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Je me sens seule en ce dimanche

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Je me sens seule en ce dimanche

 

Je me sens seule en ce dimanche,

Une journée si calme sous les branches,

Des arbres de mon jardin que j’entretiens,

En espérant qu’un jour, il sera aussi le tien.

 

Je croyais avec fermeté que tu allais rester,

Être à mes côtés pour simplement m’écouter,

Écouter ce que j’avais en ce jour à te dire,

Mais, ton départ me fait tant souffrir.

 

Les rayons du soleil ne passent guère,

À travers les rideaux fermés telle une barrière,

Me laissant dans la solitude de mes pensées,

Je crois de plus en plus que tu ne m’as jamais aimée.

 

J’étais pourtant si heureuse près de toi,

Mais, maintenant, tu es tellement loin de moi.

Es-tu un homme de passage ou amant fidèle?

Réponds-moi! Suis-je, à tes yeux, encore belle?

 

Dimanche de l’Assomption de la Vierge Marie,

Journée de Notre-Dame, épouse d’un seul mari.

Comme je me sens seule dans ces draps de satin,

J’ai besoin de me sentir caressée à pleines mains.

 

Je me lèverai bientôt pour affronter ma destinée,

Cherchant des bras protecteurs tel un nouveau-né,

Je poursuivrai mon chemin au gré des circonstances,

De ton retour vers moi, toujours j’en aurai l’espérance.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Arbre tout enneigé

Arbre tout enneigé Photo par Séléné Alsace Poème de Rolland Jr St-Gelais

 

Arbre tout enneigé,

Témoin du temps passé,

De ces actes tellement héroïques,

De ces récits et de ces contes épiques.

 

Arbre, de flocons blancs, vêtu.

De ces flocons saupoudrés des nues,

Sur les branches asséchées du vent d’hiver,

Qui glisse sur les hauteurs peuplées de sapins verts.

 

Arbre isolé qui jadis accueillait des amoureux,

Par un bel après-midi d’été en des jours heureux,

Arbre qui se camoufla des chaudes couleurs automnales,

Qui finirent sur le sol alimentant la terre d’un banquet proverbial.

 

Arbre de l’Alsace qui dort d’un sommeil bienfaiteur,

Aux douces lueurs printanières se réveillera en son heure,

De cette froide saison, tu sortiras en temps voulu de ta torpeur.

Arbre enneigé du temps présent qui attend les jours de bonheur.

 

Arbre d’été ou d’hiver, tu es un arbre alsacien.

De cette région de la France aux accents si anciens,

Arbre si longtemps germanique, mais désormais et toujours français,

Me cacher sous tes branches en une journée d’été tel est mon souhait.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Forêt magique

Forêt magique Poème de Rolland Jr St-Gelais MidnightLady9 Source : https://www.deviantart.com/midnightlady9/art/Magic-Of-The-Forest-865771681

Forêt magique

 

Forêt si magique

Forêt des contes féeriques

Forêt de ces fées enchanteresses

Forêt de ces jeunes femmes en détresse.

 

Jeunes femmes précieuses telles des pucelles

De ces fraîches pucelles si fières de leur nudité si belle

Qui viennent avec grande humilité implorer votre grandeur

Sous la lune, voilée par les branches, qui les éclaire de sa lueur.

 

Écoute leurs supplications !

Sois accueillante à leurs incantations !

Accueille favorablement toutes leurs oraisons !

Qu’elles puissent trouver en cette année leurs compagnons.

 

Forêt des druides et des sorcières d’autrefois

Qui enseignaient à nos ancêtres en la nature avoir la foi

Avant que viennent en nos terres du nord gens fabulés de leur croix

Sois bienveillantes envers ces pucelles désireuses de vivre un autre choix.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Que cet hiver soit clément à partir de cette heure

Que cet hiver soit clément à partir de cette heure Poème par RollandJr St-Gelais Photo par Jenovaxlilith Assistée par Graham Dowdy Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/winter-862234062

Que cet hiver soit clément à partir de cette heure

 

Hiver! Hiver! Ô glacial hiver!

Où les flocons blancs voguent dans l’air,

Où règne un silence mystérieux dans la laiteuse forêt,

Recouverte de cette neige cachant la vie qui s’y trouvait.

 

Voyant que j’étais seule dans ma demeure,

Située à l’orée des bois en cette morne heure,

Revêtue en toute simplicité et de mes cheveux de feu,

J’ai parcouru un étrange sentier avec un cœur léger et l’esprit joyeux.

 

Pieds nus dans la soyeuse neige,

Car de quel animal craindre devais-je?

Ayant pour couverture les nuages gorgés de leurs flocons,

Qui bientôt tomberont avec le vent du nord pour compagnon.

 

Entourée par les arbres givrés,

Qui de ma beauté semblent admirer,

Branches fixées par la glace venue du néant,

De ce néant qui fera place à la vie une fois arrivé le printemps.

 

J’ai offert mon visage de satin,

Telle une prière récitée au petit matin,

De ces cantiques que l’on chantait autrefois,

De ces laudes psalmodiées dans les couvents tant de fois.

 

Ô toi là-haut, écoute-moi.

Entends mes paroles, qui que tu sois.

Sois indulgent pour ceux qui à toi se confieront,

Car la vie est tellement triste pour ceux qui me suivront.

 

Protège le pèlerin qui voyage sur les chemins,

Bénis l’âme de ceux qui ne cessent de tendre la main,

Soutiens les gens de bonne volonté de construire un monde meilleur,

Mais avant, fais que cet hiver soit clément à partir de cette heure.

 

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Arbres dans la forêt dense

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Poème et photo par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Arbres dans la forêt dense

 

Arbres dans la forêt dense,

Aux grés du vent qui dansent,

Arbres si paisibles et mais sauvages,

Témoins des élans pendant leurs ravages.

 

Quels âges avez-vous?

Allez! Allez! Dites-le-nous!

Quels sont vos plus beaux souvenirs?

Racontez-nous afin qu’en cette vie on puisse rire.

 

Avez-vous rencontré des amoureux s’embrasser?

Avez-vous entendu mille mots d’amour de ces cœurs enlacés?

Quels secrets mystérieux derrières vos branches a-t-on avoués?

Allez! Soyez sans craintes, nous les garderons en nous pour l’éternité.

 

Conifères de notre pays,

Arbres fiers de notre douce patrie,

Arbres feuillus si verts en été si blancs en hiver,

Arbres qui nous rappellent de nos ancêtres leur bonheur et leur enfer.

 

Ah bon ?! Vous préférez garder le silence.

Soyez rassurés, nous savons toute l’importance,

De cacher tout ce que vous avez vu depuis si longtemps,

Nous vous prions de pardonner toute cette perte de temps.

 

Nous vous laissons tranquilles,

Car pour nous les minutes sans cesse défilent,

À l’année prochaine, chers amis de la forêt boréale.

Nous retournons dans nos cités aux milles rues, aux milles dédales.

 

De ces cités aux âmes mortes et aux visages ternes,

De ces villes peuplées de ces gens circulant dans ces veines,

Dans ces veines faites de chauds goudrons et de lourd ciment,

Construites par des dirigeants encore et toujours avides d’argent.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada