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Pour toi mon frère Hermann

Hermann St-Gelais 1

Hermann St-Gelais 15 février 1950-11 mai 1972

 

Pour toi mon frère Hermann

 

En cette journée du mois de mai,
Brutalement, la vie te fut arrachée.
Sous le soleil printanier où tout te souriait,
Un étranger sans crier gare dans une foule te fauchait.

 

J’ai une lointaine souvenance de mon enfance de ce jour,
De ce moment, de cette pensée, qui sera en moi pour toujours,
Où tu es parti selon tes dires pour un instant pour ne jamais plus revenir,
Sans oublier les battements du cœur de notre mère qui n’a jamais fini de souffrir.

 

Je n’avais pas encore dix ans,
Que la douleur m’accabla éternellement,
Perdre son frère des mains d’un assassin ayant un nom,
Un nom qui sera gravé en ma mémoire pour toujours pour de bon.

 

Je me souviens de cette journée,
Où famille et foule nombreuse t’avaient porté,
En ta dernière demeure où mon baiser sur ta tombe j’ai déposée,
Me jurant de ne jamais t’oublier et de ton nom à jamais je commémorerai.

 

Et puis, les années passant, j’ai grandi,
J’ai connu grandes peines et milles joies : ce qu’est la vie.
Mais jamais je n’ai oublié celui qui trop tôt m’a quitté, est parti.
Aussi longtemps que je vivrai, son nom sera dit maintenant et à l’infini.

 

Un homme m’a enlevé mon grand frère,
Comme s’ils étaient partis se faire la guerre,
Un inconnu aigri fonça dans cette énorme foule,
Faisant ainsi que mon enfance bien innocente s’écroule.

 

À toi mon frère, j’ai composé cet humble poème.
Afin que tu saches là où tu es, où tu te trouves, que je t’aime.
Et que ton nom ne soit jamais oublié aussi longtemps que je vivrai,
Car c’est ainsi que ma raison de vivre et d’exister enfin je trouverai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Le foetus

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Réalisation artistique au C.E.G.E.P. de Sept-Îles Modèle ? RollandJr St-Gelais

Le foetus

 

Maman, je t’entend,
Chère mère, ne le sais-tu pas ?
Je sais bien que tu étais tellement las.
Voilà pourquoi tu décidas de tuer ton enfant.

 

Je suis la chair de ta chair,
Celle que vous avez faite en un soir d’hiver,
Ou bien, c’est possible, en une froide nuit d’automne,
Où cette tête de lit frappa le mur et qui sans cesse résonne.

 

Tu me sentais ancré en toi,
Je savais ton trouble à cause de moi,
On te disait beaucoup trop jeune pour être mère,
Alors que cet inconnu et ses belles promesses partirent à  la guerre.

 

Puis ! Par un si beau matin.
Tu allas à cette clinique avec cœur en chagrin.
Sans oublier les maux de l’âme et les larmes aux yeux.
Priant incessamment que ce soit vite fait à tous les dieux.

 

Quelques coups de scalpels !
Et ce sera bientôt fait, ma belle !
Te disait ce docteur, cet avorteur.
Qui était mon assassin et mon tueur.

 

Ô toi, père ! Où donc étais-tu parti ?
Sur une terre étrangère ou un coin de pays ?
Tu quittas dans un silence mortuaire celle qui t’aimait.
Je voulais t’écrire ces quelques mots pendant qu’on me tuait.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada