Archives de tags | chagrin

Les demoiselles

Les demoiselles Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Samo 19 Source : https://www.deviantart.com/samo19/art/Three-girls-921714848

Les demoiselles

 

Parmi mes plus beaux souvenirs,

Il y en a un qui me fait souvent sourire,

Une rencontre dans un endroit inusité,

Qui a eu lieu au cœur même de l’été.

 

Un certain vendredi soir,

Si j’ai une bonne mémoire,

À une porte, je suis allé cogner,

Une lumière rouge y était allumée.

 

Une femme fort jolie m’a répondu,

Avec un décolleté en guise de bienvenue,

Le tout agrémenté d’un collier de perles,

Qui conduisit mon regard sur ces merveilles.

 

Des seins ravissants qui me firent prendre conscience,

Que je n’étais plus depuis longtemps à l’âge de l’innocence !

Et qu’au plus profond de moi résidait le désir ardent de baiser.

Même si cela amènerait mon âme dans les enfers pour y brûler.

 

Quel accueil formidable j’ai en effet reçu de la part de ces hôtesses !

Jolies comme des princesses et mignonnes de la tête aux fesses.

Devrais-je en choisir une seule pour la soirée ?

Au risque de causer du chagrin aux deux autres beautés.

 

Et m’en vouloir jusqu’à mon dernier souffle sur mon lit de mort.

Alors, je me suis dit que pour faire l’amour c’est moi qui suis le plus fort.

Allez ! Venez à moi, mes demoiselles ! Vous qui méritez le meilleur.

Cette nuit, vous et moi, nous baiserons jusqu’aux petites heures.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

J’aime quand tu danses pour moi

J’aime quand tu danses pour moi Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par Joel Pèlerin Source : https://www.deviantart.com/charmeurindien/art/I-like-when-you-dance-for-me-867481974

J’aime quand tu danses pour moi

 

Ô, mon amour !

Je pense à toi chaque jour.

Ô, ma tendre chérie !

Je rêve de toi chaque nuit.

 

Dès l’aurore, mes sentiments vont vers toi.

Je ressens la douceur de tes lèvres sur moi.

Fruit béni des anges de mon imagination fertile.

Mon cœur palpite et rend tout mon être fébrile.

 

Œuvre de chair ! Je le ferai seulement avec ma bien-aimée.

Que sert à l’homme de sa semence inutilement prodiguée ?

Cette substance offerte par les dieux pour transmettre la vie.

J’attendrai le moment favorable pour t’inviter dans mon lit.

 

Ta peau d’ébène effleurée légèrement par mes doigts attentionnés.

Par mon savoir-faire, tu éprouveras des zones jusque-là insoupçonnées.

J’embrasserai avec chaleur tes seins auréolés avec une si grande tendresse.

Que le fait de t’en priver, ne fut-ce qu’un instant, entraînera chez toi, ample détresse.

 

D’ici là, les hallucinations seront les comparses de l’obscurité.

Celle qui accompagne inlassablement mon âme la nuit tombée.

Mais, une chose me console dans mes peines et mon chagrin.

Ce que j’aime quand tu danses pour moi jusqu’au petit matin.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un monde paradoxal

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Un monde paradoxal

 

Bonjour mon ami.

Écoute-moi, je t’en prie.

J’ai quelque chose à te dire.

Un secret qui me fait tellement languir.

 

Crois-moi, j’ai longuement réfléchi.

À tout ce que je vois maintenant dans cette vie.

Je n’aurais jamais cru que cela aurait pu se produire.

J’éprouve tellement de douleur que j’en ai perdu le goût de vivre.

 

Devrais-je adresser une prière à un saint, à un ange ou même à Dieu ?

Je suis loin d’avoir au plus profond de moi un cœur dévolu et pieux.

Tant de questions demeurent en suspense telles des gouttes d’eau.

Que s’est-il passé en ce monde, que je croyais en mon âme, si beau ?

 

Une multitude de gens ont tant voulu la paix pour tous les humains.

Tant d’êtres chers ont sacrifié leur belle jeunesse. Mais, en vain !

Tant de fois, j’ouvre la télévision pour ne voir qu’un tragique destin.

Un monde qui pleure sur leurs rêves brisés, submergé par tant de chagrin.

 

Quel monde paradoxal situé entre le rêve et la réalité !

Tant de gens souffrant de la faim ou ayant mangé à satiété.

Quelle perte de temps entre les luttes pour le respect et les défaites !

Tant de gens exploités par des riches à croire que les choses sont ainsi faites.

 

Ce que j’aimerais vivre l’époque de mes parents.

Je les voyais rêver d’un avenir meilleur dès le soleil levant.

Ils m’ont conçue d’une passion véritable dès l’astre se couchant.

En échangeant des gestes d’affection qui les transportaient dans le vent.

 

Mais, quel monde paradoxal dans lequel je tente de survivre !

Il y a tant de gens à la recherche de l’amour, qui ne cessent de souffrir.

Quel monde cruel dans lequel je cherche sans arrêt la sortie !

Aide-moi, mon ami ! Où est-elle ? Dis-moi ! Je t’en supplie !

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Mon amour y sera à jamais

Mon amour y sera à jamais Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Tate Chmielewski Modèle par JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/Ghost-in-this-House-912090175

Mon amour y sera à jamais

 

Il n’y a pas si longtemps.

Il y avait dans cette vaste demeure.

Une famille heureuse qui ne comptait pas les heures.

Un père attentionné, une mère dévouée, pour leurs enfants.

 

C’était à une époque où les gens valsaient.

De ces années où les dames aimaient se faire courtiser,

Par des hommes qui cherchèrent l’âme sœur pour un foyer fonder.

Un temps où les amoureux sous le voile céleste d’une nuit d’été chantaient.

 

Mon conjoint gagnait sa vie honorablement.

Et, moi en bonne épouse, je veillais au bonheur.

De mon mari et de nos enfants en leur évitant tout malheur.

Soyez sans crainte, ô gens d’un autre siècle, j’étais chérie amoureusement.

 

Quelle faute ai-je commise pour que la faucheuse eût sur moi la saisie ?

Ma vie était tellement magnifique que je la croyais à jamais éternelle.

Je fredonnais dans mon jardin fleuri les chansons de ma région si belle.

Quel triste coup du destin pour qu’une maladie de cause inconnue ait pris ma vie !

 

Mon existence était si magique que je pensais quelques fois rêver.

Mais, une fièvre a envahi mon corps le rendant si fragile et si pâle.

Mon tendre époux fit venir les meilleurs médecins de Viennes jusqu’à Bâle.

Il dépensa sans compter afin de redonner la santé à celle qu’il a toujours aimée.

 

Mais, peu à peu, en dépit de sa bonne volonté et de ses généreux soins.

Mon pauvre cœur cessa de battre afin de permettre à mon âme de s’envoler.

J’ai laissé derrière moi des souvenirs au sein d’une fratrie qui allait se dissiper.

Il en est ainsi de notre empreinte terrestre qui disparaît au large du temps si lointain.

 

Il m’est arrivé une fois de revenir en ces lieux où une famille heureuse s’y trouvait.

Devant le silence sidéral de ces pièces vidées de mes tendres traces d’autrefois,

J’ai alors compris que je devais dire adieu malgré mon chagrin pour une dernière fois.

Mais, sachez-le, en mon cœur d’épouse et de mère, mon amour y sera à jamais.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

En ce temps de carême

En ce temps de carême poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par rasmus-art Source : https://www.deviantart.com/rasmus-art/art/The-Nun-and-I-905809079

En ce temps de carême

 

En ce temps de privation, de carême,

Avec allégresse, je fais le péché que j’aime.

Celui du bien-être que me donne celui de la luxure.

Auprès de ces dames fort jolies aux idées impures.

 

Tous les péchés sont mortels, même les véniels.

Depuis la chute d’Adam et d’Ève, nous ne sommes pas éternels.

Ô, quelle désolation, quel chagrin, pour chaque être vivant !

Que, par un coup du destin, leurs âmes voleront au vent !

 

Ainsi en a voulu la vie depuis l’aube des jours jusqu’à aujourd’hui.

Que nous naissions par un chaste désir ou une honteuse envie.

Souvent par un noble geste d’amour ou par une libertine passion.

Pour mourir, au crépuscule de notre existence, malgré nos aspirations.

 

En ce temps de carême qui porte à tant de réflexion.

Trouvant nos réponses chez Platon ou dans les livres de Sion.

Quoiqu’il en soit, nulle sagesse n’est née sans une véritable expérience.

Voilà pourquoi, savoir-faire l’amour, est la plus exaltante des sciences.

 

Quoi que l’on vous ait dit, ne vous y trompez pas, chers amis.

C’est d’abord dans le péché de la luxure qu’est l’origine de la vie.

Bien que ce soit par la guerre qu’aient émergé les nations.

C’est dans les aventures pécheresses que sont nées les populations.

 

C’est dans les livres d’histoire que l’on raconte le glorieux passé.

Mais, c’est dans les plaisirs de la chair que nous apprenons à aimer.

Pensez-vous que je suis un malotru, un être immoral, un pervers ?

Pourtant, ce que j’en ai aimé de ces femmes aux yeux bleus ou verts.

 

Des femmes si sensuelles pour lesquelles je ferai n’importe quoi.

Car, elles ont su rejoindre mon âme au plus profond de moi.

Et puis ? Comment pouvons-nous faire une bonne confession ?

Si, de la luxure, nous n’avons pas su tirer du plaisir à profusion.

 

Raspoutine ! Cher Raspoutine ! Apprends-moi dès maintenant à danser.

Ô, moine venu de la steppe, de la Sibérie ! Apprends-moi à chanter.

Toutefois, que je ne meurs point, comme toi, dans une eau glacée.

Mais, que mon corps repose dans les bras de mes amantes adorées.

 

En ce temps de carême, il faut savoir choisir son péché favori.

Pour ma part, j’ai pris la luxure puisqu’à mon humble avis.

Le plaisir est autant à celui qui le donne qu’à celui qui reçoit.

Avant de mourir, l’accomplir une seule nuit, permettez-le-moi.

 

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada