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Reine de Sabra

Reine de Sabra
Superbe photo réalisée par mon ami Joël Pèlerin

Reine de Sabra

 

Reine de Sabra,

Ou reine de Chatila,

De ces lointaines contrées d’Orient,

De ces mages appelés par l’Occident.

 

Reine au corps de grande beauté,

À la peau si douce et tellement satinée,

Qu’avec mes doigts j’oserais à peine effleurer,

De crainte que par mégarde je pourrais blesser.

 

Reine aux seins envoûtants,

Que je mordillerais tout doucement,

Sans vous brusquer comme il se doit,

Pendant qu’en vous je ferai glisser un doigt.

 

Quoi ? Pardon ? Que me dites-vous ?

Que devant vous je devrais être à genoux ?

Si cela est votre désir, si cela est votre souhait.

Si cela est votre ordre sans hésiter je vous obéirais.

 

Laissez-moi vous montrer mes connaissances,

Dans l’art de faire l’amour afin qu’en vous prenne naissance,

De m’avoir pour unique amant jusqu’à la fin de cette chaude nuit,

Car je sais trop bien qu’une véritable passion ne peut durer la vie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Douce mélodie

Douce mélodie
Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Douce mélodie

 

Douce mélodie,
Dans la fraîcheur de la nuit,
Des notes de guitare jouées par toi,
Ô ma chérie, ce que tu es belle quand je te vois.

 

Ce que tu es belle quand je t’entends
Me raconter nos tendres souvenirs d’antan,
Ce que tu me rends heureux en ce doux instant,
Ce que ta beauté me fait penser au renouveau du printemps.

 

Toute la nuit, avec toi je passerai.
Toute la nuit, toi et toi seule j’écouterai.
Je t’écouterai chanter jusqu’au petit matin,
Et pour être franc, même plus si tu le veux bien.

 

Ce que j’aimerais tant être dans tes bras,
Comme cette guitare de luxe que tu sais si bien jouer,
Ce que j’aimerais être les cordes qu’effleurent tes doigts amusés,
Comme tu sais si bien le faire dans cette chambre où nous sommes toi et moi.

 

Fais-moi rire ! Fais-moi pleurer ! Fais-moi vivre !
Que tes notes me fassent connaître autre chose que survivre.
Fais-moi découvrir ce que peut être l’amour sur des notes jouées,
Fais-moi trouver ce que la vie a tant à offrir en richesse et en beauté.

 

Joue-moi un air des Beatles ou de Frank Sinatra,
Joue-moi un air tel que tu veux, comme bon te semblera.
Tout ce que mon cœur désire c’est d’être pour cette nuit en ta compagnie,
Malgré mon amour que je ne peux te dévoiler, sache que tu es ma chérie pour la vie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

À qui appartenait cette guitare ?

La possédée
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

À qui appartenait cette guitare ?

 

Me sentant seule dans ce bar,
Alors qu’il était rempli de gens ivres,
Je ressentais en moi ce désir de m’assoupir,
De me laisser aller à mes pulsions bien qu’il fut tard.

 

Je vis seule dans son coin cette guitare,
Qui m’appelait de ses cordes ajustées pour mes doigts,
Comme si elle me criait à l’aide et d’agir comme il se doit,
Je l’ai saisie d’une main ferme et je montai sur cette scène de mort.

 

Pour lui transmettre mon goût de vivre,
Au public qui ouvrit les yeux devant cette femme de chair,
De sa chair chaude qui réchauffa ce lieu d’un bienfaisant air,
Et de la salle partie une clameur qui le fit tant émouvoir tant revivre.

 

Et de je ne sais où résonnait un refrain,
Une chanson pour laquelle chacun tapait dans ses mains,
Répétant tous en chœur et d’une seule voix « Oyé Como Va »,
Dis-moi mon ami, oui toi, et toi et puis toi : « Comment tu vas ? »

 

Oubliez vos tracas car nous sommes samedi,
Ce soir on danse, on s’amuse et avec joie on rit,
Amenez-moi cette grande dame noire si belle et si magique,
Que cette Black Magic Woman et moi rendions cette nuit féérique.

 

Qui veut monter sur la scène et m’y accompagner ?
Qui veut être avec moi et une chanson sensuelle y chanter ?
N’entendez-vous pas les notes de ma guitare vous appeler ?
Allez ! Allez ! Allez ! C’est le temps de s’embrasser et de festoyer.

 

Je suis celle qui est possédée,
Par un rythme si vivant et si endiablé,
Par un esprit qui s’est emparé de moi dès que j’ai vu,
J’ai aperçu cette guitare seule dans son coin et si nue.

 

Je sais maintenant à qui elle appartenait,
À cet homme qui par sa grâce et son charme m’émerveillait,
Qui par ses mains savait me faire jouir en écoutant ses airs mélodieux,
Je le trouvais si merveilleux et si étonnant comme nul autre tel un Dieu.

 

Allez ! Faites l’amour si le cœur vous en dit.
Car cela va bien avec cette romance ce « Samba Pa Ti »,
Allez ! Dansons ! Allez ! Buvons un bon coup car demain sera meilleur.
Et à ce que je vois à partir de maintenant : « I hope you feel better ».

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

Poème inspiré à la fois par une magnifique photo réalisée par mon ami Othmar Bahner et par le fabuleux album Abraxas de Carlos Santana

Je réponds enfin à cette question

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Je réponds enfin à cette question

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que vous soyez prêts et prêtes à affronter la queue de l’ouragan qui frappera bientôt à nos portes. Pour ma part, rien ne me fait peur. Ni les démons des enfers, ni la foudre et encore moins tout ce que l’on nous annonce dans les nouvelles dignes des histoires de l’Apocalypse. J’en ai vu d’autres. Croyez-moi sur parole !

Ceci écrit, une de mes amies et poétesse m’a posé cette question bien légitime. Comment puis-je écrire via un ordinateur en l’absence de mains pour utiliser un clavier ? Il s’agit là d’une question qui mérite d’être répondue une fois pour toutes. Vous me direz sans aucun doute que toutes les questions se posent. Hé bien, détrompez-vous. Il y a des questions à laquelle on m’a posé qu’elles m’ont douté de manière très sérieuse de la bêtise humaine. Des questions que je me refuse de retranscrire ici dans un souci de respect envers moi-même. Et je n’exagère aucunement.

Tout d’abord, prenez note que je suis un homme ayant deux défauts majeurs. Je suis extrêmement orgueilleux et d’une rancune sans précédent. Toutefois, si je n’avais pas ces deux défauts majeurs, il est fort possible que je n’aurais pas fait la moitié du chemin que j’ai réalisé jusqu’à maintenant. Par exemple, cela m’a pris plus de 57 ans à accepter d’utiliser une chaise roulante pour mes déplacements chez-moi malgré les nombreuses blessures à mon moignon. Cependant, je compte bien crever avant d’être obligé de l’utiliser lors de mes déplacements à l’extérieur de chez-moi. Je préfère être vu debout qu’assis. Que voulez-vous ? Je suis fait ainsi.

Ensuite, pour ce qui est de ma rancune, cette dernière m’a permis de rendre coup pour coup lorsque le respect de ma personne a été bafouée par des individus sans scrupule, voire immoraux, en quelques occasions rarissimes. Il faut savoir par où je suis passé pour arriver à me comprendre.

Enfin, je tente par tous les moyens de vivre une vie des plus normale qui soit avec mes limites physiques. Des limites que j’ai, selon mes proches, outrepassées de manière fort étonnantes. Là encore, j’en ai travaillé un bon coup.

Bon, je reviens à ma question : Comment puis-je écrire via un ordinateur en l’absence de mes mains pour utiliser un clavier ? Tout simplement en utilisant mes deux bouts de bras. Exactement comme vous le faites avec vos dix doigts. Et, ma fois, je tape assez vite compte-tenu des circonstances. Il en est ainsi lorsque je mange, je prends ma douche etc. Oui, vous pouvez imaginer que j’en ai fait des efforts pour en arriver là. C’est un fait. Je reconnais que je ne suis guère le seul à vivre pareilles situations. Mais je refuse de manière catégorique d’être comparé à un autre tout comme celui-ci n’a pas à se comparer à moi. Chaque être humain a son chemin à réaliser selon son propre niveau. Car comme dit si bien un adage hindou :  » Vaut mieux accomplir son karma de manière imparfaite que d’accomplir celui d’un autre de manière parfaite « .

Je vous remercie de m’avoir lu.

Rolland St-Gelais de Québec au Canada

J’aime le riz

J'aime le riz

Photo réalisée par Joël Pèlerin et poème composé par RollandJr St-Gelais

J’aime le riz

 

J’aime le riz,
Source de la vie,
Dans bien des contrées et des pays,
Qui a de toute l’histoire de nombreuses nations nourries.

 

Je me souviens de ce que me racontait mère,
À l’époque heureuse où elle vivait avec mon père,
Il y a de cela bien longtemps avant que n’éclate la guerre,
Dans laquelle les hommes valides dans les armées s’enrôlèrent.

 

Ma mère me raconta qu’elle lui avait offert un simple bol,
Un bol de riz préparé avec amour tel aux dieux une obole,
Car la crainte de le perdre la faisait rendre folle,
Pour se rassurer, elle dansait une farandole.

 

C’est en voyant ce riz de mes doigts couler,
Que je me remémore les yeux de ma mère leur beauté.
Malgré toutes les larmes lorsque cette histoire elle m’a racontée,
Elle espérait tant le revoir dès que la guerre serait terminée.

 

Les saisons ont sans cesse passé,
Le soleil s’est maintes fois levé et couché.
La lune a en bien des occasions le ciel de sa splendeur éclairé,
Des dates de son calendrier, elle en a bien souligné.

 

Puis, un jour elle a reçu une lettre officielle,
Lui annonçant une bien triste nouvelle,
Celui qu’elle aimait depuis toujours,
Fut tué un de ces derniers jours.

 

Pour se consoler de sa peine,
Que je lui ai offert telle une reine,
Un simple bol de riz sauvage à mon tour,
Afin qu’elle sache qu’elle aura à jamais tout mon amour.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada