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Faites l’amour

Faire l'amour
Avec la permission de spitting-to-windward

Faites l’amour

 

Faites l’amour,
Faites-le ! Et non pas la guerre,
Utilisez vos mains pour autre chose qu’une prière,
Faites l’amour, pas la guerre ! Tel slogan utilisé depuis toujours.

 

Remplacez vos balles par des baisers,
Remplacez votre désir de tuer par celui de caresser,
Changez dès maintenant tant de haine et tant de colère,
Car ces deux esclaves amènent inexorablement vers les enfers.

 

Souvenez-vous que vous avez un corps pour aimer,
Un corps parfois beau, d’autrefois laid, ainsi il est fait.
Un corps d’homme, un corps de femme, toujours magnifique il l’est.
Parole de grande sagesse, sans ces corps, jamais vous n’auriez été créés.

 

Combien de tendres mots d’amour ont remplacé de ces guerres leurs cris ?
Combien d’amants étreints en une nuit ont leur enlevés leurs cœurs épris ?
Combien d’innocents a-t-on expédiés en pâturage aux champs d’honneur ?
Combien de ces hommes sortis à peine de l’enfance ont-ils connu l’horreur ?

 

Faites l’amour avant qu’il soit trop tard,
Car la faucheuse à votre rencontre n’est jamais en retard,
Aimez-vous pendant qu’il est encore le temps et le moment,
Car ce bonheur peut pour assouvir les riches expirer à chaque instant.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Le rêve du philosophe

Le rêve du philosophe
« Le rêve du philosophe » Poème par RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Le rêve du philosophe

 

La soirée est enfin terminée,
Alors qu’à toi souvent j’ai pensée,
En souhaitant te dire comme je t’ai aimée,
Tout en voyant que le temps de dormir était arrivé.

 

Lentement je me suis glissé sous le drap,
Même si toi chérie, malgré moi, tu n’y étais pas.
Fermant les yeux en écoutant la pluie tomber doucement,
Tout en imaginant pouvoir t’embrasser ô mon amour tendrement.

 

Aussitôt mes pensées se transformèrent en un monde imaginaire,
Dans lequel cessèrent d’exister la haine, la misère et toutes les guerres.
Me retrouvant en l’espace d’un instant dans une forêt tellement extraordinaire,
Que j’ai cru être dans un conte de fées que jadis me racontait ma défunte mère.

 

Vagabondant allègrement à travers les arbres verdoyant,
Respirant l’air pur que la nature m’offrit si abondamment,
Tout évitant de déranger les tourterelles dans les bois chantant,
Car rien de plus beau d’entendre en cette vie leurs mélodieux chants.

 

Alors que je ne m’y attendais guère,
Je te vis en habit d’Ève dans une clairière,
Que tu étais belle et si naturelle telle une hirondelle,
Prête à s’envoler, au moindre bruit, d’un simple battement d’ailes.

 

Pour la première fois de mon existence,
Les mots d’amour me brûlèrent de leur absence,
Car aucun mot ne pouvait exprimer ce que je ressentais,
Dans le rêve du philosophe que je suis malgré la joie qui m’animait.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Et pourtant je suis parti

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Et pourtant je suis parti

 

Au petit matin

Sans faire de bruit

Tes yeux, lentement, tu ouvris

Tu avais si froid dans tes draps de satin.

 

Tu t’es assise en constatant le silence

Ce lourd silence de mon absence

Même si je t’avais promis d’être là au petit-jour

À la vie! À la mort! Maintenant et pour toujours.

 

De mes baisers je t’ai comblée

De mes caresses je t’ai données

De ma chaleur je t’ai choyée

Et de tes larmes je les ai séchées.

 

Mes mots d’amour étaient sincères

Mais en moi je vis un véritable enfer

Un mal-être qui me ronge le sang

Qui fait de ma vie un supplice au fil des ans.

 

Pardonne-moi! Ô ma chérie!

Ce n’est pas toi que je fuis,

C’est cette blessure qui me meurtrie

Et qui sans cesse empoisonne ma vie.

 

Une blessure lointaine

Qui me brûle les veines

Et contre laquelle je me démène

Aussi noire que le bois d’ébène.

 

Je voulais te dire dans cette lettre d’adieu

Comme je t’ai aimée je le jure devant Dieu

Mais j’ai tellement peur d’être à nouveau blessé

Que pour notre bien, j’ai préféré malgré mon amour te quitter.

 

Ne pleure pas ma belle princesse

Car tu seras toujours à mes yeux une déesse

Ce que tu étais magnifique lorsque tu t’ai endormie

Ce que je t’ai adorée et pourtant je suis parti.

 

De

 

RollandJr St-Gelais de Québec

Repos de l’âme

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« Repos de l’âme » dessin réalisé par Juste Angèle de la France

Repos de l’âme

 

Fatiguée de cette vie, 

Épuisée de voir mes rêves brisés, 

De voir mes espoirs s’envoler et se fracasser, 

Pour ne plus les revoir en cet instant dès aujourd’hui.

 

Oui, je le sais trop bien. 

Tu n’étais certainement pas le mien, 

Car, avec certitude, je comprends ton désarroi. 

Je devenais ta grande reine sans que tu sois mon roi.

 

Était-ce trop te demander ? 

Qu’en tout temps simplement me respecter. 

Je désirais sentir sur moi tes tendres caresses, 

Sur chacune des parties de mon corps en détresse.

 

Que Dieu m’en soit témoin, 

Dès maintenant et sans lendemain, 

Ce que je t’aimais dès que tu m’adressas la parole, 

De tes mots d’amour devenus promesses qui s’envolent.

 

Je suis femme forte, 

Jadis peut-être un peu sotte, 

Mais de la fierté j’en ai gage de renom, 

Puisque de mes ancêtres j’en tire mon nom.

 

C’est pourquoi je me relèverai, 

Car resté couchée, jamais je ne le ferai. 

Devant l’adversité, tête haute je marcherai. 

Une fois le repos mérité à mon âme je donnerai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada

Mer déchaînée

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Photo prise à partir de l’hôtel Riotel de Matane

Mer déchaînée

 

Revoyant les souvenirs de mon enfance,

Le parcours de  ma vie dès mon adolescence,

Là où tout devenait possible où tout était libre de tout,

De ce temps où je croyais qu’un jour j’allais devenir amoureux fou.

 

De mes joies et de mes peines,

De ce noble sang qui coule dans mes veines,

De ces instants où Dieu merci j’ai tendrement aimé,

De ces nuits sombres où mort dans l’âme j’ai tellement pleuré.

 

De ces jours ensoleillés où je voguais sur l’océan,

À côté de cette femme de grande beauté que mon cœur aimait tant,

De celle qui occupait mon cœur venue d’une terre si lointaine,

Et qui pourtant croyait que mon cœur était remplie de haine.

 

Parfois, j’aimerais revoir ceux que j’ai connus.

Simplement pour leur dire, pour leur exprimer,

Mes mots d’amour et de reconnaissance,

D’avoir été là dès ma naissance.

 

Mais, maintenant que malgré moi j’avance en âge,

Même si je ne suis pas et de loin  très sage,

Car en moi réside encore cette passion,

De la jeunesse en éternelle perdition.

 

De mes pensées surgissent tant de rêves,

Tant de femmes qui pourraient devenir une nouvelle Ève,

Pour une nuit de plaisir charnel pour un moment intemporel,

Au risque d’allonger ces expiations du purgatoire pour un péché véniel.

 

De ces femmes magnifiques d’un temps de jeunesse,

Alors que viennent à moi le futur d’une incertaine vieillesse,

Alors qu’aujourd’hui tout autour de moi disparaît au fil du temps qui coule,

De ces beautés qui se collèrent près de moi loin de ce monde de cette foule.

 

Que me restera-t-il des conseils paternels ?

De la précieuse tendresse toute maternelle ?

De la présence de ces douces amitiés qui m’ont consolé,

Alors que je versais toutes les larmes de mon cœur esseulé ?

 

Je me sens telle une mer déchaînée,

Voulant gruger les rivages grisâtres du passé,

Alors que les saisons font leurs œuvres de manière inexorable,

Et de mes erreurs les réparer, j’en suis malheureusement incapable.

 

Calme-toi ! Reprends sur toi ! Je t’en prie. Ô mer froide et violente !

N’agit pas sur le coup des émotions telle une dangereuse démente.

Car sache, et tout sage te le dira,  qu’aux prochaines années,

Mon cœur et Mon âme à l’unisson sauront mieux aimer.

 

Ô mer déchaînée de cette journée pluvieuse en ce jour de printemps,

Emporte avec toi mes peines et mes fautes alors qu’il en est encore le temps,

Car je le jure avec vérité devant Dieu et tous les saints du Ciel avant le dernier jugement,

Que toutes les femmes qui ont peuplé en mon humble vie, je les ai aimées passionnément.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Matane (Québec)

Canada