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Appuyée

" Appuyée " Dessin par Eri Kel
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Appuyée

 

Appuyée sur mes bras,

Je vous entends les gars,

J’imagines vos yeux émerveillés,

Du fait de mon corps sa volupté et sa féminité.

 

Pour cette occasion,

Je me suis fait un beau chignon,

Qui me donne ce petit air comme un garçon,

« Avec son blouson » comme chantait Sylvie Vartan dans sa chanson.

 

Certes, je n’ai pas sa notoriété.

Mais de la France, je possède une beauté.

Celle de ma région natale, de la superbe Vendée.

De St-Gilles-croix-de-vie, petite ville où je suis née.

 

Prenez bien tout vote temps,

Car je serai ici pour encore longtemps,

Car après discussion,nous avions convenu.

Votre professeure, une amie à moi, que je passerai la journée nue.

 

Car, vous ne le saviez peut-être pas.

Etre à l’aise avec sa nudité pour le modèle tout est là.

Et c’est dans la liberté de ses actions que se trouvent l’inspiration,

Cette inspiration qui permettra à vos crayons de m’immortaliser pour de bon.

 

Appuyé sur mes coudes,

Il faut maintenant en découdre,

Travailler bien sur vos réalisations,

Afin que vous reteniez bien comme il se doit votre leçon.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ce n’est pas grand-chose

La rose
Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Ce n’est pas grand-chose

 

Bonsoir chérie,

Es-tu prête pour cette nuit?

De toi, si tu savais comme j’en ai envie.

Si tu le veux, cette nuit, maintenant et pour la vie.

 

Depuis bien des années,

Que nous nous sommes fréquentés,

Aussi loin que je puisse me souvenir

 Je t’avais remarquée grâce à ton beau sourire.

 

Nous sommes allés à la même école et dans la même classe,

Comme c’est incroyable ce que la vie si vite elle passe,

Je me rappelle comme ta main tremblait,

Lorsque pour te rassurer je la tenais.

 

 Pendant nos belles vacances d’été,

À la plage nous nous sommes tellement amusés,

Et pendant les jours de pluie, nous jouâmes à la cachette.

Sans penser une seule fois qu’un jour sonnera l’âge de la retraite.

 

Malgré nos disputes toujours idiotes et bien éphémères,

Nous revenions l’un vers l’autre comme la plage et les vagues de mer.

Car il y avait en nous un secret que nous n’osions pas nous avouer,

Une flamme qui animait notre cœur et qui se résume à celui de s’aimer.

 

Était-ce par crainte ou par une fausse pudeur?

Je crois bien qu’en ce temps, ce n’était pas la bonne heure.

Voyant le moment venu, j’ai choisi pour vivre un humble métier.

Celui que mon père m’avait par son exemple toujours montré.

 

Et de ton côté, tu as estimé bon de choisir une autre voie.

Bien entendu, je l’avoue que cela était ton plein droit.

Pour tes hautes études, tu es parti loin de moi.

Jamais je n’aurai cru un jour revenir vers toi.

 

Que de belles et suaves paroles gars des villes,

Ils t’ont gavée à satiété avec des pensées basses et viles,

Espérant dans le noir de leurs cœurs dans leurs pièges tu tomberais,

Mais dans leurs yeux aux desseins impures, de mon amour tu te souvenais.

 

Tu as bien essayé de faire en ce milieu ton chemin,

Mais tu n’y as trouvé qu’amertume et beaucoup de chagrin. 

Les jours et les nuits ont inévitablement défilé,

Marquant au feutre rouge les dates sur le calendrier.

 

Dès ton retour dans notre si beau village, tu m’as téléphoné.

Écoutant ta voix frémissante, tu voulais ce soir me rencontrer.

Nous devions mettre cartes sur la table pendant qu’il était temps,

Car dans le gouffre de nos âmes, un secret existait depuis trop longtemps.

 

Après notre modeste repas que nous avons si bien partagé,

Tu me confias avec une incroyable douceur que tu m’as toujours aimé.

C’est alors que je t’avouai que pour moi ainsi il en avait toujours été,

Alors pour la première fois, avec passion nous nous sommes embrassés.

 

Pour nos retrouvailles, je ne savais pas trop quoi t’offrir.

Mais je me doutais bien qu’une fleur te ferait sûrement plaisir,

Mais par un heureux hasard j’avais choisi la plus belle des roses.

C’est avec tout mon amour que je te l’offre même si ce n’est pas grand-chose.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Par ce précieux souvenir

Par ce précieux souvenir
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Par ce précieux souvenir

 

C’est une journée spéciale,
Un matin où je me sens si mal,
Voilà maintenant que l’été est terminé,
Ce bel été où toi et moi nous nous sommes rencontrés.

 

Ce fut la première fois que j’allais dans ce charmant village,
Un village du Midi de la France cette région qui n’a pas d’âge,
Je vivais seule dans un chaume entouré par le parfum des lilas,
De ces fleurs bleuâtres disposées dans le verger tout près de chez-moi.

 

Allant faire quelques emplettes en marchant avec légèreté sous le ciel,
Je ne me doutais guère que je découvrirai tes lèvres au goût de miel,
Une fois mes achats faits, aussitôt je sortis précipitamment,
Échappant ma sacoche, tu l’as ramassée prestement.

 

Avec le sourire de ce coin de pays vous me l’avez tendue,
Malgré mon cœur si esseulé, je me suis sentie détendue.
Je vous ai simplement remercié avec noblesse et galanterie,
Et tu m’as répondue gentiment : De rien, je vous en prie.

 

Puis-je, sans vous importuner, vous raccompagner charmante dame?
Et je vous ai répondu : Je vous en remercie avec en mon cœur une flamme.
Sans dire un mot ni un geste déplacé, à la porte de ma maison, vous êtes venu.
Aussitôt avec politesse vous ai-je remercié, aussitôt vous êtes disparu.

 

Puis les journées chaudes ont passé sans pour cela vous oublier,
Ne pouvant m’empêcher une seule fois d’être de vous intriguée,
Je vous ai recherché en parcourant ce village que j’ai appris à aimer,
Jusqu’à ce jour du début du mois de juin où finalement je vous ai retrouvé.

 

Me reconnaissant, vers moi vous vous êtes dirigé.
Aimeriez-vous me faire l’honneur de passer avec moi cette journée?
Une simple requête que je vous aie faite en espérant que vous l’acceptiez,
Ce à quoi vous m’avez répondu : Mais bien sûr, je l’accepte volontiers.

 

Vous m’avez appris les contes et récits de votre région,
Et je vous ai tant écouté avec une immense joie et toute mon attention,
Quelle chance j’avais d’être en présence d’un homme si doux et dévoué,
Jamais une indélicatesse ! Avec vous je me sentais être si en sécurité.

 

Hélas ! Les sables du sablier n’en finirent plus de couler,
Me faisant oublier que les couleurs des arbres allèrent changer,
Que malgré mon amour pour vous qui de jour en jour allait grandissant,
Quitter cette région merveilleuse je devrai le faire bien malheureusement.

 

Je ne savais quoi faire pour vous laisser de moi un inoubliable souvenir,
C’est alors que de mon corps de femme j’ai désiré ardemment vous offrir.
Par cette nuit d’été où nous avions savouré un délicieux champagne,
Ensemble nous avons fait l’amour tels Adam et Ève sans leurs pagnes.

 

Je suis maintenant de retour dans ma ville du nord,
Dans cette ville où tout semble être tout gris et si mort,
Mais en moi vit un être qui me fera penser à vous éternellement,
Par ce précieux souvenir, je vous chérirai, car il s’agit de notre enfant.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Le chemin de ma maison

Le chemin de ma maison
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Le chemin de ma maison

 

Je suis allé voir un bel ami,
Le rejoindre dans son beau pays,
Car en pensant à lui mon coeur languit,
Car il a su m’éblouir dans ma modeste vie.

 

J’ai parcouru bien des lieux et des contrées,
Des gens parfois bizarres et drôles j’ai rencontrés,
Entendu des accents de Texas dans des chansons countries,
Des hommes dont à mon étonnement je m’étais souvent éprise.

 

J’ai remonté la côte est jusqu’à pénétrer en terre française,
Une terre peuplée de gens adorables où l’on y cueille des fraises,
Là je me suis rappelé où il vivait dans cette ville ô combien il adorait,
J’avais si hâte de le rencontrer car de ses nombreux poèmes il m’étonnait.

 

Nous avons pris un rendez-vous à cette fameuse Gare du Palais,
En une journée d’automne car j’avais remarqué comme l’air était frais,
Comme il avait l’air tellement heureux de me voir ainsi avec une telle simplicité,
« Ma chère, laissez-moi vous gâter, car vous êtes mon invitée. » Me dit-il avec humilité.

 

Il m’amena chez-lui et je m’y sentais comme chez-moi,
Car il me traita comme une reine quel le ferait un noble roi,
Il me fit visiter les lieux de sa ville et les endroits si historiques,
Que de lieux magnifiques, voir presque magiques et remplis de récits épiques.

 

Il me fit l’amour tel un héros comme un vrai dieu,
Avec lui j’ai connu tellement de plaisirs sous d’autres cieux,
Que je n’arrivais guère à en croire tant mes oreilles et mes yeux,
Au fil de nos échanges avec confiance nous sommes devenus amoureux.

 

J’étais partie rejoindre un ami, un compagnon.
De lui, sans crier gare, je suis devenue passionnée.
Avec moi, il voulait vivre pour toujours pour toute l’éternité.
Jamais je ne me doutais que cette voie allait devenir le chemin de ma maison.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Marchand le long de la voie ferrée

Marchand le long de la voie ferrée
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Marchand le long de la voie ferrée

 

Marchand le long de la voie ferrée,
Je n’en revenais absolument pas,
Voir partir le train loin de moi,
Pourtant, j’avais tant prié.

 

J’avais tant supplié les Dieux,
Je croyais que nous étions heureux,
Toi qui es venu de ta lointaine campagne,
Et moi qui vivais dans une ville sentant le champagne.

 

Nous faisions toi et moi des milliers de projets,
Car j’étais tellement persuadée que tu m’aimais,
Je sentais mon coeur battre quand tu m’embrassais,
Nous faisions l’amour sans retenue dès que l’envie nous prenait.

 

Sans me donner d’explication, tu m’annonças ton départ.
Je voulais tant savoir la raison de cette annonce plantée en mon coeur,
Sans plus attendre, tu fis tes valises me laissant me noyer dans l’étang de mes pleurs.
 Seigneur, qu’ai-je donc fait ? Seigneur qu’ai-je  dit pour blesser mon âme par un tel dard ?

 

Tu as quitté mon appartement sans te retourner,
Sans dire un seul mot a celle qui t’a tendrement aimé.
Tu pris le premier taxi pour t’amener a la gare de trains,
Pendant que moi, je retenais mes larmes en me serrant les poings.

 

Beaucoup plus tard, j’ai découvert cette lettre.
Que tu avais subtilement glissé sous la chaude couverte,
Dans laquelle je trouva enfin une réponse à ma seule question.
Finalement pourquoi m’as-tu quitté ? Quelle en était donc la raison ?

 

Tu y avouas sous l’encre noir de la vérité avoir déjà une épouse et un enfant.
Quel enfer fut pour moi d’apprendre cette vérité cachée depuis longtemps,
Sans plus attendre dans un geste de folie je suis partie te retrouver entièrement nue,
Trop tard, je voyais le train s’éloigner alors que mes larmes coulèrent sans retenue.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada