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Me détendre sur un banc

Me détendre sur un banc
Me détendre sur un banc Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Modèle est Quinn Linden Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/I-love-this-bench-849517485

Me détendre sur un banc

 

Me promenant nue en ce début de matinée,

Alors que le soleil venait tout juste de se lever,

Je ressentais ce besoin irrésistible de m’étendre,

Afin de leurs gazouillis de ces oiseaux sauvages les entendre.

 

Matin de ce beau mois de juillet,

J’étais bien évidemment aux aguets,

Afin d’éviter d’être surprise par des inconnus,

Avides de découvrir la beauté de mon corps de femme nue.

 

Là tout près de moi se trouvait sous les feuilles vertes,

Un bien qui alla me faire plaisir j’en suis convaincue certes.

Un bien fait de bois d’un arbre dont j’ignore l’espèce et la variété,

Mais, est-ce si important de le savoir en cette journée de ce mois d’été?

 

Vérifiant tout autour de moi si tout était parfait,

Si je pouvais y aller et me mettre à mon aise sans regret,

Je m’y suis installée à ma guise et bien confortablement en silence

Un bras accoté, l’autre sur ma tête et mes jambes telles des pas de danse.

 

Tout simplement me détendre sur un banc,

Voilà le secret de mon bonheur en cet instant,

En cette matinée où tout m’est encore possible d’en jouir,

En jouir en ce moment à ma satisfaction et pour mon plus grand plaisir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je me sens si bien

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Je me sens si bien Par RollandJr St-Gelais photo par Rick B., Source : https://www.deviantart.com/rickb500/art/I-Feel-Good-848790653

Je me sens si bien

 

Que la vie est belle,

Quand je suis avec toi,

Que nous faisons l’amour toi et moi,

Tout me paraît être une pure merveille.

 

Je te sens si attirante,

Que réaliser mes fantasmes me tente,

Te voir ainsi nue et le dos tourné allègrement,

Le dos tourné me présentant tes fesses gentiment.

 

Attendant le moment venu,

Ce moment tant désiré, tant voulu.

Où je sentirai mon phallus pénétrer ton intimité,

Et que tu en redemanderas encore jusqu’à ta satiété.

 

J’adore prendre mon temps,

Pour te satisfaire bien évidemment,

Sentir la moiteur de ton être de femme,

Jusqu’au plus profond de ton la féminité de ton âme.

 

T’entendre crier de jouissance,

Fais de mon être une perpétuelle adolescence,

Rêvant à tous ces dames des magazines que j’ai regardés,

De ces magazines du marchand que j’ai par inadvertance empruntés.

 

Je me sens bien que je te vois jouir,

Car c’est là ou je prend tout mon plaisir,

Mon plaisir inavouable est avant tout le tien,

Car sans toi, ô mon amour, je suis absolument rien.

 

Je me sens bien jusqu’au petit matin,

Car te faire jouir est mon seul désir jusqu’au lendemain,

T’entendre gémir, crier jusqu’à te voir pleurer de bonheur,

Jusqu’à l’aurore où je savourerai tes lèvres en cette précieuse heure.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Obéissance

Obéissance
Superbe photo réalisée par James Fraser Voir son site sur https://www.deviantart.com/mtl3

Obéissance

 

C’est le temps,

Prépare-toi, mon Rolland.

Vas-y ! Enlève tous tes vêtements.

De cette séance tu t’en souviendras longtemps.

 

Ce soir, je vais t’apprendre à m’obéir.

Je t’enseignerai comment réellement souffrir,

Et t’entendre crier de douleur, j’en prendrai plaisir.

Ce gibet, pour toi je l’ai construit avec un grand sourire.

 

Maintenant que tu es nu et à ma merci,

Installe-toi confortablement sur la table, je t’en prie.

Laisse-moi t’installer les chaînes aux extrémités de ton corps,

Des chaînes faites sur mesure car ton physique vaut son pesant d’or.

 

Garde-toi de me supplier de m’arrêter,

Savoure mes coups de fouet jusqu’au dernier.

Apprécie chacun de mes coups de griffes sur ta douce peau,

Sais-tu quoi? Chaque fois que tu cries de douleur, je te trouve si beau.

 

Je te caresserai avec mon gant d’écrin les fesses,

Alors que devant le miroir tu ne verras qu’un esclave et sa maîtresse.

Ta propriétaire tant adorée mais que tu crains par-dessus tout,

De son corps un jour tu pourras en jouir car je sais comme tu en es fou.

 

Mais avant d’en arriver là,

Sois rassuré que je te mettrai aux pas.

Tu devras me concéder sur toi droit de vie et de mort,

Alors, mon chéri, un conseil : serre bien entre les dents, ton mors.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

En lisant

En lisant
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

En lisant

 

En lisant tranquillement,

Dans mon lit et nue parfaitement,

Un album que j’ai cherché très longtemps,

Je me suis rappelé comme j’étais heureuse en ce temps.

 

Un temps qui fuit comme le sable du sablier,

Quand j’y pense, ce que j’en suis tout étonnée.

Car jamais je n’aurais songé que le nombre des années,

Allait emporter les souvenirs de mes amants que j’ai pourtant aimés.

 

Telle la languissante note d’un majestueux violoncelle,

J’entends leurs voix mielleuses me répéter comme je suis belle,

Dans les boîtes de nuits où nous allions danser jusqu’aux petites-heures,

Folies de jeunesse ! Folies de tant d’ivresse ! Tant d’innocence et sans peur.

 

Jeux dangereux des aventures d’un soir où j’étais une réelle experte,

Car à chaque fois, je remportais le premier prix sans jamais connaître la défaite.

J’aimais me risquer à ce jeu car je n’avais que faire de cette époque bacchanale,

Et puis, entre vous et moi, ma destinée était loin d’être vraiment banale.

 

Ne craignant ni dieux, ni diables, ni anges, ni démons.

Je faisais tout mon possible sans nuire à autrui comme de raison,

Profiter de la vie, travailler avec honnêteté et surtout jouir le plus souvent.

Voilà mes raisons de vivre car j’étais satisfaite de peu de choses évidemment.

 

Et puis les printemps sont passés tel un vent sur les champs de blé,

Et puis les étés sont passés tel le sacré bréviaire et ses plus belles prières,

Et puis les automnes sont passés telles des feuilles aux pieds des arbres tombées,

Mais je me rends compte que malgré tout loin est de mon corps le froid hiver!

 

Je n’ai point de regret de cette vie de volupté,

Et si les cieux le veuillent bien, avec plaisir je le ferai.

Car nous savons tous que la vie est semblable qu’à un bout de file,

Alors, et sans nuire à notre prochain, profitons-en avant qu’elle se défile.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

À qui appartenait cette guitare ?

La possédée
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

À qui appartenait cette guitare ?

 

Me sentant seule dans ce bar,
Alors qu’il était rempli de gens ivres,
Je ressentais en moi ce désir de m’assoupir,
De me laisser aller à mes pulsions bien qu’il fut tard.

 

Je vis seule dans son coin cette guitare,
Qui m’appelait de ses cordes ajustées pour mes doigts,
Comme si elle me criait à l’aide et d’agir comme il se doit,
Je l’ai saisie d’une main ferme et je montai sur cette scène de mort.

 

Pour lui transmettre mon goût de vivre,
Au public qui ouvrit les yeux devant cette femme de chair,
De sa chair chaude qui réchauffa ce lieu d’un bienfaisant air,
Et de la salle partie une clameur qui le fit tant émouvoir tant revivre.

 

Et de je ne sais où résonnait un refrain,
Une chanson pour laquelle chacun tapait dans ses mains,
Répétant tous en chœur et d’une seule voix « Oyé Como Va »,
Dis-moi mon ami, oui toi, et toi et puis toi : « Comment tu vas ? »

 

Oubliez vos tracas car nous sommes samedi,
Ce soir on danse, on s’amuse et avec joie on rit,
Amenez-moi cette grande dame noire si belle et si magique,
Que cette Black Magic Woman et moi rendions cette nuit féérique.

 

Qui veut monter sur la scène et m’y accompagner ?
Qui veut être avec moi et une chanson sensuelle y chanter ?
N’entendez-vous pas les notes de ma guitare vous appeler ?
Allez ! Allez ! Allez ! C’est le temps de s’embrasser et de festoyer.

 

Je suis celle qui est possédée,
Par un rythme si vivant et si endiablé,
Par un esprit qui s’est emparé de moi dès que j’ai vu,
J’ai aperçu cette guitare seule dans son coin et si nue.

 

Je sais maintenant à qui elle appartenait,
À cet homme qui par sa grâce et son charme m’émerveillait,
Qui par ses mains savait me faire jouir en écoutant ses airs mélodieux,
Je le trouvais si merveilleux et si étonnant comme nul autre tel un Dieu.

 

Allez ! Faites l’amour si le cœur vous en dit.
Car cela va bien avec cette romance ce « Samba Pa Ti »,
Allez ! Dansons ! Allez ! Buvons un bon coup car demain sera meilleur.
Et à ce que je vois à partir de maintenant : « I hope you feel better ».

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

Poème inspiré à la fois par une magnifique photo réalisée par mon ami Othmar Bahner et par le fabuleux album Abraxas de Carlos Santana