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En ce lieu de prières

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Une prière est éternelle

 

En ce lieu de prières

 

Je suis venu en ce lieu de prières,

Réciter du fond de mon cœur,

Afin d’atténuer mes peurs,

Qui me font sans cesse la guerre.

 

Une humble requête en ce lieu saint,

Vers toi Dieu, je tends mes mains.

En pensant à celles que j’ai tant aimées,

Et pourtant j’ai tant blessées.

 

Je ne peux revenir sur mon passé,

C’est pourtant mon plus grand souhait,

Effacer tout le mal que j’ai fait,

Et pouvoir tout recommencer.

 

Mais, je n’y peux rien malgré moi.

Voilà que je viens simplement vers toi.

Avec la confiance d’un petit enfant,

Moi, que tu tiras d’un lointain néant.

 

Entends mes cris !

Écoutes-moi, je t’en pries.

Regarde Seigneur mon désarroi,

Car de l’univers tu es en le seul roi.

 

Consume en moi mes péchés,

Pardonne mes nombreuses fautes,

Fais de mon corps meurtri ton hôte,

Efface à jamais mes ineffables iniquités.

 

Mais avant toute chose !

Je te demande cette faveur si j’ose,

C’est de veiller sur celles pour qui mon cœur a vibrées,

Car toi seul tu sais comme je les aimerai pour l’éternité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Si je le pouvais 

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Photo par Phylactère

Si je le pouvais

(Pour toi, Victoria) 

 

Un vieil adage dit ceci : 

Avec des «si», on pourrait refaire notre vie. 

Alors ce que je désire c’est de te donner un peu de bonheur, 

En ces jours qui te sont si sombres, ces jours de malheur. 

 

Mais devant mon impuissance, 

Tel que j’étais lors de ma naissance, 

Humblement devant Dieu je me suis agenouillé, 

Et dans le plus grand des silences, pour toi j’ai prié. 

 

En demandant à Dieu tout simplement ceci, 

Pour toi, ma tendre et adorable amie, 

En mon cœur cette modeste requête, 

Une prière telle une quête. 

 

Si je pouvais, je t’offrirais des fleurs. 

Si je pouvais, je ferais que cessent tes peurs. 

Si je pouvais, je sécherais à jamais tes pleurs. 

Si seulement je pouvais, je t’offrirai mon cœur. 

 

Si je pouvais, je t’amènerais sous d’autres cieux, 

Si je pouvais, toi et moi pour toujours nous serions heureux. 

Si je pouvais, nous vivrions tels Adam et Ève pleinement nus. 

Si je pouvais, nous irions vers des terres vierges et inconnues. 

 

Si je pouvais, je reviendrais sur ma vie passée. 

Si je pouvais, tu serais devenue ma reine pour l’éternité. 

Si je pouvais, je te donnerais les clefs de mon cœur à toi. 

Alors toi et moi serions devenus de nos vies la reine et le roi. 

 

De  

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada

Tu ne le savais peut-être pas …

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Photo par Phylactère 

 

Tu ne le savais peut-être pas …

(Pour toi Victoria)

 

 

Ô ma chère Victoria,

Je m’ennuie tellement de toi,

De ton sourire et de te voir faire les mille pas.

Me répondant avec une douceur si rare dans la voix.

 

Je me souviens de ta démarche féminine,

Qui me ravivait mon âme alors qu’elle était si chagrine,

Alors comment pourrais-je faire pour t’oublier ?

Oublier celle dans le secret j’ai tant aimée.

 

Je me rappelle d’un soir d’hiver,

Où toi et moi étions si heureux comme si c’était hier,

Je t’avais promis mon amitié pour l’éternité,

Moi un homme certes différent mais avec grande bonté.

 

Tu sais je t’aurais donné la lune avec en prime bien des roses,

Pardonne-moi de te le dire ainsi si j’ose.

Mais il est vrai que tu auras toujours une place dans mon cœur,

Et c’est peut-être ce qui me fait le plus peur.

 

Nos vies nous ont permis de nous rencontrer,

Et sans m’y attendre, tu as changé ma destiné.

J’aurais tant désiré que tu sois ma reine,

Mais j’ai manqué de veines.

 

Tu ne le savais peut-être pas mais,

Tu étais à mes yeux le printemps au mois de mai.

Tu ne le savais peut-être pas cependant,

Ton bonheur le faire je désirais tant.

 

 

Jamais je ne t’aurais brusquée,

Car respect et tendresse rythment avec le verbe aimer,

Un jour si tu le désires devant toi je serai entièrement nu,

Alors mon humanité pleinement tu auras connue.

 

De

 

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Comprenez-vous maintenant pourquoi je suis si gênée ?

Comprenez-vous

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ 
Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Comprenez-vous maintenant pourquoi je suis si gênée ?

 

Quand je vois tout ce qui se passe,

Quand je vois tant d’innocents qui trépassent,

Quand je vois tant d’injustice et de misère,

Quand je vois en ce jour tant de guerre.

 

Je ne sais pas quoi dire,

Je ne sais vraiment pas quoi faire,

Vaut-il mieux pour toujours et à jamais se taire ?

Et dans un silence de grand froid simplement souffrir ?

 

Pourtant devant tant d’effroi,

Je ne peux m’empêcher d’être seulement moi,

Être là nue devant vous comme le jour où je suis née,

Comprenez-vous maintenant pourquoi je suis si gênée ?

 

Gênée et confuse devant tant de haine et de violence,

Parmi ces hommes et ces femmes remplis de démence,

Alors qu’il suffirait quelques parcelles d’amour et d’amitié,

Pour rendre à cette humanité toute sa dignité pour l’éternité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Vous en avez tellement envie

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ 
Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Vous en avez tellement envie

 

En ce lieu de prières,

Je vous y attendais depuis hier,

En ayant pour vous des pensées impures,

Des pensées de mes gestes sur votre corps si pur.

 

Dieu de bonté devant mes supplications,

Fit preuve d’indulgence devant mes actes d’adoration,

Voyant la faiblesse de mon esprit face à votre beauté,

Voulu m’éviter la pire des peines de toute éternité.

 

Celle, ô ma sœur, de ne point vous connaître,

Celle, ô ma sœur, de ne point vous faire l’amour,

De regretter cette nuit de sensualité pour toujours,

Car le pire regret est de ne pas réaliser notre raison de naître.

 

Maintenant que vous vous offrez tel un don,

Nos âmes et nos corps vibreront en cette nuit à l’unisson.

De mes souvenirs où nous jouions lorsque nous étions gamins,

Mon cœur vous était déjà réservé en caressant vos mains.

 

De mes caresses de réconfort lorsque vous aviez peur,

De mes caresses de consolation lorsqu’on vous brisa le cœur,

De mes caresses pour vous réchauffer lorsque vous aviez froid,

Oui ! Je me souviens combien en vous écoutant j’étais en émoi.

 

Je ne vous demande pas de renier votre grande foi,

Je n’exige point de vous d’outrepasser vos vœux et vos droits,

Simplement de revenir vers le grand amour de votre vie,

Car je sais que tout comme moi vous en avez tellement envie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Corps de déesse

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Avec la permission de Katarzyna B. de l’Italie (Modèle nue)

Corps de déesse

 

 

Femme à la peau blanche,

Solide tel un rocher sur tes hanches,

Debout et fière sur le pied inébranlable du destin,

Répondant aux prières et aux offrandes avec les gestes de tes mains.

 

Jambe croisée pour cacher aux humains ta virginité,

Celle que tu préserves à celui qui  sera ton égal pour l’éternité,

Impassible face aux faux-dieux qui tentent par le mensonge usurper ta divinité,

De ta puissance tu en tires force et gloire pour l’humanité.

 

Déesse aux seins généreux,

Qui nourrissent tes guerriers valeureux,

Afin de les rendre maintenant et à jamais courageux,

Abreuve ton humble serviteur et étanche sa soif pour le rendre heureux.

 

Regarde avec bienveillance tes dévots,

Écoutes leurs prières qui vont vers toi là-haut,

Vierge des guerrières ! Vierge toujours combattante !

Viens au secours de tes disciples face à la tempête battante.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

En me promenant …

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Avec la permission de Marlène D.

 

En me promenant …

 

En me promenant dans les bois,

Alors que je ne m’y attendais vraiment pas,

J’ai aperçu un jeune garçon jouant dans les feuilles d’or,

Tel le ferait un artiste-peintre cherchant l’inspiration de son art.

 

Je ne lui ai point dit un mot,

Et encore moins, faire un seul pas de trop.

Me contentant d’aller m’assoir sur un banc,

En regardant les nuages annonçant l’hiver blanc.

 

Puis, me revoyant en ce garçon.

Je n’ai pu m’empêcher quelques leçons.

Des leçons amères sur le sens de la destinée,

Assez semblable pour tant de gens indigents ou fortunés.

 

Peu importe les richesses accumulées,

Ou bien tous les trésors à jamais dilapidés,

Un seul compte vraiment dans le cœur des hommes,

C’est celui de l’amour qui suivra dans l’éternité nos âmes.

 

De cet amour que nous avons vécu,

Tant en êtres richement vêtus ou presque nus.

Car rien de plus authentique ce que les yeux n’ont point vu,

Ni de plus sacré ce qui se trouve dans le cœur des gens disparus.

 

J’aurais tellement aimé lui raconter,

Le temps de mes multiples frasques de jeunesse,

Le temps où ma peau frémissait à l’idée d’une caresse,

Avant le temps où l’on m’enrôla pour aller mes semblables tuer.

 

J’aurais tellement aimé lui relater,

Mes expériences, mes amours et mes regrets,

De mes bons coups ! De ces femmes que j’adorais !

De mes erreurs du passé longtemps en moi oubliées.

 

Et puis, je me suis ressaisi.

À chacun de faire son chemin,

À chacun d’accomplir son propre destin,

Voilà ce que mon tendre père dans sa sagesse m’a dit.

 

Vas-y jeune homme !

Joues gaiement dans les feuilles de feu,

Bonheur et d’amour ! C’est pour toi mon vœu.

Et souviens-toi que malgré tout la vie est si bonne.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Maternité

Maternité

Dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Maternité

 

De la Genèse où la vie est apparue,

Est-elle apparue ou bien a-t-elle créée ?

Voilà bien une question que philosophes se sont posé,

Peu importe ce que vous croyez ou pas et votre point-de-vue.

 

Dès cet instant où souffle des hommes fut prise,

Et de leurs épouses leurs cœurs en ont été éprises,

Laissant le jour leurs bien-aimées pour labourer les champs

Ou bien qu’ils soient partis à la guerre pour tuer autre que le temps.

 

Ils ne pouvaient guère ignorer la valeur de leurs conjointes,

Parfois de leurs concubines qui les attendaient les mains jointes.

Car c’est en elles qu’elles y trouvèrent tendresse et repos bien mérités,

Et à leurs retours, les enlacer en bénissant les cieux de les avoir épargnés.

 

Hommes braves et de guerre ou hommes de lettres et de paix,

De la grande valeur de leurs femmes de tout temps ils savaient,

Car malgré toutes leurs croyances face à vivre pour l’éternité,

Les plus sages trouvèrent réponse en leurs amours par la maternité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Douleur

 

Dessin par Juste Angèle de la France

 

Douleur

 

Toute vie affronte cette réalité
Qu’elle n’est point pour être éternelle
Voilà la raison d’avoir un prix sans pareil
Et que bien des prophètes nous promirent l’éternité

 

De ce poids lourd à nos pieds
Peines d’amour viennent s’y enchaîner
Nous entraînant vers les abîmes où nous attendent nos péchés
Nos péchés sous lesquels nos âmes seront liées

 

Mais de la pire de toutes ces douleurs
Il est une certitude et j’en ai bien peur
Que c’est celle qui nous arrache le cœur
Celle de connaître la folie des grandeurs

 

Des rêves inassouvis
De ces passions et de ces envies
De ces amours perdus à jamais et pour la vie
De ces regrets qui nous suivront pas à pas pour l’infini

 

Douleur tenace de vivre!
Crainte irrationnelle de mourir!
Fantasme irréalisable de survivre!
Dans ce cas, mieux vaut alors en rire!

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Et Dieu créa B.B.

 

Extraordinaire dessin par Juste Angèle de la France

 

Et Dieu…

 

Après avoir créé le monde,
Qui par malheur est devenu immonde,
L’Être Suprême pensa longtemps,
À ce qu’il pouvait faire longuement.

 

Voyant l’œuvre inachevée qu’est l’homme,
Il lui insuffla vent qui lui fit faire un somme,
Il rendit à un nouvel être de beaux traits,
Afin de permettre à son égal d’en être l’ultime souhait.

 

Homme et femme furent créés,
Pour s’aimer devant l’éternité,
Même si souffrir rythme parfois avec jouir,
Il en est ainsi de l’amour qui vivra d’âge en âge,
Parmi l’humanité souvent en guerre et pas toujours sage.

 

Puis, un jour où Dieu se remémora,
D’une promesse de réaliser qu’il souhaita,
À toutes les femmes qu’il leur offrit une extraordinaire beauté,
C’est alors qu’avec amour et passion, Dieu créa B.B.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada