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Extase

Extase
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Extase

 

En position de méditation,
En laissant passer mes émotions,
Laisser partir pensées et idées saugrenues,
Avec cette sensation de liberté entièrement nue.

 

Tout est devenu calme en mon être,
Plus d’importance d’essayer de paraître,
Être simplement sans folie, ni fausse-pudeur.
Assumer pleinement le présent sans crainte ni peur.

 

Être vivant l’instant présent,
Jouer avec mes doigts longtemps,
Dans la chaleur de cette divine lumière,
Replongeant dans mes souvenirs éphémères.

 

Sentir l’éclat de mes cheveux si soyeux et si blonds,
Cheveux adorés qui ont bien des têtes faites tourner,
Plus je médite, plus vite viennent en moi mon ultime désir.
Revoir de nouveau mes amants afin de revivre mon vilain plaisir.

 

Glissant délicatement une main vers cette zone intime,
Sentant couler mon suave nectar grâce à ce doux rythme,
Et de mon souffle haletant telle une mélodie d’un vieux jazz,
C’est entourée de noirceur que je peux enfin atteindre l’extase.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Petite réflexion en ce 29 août 2018 

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Petite réflexion en ce 29 août 2018 

Bonjour tout le monde, 

Comment allez-vous ? Pour ma part, je suis en mode réflexion. Oui, vous avez bien lu. Un homme peut parfois réfléchir. Non, je blague. De nos jours, réfléchir est une capacité que l’on voit de plus en plus rarement en ce monde. Bienheureux ceux qui savent utiliser ce don à bon escient, ils éviteront bien des problèmes. 

Ceci écrit, j’ai réfléchi sur une question que les gens deIMG_0030_edited mon âge se posent et qui est : qu’aurait été ma vie si j’avais fait tel ou tel choix ? Personnellement, cette question semble être tout à fait superflue. Trois raisons majeures me poussent à une telle conclusion. La première réside dans les facteurs dits “impondérables”, c’est-à-dire ceux qui de par leurs présences influencent le cours de l’histoire de chacun d’entre nous. Par exemple, les gens qui jalonnent le parcours de notre vie et qui nous influencent de manière positive ou négative. Je dois avouer que le fait d’avoir fait très tôt dans ma vie la connaissance de gens ayant fréquenté le milieu universitaire a eu une influence incommensurable dans ma décision de poursuivre des études universitaires. 

Ai-je bien fait d’avoir choisi une telle option ? Sans aucun doute ! Par ailleurs, c’est peut-être l’une des rares décisions prises dans ma vie dont j’en retire une réelle fierté. La connaissance est la plus grande richesse que l’on peut se donner et que l’on doit transmettre aux générations futures. Fait à noter ! C’est la première promesse de grande importance que j’avais faites à ma mère.  Et je ne l’ai jamais regretté par la suite. 

IMG_0015_editedAutre question concernant le déroulement de ma vie : qu’aurait-elle été si j’étais né avec tous mes morceaux ? Là encore, bien malin celui qui peut deviner avec exactitude la réponse. Par ailleurs, le postulat de base de mon raisonnement devrait être qu’effectivement, je suis né avec tous mes membres, ceux que la vie a bien voulu m’accorder par le biais du drame de la thalidomide. Drame qui toucha un nombre considérable d’enfants, de familles et de parents. Un drame qui illustre bien que l’appât du gain puisse prendre le pas sur la dignité humaine. En dépit ce que certaines personnes puissent penser, je considère que j’ai réussi ma vie sous bien des égards. Ma passion de modèle vivant pour des écoles d’arts et des ateliers, mon amour de la poésie, mon talent en photographie et bien d’autres domaines démontrent que je réussie fort bien à m’intégrer dans le monde. Certes, je ne me lève pas chaque matin pour me rendre au boulot avec une boîte à lunch sous le bras, mais ce que je fais, je le fais avec un sens professionnel indéniable. 

Aurais-je pu m’exprimer de la même façon si j’étais né non handicapé ? Je ne le crois absolument pas. Et pour cause puisque la réalité, c’est-à-dire ma réalité, aurait été aux antipodes de ce qu’elle est maintenant. Aurais-je été plus heureux ? Voilà bien une question où la réponse finale dépend de facteurs qui auraient été fort possiblement autres de ce que je vis actuellement. 

La seconde raison réside dans le regard que je pose actuellement dans ma vie. Élément intéressant à noter ! Être modèle vivant m’a amené à prendre davantage connaissance sur le regard qu’ont les gens sur le corps. Tous sont appelés à apprécier ce que leurs corps sont, mais peu sont élus. Que de défauts on trouve sur notre corps. Nous aimerions qu’il soit ainsi, comme cela, avec moins de ci et plus de ça. Ne vous en faites pas, j’ai moi aussi une telle tendance. Ce que nous aimerions être parfait. Mais, au fait, qu’est-ce la perfection ? 

La perfection ne peut exister en ce monde puisque parIMG_0074_edited une pure logique, ce que l’on obtient d’une main, on le perd de l’autre. Un autre dicton affirme ceci : “Il est bon que l’on n’ait pas tout ce que l’on désire, cela nous permet d’apprécier ce que l’on a.” Voilà le fondement de philosophie de ma vie : Savoir apprécier ce que j’ai, ce que je suis et ce que j’ai accompli jusqu’à maintenant sans pour autant cesser de chercher ce qui pourrait me faire avancer. Ici, il est utile de savoir faire preuve d’un peu d’humilité face à soi-même. D’ailleurs, tout souverain digne de ce nom doit savoir reconnaître tant ses faiblesses, ses erreurs, ses carences que ses forces, réussites et ses avantages. Chose assez cocasse à retenir ! Il existe une prière assez célèbre dans les divers regroupements de gens ayant développé des dépendances tant aux narcotiques que de l’alcool ou de tous comportements destructeurs. Ladite prière peut être récitée par toute personne indépendamment de leurs croyances religieuses ou de leurs philosophies de vie. Vous trouverez ci-joint ladite prière connue sous le vocable de “ La prière de Sérénité ”. 

La prière de Sérénité 

Mon Dieu, 

Donnez-moi la Sérénité 

D’accepter les choses que je ne peux changer, 

Le Courage 

De changer les choses que je peux, 

Et la Sagesse 

D’en faire la Différence.

Amen

IMG_0049_editedLa dernière raison de ne pas trop me poser la question à savoir comment aurait été ma vie avec tous les “si” imaginables et inimaginables qui peuvent surgir en mon esprit réside sur un autre postulat de base. Ce qui est fait, est fait. Mais ce qui peut arriver de notre avenir dépend en bonne partie de ce que nous attendons de nous-mêmes. Tout peut changer à partir du jour où nous décidons de prendre notre vie en mains. Quels sont nos rêves ? Quels sont nos objectifs pour le futur ? Quels sont les moyens mis à notre disposition pour les atteindre ? Et que pouvons-nous faire pour y remédier avenant le cas où les limites dépassent nos possibilités ? Puisqu’il faut avoir deux jambes pour avancer, il faut se baser sur deux options complémentaires. D’une part, abaisser le seuil à atteindre de manière à le rendre plus réalisable et d’autre part, chercher les outils nécessaires pour atteindre le but fixé. Mais l’essentiel est de faire preuve de patience en toute chose. Rappelons-nous que Rome ne s’est pas bâtie en un jour. 

En résumé, je voulais faire part de ma réflexion en ce40075790_10155921834272523_1782910610413977600_n jour du 29 août 2018. Une journée où la pluie rafraîchit l’air ambiant de la belle ville de Québec. Une journée qui porte à la réflexion, à la méditation et à partager avec les gens que l’on aime. Je dirais en terminant cette missive de ne jamais regretter ce que vous avez fait dans votre vie, ni ce que vous êtes. Vous avez fait de votre mieux et c’est ce qui fait de vous une personne unique et extraordinaire. 

Merci pour votre attention. 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

 

Un excellent article à découvrir

Un excellent article à découvrir

Bonjour tout le monde,

IMG_20180816_154012_529C’est avec un plaisir immense que je partage au sein de mon blogue artistique un interview réalisé par un journal web avec un modèle vivant et écrivain de renom en Europe. Personnellement, je trouve fort approprié de publier quel tel ledit article, du moins les questions-réponses entre le reporter et son invité. Par un double souci d’honnêteté intellectuelle, j’ai décidé d’une part, de ne pas émettre d’opinion sur l’ensemble de l’interview et, d’autre part, de mettre en annexe un lien menant directement sur le site web dudit journal. Pourquoi ai-je préféré de ne pas émettre mon opinion? Tout simplement pour favoriser chez le lecteur et la lectrice le développement de sa propre critique.

Merci pour votre fidélité et bonne lecture !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Xavier Deutsch: «Je suis un exhibitionniste assumé»

Entre deux romans, l’écrivain belge pose comme modèle vivant. Interview.

Entre le vieux poêle et les murs couverts de livres de sa jolie maison de Chaumont-Gistoux, il écrit. À l’ancienne: avec un stylo, sur du papier. Depuis des décennies, Xavier Deutsch signe des romans mais aussi des nouvelles, essais, pièces de théâtre, récits pour enfants et des chroniques. Mais cet attachement forcené au monde des lettres n’empêche pas l’auteur belge et prix Rossel 2002 d’avoir d’autres amours. Il y a la route d’abord. Xavier Deutsch a passé son permis poids lourds car «les camions sont fascinants, de vrais personnages de romans» et s’est offert une moto, une Mash Seventy-five. Il aime aussi la photo et l’art à qui il se donne corps et âme. L’homme de plume a choisi d’être modèle vivant.

Pourquoi cette activité?

Ma place sur terre, c’est l’écriture. C’est là que je me sens comblé. Mais cela ne m’empêche pas de vivre d’autres choses. Je suis mes envies, comme celle d’être modèle vivant. Je me suis inscrit dans une asbl qui propose des modèles aux artistes.

Que faites-vous du tabou de la nudité?

J’en fais des petits copeaux. Je m’en libère. Ce qui compte, c’est de trouver la joie et rejoindre l’homme que je suis. Cela m’est égal de savoir que pour certains, cela ne se fait pas. Je n’articule pas mes préférences en fonction de l’ère du temps.

Vous exercez cette activité pour des raisons financières?

Non! Quand je suis rémunéré, c’est bien, mais il m’arrive régulièrement de poser gratuitement. C’est de l’exhibitionnisme assumé et non pathologique car je n’impose ma nudité à personne. Mais surtout, poser nu m’offre de la plénitude, de la sérénité et de la joie.

Vous vous sentez alors homme objet?

C’est très reposant d’être un homme objet. Poser pendant trois heures dans la même attitude pour un sculpteur est parfois contraignant, mais être immobile, silencieux, offert et en même temps très présent est une expérience enrichissante. D’autant plus intéressante que, dans ma vie, je suis toujours au taquet, dans la décision et l’action. Poser nu n’est pas de la méditation mais il faut être là!

Vous êtes modèle et vous avez signé un roman érotique «La boîte en fer-blanc» ainsi que «Carnet de bord», un jeu de piste sensuel pour couples amoureux…

J’ai conçu ce jeu pour couples de toute nature à la demande d’une amie de ma femme. Elle me savait très joueur. Quant au roman érotique, je l’ai publié en même temps qu’un essai sur le monde contemporain, un livre de 200 nouvelles et un ouvrage pour enfants. Je voulais d’ailleurs que les quatre publications soient vendues dans un même coffret pour qu’elles puissent être achetées par une famille et partagées en fonction de l’âge et des envies. Mais le sexe m’intéresse bien moins que l’érotisme. L’un répond à un besoin du corps et l’autre du cerveau. Pour moi, l’érotisme intègre le corps, mais aussi le trouble, l’émotion.

Vous avez une croix chrétienne tatouée sur l’épaule. Comment conciliez-vous votre attachement au corps et à l’érotisme à votre foi? Le sexe et l’église ne font pas bon ménage…

Je suis croyant, je vais à la messe et je ne vois pas de contradiction entre ma foi et mes activités de modèle nu. Les évangiles sont des livres d’épanouissement et Jésus ne désire que notre bonheur et notre liberté. Le sexe vu comme un péché est une construction de l’Église et, s’il est vécu dans le respect de soi-même et des autres, je ne comprends pas qu’on s’en méfie. Par ailleurs Jésus s’entendait bien avec Marie-Madeleine et je ne serais pas choqué de savoir qu’ils se sont aimés. D’ailleurs, ça ne nous regarde pas.

 Propos recueillis par Joëlle Smets.

Source : http://soirmag.lesoir.be/171276/article/2018-08-14/xavier-deutsch-je-suis-un-exhibitionniste-assume

Prendre pause dans la pose

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Excellent dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Prendre pause dans la pose

Une des particularités la plus appréciée du modèle nu est certainement la capacité à prendre un moment de méditation face aux gens qui l’entourent. Ces gens peuvent être peu nombreux comme ils peuvent composer une véritable foule. Cela semble être facile pour le commun des mortels, mais en réalité il s’agit là d’une qualité exceptionnelle que tout modèle nu se doit de développer au fil de son expérience.

Pour ma part, je profite du temps de pose nu pour devenir ce que je suis vraiment. En effet, le fait de poser nu sans avoir à porter ma jambe artificielle, ni mon orthèse et sans vêtements favorise mon plein épanouissement physique, psychique et spirituel.

Épanouissement physique puisque les barrières imposées par la société face à la masculinité sont mises au rencard de manière momentanée. Épanouissement psychique puisque les frontières entre la réalité et l’imagination sont levées permettant ainsi la créativité des poses réalisées devant un groupe de personnes ayant une passion commune qui est le nu artistique. Épanouissement spirituel puisque la liberté des entraves liées au port des vêtements favorise d’une manière sans équivoque le rapprochement avec l’être divin. J’attends ici par être divin l’esprit qui habite en chacun de nous et qui nous pousse vers le bien, le bon et le beau.

Cela est mon humble opinion sur le sujet. Merci de m’avoir donné la chance de m’exprimer sur un sujet qui m’intéresse au plus haut point.

RollandJr St Gelais

Matane (Québec)

Canada

L’importance des témoignages

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L’importance des témoignages

Bonjour tout le monde,

Comme vous le savez déjà, il m’arrive souvent d’être à la recherche d’articles publiés sur le web où le sujet central est nul autre que la nudité artistique. C’est ainsi que je passer des heures, parfois des journées entières, à essayer de dénicher des articles sur ce sujet. Un de mes sujets de prédilection au sein de mon blogue. Parfois, je découvre des témoignages de modèles nus sur leurs parcours professionnels et, d’autrefois, des annonces d’évènements qui auront lieu à tels ou tels endroits. Bien entendu qu’il m’est un devoir de mettre en annexe les liens d’où les articles originaux sont tirés afin de respecter le droit d’auteur. C’est d’ailleurs la moindre des choses.

C’est ainsi qu’il me fait plaisir de vous présenter un texte fort intéressant où plusieurs modèles nus ont accepté de donner un aperçu de leur travail et de leur cheminent dans une voie où peu sont appelés et qu’encore très peu acceptent d’y mettre les pieds à nu. C’est là une expression fort appropriée au sein d’un tel article.

Je vous souhaite une bonne lecture !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La nuit des corps vivants

Dites «je suis modèle vivant pour des artistes», et vous aurez aussitôt une flambée de regards plus ou moins égrillards, plus ou moins perplexes, subordonnés aux clichés suivants : «Le modèle couche-t-il avec son artiste ?» «Le modèle est quand même tout nu devant tout le monde, faut pas être bien pudique.» «Faire modèle, c’est pas compliqué, tu fais tas de viande devant une classe ou un peintre-photographe-sculpteur, pas besoin de talents particuliers.» Voire pire, comme cette jeune femme que sa mère, apparemment bloquée sur le puritain XIXe siècle, traite limite de prostituée et se garde bien de dire à son entourage ce que fait sa fille dans la vie. On serait tenté de les comparer à des mannequins qui, eux aussi, vendent et donnent à voir leur image. Erreur : le modèle propose une pose et, à travers elle, une interprétation du corps, pas sa beauté ou uniquement sa plastique. Pour un tarif oscillant entre 15 et 25 euros de l’heure – pas tout à fait les prix des tops.

«Tout le monde peut être modèle, ça n’est pas comme mannequin, tous les corps sont intéressants, c’est hétérogène, ouvert à tous», explique Claire de Colombel qui gagne sa vie avec cette activité depuis trois ans, et vient de sortir un livre sur cette nudité associée à un autre regard, «très particulier, qu’on ne retrouve pas ailleurs : ni sexuel, ni dans le jugement, ni curieux, ni exhibitionniste». Un travail en fait très physique, à la fois sportif, méditatif – essayez de tenir la même pose pendant trente minutes et on en reparle – et artistique. Et qui n’est pas reconnue comme profession, malgré des manifestations de la corporation en 2008 et en 2014 pour obtenir un statut, au même titre que danseur ou comédien. Ce vendredi, jusqu’à samedi tard dans la nuit, se tient le premier marathon de dessin d’après des modèles vivants, organisé par la galerie itinérante Agnez Art Gallery et Maria Kuzma-Kuzniarska, la créatrice de Life Drawing Montmartre (des cours de dessin sans professeur, ouverts à tous les publics). Quatre modèles nous détaillent les grandeurs et misères de leur art.

«A deux, c’est magique»

Patrick Berton, 56 ans, pose aux Beaux-Arts

«Ce que j’aime dans ce métier, c’est son éternité : me dire qu’ici, aux Beaux-Arts, il y a cent ans, un modèle a vécu et ressenti les mêmes choses que moi en posant. Je suis un maillon de plus de cette même chaîne, sensible à la mémoire des lieux. L’intensité avec laquelle les gens dessinent me porte et m’inspire aussi. N’importe quel corps peut l’être, les corps ronds plus facilement. Ils peuvent se voir comme des paysages. Au total, entre les Beaux-Arts et le reste, je pose entre cinq et huit fois trois heures par semaine, debout, assis, allongé, cinq à vingt minutes, parfois quarante-cinq minutes. Il faut supporter les douleurs physiques dues à l’immobilité.

«Je m’adapte aux besoins pédagogiques des profs et des élèves, en choisissant mes poses en fonction de ce que je ressens, de mon humeur. On est créatif de manière éphémère et dans l’instant présent. Parfois on pose à deux, c’est magique : on partage le regard des dessinateurs et cela devient plus facile, léger. Il se passe tout de suite un truc, une histoire. Aujourd’hui, poser me correspond totalement, bien que l’on vive dans la précarité. Mais si on organisait trop ce métier, il perdrait cet aspect bohème, ce côté artistique. C’est cette grande liberté qui m’est précieuse.»

«On ne cherche pas à être jolie»

Florence Rivières, 25 ans, modèle pour photographes

«C’est aujourd’hui mon activité principale. Je travaille pour une trentaine de photographes, trois séances photos par semaine d’une heure à quatre heures. Au début, j’ai fait ça pour gagner de la confiance en moi, ensuite je me suis rendu compte que ça pouvait être un projet artistique.

«C’est différent avec un photographe d’avec une classe de 30 élèves : eux ne bougent pas, vous non plus. Avec le photographe, si. Il y a une communication constante, c’est un échange d’énergie ; on n’a pas à tenir les poses quinze minutes et il faut savoir trouver la lumière, l’angle, comprendre ce que veut l’autre. On ne cherche pas le beau, on ne cherche pas à être jolie, on se détache de sa propre apparence. Parfois je me dis, « je suis horrible mais la photo est géniale ». A force d’en jouer, de poser pour tellement de regards différents, ça désacralise le corps : mon image n’est pas ma personne. Ce n’est pas dans le regard du photographe qu’on valide son être ou son image. Quand je suis nue, c’est comme une tenue : la nudité c’est une autre façon d’habiller son corps.»

«Poser, c’est se poser»

Claire de Colombel, 31 ans, modèle d’écoles d’art

«On travaille dans des endroits très variés, il y a un grand nombre d’institutions ou d’associations qui ont besoin de modèles : écoles d’art, ateliers privés, cours pour adultes. Le vivant, c’est la base de l’apprentissage du dessin. Le corps est observé de manière sensible et technique, le regard n’a rien de voyeur. On choisit nos propres poses en fonction des temps annoncés. Elles vont de cinq à quarante-cinq minutes, parfois plus, mais il y a un repos indispensable de quinze minutes tous les trois quarts d’heure. Je travaille de quinze à trente heures par semaines, pour un taux horaire entre 15 et 25 euros. Immobile et silencieux, c’est pourtant un travail très physique qui demande beaucoup de concentration et de créativité. Il faut habiter son corps, être là.

Je cours souvent d’un atelier à un autre, c’est drôle quand on y pense : courir pour aller arrêter le mouvement. Poser, c’est se poser. Dans l’atelier, on entre dans une autre temporalité, il n’est plus question d’efficacité, de productivité. Rester immobile, c’est aller à contre-courant. Et c’est un véritable engagement, il y a les douleurs musculaires, articulaires, les problèmes de circulation du sang. Je m’aide de techniques de visualisation et de méditation pour soulager les tensions, c’est beaucoup d’énergie à fournir, tout le temps, comme un athlète, mais sans bouger d’un iota. Puis on pose avec sa forme ou sa fatigue du jour, sans artifices, sans Photoshop.»

«Nus par – 5°C dans la cour de la Drac»

Maria Clarck, 40 ans, fondatrice de l’association «Modèles d’art»

«Etre modèle est un état d’être qui implique une réelle qualité de présence, un engagement philosophique. C’est un métier très exigeant, physiquement et mentalement, à la croisée de la méditation et des arts martiaux. Savoir respirer est la clé. Mais contrairement aux danseurs par exemple, rien n’est prévu pour la santé des modèles vivants. Nous sommes salariés vacataires. Donc pas mal de paperasse, parfois difficile à obtenir. En 2008, il y a eu la manif des modèles, nus par – 5°C dans la cour de la Direction régionale des affaires culturelles [Drac] de Paris. La mairie avait supprimé le cornet, c’est-à-dire une vieille pratique qui consiste à faire passer une feuille de papier roulée pour récolter de l’argent complémentaire, ce qui correspondait quand même à 20 % de mes revenus. C’est à ce moment-là que les modèles se sont regroupés et mis en réseau. Au sein de notre association, nous œuvrons pour que notre activité soit mieux reconnue. Idéalement, il faudrait prendre place dans une convention collective et être dissocié des mannequins. Poser, c’est accompagner le processus artistique, c’est une histoire de rencontre et de générosité.»

Source : http://next.liberation.fr/arts/2016/04/28/la-nuit-des-corps-vivants_1449230

Séance photo de nudité artistique avec Gabrielle Doutre

Séance photo de nudité artistique avec Gabrielle Doutre

Lieu ? Ste-Thérèse près de ville Laval

Samedi le 6 mai 2017

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Tatouage

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Ma poitrine

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Regarde-moi !

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L’oeil de Odin

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Veines

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Pourquoi me regardes-tu ?

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Lance du destin

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Et puis? La barbe !

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Se faire violence

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Prenez garde !

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Je médite !

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Le poids de l’âge

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Mon offrande

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À quoi pensez-vous ?

À suivre….

La vie est belle.

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La vie est belle.

Bonjour tout le monde,

J’espère que votre fin d’année se déroule bien, et ce, que vous soyez ou non entourés de vos proches. En effet, il y a un nombre impressionnant de personnes qui vivent cette période de l’année à la manière, je n’ose pas utiliser le terme de « solitude totale » puisque nous pouvons être seuls même dans une foule, d’un ermite. Je l’avoue que c’est un peu ce que j’ai choisi de vivre en ce moment. Certains ont choisi de festoyer tandis que d’autres préfèrent la tranquillité. J’ai opté pour le second choix, et ce pour des raisons qui me sont bien intimes.

Ce moment de repli m’a amené à revoir quelque peu mes valeurs. Non pas que je sois une mauvaise personne, enfin je veux bien le croire, mais tout simplement de m’assurer de prendre les bonnes résolutions car ces dernières sont plutôt très rares. Rareté qui est due au fait qu’elles sont souvent, hélas trop souvent, non tenues. Pourquoi alors prendre des résolutions si nous sommes dans l’incapacité de les tenir? Personnellement, je peux compter sur les doigts de ma main les résolutions que je décide de prendre pour chaque année qui pointe le bout de son nez. Ceux et celles qui me connaissent comprennent bien le sens de cette petite plaisanterie de mon cru. Toutefois, celles que j’ai décidé de prendre ont toutes un point en commun et c’est celui d’avoir été tenues.

Je prend à titre d’exemples ma volonté de sortir de l’enfer de l’alcoolisme en utilisant les grands moyens qui étaient à ma disposition lors de mon déménagement dans la belle ville de Québec. Mon hospitalisation au département de toxicomanie de l’hôpital St-François d’Assise de Québec le 10 octobre, jour de l’Action de Grâce, a été le début d’une nouvelle vie.

À cela s’ajoute ma réussite au plan des études universitaires où la découverte de la Théologie a favorisé en moi une meilleure compréhension de l’Être humain. Attention! Je n’ai jamais prétendu que ma compréhension était totale puisque l’Homme est de tous les animaux de la Création celui qui est le plus complexe. Bref, ma résolution de retourner aux études m’a permis de voir la vie sous un autre angle qui m’était quasi inconnu et c’est celle de spiritualité.

Dernière résolution, et non la moindre, est de ne pas donner raison à ceux et celles qui d’une part, tentèrent de me décourager à devenir un modèle nu sous prétexte de mon « handicap physique apparent » et qui d’autre part, ont tenté de me faire taire dans le cadre d’un dossier qui remonte depuis le jour de mon anniversaire de naissance soit le 24 mai 1984, date où j’ai été abusé par un bureau d’avocats de Philadelphie. Or, j’ai pris la résolution de protéger mes arrières en prévision d’événements qui seront hautement médiatisés dans un proche avenir. Résolution qui, j’en suis convaincu, me sera fort profitable.

Comme vous pouvez le constater par vous-mêmes, ces humbles résolutions m’ont été des plus profitables dans l’art de rendre ma vie plus conforme à mes aspirations et à mes objectifs personnels. Rappelez-vous toujours que le plus grand artiste que connaitrez au cours de votre existence terrestre est nul autre que vous. Oui, vous et vous seul. Vous êtes celui qui a la capacité de transformer le tableau de votre vie, d’en modifier les couleurs, d’en extirper les écorchures et de polir le tout. Il s’agit-là, vous en conviendrez certainement, d’un travail de longue haleine laquelle se terminera qu’à votre dernier souffle.

Ne voyez surtout pas une quelconque forme de négativisme dans mes propos puisqu’il s’agit en réalité d’une chance inouïe que nous pouvons jouir en tant que personne ayant le libre-arbitre. Aucun être vivant du monde visible et, selon la conception judéo-chrétienne, de l’univers invisible n’a cette merveilleuse faculté de prendre sa destiné en main. Nous sommes en quelque sorte les héritiers du Grand Architecte de l’Univers car nous pouvons influencer nos destinés tant personnelles que collectives. Voilà pourquoi je peux sans aucune retenue déclarer que nous sommes les plus grands artistes de nos vies et que nous sommes les seuls à pouvoir la rendre tout simplement … belle.

Merci de m’avoir lu.

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Méditation!

Méditation!

difference_by_lequebecois1962-d5ztvbzQui suis-je? Qui es-tu? Qui sommes-nous les uns envers les autres? Qui sommes-nous pour nous-mêmes? Répondre à ces questions est un pré requis à notre bonheur, à notre épanouissement et à l’harmonie dans nos rapports interpersonnels. Nos vêtements déforment plus souvent qu’autrement l’essentiel de notre personnalité. Seule la nudité, la véritable, celle qui s’expose sans provocation, ni fausse pudeur, nous rapproche de notre être profond, de notre âme et de notre lien avec l’univers.

Qui suis-je? Bien malin celui qui peut résoudre cette problématique sans cesse analysée par les philosophes au cours de l’histoire. Je suis un être en perpétuel changement, allant au gré du vent, s’accrochant sans cesse aux chimères de la vie et qui se perd dans ses illusions. Qui es-tu? Un simple produit voulu par les modes passagères? Un étranger parcourant ce vaste monde à la recherche de son alter ego? Un esclave des magazines de beauté? Qui sommes-nous les uns envers les autres? Des âmes égarées incarnées cherchant à se perpétuer dans le temps en parsemant sa semence, tel un pissenlit, sur des vastes champs? Qui sommes-nous pour nous mêmes? Des êtres à la recherche de la vie éternelle ou voués à l’instinction? Il y a autant de réponses possibles à toutes ces questions qu’il y a de personnes sur notre belle terre.

Certaines personnes affirment que l’homme est qu’un animal parmi tant d’autres. Affirmation que je réfute allègrement puisqu’il a la faculté de penser, d’aimer même tant l’objet de son amour n’est plus de ce monde, de se projeter dans un avenir plus ou moins lointain et même de se construire une vie après son départ vers un aude-là somme toute hypothétique. Voilà pourquoi sa survie dépend à la fois de sa spiritualité que de sa matérialité. Je dirais même que l’une ne va pas sans l’autre tellement son existence y est liée.

D’autres personnes émettent l’idée que le corps n’est rien, rejetant ainsi tous les soins dont celui-ci à besoin. Voici bien une corps_hors_norme_by_lequebecois1962-d5ztvif(7)autre affirmation qui me scandalise au plus haut point. En effet, le corps est notre bien le plus précieux puisqu’il nous a été prêté pour un laps de temps bien défini et pour un lieu concis. Le respecter lui est aussi nécessaire que le fait de respirer pour sa survie, voir à son épanouissement, et ce, grâce à une conscience de la force qui l’habite.

La voie ultime de cette force réside dans la non-violence tant à l’égard d’autrui qu’envers soi:

Je dis «non» à tout ce qui me détruit, m’avillit et empoisonne mon existence. Je fuis tous ces maîtres, qui n’ont que le désir de m’enchaîner, tel un esclave empruntant de nuit le railroad underground du deep south pour aller vers le nord abolitionniste.  Je dis «oui» à tout ce qui me conduit vers la lumière. J’accepte mes limites, mais je découvre aussi mes capacités et me donne la chance de les développer afin de devenir un être nouveau tel un papilon sortant de son cocon.

Comme un samouraï, je n’hésite pas à sortir mon katana de son fourreau pour défendre plus faible que moi, mais n’en use point dans ma vie quotidienne. Voilà l’enseignement du Budo, celui des maîtres japonais ancestraux! Sagesse quelque peu égarée par notre société de consommation où le chacun pour soi semble être la règle commune. Il m’est toutefois permis d’en douter lorsque j’assiste à des actes d’altruisme qui, trop souvent, passent sous silence dans les médias de masse.

corps_hors_norme_by_lequebecois1962-d5ztvif(6)Mon corps peut devenir un livre ouvert pour un oeil averti: Une croix de Jérusalem témoignant de ma foi chrétienne et de mes années de sobriété la plus complète qui, fait intéressant à souligner, a débuté le jour de l’Action de Grâce en 1998. Une rose incrustée dans un coeur me rappelant celle qui a marqué ma vie à tout jamais.

D’autres tattouages possèdent leurs raisons d’être. Mon corps raconte une histoire: celle vécue par tant d’autres victimes de la Thalidomide. Mais, il est aussi beaucoup plus que cela. Il est unique tant dans sa différence que par sa ressemblance à n’importe tel autre: Il bouge, respire, regarde et ressent aussi mille et uns plaisirs.

Méditons! Méditons! Et, méditons sans cesse, sur ce que l’on veut pour le bien-être de notre corps.

Méditons! Méditons! Et, méditons sans cesse, sur ce que l’on désire pour l’âme qui l’habite.

Méditons! Méditons! Et, méditons sans cesse, sur ce que l’on fait pour y parvenir.

Et, pour conclure ce texte sur la méditation, je cite ce verset de l’évangile qui convient à chacun de nous:

« Jésus lui dit  » Lève-toi, prends ton grabat et marche.  » Et à l’instant cet homme fut guéri ; il prit son grabat et se mit à marcher. C’était un jour de sabbat. » Jean 5,9.

Il est bien de méditer, mais il l’est encore plus de se lever et d’avancer sur notre propre voie.

Merci de m’avoir lu.

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada