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Les muses

Les deux muses Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par JRekas Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/Two-Muses-887966422

Les muses

 

Mes demoiselles !

Ce que vous êtes belles,

Belles et fraîches comme des fleurs,

Des fleurs avec un air un peu moqueur.

 

Simplement recouvertes d’une robe de chambre,

Ou bien d’une longue robe de couleur d’ambre,

Comment pourrais-je vous dire en cet instant précis?

Alors qu’en votre demeure je suis venu vous tenir compagnie.

 

Je ne suis pas une fleur rare, mais je me suis parfumé.

Avec un arôme qui, je l’espère, saura vous étonner.

En étant accompagné d’un bon vin de la France,

Afin de bien commencer cette soirée selon votre convenance.

 

Jeunes dames solitaires,

De votre ennui, je saurai vous faire taire.

Car, par mon savoir-faire, vous en serez ébahies.

Et, après quelques verres d’un vin savoureux, nous irons dans votre lit.

 

Belles dames aux allures si différentes,

De votre charme exquis, aucune âme ne peut rester indifférente.

Alors, dites-moi. Comment s’est passée votre journée?

De mon côté, de vous, je me suis tellement ennuyé.

 

Écouter vos douces voix de déesses,

Succomber à la chaleur de vos caresses,

Se glisser doucement dans la fraîcheur de vos draps,

Voilà ma raison d’être, ma raison de vivre et d’avancer pas à pas.

 

Comment pouvais-je en ce monde vivre?

Car, de la moiteur de vos lèvres, j’en suis ivre.

De vos regards coquins, j’en suis épris pour la vie.

Car, dès l’instant où je suis dans vos bras, s’éloignent mes soucis.

 

Femmes pécheresses!

Avec vous, il n’y a point de détresse.

Puisque dès le moment où je suis avec mes muses,

Au gré des étoiles, le temps file et, pourtant, jamais il ne s’use.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Émoi … et moi?

Émoi … et moi? Poésie par Rolland Jr St-Gelais Photo par Mic-Ardant Source : https://www.deviantart.com/mic-ardant/art/Emoi-et-moi-887483666

Émoi … et moi?

 

Champignon magique!

Moment tellement féerique!

Tu m’as fait découvrir des instants atypiques,

Peu importe que tu sois Isabelle, Jacinthe ou Monique.

 

Tu m’invitas à prendre un verre,

En cette soirée qui me fait oublier l’hiver,

Car nous sommes en plein été et loin de ce calvaire,

De cette saison qui, je le crains, reviendra en un éclair.

 

Formule étrange que tu versas!

Que tu glissas le long de tes doigts,

Car, une idée bien coquine, habitait en toi.

Une envie que tu voulais partager avec moi.

 

Succombant à tes caresses de doigts de fée,

À ta chaleur, je ne pouvais pas malgré moi y résister.

À la saveur de fruit défendu sortant de tes lèvres j’ai savouré.

Savouré jusqu’à en perdre ma raison en ce début de soirée.

 

Était-ce un rêve, une illusion, une fantaisie?

Une pensée qui émergea au plus loin de mon esprit?

De mon esprit vagabond qui par ta féminité en est tout ébloui.

Une féminité rarement vue dans le monde d’aujourd’hui.

 

Qu’as-tu donc mis dans ce vin capiteux?

Quel est ce champignon au goût si délicieux?

Toi qui m’amenas dans cet endroit merveilleux,

Ô dame, si belle, serais-tu envoyée par les cieux?

 

De ma solitude bien lourde qui accable mon existence,

Par ce geste, tu as osé alléger ma terrible souffrance.

En y déposant avec discrétion dans ce vin cette noble substance,

Rassure-toi! Jamais je ne te ferai une quelconque remontrance.

 

En mon pauvre cœur, j’ai ressenti un tel émoi.

Lorsque tu as daigné prendre dans tes tendres bras,

Mon corps fatigué d’avoir mené tant de luttes, tant de combats.

Nos cœurs enlacés, le temps d’une nuit passée, ensemble toi et … moi?

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

J’ai comme une idée

J’ai comme une idée Photo par Gb62da poème par Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/I-m-feeling-a-bit-naughty-today-882114278

J’ai comme une idée

 

J’ai comme idée,

Que cela pourrait marcher,

Mais, jamais je ne te brusquerai.

En ce jour, mon amour, je veux te montrer.

 

Te démontrer par mes caresses,

Que je te ferai de la tête jusqu’aux fesses,

Avec passion te faire vibrer avec entrain,

Te faire connaître belles sensations dans ton bassin.

 

Te faire crier d’un immense plaisir,

Sans cesse, et avec joie, te faire jouir.

Sans relâche embrasser avec tendresse ton corps,

Tu verras bien en ce jour ou en cette nuit si j’ai tort.

 

Mon savoir-faire te sera dévoilé,

Avec des gestes suaves, je t’aimerai.

Tu comprendras jusqu’à tel point tu seras mienne,

Nous voguerons en pensées de notre lit jusqu’à Vienne.

 

Cette ville de la valse où je t’ai rencontrée,

En ces lieux où tu m’as montré comment danser.

J’ai appris à suivre tes pas si gracieux, si merveilleux.

Que nous avons finalement suivis deux par deux.

 

Car nos corps et nos âmes se sont unis,

À partir de cet instant mémorable et pour la vie.

Mais, en gentilhomme que je suis, j’ai préféré attendre,

Ton plein consentement venant de toi simplement entendre.

 

Alors, dis-moi, mon amour, ma chérie.

Allons-nous passer ensemble cette nuit?

Je t’enseignerai les positions du Kâmasûtra,

Ma connaissance en ce domaine, tu découvriras.

 

Cette drôle de sensation m’a envahi,

Mon cœur est submergé depuis que je t’ai vue ainsi,

Laisse-moi te rejoindre en haut de ses marches de marbre,

Une force coule en mes veines fortifiant ma hampe tel un arbre.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

L’œil de Dieu

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

L’œil de Dieu

 

Je suis l’œil de Dieu,

Et Dieu est une femme,

Et, par-dessus, une jolie dame,

Qui fait de toi entre ses mains ce qu’elle veut.

 

Je vois tout ce que tu fais,

Inutile de cacher vraiment qui tu es,

Tu aimes fréquenter les donjons,

De tes maîtresses, être leur bon garçon.

 

Maitresse Christine qui est d’une beauté exquise,

Celle dont ton âme s’est tellement éprise.

Beauté magique ! Beauté féérique !

Venant du monde des pays nordiques.

 

Que dire de maîtresse Bella?

Qui saura te mener là où elle le voudra.

Te tirer des flammes de l’enfer de la souffrance,

Pour te faire découvrir l’ultime plaisir de la bienveillance.

 

Péché de la chair ! Péché de la luxure !

Qui convient de l’âme la plus perverse à la plus pure.

Aucun plaisir n’a d’égal que celui d’être entre les mains d’une maîtresse,

Qui sait te combler de ses tortures élaborées comme de ses caresses.

 

Où iras-tu après cette vie?

Toi qui feras, malgré tout, l’envie.

De bien des gens prisonniers de leur morale,

Et qui pourtant, vénèrent des idoles qui font tant de mal.

 

Regarde-moi bien dans les yeux,

Dis-moi : tel est ton désir, ton vœu le plus précieux?

Serait-ce être près de moi, être à mes côtés?

Devenir ta chérie, ton amour, ta bien-aimée!

 

Je suis celle qui te surveille,

Qui te fera découvrir bien des merveilles,

En temps voulu, mon vilain coquin.

Mon beau ! Tu seras entre mes mains.

 

Regarde bien cette triade,

Et fuis ce monde rempli de façades,

Rejoins-moi vite ! Si tu l’oses.

Tu seras alors ma chose.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Mauvais roman

Mauvais roman Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par Rick B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/rickb500/art/Bad-Romance-868419125

Mauvais roman

 

Ma vie est comme un mauvais roman,

Je n’ai connu que des mauvais garnements,

Des mauvais garçons qui me mentaient allègrement,

Mais qui savaient jouer de leurs mains et de leurs langues divinement.

 

Ma vie de maîtresse est digne des plus belles histoires,

Des contes, des récits remplis de passion de rencontres d’un soir.

Je suis une courtisane parmi tant d’autres, mais qui n’a pas son pareille,

Car par mon savoir-faire, je sais rendre les hommes au septième ciel.

 

Je préfère la nuit sombre auréolée de ses mystères,

Au soleil qui les dévoile par la force de sa lumière,

Car rien n’est plus agréable que les plaisirs de la chair,

Et de son parfum qui vogue sur les vagues de l’air.

 

L’ombre fraîche qui recouvre mon corps,

De mon corps de femme caressé par ces doigts en or,

Qui me font haleter sans cesse de plus en plus fort,

Jusqu’à cet instant précis où j’atteins la petite mort.

 

J’adore ma vie de volupté et de luxure,

Car chaque soir, je m’enivre de cette eau pure.

Qui abreuve tous mes désirs à la recherche d’une cure,

Même si je sais qu’au plus profond de moi je désire rester impure.

 

Je suis la plus grande des pécheresses,

Mais jamais de la vie, je me priverais de caresses.

De ces caresses qui parcourent mon dos jusqu’aux fesses,

M’en priver ? Voilà ce qui causerait ma seule détresse.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada