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Tu dois t’habiller maintenant

Tu dois t’habiller maintenant Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. D’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/I-have-to-dress-now-895658283

Tu dois t’habiller maintenant

 

Ô mon amour,

Comme tu es si belle,

Gracieuse comme une gazelle,

Tes cheveux d’or brillent en ce jour.

 

Nous sommes enfin toi et moi,

En ce champ de blé, je vais t’aimer.

Je vais avec ardeur te caresser et t’embrasser,

Avec tendresse, je saurai te mettre tout en émoi.

 

Et dans la chaleur de cette journée de fin d’été,

Deux amoureux commirent le péché de l’œuvre de chair.

Cachés par les tiges de blé qui par une grâce laissèrent passer l’air,

Afin de les rafraîchir dans leurs mouvements effrénés.

 

Le temps passa inlassablement comme le sable du sablier,

Peut-on s’étonner qu’un tel péché puisse donner du plaisir?

Au risque de se retrouver en enfer pour éternellement souffrir?

Car un tel bonheur passager ne pourra jamais dans leurs cœurs être oublié.

 

Maintenant que j’ai déposé en toi ma tendre chérie,

Nous devons quitter ce lieu de péché dès à présent et pour longtemps,

Que tu le souhaites ou non tu dois t’habiller maintenant,

Tu as en toi cette substance qui deviendra une nouvelle vie.

 

Que cet enfant illégitime,

T’apporte tout le bonheur,

Qu’il soit mon témoin chaque heure,

Et que son cœur résonne en toi par une douce rime.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un, deux, trois, quatre

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Un, deux, trois, quatre

 

Je me souviens d’un autre temps,

Où l’on pouvait chanter et aimer et vivre.

Vivre comme bon nous semblait et non survivre,

Un temps où la liberté existait il n’y a pas si longtemps.

 

Un temps où l’on goûtait à l’amour,

Deux temps où l’on partageait nos espoirs,

Deux temps et trois mouvements avant qu’arrive le désespoir,

Et puis quatre temps avant que disparaissent nos rêves pour toujours.

 

Mais, quel plaisir de me souvenir.

De cette époque où la jeunesse et sa beauté,

Avaient encore le plein droit de simplement exister,

Sans les moqueries de nos jours qui nous ne font point rire.

 

Je me rappelle une certaine chambre d’hôtel,

D’une chanson où l’on donnait à la paix une chance,

Une chanson, un refrain, des paroles et d’un rythme qui encensent,

Qui résume à elle seule cette période lointaine et qui me parait si belle.

 

Un, deux, trois et quatre pour la postérité,

Que cette chanson vienne jusqu’à nos cœurs,

Qu’elle éloigne de nous toutes nos craintes et nos peurs,

Et qu’elle nous enseigne que la seule valeur noble qui soit c’est celle d’aimer.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Danse au soleil

Danse Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo & modèle : JenovaxLilith

Danse au soleil

 

Danse ma belle,

Danse sur les vagues,

Danse sur les vertes algues,

Danse sur l’air comme une tourterelle.

 

En ce dernier matin d’été,

Que je puisse encore t’admirer,

Que je puisse à ma guise te contempler,

Puisses-tu rassasier mon âme de ta beauté.

 

Sur les vagues si calmes de la mer,

Sur les vagues loin de la rigueur de l’hiver,

Sur les vagues qui avancent aux rimes de mes vers,

Sur les vagues qui recouvreront tes pieds fragiles comme du verre.

 

Que ta beauté resplendit pour toujours,

Que la grâce de ta féminité illumine mes jours,

Que tes mouvements donnent vie à mon cœur si lourd.

Qu’aux chants des oiseaux, tu fais mille pas et sans détour.

 

Je t’en prie, reine de beauté.

Je t’en supplie, superbe divinité.

Je t’en conjure, ô, gracieuse majesté.

Que par ta présence, mon esprit soit apaisé.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Je suis seule à la Saint-Valentin

Je suis seule à la Saint-Valentin Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/I-m-lonely-870295534

Je suis seule à la Saint-Valentin

 

Aujourd’hui, c’est la Saint-Valentin.

Je suis seule depuis le petit matin,

Depuis que tu es parti prendre le train,

Je prends mon café et j’essaie de ne penser à rien.

 

Ce qui est loin d’être facile,

En ces temps où tout semble difficile,

Où le temps d’aimer en secret sans cesse défile,

S’aimer comme des amants loin des yeux de cette file.

 

Cela fait maintenant deux ans que nous nous voyons en secret,

Toi l’homme à la chevelure d’argent et à l’éclat parfait.

Moi la femme remplie de cette jeunesse qui te plaît,

Quel drôle de couple loin des regards indiscrets!

 

Nous avons passé la nuit à faire l’amour,

Même si tu avais juré à ta femme fidélité pour toujours,

Telle étrange sensation de bien-être de sentir cette chaleur en moi,

Quand tu me pénètres de ces forces vives qu’il y a en toi.

 

Que de mots d’amour tu me chuchotes à l’oreille,

Qui me transportent dans un univers rempli de merveilles,

Sentant tes doigts parcourir tout le long de mon corps,

À la recherche inlassable d’un mystérieux trésor.

 

Te présentant cette zone défendue,

Car je sais à tel point tu aimes ainsi me voir nue,

Avec tout mon amour, je te laisse aller à tes pulsions.

Ainsi nous vivons avec l’immoralité consumée notre passion.

 

Quelle imagination débordante,

Pour accomplir cette posture satisfaisante,

De ces mouvements répétés jusqu’à la jouissance,

Qui comble à la perfection cette belle nuit de romance.

 

J’aurais tant aimé te serrer toute la journée,

Mais bien sûr, tu as cette autre femme à aimer,

Cette femme qu’au pied de l’autel tu as épousée,

Ce beau jour de la Saint-Valentin, avec elle tu vas le passer.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Sonate pour un violon seul

Sonate
Sonate pour un violon seul Poème de RollandJr St-Gelais Photo par Gregg Freidberg Source : https://www.deviantart.com/gfriedberg/art/Bartok-sonata-for-solo-violin-852356236

Sonate pour un violon seul

 

J’entre dans la pièce,

J’entre là, à l’improviste, à l’emporte-pièce,

Ayant pour tout vêtement que celui que Dieu m’a donné,

Ce vêtement qui a tant encaissé depuis le jour où je suis né.

 

Le public semble médusé,

De me voir ainsi entièrement dénudé,

Je lui rends son regard un peu, je l’avoue, amusé.

Car quelle chance d’être accompagné par une artiste chevronnée.

 

Sachant de son violon adroitement le manipuler,

Possédant de son art musical le talent de le diriger,

Dirigeant avec amour son archet sur les cordes tendues,

Elle connaissait chaque note pouvant me porter vers les nues.

 

Ayant que mon corps pour instrument,

Je l’utilisais avec précaution bien évidemment,

Chaque pas était compté selon les sons du violon bien accordé,

 Agençant les mouvements de mon corps au rythme de la mélodie jouée.

 

Quel plaisir exquis de faire qu’un avec le son de cet instrument,

Dansant encore et encore à en oublier le public étonnamment,

Jusqu’à la fin du spectacle dévoilée par les chaudes acclamations,

Par un public prouvant son bonheur par une belle ovation.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada