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Le voile noir

Le voile noir
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Le voile noir

 

Il est maintenant l’heure de poser nue,
Poser une fois encore pour être bien vue,
Cependant ce moment de silence est le bienvenu,
Car, entre deux séances, la fatigue est très vite venue.

 

J’ignorais vraiment quoi apporter,
Pour cette séance pouvoir l’agrémenter,
J’ai alors pensé à amener quelque chose de léger,
Car, en cette région du sud, la saison froide tarder à arriver.

 

J’ai fouillé dans mes nombreux recoins,
Fouiller çà et là et puis encore là avec soin,
Une écharpe ou un bout de tissu ou bien un bijou ?
De quoi pour rendre les artistes de moi amoureux fous.

 

Et à force de chercher, j’ai enfin trouvé.
Un tendre souvenir que m’avait donné ma mère adorée.
Un voile noir qu’elle avait porté le jour des funérailles de mon père,
Qui avait donné sa vie pour me permettre d’être libres moi et ma mère.

 

Oui, mon père qui était avant tout un homme vrai.
Et pour qui l’injustice en tous genres profondément le répugnait,
Homme bon qui aimait plus que tout son épouse et son unique enfant,
Il lui donna ce voile noir pour qu’elle me le donne à son tour au bon moment.

 

Ce moment où il m’avait fallu prendre cruciale décision,
De choisir pour bien vivre une nouvelle terre et d’inédits horizons,
C’est en retrouvant par hasard ce précieux voile noir que j’avais bien caché
Que je me suis rappelée, malgré le temps et la distance, mes parents bien-aimés.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Les yeux clos

Yeux clos
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Les yeux clos

 

Voilà déjà quelques jours que tu es parti,
Dans un lieu que l’on appelle le Paradis,
Tu es parti avec le calme et le sourire,
Tel que tu m’enseignas à bien vivre.

 

J’étais chez-moi lorsque le téléphone sonna,
Une voix féminine ton départ, elle m’annonça.
Retenant mes larmes autant que mon pauvre coeur,
Je sortis avec peine tant de ma demeure que de ma torpeur.

 

Prenant avec moi le stricte nécessaire,
Car dans le fond que pouvais-je de plus faire ?
Je pris le premier bus qui passa sur ma rue de nuit,
Que le temps défile lorsque du ciel tombent des gouttes de pluie.

 

Arrivée subitement devant ta dernière maison,
La même où ton épouse, ma mère, autrefois y vivait,
Ce lieu où des jours durant, avec joie elle nous recevait.
Maintenant c’est à mon tour d’aller te dire adieu avec raison.

 

Entrant par la porte tournante et coulissante,
Je sentais mes pieds fragiles glisser sur une pente,
Celle du désespoir malgré la foi précieuse que tu m’as inculquée,
De cette foi timide que tu t’efforças de faire grandir dès que je fus baptisée.

 

C’est alors que je me suis rappelé cette ultime promesse,
Que tu m’avais déjà faite et qui me fut douce telle une caresse,
Que le jour où ton corps en aura assez de souffrir et que ton âme vers les cieux partira,
Qu’en compagnie de ton épouse et de ma mère adorée, ensemble votre fille, tu veilleras.

 

Ayant décidé librement d’emprunter les escaliers,
Ce calvaire qui était le mien à pieds je l’ai monté sans rechigner,
Car je souhaitais que tu sois digne de ta fille en cet instant si crucial,
En cet instant où je voulais te manifester tout mon amour malgré en moi ce mal.

 

Devant cette porte signe de croix j’ai faite pieusement,
Afin de faire fuir à jamais de mon âme ces démons envahissants.
Avec légèreté en ce lieu je suis entrée, avec tes yeux bleus tu m’as saluée.
Nos présences furent suffisantes voilà pourquoi aucun mot en cette nuit furent prononcés.

 

Ayant senti en moi depuis longtemps le moment fatidique venir,
J’ai tenu ta main usée par l’âge et la vie témoignant de précieux souvenirs,
Ouvrant tes lèvres tu prononças le tendre prénom de ton épouse venue te chercher,
Le prénom de celle qui, vers en un jardin magnifique, t’a avec tout son amour amené.

 

Enfin, maintenant que tout est terminé que tout est bel et bien fini,
Que vos corps reposent pour toujours et à jamais en cette terre bénie,
Je prends le temps de revoir les moments passés ensemble où tout était si beau,
Une paix qui m’était inconnue jusqu’alors s’installe en moi dès que j’ai les yeux clos.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Croix de femme

Croix de femme
 » Croix de femme  » Poème de RollandJr St-Gelais Magnifique photo par Emilie alias Tokatun sur DeviantArt 

Croix de femme

 

Porter le poids de l’humanité,
En son sein bien avant qu’elle soit née,
Soutenir le fardeau des péchés que l’on nous a inculqués,
Entretenir la charge des fautes que l’on nous a sans cesse accusées.

 

Être femme tant convoitée,
Être femme pécheresse et tant désirée,
Être celle par qui le péché originel arriva sur la Terre,
Être celle par qui tout le mal surgit des profondeurs des enfers.

 

Tellement aimée par ses pères,
Bien souvent rejetée inévitablement par ses pairs,
Crainte pour sa beauté envoûtante bien qu’éphémère,
Pour laquelle tant d’hommes sacrifièrent leurs vies à la guerre.

 

Mère qui donna aux hommes le premier des assassins,
Mère qui livra l’homme divin en holocauste comme ultime destin,
Cet être à la fois humain et divin sorti de ses entrailles de son immaculée sein,
Cet être de sang et de chair telle sa tendre Mère offert par ses gracieuses mains.

 

Et pourtant, qu’avons-nous fait de son corps ?
Qu’avons-nous fait de ce joyau précieux comme l’or ?
L’avons-nous traité comme notre égal, en droit et en dignité ?
L’avons-nous accueilli avec le respect tant en amour qu’en amitié ?

 

Ne savez-vous donc pas qu’elle porte plus que sa croix ?
Que par le simple fait qu’elle soit femme souvent elle n’a plus de droit ?
Qu’il n’y a rien de pire en ce monde pour le cœur d’une épouse, d’une mère,
Que de porter la lourde croix de femme car elle possède un goût des plus amers.

 

Croix latine ou croix byzantine,
Car peu importe réellement sa véritable origine,
La croix de femme est sans contredit la plus lourde,
Car de ses souffrances bien souvent on lui fait l’oreille sourde.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Ce que tu es avare

Ce que tu es avare
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Ce que tu es avare

 

J’ai longtemps pensé à toi,
Dès que tu étais parti vers un autre toit,
Vers celui de ton épouse et de tes enfants,
Puis je devine qui tu choisiras assurément.

 

Trop de belles paroles pour ne rien dire,
Encore plus de gestes tendres pour me faire souffrir,
Des gestes et des mots évaporés dans la brume du temps,
Qui ont à jamais brisé en mon âme mes rêves si innocents.

 

J’ai cru à tes paroles et à tes beaux discours,
Alors que je m’étais mise sur mes plus beaux jours,
Je t’ai ouvert mon cœur, te confier mes craintes et mes peurs,
Sans cesse je t’ai comblé dans mon lit malgré ma douleur et mes pleurs.

 

Ho ! Ce que tu étais généreux en promesses,
En me disant que tu allais tout quitter pendant tes caresses,
Au plus profond mon être, je désirais tant cesser d’être ta maîtresse,
Mais tu préférais toujours me mentir me plongeant ainsi dans la détresse.

 

Avare de vérité ! Avare d’honnêteté !
Voilà la réalité qu’a découvert mon cœur brisé.
Comment ai-je pu succomber à ton grand art ?
Car de franchise et de droiture, ce que tu en es avare.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Esprit combattant

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Magnifique dessin par mon ami Eri Kel de la France

Esprit combattant

 

Je suis descendant,

Des grands guerriers d’antan,

Fier de coeur et de corps émergés des flammes,

Des flammes de la guerre et amoureux de bien des femmes.

 

Homme avec armes aux poings,

Ne craignant jamais la route de son destin,

Ayant versé son sang pour la liberté de ses terres,

En offrant sa divine semence à son épouse qui devint mère.

 

Courage au fond de moi,

Affrontant de nombreux rois,

Qui voulaient asservir ce peuple qui est le mien,

Avec mes frères d’armes, je les ai rejetés tels des vauriens,

 

Au plus profond des mers, nous les avons pour toujours expédiés,

Au fond des abîmes, nous les avons précipités pour le reste de l’éternité.

En n’épargnant aucun pour servir d’exemples à ceux qui voudraient nous détruire,

Pour ceux qui dans lointain avenir rêveraient de nous effacer et de nous envahir.

 

Je suis de ces hommes fiers,

Fiers de défendre nos pères et mères,

Fiers de protéger nos descendants si innocents,

Fiers de donner une terre préservée de toute souillure à nos enfants.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Quelques mots que j’adresse à Dieu

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Quelques mots que j’adresse à Dieu

 

En cette veille de joie parmi nombreuses chaumières,

Où grandes et petites familles festoieront ici et au-delà des mers,

Où rires et sourires couvriront les quelques années de dur labeur,

Où des femmes surent malgré tout donner à leurs enfants du bonheur.

 

Je me souviens de celle qui m’a donné le jour en une heure,

De celle qui m’a réconforté dans les moments de malheur,

De celle qui en dépit des pires pronostics a su croire en moi,

Même si je ne suis ni un prince et encore moins un puissant roi.

 

On dit qu’il n’est jamais tard pour exprimer,

À ceux qui nous accompagnent sur les chemins,

Sur les multiples routes qui jalonnent nos destins,

Que malgré nos silences, nous les avons tant aimés.

 

C’est d’autant plus vrai en cette journée printanière,

Où je me remémore le temps où ô mère tu jouais à la jardinière.

Dans ton jardin où poussaient centaine de fleurs aux milles couleurs,

Et ta fidèle compagne à quatre pattes à tes côtés pour éviter que tu aies peur.

 

On dit que derrière chaque grand homme se cache une femme,

Moi, je dis que derrière chaque adulte heureux se cache une tendre mère,

De par sa présence parfois discrète nous protège de bien des peines éphémères,

En nous enseignant que notre future épouse devra être traitée telle douce flamme.

 

Oui, richesse rend à l’homme cœur vraiment léger.

Oui, bonne santé rend à l’homme esprit tellement heureux.

Oui, marcher main dans la main donne à l’homme un cœur si joyeux.

Oui, de l’élue de son cœur l’homme bon peut attendre un doux baiser.

 

Mais, que reste-t-il depuis ton silence, ton absence ?

Que puis-je faire pour ramener fut-ce qu’un instant ta présence ?

Un simple geste, une pure parole, que l’on appelle simplement prière,

Ces quelques mots en toute humilité que j’adresse à Dieu pour toi ma mère.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Mon père

 

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Mon père


Homme souvent méconnu,

Au sein d’une société qui se tue,

Souffrant dans le silence de voir s’engloutirent,

Ses plus beaux et tendres romantiques souvenirs.


Être de chair souvent adulé,

Et qui par ses enfants est tant aimé,

Homme condamné à une fin naturelle,

Attendant de retrouver son épouse toute belle.


Être éphémère et si fragile,

Qui s’occupa de ses fils et de sa fille,

Homme qui lui avait aussi jadis une mère,

Voilà qui est cet homme, voici qui est mon père.


De


Rollandjr St-Gelais

Matane (Québec)

Canada

Pour toi, maman!

Repose en paix

Pour toi, maman!

Seul celui qui perd sa tendre mère connait la douleur véritable,

Celle qui ne pourra jamais s’effacer malgré tout le temps qui passe.

De ce temps où je revois ton tendre sourire avant que tu trépasses,

Qui ne disparaitra pas de ma mémoire malgré le sablier ayant épuisé son sable.

De mon enfance, j’ai ceci en mon humble souvenance :

Une femme fière, une épouse aimante et une mère attentionnée.

Et de mon adolescence, période troublée par la perte de mon innocence :

Une oreille attentive à mes questions en dépit de mes ingratitudes effrontées.

Que dire du jour où tu acceptas un peu la mort dans l’âme,

De voir le fils que je suis quitter le nid familial pour tracer sa destinée?

Et en toute liberté, découvrir le monde où vivent hommes et femmes.

N’est-ce point-là le but du jour où sur une terre nordique, je suis né?

Ô mère, tendre mère, ma mère!

J’aimerais tant que dire un simple mot,

Pour te remercier de m’avoir soigné bien des maux,

Et d’avoir été présente aux côtés de mon admirable père.

Tu as connu au fil des années bien des joies et des peines,

Et pourtant, tu as su m’enseigner à rester noble devant l’adversité.

Notamment en ce jour où sorti de ton sein et nourri du sang de tes veines,

Ton fils ainé qui alla, ô triste et cruelle vie, être tué sans pitié.

Quoiqu’il en soit, tu restas toujours debout telle une aristocrate.

Afin de m’apprendre une suprême leçon tel le grand Hippocrate.

Qu’en toutes circonstances, il faut garder foi en la vie et croire en soi.

C’est qu’alors mon garçon, tu m’as dit, que de ta vie tu en deviendras roi.

Merci mère pour tant de joie partagée avec moi il y a de cela longtemps.

Merci mère pour ta joie de vivre que tu m’as léguée comme un testament.

Merci mère pour m’avoir appris à apprécier la beauté de mon corps.

Voilà pourquoi, je sais qu’il est si unique tout en étant si fort.

Je t’en suis reconnaissant, chère mère, à jamais et tout le temps.

Puisses-tu reposer en paix ! Tu l’as si bien mérité, je te le dis tendrement.

Ce sont-là quelques mots que j’ai choisi avec grand soin.

Pour t’exprimer toute ma gratitude malgré que tu sois si loin.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada