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Mon amour, laisse-moi entrer !

Mon amour, laisse-moi entrer
« Mon amour, laisse-moi entrer » Poème par RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Mon amour, laisse-moi entrer !

 

Ô chérie, ma tendre chérie,
Il fait chaud tellement aujourd’hui,
Je ne sais plus quoi faire pour me rafraîchir,
Cette chaleur me fait si suer, si souffrir.

 

Dis-moi, que fais-tu en ce moment?
Pour te donner un peu de répit en cet instant,
Je t’entends un peu ricaner dans la salle de bain,
Que j’ose imaginer ce que tu es en train de faire de tes mains.

 

L’eau coule à flot sur ton corps,
Sur ta peau précieuse comme de l’or,
Te procurant cette fraîcheur tant désirée,
Sur le corps à peine dénudé de ma bien-aimée.

 

Le son mélodieux des gouttelettes d’eau,
Qui ruissellent avec entrain sur les carreaux,
Chantant une de ces mélodies qui à jamais resteront,
Dans mon cœur aussi longtemps qu’ensemble nous vivrons.

 

Mon amour, laisse-moi entrer !
Mon amour, donne-moi la chance d’admirer,
Ton unique beauté en cette journée ensoleillée,
Car sa splendeur saura en mon âme y rester pour l’éternité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Ils s’en viennent

Ils s'en viennent
« Ils s’en viennent » Poème par RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne

Ils s’en viennent

 

Ils s’en viennent,
Mais, je ne parlerai pas,
Jamais ma bouche ne s’ouvrira,
Aucun secret ne sortira quoiqu’il advienne.

 

Ils auront beau me violer,
Ils auront beau de moi abuser,
Ils auront beau sans cesse me torturer,
De ce que je sais jamais de ma vie je ne dirai.

 

Ils apprendront que je suis femme,
Qui ne craint rien ni eau, ni flamme.
Car par amour pour mes descendants,
Je suis prête à les amener jusque dans le néant.

 

Par pur plaisir et pour les narguer,
Fièrement mes seins leur montrerai,
Et devant leurs menaces, je leur répondrai,
Par un sourire qui de leur piédestal les feront tomber.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Mouillée

Mouillée

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Mouillée

 

Il est tard
Je vais me doucher
Car je suis si fatiguée
Et je dois avouer que j’en ai marre

 

Marre de devoir toujours sourire
Devant des gens qui ne font que souffrir
Du matin jusqu’au soir jusqu’au lendemain
Je fais tout ce que je peux mais je n’ai que deux mains.

 

L’eau chaude coule sur ma peau
Quelle est si bonne cette eau
Enlevant les impuretés
De ma journée

 

Tiens! Je pense à ce bel homme
Que j’ai accueilli et soigné aujourd’hui
Il était beau quand il m’a avec entrain souris
Avait-il deviné de mes pensées la somme?

 

L’eau continue à couler
L »envie de me caresser et de me satisfaire
M’envahie et c’est loin de me déplaire
Car cet homme m’avait tellement bien attirée.

 

Rien ne m’empêche de jouir
Et de rêver à cet homme avant d’aller dormir
Quel péché y a-t-il de fantasmer sur un inconnu?
Alors que moi-même je suis entièrement nue?

 

Ce que je suis mouillée
Tant par cette eau qui coule
Atténuant mes bruits quand je roucoule
Mouillée d’envie car mon corps n’a pas ce qu’il désire.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Sortie de douche

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Magnifique des seins par Juste Angèle de la France

Sortie de douche

 

Fatiguée!
De cette journée,
Enlevant tes vêtements
Que tu portas si longtemps

 

Faisant une pose dans ta chambre
Couleurs dorées! Couleurs tendres! Couleur d’ambre!
Respirant si profondément afin de reprendre contact avec la vie
Une vie qui t’appartient maintenant et à l’infini.

 

Pensant néanmoins à ce jeune homme
Qui te fit la cours avec un étrange accent
De son pays d’origine où hommes et femmes s’aiment langoureusement.

 

Tu entras dans ce lieu très saint
Où tu pouvais allègrement te caresser les seins
Tout en laissant couler l’eau sur ton corps épuisé
En rêvant à ce que tu aimerais avec lui se réaliser

 

Eau bienfaitrice
Digne d’une noble nourrice
Tu t’en régale avec passion et avec doigté
Le temps de jouir de cet instant de plaisir instantané

 

Après ce moment de bonheur
Tu y en es sortie selon ton heure
Ce que j’aimerais sur ce sein mettre ma bouche
Dès l’instant où tu fis le premier pas dès que tu sortis de la douche.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Gravir cette colline

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Gravir cette colline

 

Bonsoir mon amour,

Je suis enfin de retour,

De ce voyage au-delà des mers,

J’ai parcouru milles lieux et terres.

 

Cherchant toutes les richesses,

Je n’en avais que cesse,

Trésors promis par les déesses,

Allant de la pure folie à la détresse.

 

Mes pas traînant dans l’eau,

Ce que j’étais un vrai idiot

Ayant oublié que la seule voie,

Se trouve au plus profond de soi.

 

Alors j’en ai eu plus qu’assez,

Aux noms de ces rois de lever mon épée,

J’ai donc décidé vers toi, ô mon amour, de revenir,

En l’espace d’une larme versée, d’un profond soupir.

 

Est-il utile de te raconter ?

Est-il important de te dévoiler ?

Tout ce que j’ai vécu, fait et subi ?

Ne me questionne pas, je t’en supplie.

 

Pour le reste de mes jours mon âme est blessée,

À jamais, je chercherai la rédemption de mes péchés.

Mais Dieu, par sa divine grâce, m’a ramené vers celle,

Qui est depuis toujours à mes yeux de ces dames la plus belle.

 

Laisse-moi t’aimer ! Laisse-moi te prouver !

Que l’homme que tu as connu n’existe plus,

Car toute cette souffrance que j’ai vue et que j’ai eu,

Nul homme vraiment digne de ce nom ne peut y résister.

 

Je ne te promets pas grand chose,

Mais je te donne ma parole, si j’ose.

Que nous élèverons nos nombreux enfants,

Loin de tous ces tyrans, de ces menteurs et ces mécréants.

 

Laisse-moi près de toi me coucher,

Laisse-moi pour la vie te dorloter,

Laisse-moi cette unique chance de revivre,

Laisse-moi gravir cette colline pour que nous puissions vivre.

 

De

 

RollandJr St-Gelais de Québec

Moment de quiétude

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Réalisation photo par RollandJr St-Gelais

 

Moment de quiétude

( Pour Victoria )

 

En ce matin d’hiver,

Où je n’avais rien à faire,

J’ai décidé de naviguer entre ciel et terre,

Pour de mes bien futiles pensées m’en libérer.

 

Sur le parcours de l’eau,

Comme le temps semblait beau,

Beau temps pour se laisser aller au gré du vent,

Au gré du vent qui me berce allègrement.

 

Saisir l’importance d’être,

Être là simplement avec la grâce d’un hêtre,

Regardant glisser doucement les glaces,

Allant chercher dans le néant inexorablement une place.

 

Pour une fois, mes idées se dispersèrent.

Étaient-elles parties brûler en enfer,

Afin que je puisse devenir homme nouveau ?

Pour que  mes humbles prières aillent tout là-haut.

 

Je n’ai point dit un mot,

Je n’ai fait pas un pas de trop,

Simplement assis pour contempler la vie,

En souhaitant de tout mon cœur qu’elle soit infinie.

 

Puis, j’ai remarqué au loin un clocher.

Sur lequel se trouvait une croix,

Symbole de mes ancêtres et de leur foi,

Je me suis rappelé cette parole de mon père adoré.

 

Souviens-toi, mon enfant que ta mère et moi,

Avons traversé bien des épreuves tant de fois,

Mais jamais nous avons perdu la foi en Dieu,

Alors inclus dans tes prières ceux qui souffrent si tu le veux.

 

Et souviens-toi mon enfant,

Qu’il n’y a pas de plus beau présent,

Qu’une prière faite dans le silence pour nos amis souffrant,

Car ils seront avec toi dans ton cœur à chaque instant.

 

C’est dans ce moment de quiétude,

Où je vivais une bienfaitrice solitude,

Que je me suis souvenu de cette parole de Sagesse,

Qui résonna avec émotion en moi telle une douce caresse.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Puisse cette eau

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Photo par Phylactère

 

Puisse cette eau

 

En un temps il faut se purifier,

Et est une chose à faire par nécessité,

En un temps plus que certain se confesser,

 Et est chose nécessaire pour ses péchés se libérer.

 

Mais de tous les symboles sacrés,

Que ce soit le sel protecteur contre les forces obscures,

Les pendentifs que pieusement nous portons et qui perdurent,

Un seul pourtant garde avec force nos âmes loin des lieux damnés.

 

C’est en réfléchissant à cette vérité,

Que bien sereinement j’ai laissé sur moi l’eau couler,

Couler en méditant sur ma vie tant actuelle que passée,

Couler en sachant que cette photo sera peut-être immortalisée.

 

Ai-je bien réussi mon chemin ?

Ai-je vraiment assumé mon destin ?

Pourrais-je décrire mon parcours sur un parchemin ?

Aurais-je à en tirer fierté en le donnant à Dieu de main à main ?

 

C’est vrai que j’aurais pu faire mieux,

Comme il est tout aussi vrai que j’aurais pu faire pire,

Certes, je n’ai point construit d’église ni bâti un empire,

Mais, sous l’ordre du Christ, j’ai pris ma croix et marché sous les cieux.

 

Affrontant bien des regards malsains,

Tout en ayant pitié de ceux qui craignent des lendemains,

Car qui suis-je pour juger autrui de leurs erreurs face à leurs peurs ?

Comme cette terre et tous ceux que nous aimons nous quitterons à notre heure.

 

Alors voici mon humble vœu !

Une requête que j’adresse à mon Dieu,

Puisse cette eau purifier mon corps et mon esprit,

Afin d’entreprendre avec grande joie une nouvelle vie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Vérité et Mensonge

Tableau : « La Vérité sortant du puits » Jean-Léon Jérôme, 1896.

Une pause philosophique

Vérité et Mensonge

Selon une légende du 19e siècle la Vérité et le Mensonge se sont rencontrés un jour.

Le Mensonge dit à la Vérité :  » Il fait très beau aujourd’hui »

La Vérité regarde autour d’elle et lève les yeux au ciel, le jour était vraiment beau. Ils passent beaucoup de temps ensemble jusqu’au moment d’arriver devant un puits.

Le Mensonge dit à la Vérité : « L’eau est très agréable, prenons un bain ensemble ! »

La Vérité encore une fois méfiante touche l’eau, elle était vraiment agréable. Ils se déshabillent et se mettent à se baigner.

D’un coup, le Mensonge sort de l’eau, met les habits de la Vérité et s’enfuit. La Vérité furieuse sort du puits et court partout afin de trouver le Mensonge et de récupérer ses habits. Le Monde en voyant la Vérité toute nue tourne le regard avec mépris et rage.

La pauvre Vérité retourne au puits et y disparaît à jamais en cachant sa honte.

Depuis, le Mensonge voyage partout dans le monde habillé comme la Vérité, en satisfaisant les besoins de la société, et le Monde ne veut dans aucun cas voir la Vérité nue.

Bonjour chère dame

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Superbe dessin par Gérard Teillot

Bonjour chère dame

 

Bonjour chère dame,

Soyez la bienvenue parmi nous,

Ne vous gênez pas et faites comme chez vous,

Votre nudité nous lui témoignons l’hommage envers la femme.

 

Allez-y! Prenez la pose!

Ne bougez plus jusqu’à la pause.

Car de la beauté de votre corps nu,

L’immortaliser est notre seule et unique but.

 

Un visage si angélique,

Rappelle en nous les récits épiques,

Et la fraîcheur de vos magnifiques seins,

Nous rappelle la délicatesse de nos mains.

 

Et que dire de votre peau,

Qui manifeste la douceur de l’eau,

Attentifs à vos attentes nous aimerions combler,

Votre désir de voir surgir de nos œuvres votre illustre beauté.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le vieil homme…

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« Le vieil homme… »

 

Montant les marches péniblement,

Le dos courbé tourné de tous ces gens,

Se remémorant du temps de ses tendres amours,

Qui lui donnaient raisons de vivre et joies à chaque jour.

 

N’ayant point honte de sa nudité,

Témoin de sa lointaine et noble virilité,

Qu’il partagea avec dames en leurs contant fleurette,

Ha! Ce qu’il aime se souvenir comment elles étaient si coquettes.

 

Regardant de ses yeux fatigués,

L’eau de ce bassin brassée par tant de gens agités.

Ne sachant que faire de bien de cette seconde d’accalmie,

Brisée par quelques rires de ses rares et imaginaires amis.

 

Se souvenant de ses vacances d’autrefois,

Où tout était possible ! Où tous avaient la foi !

De son enfance mystérieuse et de sa  jeunesse brumeuse,

Qui firent place à la fleur de l’âge éphémère en sa mémoire ténébreuse.

 

S’appuyant sur la rampe,

En guise de canne, en guise jambe.

Affrontera-t-il cette eau qui lui glacera les os ?

De ses os jadis couverts d’une peau caressée en des temps plus beaux.

 

De cette main maternelle,

Qui fut remplacée par celles plus sensuelles,

Jours s’écoulant sans cesse amenèrent inlassablement,

Son cortège de rides et de cheveux perdus inévitablement.

 

Allons ! Se dit-il alors.

Je suis bien vivant. Voilà mon trésor !

Que cet instant soit celui du plus grand plaisir,

Car, bien que je sois vieil homme, je désire encore vivre.

 

Poème de RollandJr St-Gelais
Dessin de Eri Kel