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Pomme d’Adam

Pomme d'Adam
« Pomme d’Adam » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Pomme d’Adam

 

Bonsoir mademoiselle,
Dieu que vous êtes belle,
Puisse votre beauté être éternelle,
Car elle me fait penser à la grâce des hirondelles.

 

Je crois voir en vous,
Un peu de moi, un peu de nous.
Oui, vous pouvez croire que je suis fou.
Mais, ne me rejetez pas je vous supplie à genoux.

 

Puis-je être à vos côtés,
Pour que je puisse imaginer,
Vos lèvres si tendres embrasser,
Que cette pomme vous allez savourer?

 

Ce que je donnerais pour être ce fruit défendu,
Celle qui fit perdre Adam et Ève leur grande vertu,
Qui est de ne point éprouver la honte d’être entièrement nus,
La nuit et le jour, devant Dieu et avec simplicité, ils étaient ainsi vus.

 

Fruit rouge de l’arbre défendu,
Qu’es-tu devenu depuis tout ce temps?
Pomme savoureuse et délicieuse! Pomme d’Adam !
Aux lèvres de cette nouvelle Ève je suis suspendue.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je suis la terre

Je suis la terre
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de Poème écrit par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Je suis la terre

 

Je suis la terre, votre terre,
Je suis bien avant tout la mère,
Je suis ne l’oublions pas le père,
Je suis juste une parcelle de l’univers.

 

Je suis celle qui sans cesse vous nourrit.
Qui vous aime tant et qui souvent vous guérit,
Je suis celle qui trop souvent est par vous meurtrie,
Je suis sur laquelle vous faites l’amour jour et nuit.

 

Je suis aussi celle sur laquelle vous faites vos guerres,
Celle sur laquelle à vos dieux vous adressez vos prières,
Celle qui est habillée par des collines et des paysages si verts,
Celle qui est recouverte par des sables chauds dans les vastes déserts.

 

Je suis celle qui possède les quatre saisons,
Celle du doux printemps aux magnifiques floraisons,
Celle de l’été dont la beauté fait presque perdre la raison,
Celle de l’automne où les gens des prairies recueillent la moisson.

 

Et que puis-je dire de l’extraordinaire hiver ?
Dont son manteau blanc cache vos fautes d’hier,
Et dont les amants font l’amour en ayant la tête en l’air,
En rêvant de donner un jour naissance à des enfants forts et fiers.

 

Je suis simplement celle,
Qui aimerait être traitée en demoiselle,
Car sans moi tous vos rêves n’auraient point d’ailes,
Je suis la terre ! Je suis la terre ! Celle où chantent les hirondelles.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Désir primal

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Désir primal

 

Quelle belle soirée nous avons eue,
Repas d’amoureux tellement langoureux,
Sous un air de violon, nous nous sommes regardés,
En vivant cet instant, nous nous sommes retrouvés.

 

Il y a si longtemps que je rêvais de ce moment,
Être enfin réunis de nouveau et éternellement,
Ne sachant quoi te dire, j’ai préféré garder le silence,
Croyant subir un nouvel épisode de terrible démence.

 

Après quelques verres de vin,
Nos têtes se mirent à tourner en ce festin,
Quel beau sourire, tu me fis avec un bel entrain.
Fort heureusement, notre hôtel n’était pas très loin.

 

Nous avons pris notre temps à se découvrir de nouveau,
Comme au premier jour où nous nous sommes rencontrés,
En cette fraîche journée où volèrent les hirondelles du mois de mai,
En ce jour de printemps où tout nous semblait être si parfait et si beau.

 

Puis l’heure de notre envol a enfin sonné,
De cet envol inespéré mais que j’ai aussi tant redouté,
Car nous savions tel serait notre légitime désir,
Même si, en tant qu’amants d’un soir, cela nous faisait souffrir.

 

Car je me souviens de notre lointaine rupture,
De cette nuit où je voulais en finir avec cette réalité,
Parviendrais-je de nouveau à l’aimer pour l’éternité ?
Que cette question y répondre avec honnêteté fut si dur.

 

Mais, tu es revenue vers moi.
Alors que tout mon cœur meurtri était pour toi,
Je t’attendais avec une rose à la main et le pardon dans l’autre.
Car pour toujours et jamais je serai humblement ton homme, ton hôte.

 

Je n’ai qu’au fond de moi qu’un souhait,
Une requête qu’avec grande confiance je te fais,
Accepterais-tu être pour toujours mon amour de vie ?
Accepterais-tu de vivre avec moi dès cet instant, dès cette nuit ?

 

Nous entrâmes en silence en notre chambre d’hôtel,
Comme un prince charmant accompagné par sa toute belle,
Avec les pupilles dilatées, sur le sofa tu t’étendis si gaiement,
En me demandant de te savourer tel le ferait un grand gourmand.

 

Comment avais-tu pu deviner mon envie, mon désir ?
Comment avais-tu repéré ce qui me ferait tant plaisir ?
Écartant le voile qui cachait ce lieu en évitant de te faire moindre mal,
Afin de satisfaire notre concupiscence innée en notre noble désir primal.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Demain n’existe plus

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Demain n’existe plus

 

Aujourd’hui, j’ai reçu une lettre officielle.

Celle qui vous détruit le cœur qui vous brise les ailes,

Celle qui enlève la vie à la plus belle des hirondelles,

Qui vous fait regretter votre jeunesse et ses ribambelles.

 

Aujourd’hui j’ai reçu cette triste vérité,

À laquelle bien malgré moi je n’y avais pas pensée.

Et peut-être même que j’avais volontairement oubliée,

Qu’au fil du temps le temps finirait par s’arrêter.

 

C’est alors qu’en parcourant les mots,

Qui allèrent transpercer mon âme de ces maux,

De ces termes à mes yeux inconnus et pourtant médicaux,

Et qu’en fin de compte m’annoncèrent l’heure de son tombeau.

 

C’est alors que je me rappelais soudain,

Que mon plus grand chagrin que ma plus grande peine,

C’est de ne pas avoir pris un seul moment pour dire que je l’aime.

Que c’est mon amour pour elle qui gardait en moi ce flegme.

 

Qui me faisait sans cesse revivre,

À chaque fois où en moi surgissait la peur de mourir.

Mais maintenant qu’elle n’est plus là,

Que deviendrais-je en ce monde sans loi ?

 

Elle savait si bien me consoler,

Et combien de fois elle m’a rassuré.

Devant l’inévitable fin de la vie qui est pour chacun de nous,

Ce que j’aimerais être maintenant avec elle loin de ce monde fou.

 

Mes larmes tombèrent comme douce pluie,

Laissant transparaître les gouttes de mon cœur qui fuit.

De mon cœur de chair brisé qui depuis cet instant languit,

Car j’ai tant de questions à poser à cet Être que j’appelle l’Infini.

 

Pourquoi n’ai-je pas su lui manifester mon amour ?

Voilà le plus grand des regrets qui m’accablera pour toujours.

C’est alors que j’ai compris qu’au sein de mon existence la mort s’est étendue,

Et que mes rêves pour elle sont à jamais détruits car demain n’existe plus.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Là où j’ai prié.

 new-image98Là où j’ai prié.

 

En cette journée,
Pour toi, j’ai eu cette pensée,
Certes, ce n’est pas grand chose,
Mais, je m’étais dit seulement si j’ose.

 

J’ai parcouru mon petit chemin,
Cherchant à y découvrir mon âme de  gamin,
Sans m’en faire  comme il se doit  pour mon quotidien,
C’est là  le seul véritable bonheur et il ne coûte trois rien.

 

Voyant  au loin cette humble chapelle,
Qui me fit signe d’aller la voir telle une demoiselle,
J’ai pris mon temps pour écouter le chant des hirondelles.
Car elle voulait m’inviter à faire une chose si précieuse et si belle.

 

Sans dire un mot,
J’ai joins mes mains bien vers là-haut,
Et là, dans cette contrée j’ai senti Dieu m’aimer,
C’est là où j’ai pleuré car pour la première fois, c’est là où j’ai prié.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Canton de Vaud
Suisse

Ô mon beau loup !

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Ô mon beau loup !

 

Ô mon beau loup ! Toi, le loup argenté ! Toi, le loup grégaire !

Pour ta bien-aimée, certes, tu es toujours prêt à combattre à la guerre.

Mais préférant, et de loin je te comprends, rester aux côtés de ta toute belle,

Écoutant avec gaité au cœur les chants des tourterelles et des hirondelles.

 

Ô mon beau loup ! Toi, le roi incontesté des steppes de Sibérie !

Toi qui quittas pour l’inconnu de vastes contrées avec une âme pétrie,

Jurant à ta future descendance de revenir sur la divine terre ancestrale,

En dépit du temps qui passe tout en admirant nos aurores boréales.

 

Ô mon beau loup ! Toi, le maitre avéré de ces cent lieux,

Relevant avec courage tous les défis qu’envoyèrent les dieux,

Regard valeureux ! Crocs sortis ! Immobile mais les muscles tendus !

Décidé à défendre ton royaume chéri contre ces vils parvenus.

 

Ô mon beau loup ! La royauté de ton sang bleu,

A fait de toi l’égal d’un chevalier tellement courageux,

Que même les anges et les archanges le remarquèrent dans les cieux.

Et demandèrent pour toi ce présent tel un cadeau si précieux.

 

Une demande, une requête, faite pour une élite tellement avantagée,

Que même les sages de jadis n’en ont jamais vu malgré qu’ils soient si âgés,

Les dieux se firent suppliés de t’accorder cette immense et unique faveur,

De te donner avec complaisance cette grâce qu’à partir de cette heure.

 

Que depuis l’aube nordique et jusqu’à la fin des temps,

Tu veilles sur ce peuple à chaque moment et à chaque instant,

Car ta vaillance et ton amour pour ta patrie n’ont point leur égal,

Et de là où tu es, que ton regard réconforte jour et nuit celui qui a mal.

 

Ô mon beau loup ! Ô loup d’argent !

Toi qui viens de ce lointain et mystérieux Orient,

Tu es maintenant là debout tel un gardien sur ton socle doré,

Sois prêt, je t’en conjure, à nous défendre contre toutes ces âmes égarées.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

J’aime mes fesses.

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J’aime mes fesses.

Mes fesses! Je les aime, moi, mes fesses.

J’aime qu’avec grand soin on les caresse.

Ces tendres mains qui les cajolent avec entrain.

Et qui les bichonnent avec un amour sans lendemain.

J’aime mes fesses car elles m’appartiennent.

Ah bon?! Tu aimerais qu’elles soient tiennes!

Mais, ma chérie, elles sont à toi dès cet instant.

Profites-en, car demain ne sera que du vent.

J’aime mes fesses car sans elles, je ne serai rien.

Nul paysage en ce monde ne pourrait être contemplé,

Si je ne pouvais y trouver un endroit où mes fesses les placer.

Fesses rondes qui prouvent que je ne suis guère un vaut-rien.

Fesses qui méritent respect comme il se doit,

Car chaque homme ou femme de ce monde,

Riches ou pauvres sur cette terre immonde,

Ne peuvent s’en passer, croyez-le, même les rois.

Des vénérables sœurs dans leurs modestes monastères,

Jusqu’aux voluptueuses prostituées dans leurs bordels,

Qui apportent leurs clients jusqu’au septième ciel,

Les fesses rendent efficaces les plus humbles prières.

Chers amis, aimez vos fesses du matin au soir!

Chères dames, pomponnez-les chaque jour,

Gens de tous les pays, entretenez-les avec amour.

Public! Soyez avisé ainsi vous garderez espoir.

Oui, j’aime mes fesses et j’en suis fier.

Oui, je les adore car elles sont belles.

Elles ne sont certes pas des hirondelles.

Elles sont pourtant à moi demain comme hier.

De

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada