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Est-elle bien aiguisée ?

Est-elle bien aiguisée
Superbe photo par Tastethewine

Est-elle bien aiguisée ?

 

Pièce maitresse que m’a jadis donnée ma mère,
Qui m’a appris que la vie peut être parfois douce, parfois amère.
Que rien ne peut être plus sacré que son corps qui véhicule son âme,
Un corps auquel on se doit de respecter quelle une divine flamme.

 

Arme mortelle forgée par les bras de mon père,
Qui l’avait fabriquée pour combattre les ennemis à nos frontières,
Ces hommes venus détruire nos forêts vierges et exploiter nos trésors,
Nos forêts denses regorgeant de fruits divers et nos mines de diamants et d’or.

 

Soucieuse de respecter nos mœurs et coutumes,
J’ai enlevé sur moi bijoux variés, parures soyeuses et riche costume.
Afin d’affûter cette lame selon les rîtes que m’ont transmis mes ascendants,
Lesquels ont gardé tel un mystérieux secret les mots à prononcer par leurs parents.

 

Mots qui sortirent tel un psaume de ma bouche,
De ma bouche ayant auparavant goûté boisson capiteuse,
Que je portai à mes lèvres la coupe me donnant l’allure de la mante religieuse.
Buvant chaque goute de ce nectar rouge au risque de paraître un peu louche.

 

Prenant avec fermeté mon arme ancestral,
Je l’affûtai avec une pierre sacrée d’en amont en aval,
Avec persévérance jusqu’à ce que le feu sur cette lame se soit manifesté,
Répondant sans équivoque à cet énigme souveraine : est-elle bien aiguisée ?

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pensées

Pensées
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Pensées

 

Depuis tout juste hier
Dans ce bar aux lumières tamisées
Où nous avons tellement dansé et chanté
Je pense à toi qui m’a réchauffé du froid hiver.

 

Je t’avais regardé car ton physique me perturbait
Comment en arrive-t-il à avoir le sourire comme il est?
Désolé pour cette bizarre question,
Mais je ne crois pas être la seule qui se la pose. Non?

 

Et puis, je me suis lancé vers toi
Afin d’en savoir un peu plus sur moi
Tu m’as sourie comme si nous étions amis
Alors que rien ne nous engageait à être ennemis.

 

Je t’ai demandé ce que tu avais eu
Avec simplicité et sans amertume tu m’as répondu
Tu m’as demandé ce que je faisais dans la vie
Et je t’ai raconté mes unes et milles péripéties.

 

Tu ne m’as jamais jugée
Ni du regard ni de mots prononcés
Tu m’as écouté comme j’en avais besoin
Car tu as un cœur bien plus grand que mille mains.

 

Puis nous nous sommes dirigés vers la piste de danse
Là où tu m’as chanté une chanson de romance
D’un chanteur aujourd’hui décédé et longtemps regretté
Une chanson qui raconte un jardin où les amoureux vont gambader.

 

Un jardin situé au Luxembourg
Où semble-t-il merveilleux sont les jours
Tu m’as chanté cette chanson car tu ne voulais pas m’oublier
Alors que c’est moi qui maintenant à toi je ne fais que penser.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le sabre

Le sabre
Réalisation par Tastethewine Modèle nue est Carissa

Le sabre

 

Je suis femme de guerre,
Préparée à combattre même en enfer,
Ne craignant rien, ni sorciers, ni démons et ni humains.
Car je suis prête à tuer bien des monstres de mes deux mains.

 

J’ai voyagé sur bien des terres et des continents,
En y apprenant à manier armes diverses assurément,
Armes blanches ont toujours été de loin mes préférées,
Car dans le vent, on peut entendre siffler leurs lames affûtées.

 

Mais entre toutes, c’est elle que je tiens fermement
Qui occupe une place de choix depuis déjà très longtemps.
Lame bien aiguisée qui transperce le cœur de tous mes ennemis,
Mais qui s’arrête devant l’innocent tout en protégeant les cœurs meurtris.

 

Mon sabre est un peu mon enfant chéri,
Que je cajole avec un brin d’amour et de folie,
Car lui et moi, ce que nous en avons découvert des pays.
Et sans relâche, j’ai défendu bien des miséreux les grands et les petits.

 

Après tant d’années, je me suis bâti une demeure.
Car bien vivre est un pré requis au véritable bonheur,
Trouver digne époux pour fonder enfin mon propre foyer,
En me jurant de mon fidèle sabre, jamais je ne m’en séparerai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

La relève ne saurait tarder

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Dessin très inspirant réalisé par Eri Kel de la France

La relève ne saurait tarder

 

En cette nuit du 6 juin, 

Où tous ces hommes venus d’outre-mer, 

Sont venus libérer ma patrie, mon pays et ma mère. 

Ayant une seule pensée qui dans leurs cœurs et leurs âmes les rejoint.

 

Entendant au loin éclats d’obus et sifflements, 

Annonçant notre libération tôt ou tard assurément, 

Je sentis en moi grande fierté et immense espoir, 

De voir tomber ce rideau de haine et de désespoir.

 

Mais, j’ignore la raison. 

Je m’étais endormie sur le canapé, 

Entièrement nue sans être voilée ni drapée. 

Avais-je rêvé d’être courtisée par un charmant garçon ?

 

De ces garçons venus de l’Angleterre ? 

Qui firent la promesse de revenir vers mères et pères ? 

Ou de ces jeunes hommes venus du blanc pays appelé le Canada,  

Qui allèrent avec courage et bravoure refouler ennemis de ce pas.

 

Allez mes braves ! Venez vers moi qui vous attends. 

Me suis-je dite, croyant entendre une voix dans le firmament. 

C’est alors que je fus atteinte par une balle perdue ciblant mon corps nu. 

Sans retenu, sentant mes forces avec lenteur disparaître, je me  suis étendue.

 

Pas un mot n’ai-je prononcé ? 

À quoi bon ?! J’ai si souvent répété. 

Entendant cris divers, cela aurait été futilité. 

Je devins peu à peu semblable à une rivière desséchée.

 

Je levai alors les yeux vers le ciel pour implorer, 

Pour qu’avant de partir de ce monde on puisse m’exaucer, 

Accorder une dernière faveur pour ceux qui vont aussi tomber, 

Je ne demande qu’une chose : Que la relève ne saurait tarder.

 

De

 

Rolland St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada

 

En hommage aux civils tués lors du débarquement du 6 juin 1944 en Normandie 

Le combattant

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Excellent dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Le combattant 

 

Né dans un pays envahi, 
N’ayant pour vœu que de le libérer, 
Voyant ma terre sacrée se faire massacrer, 
J’ai alors juré de tuer tous ces maudits. 

 

Très tôt, j’ai rejoint la résistance, 
Et de mes ennemis prendre la distance, 
Je me suis longtemps forgé le caractère, 
Car mon seul désir était de leur faire la guerre. 

 

J’ai appris la langue de mes ancêtres, 
Celle pour qui je me sentais renaître, 
Afin de comprendre mes frères d’armes, 
Dans le feu de l’action du sang et des larmes. 

 

Assauts répétés ! 
Guérilla sans cesse orchestrée ! 
De jours comme de nuits, nous n’avions pas de pitié, 
Pour nos ennemis qui nos femmes ont violées. 

 

Au bout de longues années, 
À force de voir leur sang versé, 
Et de leurs corps retournés vers leurs familles endeuillées, 
L’ennemi a décidé de déposer les armes sans aucune fierté. 

 

Enfin, la victoire fut acquise par notre volonté, 
Mais sans aucune hésitation nous avons accepté, 
Leur reddition pour le bien de nos deux nations, 
En rêvant que peut être un jour nous nous unirons. 

 

En mon cœur de combattant, 
Je souhaitais une chose ardemment, 
Vivre heureux et en paix avec les miens, 
Car un vrai combattant veut avant tout le bonheur des siens. 

 

De 

Rolland St-Gelais 
Québec (Québec) 
Canada 

 

Amour sauveur

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Dessin réalisé par Juste Angèle 

Amour sauveur

 

Le savais-tu, chérie?

J’ai un secret à te dire cette nuit.

Je suis un homme pas comme les autres,

Et c’est pour te le dire que je voulais être ton hôte.

 

J’ai tant de blessures à cacher,

Mais, ô combien, plus d’amour à donner.

Des souvenirs de guerre qui me semblent être si frais,

De ces témoignages qui prouvent en tout temps que le mal est.

 

À un âge où l’on connaît de nos parents que leurs câlins,

Pour des raisons connues que par des gens avides de gloire,

On me tendit la boisson amère des larmes que je devais boire,

Boire jusqu’à la dernière gorgée! Boire au sein d’un triste festin!

 

J’ai combattu mille ennemis,

En y perdant, malgré moi, de nombreux amis,

Sous des cieux sombres et sur des terres arides sorties des enfers,

Armes aux poings ayant pour seul désir de briser mes chaînes de fer.

 

Chaînes de fer transformant mon cœur en pierre,

Je quittais ce Vieux-continent sans aucune amertume,

En laissant derrière moi tristes pensées de brumes,

Avec espoir de trouver paix sur cette nouvelle terre.

 

Nouveau pays où tout semblait permis,

Des promesses de meilleurs lendemains,

Tout ce que je priais en joignant les mains,

En priant tout ces je-ne-sais-quoi et je-ne-sais-qui.

 

J’ai compris le jour où je t’ai rencontrée,

L’instant où tu m’as offert avec joie ton amitié,

Qu’en moi brûlait un feu que l’on appelait amour,

Et que je ne saurais lui résister pour toujours.

 

Et puis, nous nous sommes fréquentés,

Doucement parce que je ne voulais pas te heurter,

Car l’amour véritable se construit avec grande patience,

Et ne peut s’appuyer que sur une mutuelle confiance.

 

Je t’ai laissé le temps de m’apprivoiser,

Tel un renard d’un conte écrit depuis plusieurs années,

Tu m’as enseigné l’art d’être un homme de paix,

Ah mon Dieu! Quel bien incroyable tu m’as fait.

 

Enfin, un jour ou bien une nuit,

Est-ce important dans mon humble récit?

J’ai pour la première fois ouvert la porte de mon cœur,

Et c’est-là que j’ai compris que seul l’amour est sauveur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Insoumis

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Photo par Mélanie Dufresne de Chambly

Insoumis

 

Contre vents et marées,

En parcourant rivières et longs prés,

En allant à contre-courant de ces valeurs,

De ces règles élaborées par ces hypocrites et ces menteurs.

 

Quoiqu’il advienne de ce monde perdu,

Dévasté par tant de crimes, de pleurs et ses vertus.

Vertus données aux gens pour justifier leurs monstruosités,

D’avoir condamné filles-mères et leurs nouveaux-nés rejetés.

 

Devant tant d’injustice, je ne peux que dire non.

Car j’ai choisi de ne point garder silence en taisant mon nom.

Jamais mes yeux se fermeront devant tant de souffrance,

Et toujours ma bouche dénoncera ces âmes démences.

 

Insoumis devant ces tyrans, je serai.

Insoumis devant ces voleurs à cravates, je resterai.

Insoumis devant ces destructeurs de vierges forêts, je me lèverai.

Insoumis devant ces malfrats de tout acabit, je me dresserai.

 

Insoumis en ce jour béni,

Insoumis devant le futur infini,

Insoumis de corps et sûrement d’esprit,

Insoumis je resterai pour combattre mes ennemis.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Sois patient

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Mont-Tremblant le 25 février 2018

Sois patient

 

Sois patient mon ami,
Un jour tu te lèveras de tes ennemis,
De ces coups durs face à cette vie,
Car rien ne dure même pas l’infini.

 

Sois simplement fier de qui tu es,
Car depuis toujours tu as été ainsi fait,
Un genou à terre pour se reposer de ces guerres,
Autre genou prêt à te relever pour affronter ces rages meurtrières.

 

Ne crains pas ces paroles de vent,
Car ton coeur sait comme tu es vaillant.
Ne crains pas folie des hommes fortunés,
Car malheurs leur seront réservés au fil de leur destiné.

 

Sois simplement toi,
Humble comme doit être un roi,
Maître de tes sens et loin de toute démence,
Et face aux indigents sache faire preuve de clémence.

 

Sois patient envers tes proches et tes semblables,
Car échapper à la mort ils en sont aussi incapables,
Penches-toi vers les nécessiteux qui quémandent ton aide,
Car qui sait, même pas toi, à tel point leurs vies peuvent être laides.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada
 

La combattante

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Dessin de Eri Kel de la France

La combattante

 

Devant mille dangers,

Qu’elle soit affamée et assoiffée,

Elle apprit à affronter tous ses ennemis,

Ceux de sa tribu et de sa famille si braves et unies.

 

Dans la savane étendue,

Où se tapissent tous ces animaux sauvages,

Ses pairs lui enseignèrent techniques de guerre tels de vieux sages,

Afin de ne point craindre dents affûtés de tous ces démons bien tendus.

 

Bouclier d’airain sur le dos et lance au poing,

Elle combattra avec force et fureur jusqu’au lendemain,

Sur sa peau tatouée et d’ébène coulera bientôt tout ce sang écarlate,

Provenant des artères témoignant de ces yeux agonisant qui se dilatent.

 

Nue devant sa proie,

Elle éprouve en son âme un effroi,

Car de cette lutte impitoyable en sortira qu’un seul,

Et qui ne connaîtra jamais les hommages d’un digne linceul.

 

Femme et jadis jeune fille formée dès sa naissance,

À combattre ses craintes et ses peurs pour maigre pitance,

En entendant les tambours annonçant cet envahisseur blanc,

Maudissant l’aurore calme qui l’a vu naître aux cris des éléphants.

 

Ô femme africaine, si belle et si noire,

Ô femme aux courbes invitantes avec tes seins magnifiques,

Ô femme si sensuelle qui naquit sur cette terre mirifique,

Ô toi, la noble femme ! Raconte-moi ton histoire.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

En cette nuit (nuit interdite)

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En cette nuit

 

En cette nuit,

Nous nous sommes épris,

Car nous étions faits pour vivre,

Car nous étions faits pour ensemble mourir.

 

En cette nuit d’amour,

Je t’ai donnée ma semence,

Avec un pur délice et grande abondance,

En toi et moi vivra une flamme depuis ce jour.

 

En cette nuit,

Mon coeur est en émoi,

Car tu es devenue ma reine et moi ton roi,

Avec tendresse et passion nous avons partagé le lit.

 

En cette nuit,

Nous avons combattu  nos ennemis,

Même si nous sommes condamnés pour l’éternité,

Je ne cesserai jamais depuis cette nuit de t’aimer.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

P.S. Il s’agit d’un poème tout simplement.