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Le cercle de la vie

Le cercle de la vie
Le cercle de la vie Texte de RollandJr St-Gelais Photo pas John K., Source : https://www.deviantart.com/cable9tuba/art/Dark-Figure-Circled-807497379

Le cercle de la vie

 

Dès les premières secondes de sa naissance,

De sa grande fragilité, l’homme en a conscience.

Remplissant ses poumons d’un air aussi vif que brûlant,

Pour lequel chaque instant de sa vie, il en sera à dépendant.

 

Grandissant tant bien que mal en ce monde,

Il apprendra très vite pour y survivre jeter une sonde,

Bien des ennemis se diront être ses amis à l’envie inassouvie,

Allant même jusqu’à lui mentir au dépend de sa propre survie.

 

Certes, il connaîtra quelques véritables amis.

Des amis du midi de la vie jusqu’au crépuscule de celle-ci.

Travaillera à chaque jour pour amener pitance en sa demeure,

Petite chaumière ou riche palais, le temps de quitter viendra l’heure.

 

Aura-t-il une âme qui l’aimera?

Aura-t-il une âme à qui son amour lui donnera?

Aura-t-il une âme qui sur la route de la vie l’accompagnera?

Aura-t-il une âme à ses côtés lorsque la pendule pour lui s’arrêtera?

 

Certes, il lui est arrivé d’aimer et d’être aimé,

Certes, il lui est arrivé de souffrir et parfois de faire souffrir,

Certes, il est arrivé de connaître bien des pleurs et bien des fou-rires,

Mais, n’est-ce pas là le sort de tous ces êtres qui forment cette humanité?

 

La vie est ainsi faite : On naît, on vieillit et on passe de vie à trépas.

C’est une roue qui tourne depuis l’aube des temps et jamais ne s’arrêtera,

C’est un cercle invisible mais réel à qui l’on tente de donner un sens,

C’est le cercle de cette vie belle comme une rose qui nous encense.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La morgue

La morgue
La morgue Poème de RollandJr St-Gelais Réalisation photographique par JenovaxLilith Modèles ? Leina et Lucia Brea Quinn Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/mortuary-835396983

La morgue

 

Tout est si silencieux dans les villes,

Depuis qu’est apparue cette créature si vile,

Semant l’effroi dans les contrées et les villages,

Amenant hommes, femmes et enfants en bas âge.

 

Apparue dans l’Empire du Milieu,

Était-ce une punition envoyée par les Cieux?

Se répandant telle une traînée de poudre face au vent,

Avec un silence mystérieux elle apporta la faucheuse se déchaînant.

 

Voyageant allègrement par le vaste monde,

Elle ne connaissait point les frontières des pays,

Qu’ils soient aussi bien amis qu’ennemis, grands ou petits,

Savants constatèrent sa présence par la force meurtrière de ses ondes.

 

Bien des gens jeunes ou vieux et si insouciants,

Ignorèrent tous ces avis répétés constamment,

Préférant vagabonder ici et là au risque du trépas,

Ainsi la faucheuse les emporter à tout moment elle le pourra.

 

Soyez prudents! Restés chez-vous!

Ils leur répétèrent sans arrêt comme des fous,

Préférant ignorer avec plaisir les incessants avertissements,

Que leur firent les gouvernants sous l’appel des sages et des savants.

 

Au fil du temps la maladie et la mort firent leur œuvre,

Pourtant combien d’images avaient-ils vues comme preuves?

Mais il est maintenant trop tard car résonnent les notes de l’orgue,

Jouées pour le repos de leurs âmes pendant qu’on les portent à la morgue.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le retour

DANS2305-Modifier
Photo réalisée par Phylactère à l’occasion de la séance photo du 2 décembre 2019

Le retour

(Poème dédié à Victoria)

 

 

Bonsoir ! Bonsoir mon trésor,

Je suis vraiment désolé pour mon retard,

Je t’avais promis de partir pour quelques temps,

Mais la guerre si lointaine en a voulu autrement.

 

Aussitôt arrivé au camp,

On nous a mis à l’entraînement,

Mis aux ordres des pas cadencés donnés,

Plutôt criés par des généraux face à leurs vies désabusés.

 

Une fois rendus obéissants comme il se doit,

Armés jusqu’aux dents et prêts au grand combat,

Nous traversâmes mer houleuse évitant les sous-marins ennemis,

Ces sous-marins tant redoutés par tous les convois amis.

 

Arrivés sur la terre de la divine Albion,

On nous rappela que la force est celle où réside l’union,

Mais pour trouver en moi la vraie flamme du courage,

J’ai pensée à celle que j’aime depuis mon jeune âge.

 

Et par un bon matin d’une journée qu’on ne s’y attendais pas,

On nous ordonna de monter à bord de ces navires de guerre,

Crois-moi ! Je m’en souviens comme si c’était hier.

Ces navires nous amenèrent tout près là-bas.

 

Débarqués sur la plage d’une mer abreuvée de sang,

J’ai vu bien de mes frères d’armes tombés rapidement,

Avançant avec tête baissée tout en maintenant ma fierté,

Car il en allait tant de mon honneur ainsi que de ma loyauté.

 

Aux champs d’honneur, je suis allé sans jamais tomber.

Dans mon foyer, c’est là où je voulais y retourner.

Tu me trouves courageux ? Tu le penses vraiment ?

Devant cette souffrance je devais l’être sûrement.

 

J’ai avec mes confrères libéré bien des pays occupés,

Mais, toi seule occupa toutes mes belles pensées.

La noblesse qui réside dans le coeur du soldat,

Est celle vers qui sa bien-aimée l’emmènera.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Comme dans un puit

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Réalisation photo par Priscilla Vaillancourt

Comme dans un puit

 

J’ai fait un drôle de rêve cette nuit,
J’ai rêvé que j’étais nu au clair de la lune,
Alors qu’une belle grande dame à la chevelure brune,
Me regarda de la tête jusqu’aux pieds avec une mine éblouie.

 

Elle semblait se demander ce qu’il m’était arrivé,
Ai-je combattu sur quelques fronts de l’Europe occupé?
Où j’y avais laissé mes membres face à des ennemis entraînés?
Étais-je un des héros qui ont combattu dans l’ombre de la clandestinité?

 

Elle sembla tout de même étonnée de ma virilité,
Car avec franchise je ne pouvais guère la désirer m’en empêcher,
Puisque sa féminité gracieuse resplendissait par ses courbes délicieuses,
Qui démontrèrent que la femme est en ce monde la perle la plus précieuse.

 

Rêve bien bizarre en cette nuit d’hiver hâtif,
Où je me sentais étendu dans une clairière près d’un récif,
Une clairière où flottait une dame blanche attendant le moment,
Le temps propice pour venir s’étendre à mes côtés tout lentement.

 

Qu’ai-je bien pu boire avant d’aller dormir?
Quelle potion ai-je concoctée avant d’aller m’assoupir?
Dans la douceur bienfaisante de mes draps de rouge et de noir,
Alors que la lune était déjà haute dans le ciel depuis qu’est tombé le soir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Est-elle bien aiguisée ?

Est-elle bien aiguisée
Superbe photo par Tastethewine

Est-elle bien aiguisée ?

 

Pièce maitresse que m’a jadis donnée ma mère,
Qui m’a appris que la vie peut être parfois douce, parfois amère.
Que rien ne peut être plus sacré que son corps qui véhicule son âme,
Un corps auquel on se doit de respecter quelle une divine flamme.

 

Arme mortelle forgée par les bras de mon père,
Qui l’avait fabriquée pour combattre les ennemis à nos frontières,
Ces hommes venus détruire nos forêts vierges et exploiter nos trésors,
Nos forêts denses regorgeant de fruits divers et nos mines de diamants et d’or.

 

Soucieuse de respecter nos mœurs et coutumes,
J’ai enlevé sur moi bijoux variés, parures soyeuses et riche costume.
Afin d’affûter cette lame selon les rîtes que m’ont transmis mes ascendants,
Lesquels ont gardé tel un mystérieux secret les mots à prononcer par leurs parents.

 

Mots qui sortirent tel un psaume de ma bouche,
De ma bouche ayant auparavant goûté boisson capiteuse,
Que je portai à mes lèvres la coupe me donnant l’allure de la mante religieuse.
Buvant chaque goute de ce nectar rouge au risque de paraître un peu louche.

 

Prenant avec fermeté mon arme ancestral,
Je l’affûtai avec une pierre sacrée d’en amont en aval,
Avec persévérance jusqu’à ce que le feu sur cette lame se soit manifesté,
Répondant sans équivoque à cet énigme souveraine : est-elle bien aiguisée ?

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada