois dans la réalisation de l’œuvre et sa présentation au grand public. Comme dit si bien le proverbe : La modération a bien meilleur goût.

Merci de m’avoir lu !
Rolland St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

(1) Avec la permission de Gteillot

Trois en moi

Photo par Mélanie Dufresne Juillet 2018

Trois en moi

« Je suis trois en moi. En moi, nous sommes trois. Mais qui sont-ils ? Au fond, qui suis-je ? Voici donc ces trois « moi » qui me définissent si bien. Il s’agit de ma propre réflexion. Libre à vous de partager ou pas mon idée.

Tout d’abord, il y a le « moi de mon enfance » qui disparaît lors de la traversé du désert de mon adolescence. Une traversé parsemée de questions sans réponses et des réponses qui n’ont jamais trouvé leurs questions.

Ensuite, il y a celui du « moi perpétuel », c’est-à-dire celui qui est et qui sans cesse se détruit et se reconstruit au gré des jours, des événements, des espoirs brisés et des rêves inaccomplis sans oublier les grandes et petites joies de la vie.

Enfin, il y a « Ce moi » qui ne sera jamais : celui des remords, des regrets et des fantasmes inassouvis. « Ce moi » qui dérange le plus car il surgira au pied du lit lorsque mon heure de quitter ce monde arrivera. « Ce moi » apparaîtra devant l’être charnel que je suis en me posant cette ultime interrogation : Qu’aurais-tu aimé être réellement ?

Dans le fond, nous sommes tous et toutes un peu ce troisième « moi », celui que nous ne serons jamais. Pourquoi alors avoir tant de regrets ? Que nous sert-il tous ces remords ? En quoi la réalisation de nos fantasmes nous aurait rendu heureux ? C’est un pensez-y bien ! »

De

RollandJr St Gelais de Québec