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Bon appétit

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Bon appétit

 

Bon appétit,

Prenez tout votre temps,

Que votre plaisir dure longtemps,

Je vous souhaite bonne dégustation, les amies.

 

J’attendais ce moment,

Vous ne pouvez pas vous imaginer comment.

Ce moment que je croyais être irréalisable certainement.

Prenez une place! Mettez-vous à l’aise! Soyez installée confortablement.

 

Que votre désir de vous abreuver,

À même ma fontaine de jouvence, soit réalisé.

Prenez tout le temps qu’il le faudra pour me déboutonner,

Et je vous en prie, de votre imagination, vous pouvez, utiliser.

 

Que ce moment soit parmi vos plus beaux souvenirs,

Qui un jour fort lointain vous fera certainement sourire,

Et, souvenez-vous de ceci, il faut avant tout vivre avant de mourir.

Il n’y a pas plus grand drame en ce monde que de mourir avant même de vivre.

 

Que la saveur de ma semence agrémente vos palais,

Et que cet instant de rêve demeure en vos esprits à jamais,

Bon appétit mes amis! De votre faim, le combler, je le ferais.

Que votre soif soit étanchée! Voilà ce qui avec passion, me comblerait.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ce n’est pas un sein

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Ce n’est pas un sein

 

Cette œuvre faite de chair,

Qui a exaucé mes humbles prières,

Prières de réaliser cet ultime plaisir,

Et d’assouvir mon plus ardent désir.

 

Il me reste si peu de temps à vivre,

Car la maladie a grugé cette énergie de survivre,

Cette énergie que j’avais si longtemps entretenue,

Même si j’ai, depuis plusieurs années, mes souvenirs perdus.

 

Finirais-je cette journée?

Avant que je ne cesse de respirer.

Mes cheveux gris témoignent d’une vie remplie,

D’une vie parfois de solitude même en de nombreux pays.

 

De ces vastes pays que j’ai parcourus,

Sur des chemins parfois droits, souvent tordus.

Mais où j’y ai rencontré tant de gens ressemblants à des enfants,

Qui ont cherché de quoi apaiser leur faim pour un moment.

 

J’ai offert mes humbles services pour travailler,

Loin l’idée, n’aurait été qu’une seule fois demander la charité.

Jusqu’à une nuit, où belle dame, son seuil m’a fait franchir.

En silence, elle m’avait donné une soupe qu’elle avait faite bouillir.

 

Le calme des lieux aidant, elle me confia qu’elle avait perdu son mari.

Qui lui aussi était parti sur des terres étrangères en d’autres pays,

Elle me servait sans cesse une soupe et un bon vin à satiété,

Jusqu’au moment où mon esprit m’avait, hélas! quitté.

 

J’ouvris plus tard les yeux,

Devant une beauté digne des dieux,

Une femme aussi belle qu’une hirondelle au printemps,

Avec qui j’ai fait œuvre de chair jusqu’au soleil levant.

 

Nous ne nous sommes plus jamais revus,

Même si au plus profond de mon cœur j’aurais bien voulu.

En ces derniers instants que je puisse encore cette nuit me remémorer.

Ce sein est à celle qui pour une nuit m’a, je l’espère, sûrement aimé.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La danse classique

La danse classique Poème de RollandJr St-Gelais Dessin par Maryse Veysseyre de la France

La danse classique

 

Je me rappelle mes précieux cours de danse

Que me donnait une enseignante venue d’un lointain pays

Un pays qui ressemble beaucoup au Canada à ce que l’on m’a dit

Avec ses montagnes enneigées et ses ruisseaux gorgés de poissons en transe.

 

Un pays peuplé de gens aux accents bien étranges

À l’alphabet que seuls pouvaient transmettre les anges

Un peuple fier et courageux qui a traversé les épreuves de la guerre

Un pays aux vastes contrées, la Sainte Russie, des orthodoxes, leur mère.

 

De cette enseignante à l’allure stricte, mais si tendre en son for intérieur

Allure causée par une jeunesse difficile où elle devait combattre ses frayeurs

Calmer sa faim et lutter face à un ennemi qui était devenu le pire des envahisseurs

Mais avec tendresse envers ses élèves qui lui faisaient confiance de tout leur cœur.

 

C’est sous ses ordres que j’ai appris les rudiments du ballet

Ces pas de ballerine, qu’à ma grande surprise, avec joie j’apprenais

Ô bien sûr! J’étais encore qu’une simple enfant avec bien des maladresses.

Mais sous l’œil attentif de mon guide, j’ai appris à intégrer en moi ces souplesses.

 

Ces virevoltes, ces cabrioles et ces bonds que j’exécutai au-dessus du plancher verni

De ce plancher qui est devenu aussi sacré que celui d’une église par les cieux bénie,

Car tant de joie en mon âme d’enfant j’y ai connue en cette période magique

Hélas, vu mon âge, je n’ai de cesse de revivre en pensées la danse classique.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Promenade sous la pluie à la nuit tombée

Promenade sous la pluie à la nuit tombée Poème par RollandJr St-Gelais Peinture par Maryse Veyseyre

Promenade sous la pluie à la nuit tombée

 

Tout en marchant avec lenteur sous les réverbères,

Je me rappelle les paroles que m’a dites ma défunte mère,

Quand elle me raconta comme la vie était ardue pendant la guerre,

Une époque où bien des gens de mon pays connurent que faim et misère.

 

Je me remémore ces paroles afin de me donner un peu d’espoir

Alors que je me promène seule en profitant du calme du soir

Fuyant les médias et leurs nouvelles incessantes

Avant qu’ils parviennent à me rendre démente.

 

Quelle sérénité retrouvée en ces lieux,

Où jadis, des inconnus s’y promenèrent en amoureux,

Main dans la main, sourire aux lèvres, témoins de leur bonheur

Avant que n’arrivent ces tristes jours où tout semble être que des leurres,

 

Pluie glaciale et sans saveur du frais automne

Qui abreuve les âmes accablées par une douleur monotone

J’entends chacune des gouttes de pluie résonner sur le trottoir

Telles les notes d’un piano dansant sur ses touches blanches et noires.

 

Je réfléchis sur le sens véritable de ma vie

Je revois en pensées mes vilains coups et j’en ris

Quel étrange sentiment de bien-être soudain m’envahit

C’est sous les réverbères que j’ai compris que rien n’était fini.

 

Que chaque goutte de pluie apaise les âmes en peine,

De la terre endormie, elle sillonne ses invisibles veines

Pour lui permettre de se ressourcer avant que l’hiver soit arrivé

Et ainsi, face aux rigueurs hivernales, en être bien préparée.

 

Je garderai la foi bien vivante en l’avenir

Quoique l’on puisse écrire que l’on peut dire

Tel que m’a dit ma mère : Dans la vie tout ne fait que passer

C’est ce que j’ai compris pendant ma promenade sous la pluie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Vraiment honoré

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Vraiment honoré Photo par John K. des États-Unis Source : https://www.deviantart.com/cable9tuba/art/Metal-Rim-805590354

Vraiment honoré

Bonjour tout le monde,

J’espère que cette dernière semaine du mois d’avril se termine en beauté. Pour ma part, je dois avouer que je me sens comblé par la vie. En effet, mère nature me gâte avec les beaux rayons de soleil et l’émergence de bourgeons dans les arbres. Signent que le printemps commence à peindre le paysage de ses couleurs lesquelles donneront naissance à l’été. Une saison qui fera du bien à bon nombre de mes concitoyens ainsi qu’à votre humble serviteur. En effet, quoi de mieux que la naissance d’une saison par l’entremise d’une autre pour nous faire apprécier la diversité de l’existence ?

À propos de diversité, je suis vraiment honoré d’avoir eu la permission de John K. des États-Unis d’utiliser certains de ses ouvrages photographiques dans le cadre de ma semaine dédiée à la nudité artistique masculine mettant en vedette des modèles afro-américains. Des modèles qui possèdent un sens professionnel inouï et des caractéristiques physiques fort attrayant. Le tout donne des résultats des plus extraordinaires du point de vue visuel. C’est le cas notamment de la photo que j’ai choisie pour illustrer mon propos dans le cadre de cet article.

 Sur quels motifs ai-je favorisée cette photo plus qu’une autre ? Des motifs qui, faut-il le rappeler, étaient fort nombreux à la base ? C’est un fait que la subjectivité est inhérente dans le domaine des arts et, plus particulièrement, celui de la photo de nu. Certains gens aimeront tels ou tels détails alors que d’autres ne les rebuteront ou, pire encore, ne les remarqueront pas. Dit autrement, il y a autant de goût qu’il y a d’individus dans le monde. Là encore, c’est mon opinion sur le sujet.

Pour ce qui concerne les motifs de mon choix, je vous dirais qu’il y en existe trois majeurs. J’ai bien écrit majeurs puisque certains m’ont paru être bien secondaires et, par conséquent, n’ont pas été jugés dignes d’être retenus dans ma présentation. À l’image d’une horloge de grande qualité, les trois motifs forment un tout tellement uni que de les séparer briserait leur mouvement de manière irrévocable puisqu’une telle union existe que par et pour chacun d’entre eux. Bref, en enlever un seul rendrait inconcevable l’existence des deux autres.

La sensibilité est sans contredit le premier motif qui a retenu mon attention dès l’instant où mes yeux ont porté leur regard. Et pour cause puisqu’une telle sensibilité dans la pose même du modèle transparaît dans l’angle choisi par le photographe. En effet, un tel angle montre tout l’humanité du modèle. Une humanité qui contient tant de force, tant de faiblesse, tant de potentiel et tant impuissance.  Force devant l’adversité. Faiblesse devant les maladies. Potentiel qui se laisse découvrir au gré du temps et des expériences de la vie. Impuissance devant l’ultime ennemi qu’est la mort.

Le jeu formidable d’ombre et de lumière le faisant sortir du néant de manière progressive constitue le deuxième motif de mon choix. Un jeu qui démontre d’une part, la recherche de la perfection et, d’autre part, le savoir-faire indéniable sans omettre la grande passion de John K. pour ce type de photographie. L’on a qu’à penser un seul instant à l’utilisation du cercle métallique qui sépare de manière symbolique le modèle du photographe. Une telle séparation, semblable au confinement, ne reflète telle pas ce qui se passe actuellement dans nos sociétés et ce, depuis quelques temps déjà?

Enfin, la profondeur du regard est d’une valeur inestimable. Une profondeur qui, c’est encore mon humble avis, me fait penser à tous les êtres humains quel que soit leurs croyances, leurs systèmes de pensées, leurs visions de la vie et qui cherchent tant bien que mal à répondre à ces questions : Qui suis-je? D’où viens-je?  Où vais-je? Questions qui plus souvent qu’autrement possèdent autant de réponses qu’il y a eu de gens vivant sur cette terre.

Par ailleurs, une telle réalisation photographique soulève en moi une question rarement abordée au sein des publications en rapport avec la nudité artistique. Quelles sont les valeurs, les croyances et la philosophie que peut avoir tout modèle vivant? Cela peut vous paraître étrange que j’aborde un tel point comme conclusion de cet article. Soyez rassurés! Loin est de moi mon intention de vous laisser sur votre faim. Bien au contraire puisqu’il s’agit du sujet de mon prochain article.

Bref, je suis vraiment honoré d’avoir obtenu la permission d’utiliser certaines des photos réalisées par John K., dans le cadre de la rédaction de mes articles. Une rédaction qui répond à un besoin fondamental chez moi, celui d’amener toutes personnes sérieuses à admirer la noblesse chez le modèle nu masculin, et de surcroît, afro-américain. Je suis persuadé qu’il en est de même chez un bon nombre de mes abonnés.

Je vous remercie de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada