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Pendant que je m’endors

Il ne m'a jamais laissé tomber

« Pendant que je m’endors » Photo par G.B. d’Allemagne

Pendant que je m’endors

 

Ce soir j’ai l’âme en peine,
Et le chagrin coule dans les veines,
Je lui ai pourtant tout donné tout sacrifié,
Sacrifié mes rêves, mes espoirs et mes pensées.

 

Que lui ai-je donc dit ou bien fait ?
Alors qu’il me disait qu’il m’aimait,
Je voulais le croire lorsqu’il mentait,
Je le désirais quand à une autre il rêvait.

 

Seule dans mon lit,
Je pense sans cesse à lui,
Serrant très fort mon ami d’enfance,
Celui qui a su préserver mon innocence.

 

Que de secrets, je lui ai confiés.
Que d’histoires je lui ai racontées,
Que de peines avec lui j’ai partagées,
C’est le cas où mon coeur est encore brisé.

 

Maintenant en qui et en quoi puis-je croire ?
Comment cesser dans ma vie de broyer du noir ?
C’est alors en mon ours en peluche que je trouve du réconfort,
Revoyant le jour où je l’ai reçu dans mes bras pendant que je m’endors.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Sereine et silencieuse

Sereine et silencieuse
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Sereine et silencieuse

 

Les yeux fermés,
Je ne pourrai jamais oublier,
Le temps que nous avons vécu,
Sur cette terre, ce coin de paradis perdu.

 

Pas un mot de trop,
Et tout y était si beau,
Sous le soleil enchanteur,
J’écoutais ta voix de chanteur.

 

Temps des vacances,
Temps d’une belle innocence,
Temps où loin de nous les tracas de la vie,
Temps de ce bonheur que l’on crût être infini.

 

Tu aimais tant caresser mes cheveux d’or,
Et moi j’adorais tant regarder quand tu dors.
Nous faisions l’amour avec tendresse au petit matin,
Et nous le faisions à chaque instant que cela nous plaisait sans chagrin.

 

Avec toi, ce que j’étais vraiment si heureuse.
Avec toi, je me sentais traitée telle une reine.
Tu m’appelais chaque nuit ma belle sirène,
Car j’étais si sereine et silencieuse.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je vois bien

Je vois bien
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Je vois bien

 

Il est quatre heures du matin,
Je ressens en moi tout ce chagrin,
Cette peine que tu vis depuis longtemps,
Pour le comprendre cela m’a pris trop de temps.

 

Comment pourrais-je revenir sur mes pas ?
Afin de pouvoir encore t’ouvrir mes bras,
Et avec larmes te demander cette grâce,
De me laisser près de toi une place.

 

Pourtant c’est ton bonheur,
Que je désirais à chaque heure,
Sans cesse te combler de présents,
Être près de toi en silence à chaque instant.

 

Mais lorsque sérieusement j’y pense,
Lorsqu’en moi s’efface toute cette romance,
La vérité éclate avec amertume au grand jour,
Dans ton cœur je n’y serai jamais maintenant et pour toujours.

 

Pourtant j’étais prêt à tout te donner,
À te laisser-vivre ta vie celle que tu as aimée,
Être ce que tu es tout simplement,
Parce que je t’aimais vraiment.

 

Je t’entends respirer,
Alors que je désire t’embrasser,
Te faire l’amour avant de te quitter et de partir,
De tes yeux je serai loin pour toujours pour ne plus souffrir.

 

Je vois bien qu’il n’est pas trop tard,
Pour extirper cette douleur provoquée par ce dard,
Par ce dard, lancé par ce cupidon, que l’on nomme “amour”,
Et qui brise tant de vies sans effort et sans aucun détour.

 

Je vois bien que c’est inutile,
Que ma volonté et mes efforts sont si puérils.
Je vois bien que je ne serai jamais à la hauteur de tes attentes,
Alors loin de ton cœur j’irai chercher autre terre pour y planter ma tente.

 

Je vois bien que mes gestes ne remplaceront pas mon corps,
Qui malgré bien des apparences vaut son pesant d’or,
Je vois bien que ta grande beauté légendaire,
Est réservée pour celui qui saura te plaire.

 

Je vois bien qu’il est préférable de tout abandonner,
Je vois bien qu’il mieux de tout quitter,
Afin de cesser à jamais de te blesser,
De te blesser jusqu’à nous tuer.

 

Dans la noirceur de notre chambre,
Je revois cette photo de toi couleur d’ambre,
Je me rappelle d’avoir vu un si beau sourire
Lorsque tu approchas de moi avec un fou-rire.

 

Mais aujourd’hui je vois bien que c’est fini,
Même si dans mon cœur tu y vivras à l’infini,
Mais en cette nuit je vois bien que c’est terminé,
Sois sans crainte, mon amour, mes erreurs je les assumerai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pensées

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Pensées

 

Il est six heures du matin

Et mon cœur est rempli de chagrin

J’aimerais pouvoir te serrer dans mes bras

Mais je crains que tu ne le veuilles pas.

 

Le soleil n’est pas encore levé

Et déjà tu es dans mes pensées

Car je crains qu’il t’arrive grand malheur

Alors que j’aurais voulu faire ton bonheur

 

En toute sincérité, je ne t’ai jamais oubliée

Si tu savais comme je t’ai aimée, je t’ai adorée

Aimée à la folie même si cela m’était interdit

Mais c’est comme ça. Et puis ? Alors, tant pis

 

Tu m’avais fait promettre d’être toujours amis

Mais dans le secret de mon cœur il en était point ainsi

Car j’aurais préféré être ton amoureux pour la vie

Puisqu’à mes yeux ta beauté m’avait tellement ébloui

 

J’aimerais tellement t’embrasser et te faire l’amour

Peut-être sera-t-il possible une de ces nuits, un de ces jours

Me coller simplement contre toi afin de te cajoler et te consoler

Et te dire dans mes mots que tu es la plus belle dans le ciel étoilé

 

Ne m’en veux pas, ô toi, si je t’aime encore

Car tu as vraiment un cœur pur, un cœur en or

Et que seul l’amour est véritablement le plus fort

Puisque dans mes pensées tu y es même quand je dors

 

Ô que oui, je t’aimais

Encore maintenant et à jamais

Que veux-tu ? Je n’y peux rien

Je t’offrirai mon cœur si tu le veux bien

 

De

 

RollandJr St Gelais de Québec au Canada

 

Quelques gouttes d’eau

Quelques goutes d'eau

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ 
Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Quelques gouttes d’eau

 

Journée enfin terminée !

Épuisée ! Fatiguée ! Exténuée !

Aussitôt entrée dans mon humble demeure,

De cette foule mes pensées s’en éloignent puis meurent.

 

Ayant pour fidèle compagnon,

Mon chat noir roulé en boule sur le paillasson,

Se levant doucement et de ses pattes de velours,

Vient vers moi en me souhaitant en ronronnant un bon retour.

 

Quelques câlins,

Je lui donne chaque matin,

En lui promettant d’être bientôt là avec chagrin,

Car en vérité esclave de mon labeur je n’en sais rien.

 

Mes pas se dirigent vers la salle de bain,

Laissant tomber vêtements afin de reprendre,

Mon droit sur mon corps qui désormais n’est plus à vendre,

Et pour cet instant, je suis la maîtresse de ma vie et de mon destin.

 

Coule sur moi ! Réchauffe-moi !

Purifie-moi ! Que disparaissent mes péchés !

Ceux que j’ai faites avec passion et volupté,

Ceux que j’aurais aimé commettre de bon aloi.

 

Ce que je me sens bien en ce lieu,

Loin des terres arides et de tous ces curieux,

Quel inestimable bienfait sur ma fragile peau,

Que peuvent accomplir tel un miracle ces quelques gouttes d’eau.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La douceur du miel

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La douceur du miel

 

Bonjour madame 
Bonjour jolie flamme 
Puis-je un instant vous parler ? 
Puis-je pour un moment vous courtiser ?

 

Cela fait si longtemps que je voulais vous rencontrer 
Simplement pour vous connaître et votre beauté apprécier 
Sans bien entendu vous importuner car ce n’est point mon intention 
Je vous promets qu’à mes paroles je porterai grande attention

 

Je vous voyais souvent assise sur ce banc 
Sur ce banc dans ce parc où se trouvent des amants 
Des amants, des époux qui se promènent avec leurs enfants 
Main dans la main souriant gaiement à pleine dents

 

Oui je sais que trop vieux pour vous je le suis 
Ce qui ne m’a pas empêché de faire ces quelques pas 
Vers vous pour savoir ce qui en vous ne va pas 
Si je peux faire quelque chose pour vous dites oui

 

Est-ce une blessure d’amour ? 
Celle qui souvent croit-on dure toujours 
Et qui de notre corps de jeunesse tire nos larmes 
À en briser à jamais nos pauvres âmes

 

Vous ignorez sûrement 
Que j’ai visité bien des continents 
J’y ai rencontré riches et pauvres gens 
J’y ai vu hommes puissants et bien d’autres indigents

 

Des beaux et des laids, des parfaits et encore plus des éclopés 
Des gens vivant dans l’opulence et bien d’autres qui ont été abandonnés 
Des savants et des ignorants sans oublier les braves et peureux 
Des gens tellement comblés qu’ils en oublient comme ils sont chanceux

 

Des gens qui ont grande morale mais pas la foi 
Des gens qui vivent dans la foi mais sans morale bien des fois 
Des gens comme vous et comme moi cherchant un sens à leurs vies 
Des gens aux cœurs généreux et d’autres qui ne connaissent que l’envie

 

Mais en dépit de nos différences nous avons cette particularité 
Celle qui a passé la barrière des langues et du temps et c’est de vouloir être aimé 
Ne vous en faites pas trop avec votre chagrin car il passera comme un nuage dans le ciel 
Alors humblement, je vous en prie, garder votre sourire qui me fait penser à la douceur du miel.

 

De

 

RollandJr St Gelais 
Québec (Québec) 
Canada 

Ombre de moi-même

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Dessin réalisé le 15 septembre 2018 Montréal

Ombre de moi-même

« Je suis l’ombre de moi-même. Une ombre perdue sur la route sombre de mes sentiments blessés. Sentiment de ne pouvoir revenir en arrière. Je poursuis alors mon chemin à genoux rempli de chagrin. »

RollandJr St-Gelais de Québec

Pose aux barreaux 

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Superbe dessin par mon ami Eri Kel de la France

Pose aux barreaux 

 

Je pose tout en silence, 

Afin de mieux savoir à quoi je pense, 

Pourquoi ai-je tant aimé, tant souffert ? 

Ma vie ne serait-ce qu’un éternel enfer ?

 

Portant sur la tête un foulard sombre, 

Afin de cacher mes cheveux blancs, 

Qui annoncent le terme des ans, 

Et la mort qui pointe son ombre.

 

De mes boucles d’oreilles qui pendent, 

Comme le ferait le pendule d’une horloge, 

Dont les fils du temps sont dévorés par un ogre, 

Au fil du temps qui s’épuise à chaque seconde.

 

Je vis cet instant, 

Comme jamais auparavant, 

Car serais-je encore de ce monde ? 

Puisque la mort me frappera telle une onde.

 

Mes seins qui faisaient toute ma fierté, 

Et qui procuraient à mes amants fidèles tant de gaieté. 

Ont commencé depuis fort longtemps à s’affaisser, 

Épuisés d’avoir nourri mes enfants affamés.

 

Je revois les moments de ma vie les moments de grâce, 

Ceux qui m’ont donné tant de joie, de paix et d’amertume, 

Me collant à la peau donnant l’illusion que je me parfume.

Et que dire de mes amours si ce n’est que trois fois hélas ?

 

À quoi bon de s’en faire avec la vie et son destin ? 

Car c’est le propre des êtres humains de connaître du chagrin. 

Souvenons-nous que l’existence possède bien des bas et des hauts. 

C’est pourquoi je reviens à l’essentiel à cette pose aux barreaux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada

Détachement

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Dessin par mon ami et collaborateur Eri Kel de France

Détachement

 

Dites-moi si je mens. 

La vie est un peu tel que le néant, 

On pense apprendre, connaître et autres choses, 

On est à la recherche de la personne pour être en osmose.

 

Après avoir vécu ici ou bien ailleurs, 

Dans un pays de neige et de glace ou de terre verte et de fleurs, 

Avoir expérimenté l’amour, le chagrin, la joie et la peur, 

Après avoir parcouru mondes et océans, arrivera notre heure.

 

C’est alors que nous verrons que rien ne dure, 

Le plaisir partagé, les surprises quotidiennes et les maux que l’on endure. 

C’est en pensant à ceci et à cela, 

En faisant en ma modeste demeure les cent pas.

 

Parfois en m’inspirant de mes lectures des sages d’autrefois,

Qui avaient visions de la vie et des mœurs aussi différentes que leurs fois,

Que j’en ai conclu sans trop savoir pourquoi ni trop comment mais assurément,

Que finalement pour être heureux dans la vie, il faut pouvoir faire un certain détachement.

 

De

 

RollandJr St Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

J’ai la mine… graphite.

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Dessin par Eri Kel de la France

J’ai la mine… graphite.

 

À un âge vénérable,

Où l’on se sent moins capable,

Où notre mémoire nous joue des tours,

Et où nos sens nous font emprunter mille détours.

 

Revoyant le sourire de ma mère,

Lorsque je n’étais qu’une enfant de la guerre,

Devenue mère moi aussi j’ai souries à mes enfants,

Dès que je les ai pris dans mes bras et au gré du temps.

 

Je les ai vus longtemps grandir,

Je les ai vus tant aimer et tant souffrir,

Telle est l’ultime destinée du genre humain,

Avec ou sans terre, avec parfois les jours sans lendemain.

 

Prendre époux et conjointes,

Ce que j’ai prié Dieu les maintes jointes,

Pour que mes enfants chéris aient du meilleur,

En leur évitant le pire pour leur plus grand bonheur.

 

Quelle joie incommensurable !

De vous exprimer, j’en suis bien incapable.

Que mon cœur ait vécu d’avoir tenu dans mes bras,

La descendance que mes fils et filles m’offrirent ici-bas.

 

Mais quel chagrin émergea au sein de mon cœur,

Lorsque je réalisa l’absence de mon mari à ces heures.

Sachant à tel point qu’il aurait tant souhaité et tant voulu,

Tenir dans ses bras sa descendance avant le jour où il mourut.

 

Ce jour du mois de mai si triste et tellement inoubliable,

Où sa vie fut emportée par un coup du destin impardonnable.

Croyez-moi! La tragédie d’être une mère n’est point un mythe,

Voilà pourquoi, et malgré moi, en cet instant j’ai la mine graphite.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada