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Jamais ils ne prendront ma fierté

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Jamais ils ne prendront ma fierté

 

Je suis femme de ce noble pays,
Fidèle à mes amis, à ma famille et à ma patrie.
Je suis née avec grande liberté tant de corps que d’esprit,
Dans un humble village de Bavière j’ai avec bonheur grandi.

 

Entourée de gens bien,
Je n’avais point connu la faim,
D’une mère attentionnée et d’un père vaillant,
Mes jours s’écoulèrent avec quiétude et allègrement.

 

Puis vinrent les jours de guerre,
De la politique, je n’en avais rien à faire.
Car avec mon amour je désirais vivre pour toujours,
Espérant que mon souhait de nous marier se réaliserait un jour.

 

Les barbares envahirent mon village tant aimé,
De nos belles maisons grands feux furent allumés,
Malheur aux vaincus, dit-on, car telle est leur destinée.
Sans prenant aux femmes, de nos corps ils s’en sont bien amusés.

 

Venant vers moi, ils arrachèrent mes vêtements.
Voyant dans leurs yeux toute leur haine sans ménagement,
Salivant de pensées impures tels de vulgaires animaux assurément,
Ils ne se doutèrent jamais de ma force d’âme bien évidemment.

 

De mon corps, ils pouvaient en abuser.
De mon corps, ils pouvaient à leur guise s’en amuser.
De mon corps, ils pouvaient essayer de le briser de toutes leurs forces.
Car au fond de mon âme, je sais bien qu’y réside une bête tellement féroce.

 

Jamais, ils n’ont réussi à détruire ce que je suis.
Jamais, ils n’ont réussi à éteindre en moi l’étincelle de la vie.
Car en moi j’avais fait ce noble serment, je m’étais en silence juré :
Que quoiqu’il m’arrive en cet instant jamais ils ne prendront ma fierté.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Goulument

 

Goulument
Magnifique dessin par Juste Angèle de la France

Goulument

 

De toi, j’ai tellement faim.
Te savourer, voilà ma véritable fin.
Déguster tes lèvres humides et chaudes,
Dès le petit matin en guise de Laudes.

 

Je passerai ma langue avec attention,
Entre tes lèvres telle une pieuse exhortation,
Une louange à la douceur de ton mont de Vénus,
Un mont que j’escaladerai le temps venu, au temps voulu.

 

Goulument ! Passionnément !
Ma chère amie, avec délectation, assurément !
Avidement, je te dévorerai au petit-jour pour déjeuner.
Gloutonnement, je savourerai ton nectar exquis jusqu’à satiété.

 

Vigoureusement ! Je mordillerai ton bouton de plaisir.
Jusqu’à ce que tu ne peux arrêter de crier à force de jouir.
Puis, calmement, j’y passerai quelques doigts avec bon entrain,
Car je ne saurai terminer cette matinée sans savoir utiliser mon experte main.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Réflexions en ce mardi 5 mars 2019

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Maître-autel de l’église St-Dominique de Québec dimanche le 3 mars 2019

Réflexions en ce mardi 5 mars 2019

Bonjour tout le monde,

J’espère que tout se passe bien pour vous. De mon côté, je dois avouer que le temps, à l’image d’une rivière en cette saison hivernale, coule bien lentement. Ce qui favorise une pleine et entière guérison tant sur le plan physique que spirituel. En effet, le début d’année a été quelque peu pénible pour votre humble serviteur du fait de mon accident, disons-le, de parcours pendant mon séjour en Gaspésie. Toutefois, je reprends des forces tout en poursuivant mon rétablissement.

Sur le plan spirituel, force est d’admettre que j’ai été choqué par l’ampleur des révélations concernant les faits et gestes reprochés par certains membres du haut clergé catholique.

Devant toutes ces allégations, deux choix s’imposèrent devant moi. Soit de mettre un terme à ma foi catholique ou bien de poursuivre sur le chemin de cette foi mais en l’adaptant à mon cheminement personnel. N’oublions pas que la foi relève d’abord et avant tout de la vision que chaque personne face à la vie.

Pour ma part, j’ai choisi de rester fidèle à ma foi catholique et apostolique. « Pourquoi donc ? » Me demandez-vous et ce, avec raison. J’ai choisi après mûres réflexions de rester fidèle à ma foi catholique pour les raisons suivantes :

Je reste fidèle à ma foi catholique en hommage pour ces gens qui ont témoigné de façon parfois courageuse, parfois héroïque, parfois par pur altruisme à l’égard des plus démunis de la terre.

En mémoire de (2)Je reste fidèle à ma foi catholique en hommage à ces prêtres, à ces religieux et à ces religieuses qui ont été tués-es pour le simple fait d’avoir été des témoins de la Parole du Christ. Je reste fidèle à ma foi catholique en hommage aux martyres qui ont sacrifié leurs vies afin de permettre à d’autres de vivre. Je pense notamment au père Maximilien Kolbe qui s’est offert en échange d’un prisonnier condamné à mourir dans le bunker de la mort à Treblinka sous le régime nazi. Un bunker où les prisonniers périrent de la soif, de la faim et dans des conditions dignes des enfers.

Je reste fidèle à ma foi catholique en hommage à ces prêtres qui, de manière très humble et sans panache, ont vécu leurs ministères de façon irréprochable. C’est là un élément qui semble être trop souvent passé sous silence.

Et, le plus important, je reste fidèle à ma foi catholique pour cette ultime raison : J’ai été baptisé catholique à l’hôpital de Baie-St-Paul par une communauté de religieuse dont les membres se sont sans cesse relayés afin de me sauver la vie. Et savez-vous quoi ? Je suis heureux de pouvoir entrer dans une église et d’y faire une prière, ou bien même un simple signe de croix, car j’apprécie la chance de vivre chaque jour que Dieu me donne.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Qu’est-il advenu de ce monde ? 

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Avec la permission de Alice Folletrange (modèle) et Louis-Albert Ducharme (photographe)

Qu’est-il advenu de ce monde ? 

 

Je sors de mon sommeil, 

À peine je me réveille, 

Je ne crois pas ce que je vois, 

Est-ce réel ce qui est devant moi ? 

 

Que s’est-il donc passé ? 

Pourquoi cette triste réalité ? 

Comment en est-on arrivé à ce fait ? 

Il n’y a pas si longtemps l’amour existait. 

 

La liberté n’était point qu’un simple mot du dictionnaire, 

Et la foi en l’avenir était transportée au-delà des mers, 

Le courage et la vérité étaient souvent récompensés, 

Maintenant il n’y a que le mensonge qui est valorisé. 

 

Je ne crois pas ce que j’entends, 

Les cris et les pleurs de tous ces enfants, 

De tous ces gens égarés sur le chemin sans fin, 

Qui ne connaissent que désespoir, la soif et la faim. 

 

Mais, qu’est-il donc advenu ? 

À ce monde où il n’y a pas si longtemps, 

On y fredonnait les plus belles chansons de tous les temps, 

Celles du Peace & Love chantées par des gens souvent nus. 

 

Ce que je ferais, 

Pour que l’espoir renaît, 

Pour que les murs soient à jamais défaits, 

Qu’est-il advenu de ce monde où tout semble si laid ? 

 

De 

 

Rolland St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Être seul

Photo par Mélanie Dufresne

Photo par Mélanie Dufresne Modèele nu : RollandJr St-Gelais

Être seul

 

Petite planète bleue,
Où les gens tentent d’être heureux,
Terre qui tourne sur elle-même,
Qui vraiment l’aime ?

 

Peuples aux langues diverses,
Qui s’abreuvent à même les averses,
Peuples aux croyances religieuses variées,
Qui prient de si nombreuses divinités.

 

Quelques privilégiés repus,
D’avoir tant mangé et tellement bu,
Masses souffrant de la soif et de la faim,
Qui craignent à chaque jour pour le lendemain.

 

Oui, c’est une triste vérité.
De se savoir condamnés à la mortalité,
Mais quel est le pire devant une telle fatalité ?
C’est d’être seul face à l’éternité.

 

De

 

RollandJr St Gelais
Québec (Québec)
Canada

Assoupie en liberté

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Primeur offerte par mon amie Angélina de la France

 

Un de mes plus beaux poèmes à ce jour

Assoupie en liberté

 

Je suis simple fille d’une mère,

Qui est née durant la dernière guerre,

D’un père mort sur les champs d’honneur,

Pour son malheur mais pour sa patrie son bonheur.

 

Je naquis dans un village de Provence,

Où j’ai grandi jusqu’à la fin de mon adolescence,

J’y ai fredonné des chansonnettes de mon enfance,

Tout en faisant la rencontre de mes premières romances.

 

Mais nécessité oblige j’ai quitté ces lieux,

Pour me diriger sous d’autres cieux,

Remplaçant le parfum des fleurs,

Par celui de la faim et de la peur.

 

Dans cette ville-lumière,

J’y ai vécu la pauvreté et l’enfer.

Mais, parfois, des mots tendres prononcés,

Par des hommes aux mains baladeuses et mal intentionnés.

 

Je n’en pouvais plus de satisfaire ces notables,

Aux dents blanches et à la parole si facile,

Pour qui tout devait leur être si docile,

Et pour qui tout leur était redevable.

 

Dans la bise de la nuit,

Je me suis rappelé mon village chéri,

Où les gens avaient un cœur toujours attendri,

Et une main toujours secourable pour les démunis.

 

Décidée de rejoindre gens de mon pays,

De cette contrée aux milles champs fleuris,

Où sonnèrent cloche d’église et mille clochettes,

Celle de mon église et de toutes ces charmantes biquettes.

 

Je fis ces quelques pas,

Toujours en allant tout droit,

Sans jamais un seul instant me retourner,

Car au fond de mon âme autre devait être ma destiné.

 

Quel beau village où je suis née,

Quel magnifique village où je suis retournée,

Quel prés vert de celui de mon ami Jacques et tous ses vers,

Que j’aimais tant écouter sans dire mots lorsqu’il prenait un verre.

 

Aussitôt arrivée à la clairière de la forêt,

J’ai préféré me diriger vers les champs et y faire un arrêt,

C’est en entendant les oiseaux de ces bois chanter,

Que je me suis finalement assoupie en liberté.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada