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Le moment venu

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Photo par Phylactère

 

Le moment venu

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, je suis dans mes derniers préparatifs pour mon cours séjour en Gaspésie où j’aurai la chance de passer quelques jours en la période des fêtes de Noël pour ensuite revenir à Québec afin d’accompagner mon ami pour les festivités du Jour de l’An. Cela fait beaucoup de chemin à parcourir en très peu de temps. Or, du temps ne se compte pas pour ce qui est de passer quelques bons moments avec ceux et celles que l’on aime.

OLYMPUS DIGITAL CAMERACeci m’amène à vous parler d’un aspect un peu spécial au sein de ce présent article. À vrai dire, je désire répondre à une question existentialiste au sein de ma vie. Quel horizon vois-je lorsque je regarde le chemin franchi au cours de ma vie actuelle ? Je dirais que mon chemin ressemble beaucoup à une grande ville dans laquelle j’y ai rencontré des gens de tout acabit allant de formidables à moins, disons-le, glorieux. J’y ai expérimenté toutes sortes d’apprentissage allant des plus honorables jusqu’à beaucoup moins. Il y a certes eu des faits qui m’ont fait rire et d’autres pas. Sans oublier le bien que, je le souhaite ardemment, j’ai pu accomplir sans oublier les erreurs qui, je ne peux revenir en arrière, ont sûrement peiné bien des gens que j’ai aimés. Ainsi va la vie !

Il y a des quelques fois où je réfléchis sur le sens même de ma vie. Qu’ai-je donc raté ? Où aurais-je pu mieux faire ? Quels choix aurais-je du réaliser ou bien aurais-je du éviter ? Pourquoi ai-je choisi telle route au lieu d’une autre ? Que de questions ! Des questions à choix multiples où les réponses sont aussi valables les unes que les autres.

Il y a tout de même des éléments qui m’ont façonné deOLYMPUS DIGITAL CAMERA manière que je qualifierais d’indélébile. Je pense, à titres d’exemples, aux faits d’avoir été séparé de ma famille dès les premières années de mon enfance, à l’assassinat de l’aîné de la famille dans des circonstances  liées à l’histoire du Québec en 1972, d’avoir été présenté telle une bête de cirque dans un journal à sensation et ce, à l’âge de 10 ans sans oublier d’avoir été utilisé telle de la vulgaire marchandise par un bureau d’avocats (1) sans, élément important à retenir, n’avoir reçu la protection à  laquelle  je m’attendais de mes parents. Faut-il spécifier qu’ils ont été induits en erreur par ledit bureau d’avocats ?

À bien y penser, ce sont peut-être ces éléments qui expliquent en bonne partie ce que je suis devenu au plus profond de mon être. Fort heureusement, et j’en suis plus que persuadé, ma passion en tant que modèle vivant pour des écoles d’arts, mon amour de la poésie en lien direct avec mon respect pour la langue française et mon intérêt particulier pour la photo sans omettre mon tempérament de mélomane ont fait de moi une personne loin d’être mauvaise.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAToutefois, et je terminerai cette missive sur ce point, l’élément fondamental qui anime tout ce que je suis est nul autre que ma foi en Dieu. Oui, je suis pleinement conscient de mes faiblesses, de mes erreurs, de mes réussites, de mes capacités et de bien d’autres choses. Cependant, tout ce que je souhaite de tout mon cœur, de toute mon âme et de toute ma personne, c’est qu’il soit présent dans ma vie. Un peu à l’image de la modeste chapelle Notre-Dame-de-l’Immaculée-Conception où je me rends pour assister à la célébration eucharistique le dimanche lorsque je me rends à Montréal dans le cadre de mes activités artistiques. Les lumières de la métropole du Québec peuvent briller autant qu’elles le veuillent. La modeste croix au-dessus de la chapelle saura bien me faire signe le moment venu.

Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

(1) Je me rappelle très bien où j’ai été forcé de me déshabiller dans le bureau d’avocats sans que l’on me demande un seul instant mon avis sur ce fait.

Pourquoi ?

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Photo prise à l’Espace Mushagalusa de Montréal

Pourquoi ?

 

Bonjour mon ami,

J’ai des questions pour toi,

Qui sont aussi un peu pour moi,

Auxquelles pour y répondre prend une vie.

 

À vrai dire, il s’agit de « pourquoi ? »,

Bien des « pourquoi ? » qui régissent les lois,

Des lois qui détruisent les êtres humains,

Depuis les temps les plus anciens.

 

Pourquoi ressentons-nous ce  besoin,

De se croire supérieur à notre prochain ?

Pourquoi désirons-nous s’accaparer de richesses,

Alors qu’ils nous suffirait de partager avec adresse ?

 

Pourquoi certains hommes bafouent les femmes,

Lorsque l’on pense qu’ils  sont nés d’une mère ?

Pourquoi pilons-nous les fruits délicieux des mers

Alors que jadis réussissaient à nourrir familles bien des pères  ?

 

Pourquoi détruire cette terre

En nous faisant depuis toujours la  guerre ?

Pourquoi sommes-nous si lents à nous aimer, à nous respecter ?

Alors que nous sommes si prompts à nous haïr et à nous entre-tuer ?

 

Que d’interrogations parcours mon esprit !

Que d’incompréhension envahit ma tête !

Tout ça, avec raison, résonne en moi un mal-être,

Voilà pourquoi chercher les réponses en ce moment, je n’ai plus envie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Deux activités de nudité artistique prévue pour le début décembre

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Deux activités de nudité artistique prévue pour le début décembre

Bonjour tout le monde,

Je vous écris en cette journée de froid sibérien qui s’abat actuellement au Québec. Un froid que ma belle province n’avait pas connu depuis 1964. Comme quoi l’hiver a décidé de s’installer bien avant son arrivé officiel de décembre. Fort heureusement, l’hiver est une saison que j’aime beaucoup puisque je peux y vivre des expériences propres au Canada à l’exclusion des pays nordiques, bien entendu.

Sous un autre ordre d’idée, rien ne m’arrête dans ma quête d’expériences en tant que modèle vivant tant pour les écoles d’art que pour les ateliers en art et occasionnellement des photographes amateurs ou bien professionnels. Comme vous le savez probablement déjà, je serai modèle nu pour une séance qui aura lieu à Montréal le 4 décembre prochain au sein du Centre culturel George Vézina. Une séance qui sera un peu spéciale puisque ce sera l’occasion d’être  » la vedette  » dans un documentaire télévisé portant sur ma passion de modèle vivant. Un tel reportage sera une première pour votre humble serviteur. Soyez rassurés ! Je ne m’enflerai pas la tête ni ne ferai de crise de vedette. Je préfère laisser cela à bien d’autres.

Un article sera ultérieurement consacré au sein de mon blogue afin de partager avec vous mon ressenti sur ladite expérience. Une expérience qui risque d’être riche en couleurs et très vivante sur bien des aspects. J’en suis convaincu à 100%.

Cependant, il y aura une autre séance de nudité artistique qui se déroulera durant mon séjour à Montréal. Une séance qui sera réalisée sous la supervision d’une photographe professionnelle, auteure d’articles sur le yoga tantrisme et elle-même modèle vivant de renommée internationale. C’est d’ailleurs la troisième séance de photos de nu que nous ferons ensemble. La précédente avait eu lieu l’été dernier. Comme quoi jamais deux sans trois. N’est-ce pas ?! Fait intéressant à noter : J’assisterai le soir même à un match des Canadiens de Montréal au Centre Belle. La vie est vraiment magnifique pour moi.

Quels types de poses seront envisagés ? Dans quel optique ? Avec quels angles d’approche ? Combien de photos seront-elles prises ? Quel sera l’aménagement des lieux ? La température hivernale aura-t-elle une influence quelconque sur le déroulement de ladite séance ? Ce sont-là bien des questions obtiendront leurs réponses respectives seulement lors de notre rencontre de travail. Un travail qui est un véritable plaisir pour l’auteur de ces lignes. Des lignes écrites avec des substances rarissimes en ce monde ; de la passion et de l’amour.

Merci infiniment pour votre visite !

Artistiquement vôtre !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Modalités en prévision d’une séance photo

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Modalités en prévision d’une séance photo

Article dédié à Victoria

Bonjour tout le monde,

Cela fait longtemps que le désir de rédiger un article àimg_20180918_091308_6231923804225088095065.jpg propos des modalités entre d’une part, un photographe amateur ou professionnel et d’autre part, son modèle me titillait l’esprit. En effet, j’ai souvent développé des articles sur divers sujets, tout en composant des poèmes, au sein de mon blogue artistique. Un blogue qui est devenu à mes yeux mon enfant chéri et que j’entretiens de manière à le rendre le plus intéressant possible. Il va de soi que la qualité tant du français écrit que celle des dessins, des images et des photos demeure la priorité numéro un dans chacune de mes rédactions.

IMG_9994_edited (1)Alors pourquoi donc ai-je décidé de réaliser une telle publication ? Les raisons sont de deux ordres. En premier lieu, il fallait que tôt ou tard je réponds à cette question : peut-on faire n’importe quoi et n’importe comment lors d’une séance photo à laquelle la nudité occupera une place majeure dans son déroulement ? En second lieu, les nombreux cas rapportés dernièrement dans les quotidiens notamment au Québec où on y fait état de comportements inappropriés surtout de la part de photographes, mais pas uniquement, masculins ont été des facteurs incitatifs dans ma prise de décision. À cela s’ajoute mon expérience personnelle vécue de manière positive avec des photographes de renommée internationale. Voilà pourquoi je développerai le présent articles sur d’une part, l’importance des modalités pré établies et d’autre part, la primauté du droit dans toute séance digne de ce nom. N’oublions jamais que toute séance de photographie comporte un aspect légal de la plus haute importance.

Les modalités prises par chacune des parties doivent être claires, sans ambiguïté, ni incertitude en ce qui a trait aux attentes du photographe et aux aspirations du modèle. Pour se faire, il est préférable d’entretenir une discussion à la fois franche et directe entre les participants. Tout, absolument tout, doit être dit. Une telle discussion doit aboutir en une entente écrite sur un document signé en bonne et due forme afin de se prémunir à la fois contre toutes activités proscrites par la loi et contre toutes poursuites devant les instances juridiques.

Ce point est malheureusement trop souvent soit36796963_10214847179844778_8981804818221760512_n volontairement, mais pas toujours le cas, oublié par le photographe ou bien totalement ignoré par le modèle concerné. À ce sujet, et c’est là un triste constat, on a assisté à des situations déplorables qui ont eu lieu à l’occasion de séance photo, communément appelée « shooting photos » au sein du milieu artistique au cours de la dernière décennie. Bien des modèles féminins mais rarement masculins, aller savoir pourquoi, furent prises dans un scénario auquel elles ne s’y attendaient. Croyant bien faire, elles acquiescèrent à prendre des poses allant parfois à de la pornographie. Comble de malheur pour bon nombre d’entre elles, plusieurs de ces photographes eurent l’indécence de diffuser leurs « œuvres photographiques » au sein de sites à caractère sexuel mettant ainsi en danger le droit à l’intégrité physique, psychologique et une grave atteinte à la vie privée du modèle.

IMG_9981_editedVous devez vous douter que je condamne, et je le condamnerai toujours, toutes formes d’exploitation de ce genre. C’est à mes yeux, non seulement de modèle vivant mais avant tout en tant qu’homme digne de ce nom, un des comportements les plus abjects qui soient. Par ailleurs, et c’est mon humble opinion, aucune somme monétaire ordonnée par une quelconque instance judiciaire ne saurait réparer tout le tord causé par la perte du doit à la réputation d’une tierce-personne.

En ce qui concerne les éléments qui doivent être écrits dans le document signé en double exemplaire, on y retrouvera notamment ceux-ci :

  • La ville et la date où la séance aura lieu.

  • La promulgation écrite de la pleine et entière liberté de participation entre les personnes concernées.

  • Des limites auxquelles les participants ont le droit d’être respectés.

  • Des types de poses envisagées durant le déroulement de la séance. Avenant le cas où le contexte semble être propice à une plus grande cordialité, le modèle a et aura toujours droit au dernier mot et ce, sans subir de pression de la part du photographe. Autrement dit, le respect du « non » est et demeure une obligation fondamentale.

  • Le modèle a l’obligation d’apporter tout effet personnel afin de réaliser la séance de manière professionnelle. Par exemples, brosse à cheveux, produits hygiéniques, serviette et robe de chambre, etc.

  • Et l’élément le plus important : l’aspect financier. Est-ce dans un but d’échanges de procédés entre les participants ou bien existe-t-il une rétribution monétaire ? Ici, tout doit être clarifié à l’avance et ce, dès le premier paragraphe du contrat.

Bien tendu que les personnes concernées ont le droit d’ajouter, de modifier et d’enlever des éléments au sein même du contrat. Cependant, une fois que les parties se soient définitivement mis d’accord sur chacun des points et qu’une fois le contrat a été signé librement et en toutes connaissances de cause, l’entente est scellée une fois pour toutes.

Je termine cet article en vous disant que cela m’a fait un immense plaisir d’avoir pu apporter un éclaircissement sur les modalités de déroulement d’une séance photo où la nudité y est présente. En effet, j’avais souvent songé à rédiger un tel texte afin de réparer, manière de m’exprimer, une telle faute au sein de mon blogue artistique.

J’espère que mon article a su répondre à vos questions et que le résultat été à la hauteur de vos attentes.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je ne veux plus voir

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Modèle nue? Sandrine Carrascosa

 

Je ne veux plus voir

 

Non, cela suffit.

Cessez! Je vous en pries.

En mon esprit, j’entends tous ces cris.

De ces pères et mères qui pleurent leurs enfants chéris.

 

Combien de jours devrais-je encore souffrir?

Combien de nuits devrais-je de douleurs gémir?

Combien de plaintes devrais-je faire monter au ciel?

Pourquoi ce monde est-il gouverné par tant de criminels?

 

Que de questions sans réponses!

Que d’illusions perdues dans le monde des songes!

Je voulais tant savoir et tant comprendre de ce temps,

Temps du sablier versé par tous ces nombreux mécréants.

 

Démontrant mon extrême vulnérabilité,

Je vous ai offert ma nudité en signe d’humilité,

Sans rien demander en retour, pas de sou ni même un sourire.

Simplement répondez-moi: La vie en ce monde vaut-elle encore d’en rire?

 

Est-ce si difficile à comprendre?

De vos turpitudes je ne peux que vous les rendre.

Désormais, je n’ai qu’un seul désir qui m’anime du matin au soir.

De cette méchanceté envers tous ces gens innocents, je ne veux plus voir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un excellent article à découvrir

Un excellent article à découvrir

Bonjour tout le monde,

IMG_20180816_154012_529C’est avec un plaisir immense que je partage au sein de mon blogue artistique un interview réalisé par un journal web avec un modèle vivant et écrivain de renom en Europe. Personnellement, je trouve fort approprié de publier quel tel ledit article, du moins les questions-réponses entre le reporter et son invité. Par un double souci d’honnêteté intellectuelle, j’ai décidé d’une part, de ne pas émettre d’opinion sur l’ensemble de l’interview et, d’autre part, de mettre en annexe un lien menant directement sur le site web dudit journal. Pourquoi ai-je préféré de ne pas émettre mon opinion? Tout simplement pour favoriser chez le lecteur et la lectrice le développement de sa propre critique.

Merci pour votre fidélité et bonne lecture !

RollandJr St-Gelais

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Xavier Deutsch: «Je suis un exhibitionniste assumé»

Entre deux romans, l’écrivain belge pose comme modèle vivant. Interview.

Entre le vieux poêle et les murs couverts de livres de sa jolie maison de Chaumont-Gistoux, il écrit. À l’ancienne: avec un stylo, sur du papier. Depuis des décennies, Xavier Deutsch signe des romans mais aussi des nouvelles, essais, pièces de théâtre, récits pour enfants et des chroniques. Mais cet attachement forcené au monde des lettres n’empêche pas l’auteur belge et prix Rossel 2002 d’avoir d’autres amours. Il y a la route d’abord. Xavier Deutsch a passé son permis poids lourds car «les camions sont fascinants, de vrais personnages de romans» et s’est offert une moto, une Mash Seventy-five. Il aime aussi la photo et l’art à qui il se donne corps et âme. L’homme de plume a choisi d’être modèle vivant.

Pourquoi cette activité?

Ma place sur terre, c’est l’écriture. C’est là que je me sens comblé. Mais cela ne m’empêche pas de vivre d’autres choses. Je suis mes envies, comme celle d’être modèle vivant. Je me suis inscrit dans une asbl qui propose des modèles aux artistes.

Que faites-vous du tabou de la nudité?

J’en fais des petits copeaux. Je m’en libère. Ce qui compte, c’est de trouver la joie et rejoindre l’homme que je suis. Cela m’est égal de savoir que pour certains, cela ne se fait pas. Je n’articule pas mes préférences en fonction de l’ère du temps.

Vous exercez cette activité pour des raisons financières?

Non! Quand je suis rémunéré, c’est bien, mais il m’arrive régulièrement de poser gratuitement. C’est de l’exhibitionnisme assumé et non pathologique car je n’impose ma nudité à personne. Mais surtout, poser nu m’offre de la plénitude, de la sérénité et de la joie.

Vous vous sentez alors homme objet?

C’est très reposant d’être un homme objet. Poser pendant trois heures dans la même attitude pour un sculpteur est parfois contraignant, mais être immobile, silencieux, offert et en même temps très présent est une expérience enrichissante. D’autant plus intéressante que, dans ma vie, je suis toujours au taquet, dans la décision et l’action. Poser nu n’est pas de la méditation mais il faut être là!

Vous êtes modèle et vous avez signé un roman érotique «La boîte en fer-blanc» ainsi que «Carnet de bord», un jeu de piste sensuel pour couples amoureux…

J’ai conçu ce jeu pour couples de toute nature à la demande d’une amie de ma femme. Elle me savait très joueur. Quant au roman érotique, je l’ai publié en même temps qu’un essai sur le monde contemporain, un livre de 200 nouvelles et un ouvrage pour enfants. Je voulais d’ailleurs que les quatre publications soient vendues dans un même coffret pour qu’elles puissent être achetées par une famille et partagées en fonction de l’âge et des envies. Mais le sexe m’intéresse bien moins que l’érotisme. L’un répond à un besoin du corps et l’autre du cerveau. Pour moi, l’érotisme intègre le corps, mais aussi le trouble, l’émotion.

Vous avez une croix chrétienne tatouée sur l’épaule. Comment conciliez-vous votre attachement au corps et à l’érotisme à votre foi? Le sexe et l’église ne font pas bon ménage…

Je suis croyant, je vais à la messe et je ne vois pas de contradiction entre ma foi et mes activités de modèle nu. Les évangiles sont des livres d’épanouissement et Jésus ne désire que notre bonheur et notre liberté. Le sexe vu comme un péché est une construction de l’Église et, s’il est vécu dans le respect de soi-même et des autres, je ne comprends pas qu’on s’en méfie. Par ailleurs Jésus s’entendait bien avec Marie-Madeleine et je ne serais pas choqué de savoir qu’ils se sont aimés. D’ailleurs, ça ne nous regarde pas.

 Propos recueillis par Joëlle Smets.

Source : http://soirmag.lesoir.be/171276/article/2018-08-14/xavier-deutsch-je-suis-un-exhibitionniste-assume

Le temps d’une illusion

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Dessin de Eri Kel de la France

Le temps d’une illusion

Revoyant le récit de ma vie
Bien des choses m’ont surpris
Bien des questions sont apparues
Bien des réponses ont à jamais disparu

Que s’était-il vraiment passé?
Pourquoi vouloir encore ressasser?
Tous mes souvenirs et mes incertitudes?
Pourquoi donc cette si vilaine attitude?

Certains faits doivent rester à jamais endormis
Certains événements doivent pour toujours rester dans l’oubli
Pourquoi vouloir revivre mes douleurs, mes craintes et mes peurs?
Alors que pointe le jour voilà le temps de me lever à cette ultime heure.

C’est le moment de me lever et de m’étirer
Car une journée va bientôt commencer
Pour arrêter toutes ces questions
Mes étirements me suffiront.

De

RollandJr St-Gelais
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Canada

Lignes noires

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Superbe dessin réalisé par Eri Kel de la France

Lignes noires

 

Nuit lugubre ! Nuit sombre!

Nuit où l’âme s’égare dans la pénombre.

Nuit de questions sans réponses qui font languir,

Les espérances des hommes qui ne cessent de souffrir.

 

Marchant péniblement sous mon humble toit,

Si chaud en cet été trop court mais en hiver si froid,

Saisissant machinalement un crayon comme une extension,

De mon corps meurtri d’avoir trop bu par une beuverie sans pardon.

 

Boire pour oublier ? Boire pour s’abandonner ? Boire pour cesser de respirer ?

Est-ce la destiné de l’artiste qui vit en moi par ces quelques vers de poèmes composés ?

Mais n’y songeant un seul instant, n’y pensant pas un seul moment, de ma main fatiguée,

Péniblement, j’ai commencé à écrire ces quelques mots afin de mon désespoir l’extirper.

 

J’ai écrit encore et encore sans jamais m’arrêter,

Pour trouver les mots de mes maux sans voix et sans voies,

Afin de faire revivre cette si douce folie que l’on nomme la foi.

Foi de mes aïeux, de mes frères et de mes sœurs en cette humanité.

 

Ne trouvant l’ultime expression libératrice de mes peurs,

Mes yeux se fermaient coupant ainsi mon esprit des leurres,

De ces bruits destructeurs que je buvais par un mystérieux ciboire,

Les ouvrant stupéfaits d’avoir réalisé cette dame de quelques lignes noires.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

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Canada

En cette période de semaine sainte

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L’être humain doit de manière inévitable faire face aux multiples douleurs existentielles. Comment y faire face ? Quelles questions peut-il surgir en son esprit face à ces réalités ? Quelles en sont les réponses susceptibles de lui apporter un sens satisfaisant ? Nos douleurs peuvent être dépassées par la foi laquelle nous délie peu à peu de ces liens qui nous empêche d’être ce que nous sommes réellement : Une parcelle du divin qui nous entoure et qui est en chacun de nous. De RollandJr St-Gelais de Québec

En cette période de semaine sainte

Bonjour tout le monde,

Nous entrerons bientôt dans la période à la fois la plus sacrée et la plus symbolique de la foi chrétienne. Une période où la réflexion sur le sens de la maladie, de la souffrance, de la mort est propice au développement. Pourquoi souffre-t-on ? Y a-t-il un sens possible à la maladie ? Et, pourquoi la mort existe-t-elle ? La vie se termine-t-elle à notre dernier souffle ? Toutes ces questions philosophiques se rapportent de manière indubitable à la question ultime que tout être humain doué de raison doit tôt ou tard y répondre au meilleur de ses capacités tant psychologiques, intellectuelles que rationnelles et, finalement, spirituelles.

C’est une vérité reconnue par l’ensemble des plus grands maîtres spirituels que l’être humain doit de manière inévitable faire face aux multiples douleurs existentielles. Cependant, comment peut-il y faire face ? Quelles questions peut-il surgir en son esprit face à ces réalités ? Quelles en sont les réponses susceptibles de lui apporter un sens satisfaisant ? Ces mêmes maîtres reconnaissent que nos douleurs peuvent être dépassées par la foi laquelle nous délie peu à peu de ces liens qui nous empêchent d’être ce que nous sommes réellement : Une parcelle du divin qui nous entoure et qui est en chacun de nous.

Or, et c’est-là où la foi chrétienne diffère un tant soit peu de l’ensemble des enseignements spirituels plus ou moins connus de nos jours, la présence du Christ pleinement homme et pleinement Dieu au sein de notre existence lui octroie un caractère exclusif de filiation fraternelle. Le Christ a connu nos souffrances, nos maladies, nos peurs et nos craintes ainsi que le rejet par les membres de son entourage. Il a épousé notre destiné humaine qui se trouve qu’on le veuille ou non dans la mort, et ce sans essayer de s’y dérober.

Entendons-nous bien ! Le Christ est la source de la vie. Il est la vie. Et il nous a donné sa vie pour que nous-mêmes ayons la vie par notre foi. Notre vie a de sens qu’en Jésus-Christ et en sa victoire finale sur la mort. Ce qui ne signifie pas que nous n’aurons jamais à faire face à toutes manifestations de la souffrance allant jusqu’à notre propre mort. Cependant, le Christ nous a montré par sa vie et par son amour pour les hommes et les femmes que rien est plus fort que la foi. Une foi qui déplace les montagnes, qui aplanit les sentiers abruptes, qui donne la vue aux aveugles, l’ouïe aux sourds et qui donne la vie éternelle à ceux et à celles qui la vivent bien humblement dans le secret de leurs cœurs.

Je dédie le présent article à toutes les personnes qui m’ont écrit afin de me faire part de leurs expériences personnelles face aux problèmes qu’elles ont du affronter durant certaines périodes de leurs vies. Puisse cette période de recueillement vous apporter la sérénité, la paix et l’harmonie dans votre âme et dans votre cœur.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec) Canada

L’importance de l’étude

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Dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

 

L’importance de l’étude

Bonjour tout le monde,

Il me fait plaisir de discuter avec vous d’un élément fort important dans le domaine de la nudité artistique, et plus particulièrement, d’un aspect précis d’une séance de dessin. Un tel aspect est présent dans toutes les séances auxquelles j’ai eu la chance de participer depuis que je suis modèle vivant. Il s’agit de l’étude proprement dite du modèle vivant en tant que sujet de travail. Il va de soi qu’une telle étude revêt de la même importance tant pour les artistes professionnels que les amateurs ou encore les étudiants dans les écoles d’arts.

Un modèle vivant est avant toute chose un sujet d’étude.

Les personnes présentes en salle sont là pour étudier tout de lui, et ce avec un regard ressemblant presque à celui d’un aigle. Quelles sont les formes qui lui sont spécifiques ? Quelles postures prend-t-il ? Comment mettre sur papier non seulement ce qu’ils voient mais aussi ce qu’ils ressentent chez le modèle vivant ? Au fait, que peut-il bien ressentir ? Quelles sont ses particularités physiques et, surtout, comment vit-il avec ? Est-il bien dans sa peau ? Que de questions les études du modèle vivant les artistes devront répondre !

Pour ma part, j’adapte mes premières poses selon le degré d’expérience des personnes en salle. Vous comprendrez sans aucun doute que le degré de difficulté augmentera en fonction de l’expérience qu’ont les artistes avec qui je travaille. Toutefois, pour ce qui est des étudiants en arts, j’opte très souvent pour des poses couchées, sans prothèse, au tout début de mes prestations. Lesdites poses se feront graduellement debout avec ou sans prothèse afin de leur donner la “chance” d’apprivoiser mon corps.

Il y en va un peu autrement dans le cas où je pose pour des artistes d’expérience. Dès le début, les poses sont déjà plus élaborées quoique présentées de manière progressive. Qui plus est ! Il est plutôt rare que je remets ma robe de chambre lors d’ateliers professionnels afin de donner l’opportunité aux artistes d’étudier d’avantage mon aisance physique. Tout ceci constitue une aide précieuse pour eux lors de leurs premiers coups de crayon. Coups de crayon qui sont souvent les préludes à des œuvres souvent remarquables. Bref, aucune séance de nudité artistique digne de ce nom ne peut être vécue pleinement sans avoir étudié au préalable le sujet.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada