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Amour sauveur

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Dessin réalisé par Juste Angèle 

Amour sauveur

 

Le savais-tu, chérie?

J’ai un secret à te dire cette nuit.

Je suis un homme pas comme les autres,

Et c’est pour te le dire que je voulais être ton hôte.

 

J’ai tant de blessures à cacher,

Mais, ô combien, plus d’amour à donner.

Des souvenirs de guerre qui me semblent être si frais,

De ces témoignages qui prouvent en tout temps que le mal est.

 

À un âge où l’on connaît de nos parents que leurs câlins,

Pour des raisons connues que par des gens avides de gloire,

On me tendit la boisson amère des larmes que je devais boire,

Boire jusqu’à la dernière gorgée! Boire au sein d’un triste festin!

 

J’ai combattu mille ennemis,

En y perdant, malgré moi, de nombreux amis,

Sous des cieux sombres et sur des terres arides sorties des enfers,

Armes aux poings ayant pour seul désir de briser mes chaînes de fer.

 

Chaînes de fer transformant mon cœur en pierre,

Je quittais ce Vieux-continent sans aucune amertume,

En laissant derrière moi tristes pensées de brumes,

Avec espoir de trouver paix sur cette nouvelle terre.

 

Nouveau pays où tout semblait permis,

Des promesses de meilleurs lendemains,

Tout ce que je priais en joignant les mains,

En priant tout ces je-ne-sais-quoi et je-ne-sais-qui.

 

J’ai compris le jour où je t’ai rencontrée,

L’instant où tu m’as offert avec joie ton amitié,

Qu’en moi brûlait un feu que l’on appelait amour,

Et que je ne saurais lui résister pour toujours.

 

Et puis, nous nous sommes fréquentés,

Doucement parce que je ne voulais pas te heurter,

Car l’amour véritable se construit avec grande patience,

Et ne peut s’appuyer que sur une mutuelle confiance.

 

Je t’ai laissé le temps de m’apprivoiser,

Tel un renard d’un conte écrit depuis plusieurs années,

Tu m’as enseigné l’art d’être un homme de paix,

Ah mon Dieu! Quel bien incroyable tu m’as fait.

 

Enfin, un jour ou bien une nuit,

Est-ce important dans mon humble récit?

J’ai pour la première fois ouvert la porte de mon cœur,

Et c’est-là que j’ai compris que seul l’amour est sauveur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

L’entre-deux guerres

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Magnifique dessin de Gérard Teillot

L’entre-deux guerres

 

Dans ce temps-là, les femmes étaient belles tout simplement.

À cette époque où tout était permis assurément,

Pour les amoureux et les amants,

Avec un cœur gaiement.

 

On ne se souciait guère,

D’une possible nouvelle guerre,

Car des souvenirs de jadis nous n’avions que faire,

Et les larmes firent place aux rires aussitôt passé cet hier.

 

Les dames coquettes de Paris,

Étaient aussi jolies que celles de la Normandie,

Croyez-moi, c’est moi qui vous le dis mes chers amis.

Sans oublier celles du nord et bien entendu du chaud Midi.

 

À que ces années folles, ces années vingt!

Aussi enivrantes et joyeux que du bon vin,

Que je ne peux en y pensant un seul instant me taire,

En revivant dans mes pensées de jeunesse aux années de l’entre-deux guerres.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dos

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Dessin par mon ami Eri Kel de la France

Dos

 

Vous savez quoi?

Je suis qu’une femme, moi.

Pas une héroïne de bande-dessinée.

De père et de mère je suis simplement née.

 

Étant jeune, je suis allé à l’école.

Où j’ai rencontré un garçon, un pot de colle.

Plus tard, lorsque je fréquentais le collège.

Où je devais décider mon métier mais qu’en savais-je?

 

Et puis un jour,

J’ai connu le grand amour.

Celui que l’on rencontre une fois dans sa vie,

Pour une question bizarre je l’ai connu une nuit.

 

Noces riches et majestueux gâteau

Ce que j’étais belle, ce qu’il était beau

Invités comblés et parents tellement heureux

De voir leurs enfants chéris voler sur de nouveaux cieux.

 

Nous avons fondé grande famille

Maisonnée simple aimant la camomille

Garçons espiègles et fillettes pas toujours sages

Voilà le début de ce qui semblait être un doux voyage.

 

Et puis vint la terrible guerre

Je m’en souviens comme si c’était hier

Celle tant voulue par un tout petit petit caporal

Un être assoiffé de grande puissance et si immoral.

 

C’est ainsi que furent enrôlés mes fils chéris

Qui quittèrent mon petit coin tranquille de Paradis

Pour s’engloutir dans l’enfer loin de leurs père et mère

Afin de combattre un homme qui allait devenir célèbre, un certain Hitler.

 

Fils furent tués aux combats

Mes larmes allègrement je versas

Que je versais encore bien des fois

Lorsque j’ai perdu mon mari, mon amour, mon roi.

 

Aujourd’hui, je revois les jours de jadis.

Alors je deviens, vous comprenez, bien triste.

Car je me rappelle d’avoir prié pour leurs âmes là-haut.

Que pouvais-je faire autrement sinon d’en avoir plein le dos?

 

De

 

Rolland St Gelais

Québec (Québec)

Canada

J’aime ma langue.

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J’aime ma langue.

 

Bien que je n’ai pas de langue. La vie m’a permis de parler malgré ce fait. Pour que je puisse parler la plus noble des langues. Celle de mes ancêtres venus bâtir ce pays, y construire maisons.Y fonder familles nombreuses pour leur transmettre la passion de vivre. De vivre et de s’exprimer en français sur cette terre que l’on a ensemencée, avec nos larmes, nos rires, notre sueur et parfois au péril de nos vies.

Vive la langue française !

Rolland St-Gelais de Québec au Canada

Parfois le silence

 

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Poème composé en plein cœur de la nuit dans ma chambre

Parfois le silence

 

Parfois il faut savoir se taire
Pour savourer le temps filant comme l’air
Le temps de nos amours et de nos chagrins
Le temps des folles nuits effacées au petit-matin

 

Parfois il est inutile de dire un mot
Pour exprimer tous nos maux
Suffisent alors les larmes
Venant de nos âmes

 

Parfois vaut mieux simplement regarder
Et avec retenue et petite gêne s’en garder
Car seul le regard peut toucher l’être blessé
Et le guérir de ses blessures mal soignées

 

Parfois il suffit de la beauté d’une femme
Pour raviver la joie de vivre cette précieuse flamme
Et dans le silence d’un atelier où l’artiste et sa muse
Prennent le temps d’une pause entre deux poses et puis s’amusent…

 

De

 

Rolland St Gelais
Québec (Québec)
Canada

Ton regard

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Avec la permission de mon amie Elisa R. de Finlande

 

Ton regard

 



Après une journée si triste si épuisante
Perdu dans mes pensées ignorant qui j’étais
Ne sachant même d’où je venais ni où j’allais
Face l’inconnu face à la brunante.



Mes larmes coulaient sur mes joues fatiguées
Et de mon corps traînant ce dos sans cesse éreinté
De mes jambes supportant le poids de mes péchés
Ressentant le froid de ce vent auquel je me voyais dévisagé.



Que pouvais-je espérer en ce jour?
D’un peu de joie, d’un peu de bonheur et d’amour?
D’un peu de repos, d’un temps de répit malgré mon dépit?
Où pourrais-je trouver cette perle qui me redonnerait goût à la vie?



Ça y est! J’ai trouvé en toi cette merveille
Toi, ô jolie dame, qui avec bon cœur sur moi veille
De l’aurore jusqu’au crépuscule si tôt ou si tard
Quelle noble présence dans ton chaleureux regard.



De



RollandJr St Gelais
Québec (Québec)
Canada

Femme de terre

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Création de Gérard Teillot

Femme de terre

 

Femme de paix,

Femme de guerre,

Femme libre comme l’air,

Femme de demain comme d’hier.

 

Femme assise,

D’ici ou bien d’Assise.

Prenant appuis sur votre main,

Serait-ce pour mieux affronter le destin?

 

Femme assise aux jambes croisées,

Avez-vous assisté au retour des Croisés?

De ces gens valeureux sur une terre étrangère,

À une époque où la noblesse valait précieuse pierre.

 

Femme nue magnifique aux seins tendres,

Pouvez-vous de votre lieu ces acclamations les entendre?

De ces gens épuisés parcourant ce monde sans cesse violenté,

Espérant de tout leurs cœurs un avenir radieux pour leurs derniers-nés.

 

Femme des royaumes d’Afrique à la peau basanée,

Semblable à toutes celles se trouvant sous les cieux étoilés,

Méditez avec sagesse sur l’avenir incertain des peuples égarés sur les chemins,

Sur les routes de la haine et de toutes craintes construites par la peur des lendemains.

 

Femme tant convoitée par ceux qui ont le coeur vraiment pur,

Qui voient en vous l’ardeur de votre labeur sous le soleil si dur.

Et de la valeur de votre chair marquée au fer rouge d’un esclavage,

Qui fit chez vos ancêtres verser des larmes témoignant d’un triste âge.

 

Femme fière qui est mère !

Femme noble qui est sœur de ses frères !

Descendante des peuples de ces régions de pierre,

Ô toi ! Qui témoigne, de par son histoire, être une femme de la terre.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Si tu t’appelles Mélancolie

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Réalisation de mon ami Eri Kel de la France

Si tu t’appelles Mélancolie

 

Si la nuit pouvait enfin se transformer,

En cette journée où nous nous sommes rencontrés,

En ces temps de jeunesse où tout sans fin nous souriait,

De ces instants de fou-rire, de ces jeux interdits que l’on aimait.

 

Si les grains du sablier du Titan Cronos,

Pouvaient par miracle cesser de broyer nos os,

Nous laissant quelques répits pour revivre ces bonheurs,

Qui ont illuminé le parcours de nos vies malgré quelques erreurs.

 

Si mes cheveux gris peuvent prendre de la valeur,

De leur couleur d’argent malgré mes craintes et mes peurs,

Sachant fort bien que les traces de pas dans la neige de nos hivers passés,

Sont depuis belle lurette disparues dans les méandres de ma mémoire épurée.

 

Si je n’éprouve plus ce plaisir de te voir nue,

Parce que par l’usure de mes larmes j’ai perdu la vue,

Alors-là, je saurai ce que signifie ne point avoir un sens à la vie,

Tout ceci m’arrivera en mon âme si et seulement si tu t’appelles Mélancolie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Pensive

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Réalisation par mon ami Eri Kel de la France

Pensive

 

Femme qui est aussi fille,

Fille d’une mère devenue grand-mère,

De celles si nombreuses ayant perdu frères et fils à la guerre,

De cette époque lointaine qui passe le temps et qui sans cesse défile.

 

Femme belle et accomplie,

Nue pour qui mon cœur s’est épris,

Qu’entendez-vous avec ce visage de tristesse ?

Serait-ce les paroles de votre père remplies de sagesse ?

 

Femme aux magnifiques seins,

À la peau si douce comme du satin,

Que voyez-vous avec vos yeux remplis de larme?

Dites-moi ce qui vous tourmente et qui brise votre âme.

 

Oui, je le sais que trop bien.

Que chacun de nous doit affronter son destin.

Mais, si je peux qu’un instant, alléger votre chagrin.

Puisse à Dieu exaucer ma prière faite en ce jour au petit matin.

 

Nul en ce monde ne peut échapper à la fin,

Pas même les puissants et les riches avec tout leur butin.

Mais, je vous en supplies de toute mon âme et de tout mon cœur.

Cesser d’être si pensive et souriez pendant que c’est encore notre heure.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Mer déchaînée

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Photo prise à partir de l’hôtel Riotel de Matane

Mer déchaînée

 

Revoyant les souvenirs de mon enfance,

Le parcours de  ma vie dès mon adolescence,

Là où tout devenait possible où tout était libre de tout,

De ce temps où je croyais qu’un jour j’allais devenir amoureux fou.

 

De mes joies et de mes peines,

De ce noble sang qui coule dans mes veines,

De ces instants où Dieu merci j’ai tendrement aimé,

De ces nuits sombres où mort dans l’âme j’ai tellement pleuré.

 

De ces jours ensoleillés où je voguais sur l’océan,

À côté de cette femme de grande beauté que mon cœur aimait tant,

De celle qui occupait mon cœur venue d’une terre si lointaine,

Et qui pourtant croyait que mon cœur était remplie de haine.

 

Parfois, j’aimerais revoir ceux que j’ai connus.

Simplement pour leur dire, pour leur exprimer,

Mes mots d’amour et de reconnaissance,

D’avoir été là dès ma naissance.

 

Mais, maintenant que malgré moi j’avance en âge,

Même si je ne suis pas et de loin  très sage,

Car en moi réside encore cette passion,

De la jeunesse en éternelle perdition.

 

De mes pensées surgissent tant de rêves,

Tant de femmes qui pourraient devenir une nouvelle Ève,

Pour une nuit de plaisir charnel pour un moment intemporel,

Au risque d’allonger ces expiations du purgatoire pour un péché véniel.

 

De ces femmes magnifiques d’un temps de jeunesse,

Alors que viennent à moi le futur d’une incertaine vieillesse,

Alors qu’aujourd’hui tout autour de moi disparaît au fil du temps qui coule,

De ces beautés qui se collèrent près de moi loin de ce monde de cette foule.

 

Que me restera-t-il des conseils paternels ?

De la précieuse tendresse toute maternelle ?

De la présence de ces douces amitiés qui m’ont consolé,

Alors que je versais toutes les larmes de mon cœur esseulé ?

 

Je me sens telle une mer déchaînée,

Voulant gruger les rivages grisâtres du passé,

Alors que les saisons font leurs œuvres de manière inexorable,

Et de mes erreurs les réparer, j’en suis malheureusement incapable.

 

Calme-toi ! Reprends sur toi ! Je t’en prie. Ô mer froide et violente !

N’agit pas sur le coup des émotions telle une dangereuse démente.

Car sache, et tout sage te le dira,  qu’aux prochaines années,

Mon cœur et Mon âme à l’unisson sauront mieux aimer.

 

Ô mer déchaînée de cette journée pluvieuse en ce jour de printemps,

Emporte avec toi mes peines et mes fautes alors qu’il en est encore le temps,

Car je le jure avec vérité devant Dieu et tous les saints du Ciel avant le dernier jugement,

Que toutes les femmes qui ont peuplé en mon humble vie, je les ai aimées passionnément.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Matane (Québec)

Canada