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Femme de terre

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Création de Gérard Teillot

Femme de terre

 

Femme de paix,

Femme de guerre,

Femme libre comme l’air,

Femme de demain comme d’hier.

 

Femme assise,

D’ici ou bien d’Assise.

Prenant appuis sur votre main,

Serait-ce pour mieux affronter le destin?

 

Femme assise aux jambes croisées,

Avez-vous assisté au retour des Croisés?

De ces gens valeureux sur une terre étrangère,

À une époque où la noblesse valait précieuse pierre.

 

Femme nue magnifique aux seins tendres,

Pouvez-vous de votre lieu ces acclamations les entendre?

De ces gens épuisés parcourant ce monde sans cesse violenté,

Espérant de tout leurs cœurs un avenir radieux pour leurs derniers-nés.

 

Femme des royaumes d’Afrique à la peau basanée,

Semblable à toutes celles se trouvant sous les cieux étoilés,

Méditez avec sagesse sur l’avenir incertain des peuples égarés sur les chemins,

Sur les routes de la haine et de toutes craintes construites par la peur des lendemains.

 

Femme tant convoitée par ceux qui ont le coeur vraiment pur,

Qui voient en vous l’ardeur de votre labeur sous le soleil si dur.

Et de la valeur de votre chair marquée au fer rouge d’un esclavage,

Qui fit chez vos ancêtres verser des larmes témoignant d’un triste âge.

 

Femme fière qui est mère !

Femme noble qui est sœur de ses frères !

Descendante des peuples de ces régions de pierre,

Ô toi ! Qui témoigne, de par son histoire, être une femme de la terre.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Si tu t’appelles Mélancolie

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Réalisation de mon ami Eri Kel de la France

Si tu t’appelles Mélancolie

 

Si la nuit pouvait enfin se transformer,

En cette journée où nous nous sommes rencontrés,

En ces temps de jeunesse où tout sans fin nous souriait,

De ces instants de fou-rire, de ces jeux interdits que l’on aimait.

 

Si les grains du sablier du Titan Cronos,

Pouvaient par miracle cesser de broyer nos os,

Nous laissant quelques répits pour revivre ces bonheurs,

Qui ont illuminé le parcours de nos vies malgré quelques erreurs.

 

Si mes cheveux gris peuvent prendre de la valeur,

De leur couleur d’argent malgré mes craintes et mes peurs,

Sachant fort bien que les traces de pas dans la neige de nos hivers passés,

Sont depuis belle lurette disparues dans les méandres de ma mémoire épurée.

 

Si je n’éprouve plus ce plaisir de te voir nue,

Parce que par l’usure de mes larmes j’ai perdu la vue,

Alors-là, je saurai ce que signifie ne point avoir un sens à la vie,

Tout ceci m’arrivera en mon âme si et seulement si tu t’appelles Mélancolie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Pensive

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Réalisation par mon ami Eri Kel de la France

Pensive

 

Femme qui est aussi fille,

Fille d’une mère devenue grand-mère,

De celles si nombreuses ayant perdu frères et fils à la guerre,

De cette époque lointaine qui passe le temps et qui sans cesse défile.

 

Femme belle et accomplie,

Nue pour qui mon cœur s’est épris,

Qu’entendez-vous avec ce visage de tristesse ?

Serait-ce les paroles de votre père remplies de sagesse ?

 

Femme aux magnifiques seins,

À la peau si douce comme du satin,

Que voyez-vous avec vos yeux remplis de larme?

Dites-moi ce qui vous tourmente et qui brise votre âme.

 

Oui, je le sais que trop bien.

Que chacun de nous doit affronter son destin.

Mais, si je peux qu’un instant, alléger votre chagrin.

Puisse à Dieu exaucer ma prière faite en ce jour au petit matin.

 

Nul en ce monde ne peut échapper à la fin,

Pas même les puissants et les riches avec tout leur butin.

Mais, je vous en supplies de toute mon âme et de tout mon cœur.

Cesser d’être si pensive et souriez pendant que c’est encore notre heure.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Mer déchaînée

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Photo prise à partir de l’hôtel Riotel de Matane

Mer déchaînée

 

Revoyant les souvenirs de mon enfance,

Le parcours de  ma vie dès mon adolescence,

Là où tout devenait possible où tout était libre de tout,

De ce temps où je croyais qu’un jour j’allais devenir amoureux fou.

 

De mes joies et de mes peines,

De ce noble sang qui coule dans mes veines,

De ces instants où Dieu merci j’ai tendrement aimé,

De ces nuits sombres où mort dans l’âme j’ai tellement pleuré.

 

De ces jours ensoleillés où je voguais sur l’océan,

À côté de cette femme de grande beauté que mon cœur aimait tant,

De celle qui occupait mon cœur venue d’une terre si lointaine,

Et qui pourtant croyait que mon cœur était remplie de haine.

 

Parfois, j’aimerais revoir ceux que j’ai connus.

Simplement pour leur dire, pour leur exprimer,

Mes mots d’amour et de reconnaissance,

D’avoir été là dès ma naissance.

 

Mais, maintenant que malgré moi j’avance en âge,

Même si je ne suis pas et de loin  très sage,

Car en moi réside encore cette passion,

De la jeunesse en éternelle perdition.

 

De mes pensées surgissent tant de rêves,

Tant de femmes qui pourraient devenir une nouvelle Ève,

Pour une nuit de plaisir charnel pour un moment intemporel,

Au risque d’allonger ces expiations du purgatoire pour un péché véniel.

 

De ces femmes magnifiques d’un temps de jeunesse,

Alors que viennent à moi le futur d’une incertaine vieillesse,

Alors qu’aujourd’hui tout autour de moi disparaît au fil du temps qui coule,

De ces beautés qui se collèrent près de moi loin de ce monde de cette foule.

 

Que me restera-t-il des conseils paternels ?

De la précieuse tendresse toute maternelle ?

De la présence de ces douces amitiés qui m’ont consolé,

Alors que je versais toutes les larmes de mon cœur esseulé ?

 

Je me sens telle une mer déchaînée,

Voulant gruger les rivages grisâtres du passé,

Alors que les saisons font leurs œuvres de manière inexorable,

Et de mes erreurs les réparer, j’en suis malheureusement incapable.

 

Calme-toi ! Reprends sur toi ! Je t’en prie. Ô mer froide et violente !

N’agit pas sur le coup des émotions telle une dangereuse démente.

Car sache, et tout sage te le dira,  qu’aux prochaines années,

Mon cœur et Mon âme à l’unisson sauront mieux aimer.

 

Ô mer déchaînée de cette journée pluvieuse en ce jour de printemps,

Emporte avec toi mes peines et mes fautes alors qu’il en est encore le temps,

Car je le jure avec vérité devant Dieu et tous les saints du Ciel avant le dernier jugement,

Que toutes les femmes qui ont peuplé en mon humble vie, je les ai aimées passionnément.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Matane (Québec)

Canada

Pour toi mon frère

Mon enfant

Auteur de ce poème en hommage à son frère assassiné le 11 mai 1972

Pour toi mon frère

 

Tant de jours se sont écoulés,
Pour tant de larmes qui ont séché,
Malgré le temps qui s’égraine dans le sablier,
Et la vie qui poursuit sont cours dans nos souliers.

 

J’étais encore tout jeune enfant ,
Avec mes rêves de gosse innocent,
Ne connaissant que les rires et le bonheur,
Jusqu’en cette journée où nous frappa ce malheur.

 

Une foule immense en grande colère,
Un peuple assourdi par ces bruits de guerre,
Puis ? Soudain, une voiture fonça sans distinction.
Cherchant à détruire toutes vies sans aucune raison.

 

En ce jour de fête des mères,
On offrit une couronne de larmes,
Une gerbe de fleurs pour lui briser son âme,
À ma mère qui aimait ses enfants été comme hiver.

 

Encore aujourd’hui, et ce après tant d’années.
J’ignore pourquoi nous a-t-on enlevé notre frère aîné.
Les jours et les nuits ont poursuivit leurs longs chemins,
Et moi ? J’ai suivi les routes de mon existence et de mon destin.

 

J’ai vieilli moi aussi mais encore vivant et toujours là.
Parfois j’ai pleuré à en vouloir en terminer avec la vie.
Mais, je me suis souvenu de ma promesse faite devant l’Infini.
Que je vivrai pour deux. Pour moi et pour celui que l’on m’enleva.

 

Bientôt sera l’anniversaire de cet instant fatidique,
Où dit-on tu es parti dans un monde si paradisiaque,
Voilà tu es à jamais dans le cœur de ceux qui t’ont connu.
De ceux qui t’ont aimé malgré tout ce temps qui n’en finit plus.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

Poème composé à la mémoire de mon défunt frère qui perdit la vie le 11 mai 1972 lors de l’émeute intersyndicale à Sept-Îles.

Pour toi, Rosalie !

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Note personnelle: Jamais je n’aurais cru voir autant de violence dans ma ville d’adoption.

Pour toi, Rosalie !

 

Un ange est monté au Ciel,

Là où existent des milliers de jouets,

Où l’Amour du Christ efface les larmes et les regrets,

Là où se trouvent le doux lait et le tendre miel.

 

Mais pour nous qui avons appris,

La mort horrible et sans nom que tu as subie,

Que reste-t-il de nos interminables questions ?

Que pouvons-nous faire face à cette innommable situation ?

 

Ô tendre enfant chérie,

Toi qui aimais tant la vie,

Cette vie à jamais que l’on te priva,

Lorsqu’un être immoral et méchant te l’enleva.

 

Que pouvons-nous faire maintenant ?

Pour te consoler de cet enfer que tu as vécu enfant ?

Une prière ? Une offrande ? Un lampion ?

Pour toi, par désespoir nous te les offrons.

 

C’est bien peu pour la souffrance que tu as vécue,

Mais devant une telle violence nul d’entre nous ne l’aurait cru.

Nos prières et nos pensées sont pour toi jolie enfant,

Pour toi, Rosalie ! Ces mots pour guérir ton cœur souffrant.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Tu ne me crois pas ?

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Magnifique dessin de Eri Kel de la France

 

(Poème dédié à Émylie)

Tu ne me crois pas ?

 

Ho mon bel et tendre amour !
Pour qui mon cœur bat depuis toujours.
Depuis que je t’ai vue je ne me reconnais plus,
Car mon âme divague et mon esprit est tombé des nues.

 

Pourquoi dis-tu cela? 
Pourquoi doutes-tu de ma parole?
Elle vaut son pesant d’or et point de farandole.
Tu es tellement magnifique mais au chérie tu le sais déjà.

 

Crois-moi qu’il n’y a pas d’autres que toi,
Qui ferait le plus beau des modèles nues.
Car ta sensibilité transparaît dans ton visage si menu.
Te voir ainsi est le gage d’une œuvre parfaite du nu.

 

Tu ne me crois pas?
L’artiste en moi le voit.
Ne vois-tu pas que tu es ma muse?
Et de mes larmes se remplit la Meuse.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

La solitude me pèse.

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Dessin magnifique réalisé par Eri Kel de la France

La solitude me pèse

 

Saint du ciel,

Sein qui goutter le miel,

Réconfortez votre serviteur,

Calmez de votre nectar celui qui a peur.

 

De mes lèvres sortent louanges,

Et de votre mamelon le jus savoureux des anges,

Laissez-moi vous supplier, vous conjurer et vous prier,

Tandis que de ma bouche, avec délice je vous savourerai.

 

Saints dévoués à notre Seigneur,

Sein que je désire avec mes larmes et mes sueurs,

Avec mes mains jointes je vous offrirai avec foi mon cœur,

Avec mes mains délicates, je vous caresserais avec grande douceur.

 

Oui priez pour mes péchés,

Pour toutes celles que j’ai convoitées,

Sein magnifique qu’avec pudeur je baise,

Ô saints bénis ! Si vous saviez combien cette solitude me pèse.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Envole-moi

 

Envole-moi

Dessin de Eri Kel de la France

 

Envole-moi

 

Envole-moi,

Détache-moi de cette croix,

Où coule mon sang et mes larmes,

De voir mourir mes enfants aux champs d’armes.

 

Prends-moi,

Emmène-moi au loin,

De ces gens pour qui je ne suis rien,

Qui n’ont qu’amour pour argent comme loi.

 

Délivre-moi de ces regards,

Avant qu’il ne soit à jamais trop tard,

Je n’avais que mon humble amour à leur offrir,

Seule richesse que la chair de ma chair pour satisfaire leur désir.

 

Aide-moi  à prendre mon envol,

Que je fuis vers le grand nord et ses aurores boréales,

Où, qui sait, j’oublierai un jour ou une nuit tout ce mal,

Vite ! Donne-moi des ailes ! Que je prennes mon élan et que je vole.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

En ce jour des rois mages

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En ce jour des rois mages

 

S’il y a une chose que la vie m’a appris,

C’est que tout peut être vite donné et vite repris,

Grande vérité que cette vie débute comme elle a commencé,

Avec des cris et des larmes de douleur  dès que nous sommes nés.

 

Un jour nous sommes étonnés,

De constater de voir nos chemins se terminer,

Ne pas pouvoir reprendre nos quelques faux-pas,

Sans oublier nos rêves inassouvis et ceux qu’on blessa.

 

En ce jour d’Orient bien spécial,

Où trois rois mages suivirent la rivière en aval,

Pour rencontrer cet enfant si tendre et fragile emmitouflé,

Dans les bras de sa chaste mère qui le serra pour le réchauffer.

 

Nous rappelant notre condition mortelle,

En souhaitant longue vie et existence éternelle,

Malgré nos grandes fautes et nos pires craintes qu’on redoute.

De nos questions sans réponses qui nous mènent vers l’ultime doute.

 

En cette journée bénie où tout a été dit et qui sera écrit,

Gardons la foi en nos cœurs et la paix en nos esprits,

Vraiment bienheureux ceux qui croient sans voir,

Et malgré la peur et la crainte gardent espoir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada