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Gravir cette colline

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Gravir cette colline

 

Bonsoir mon amour,

Je suis enfin de retour,

De ce voyage au-delà des mers,

J’ai parcouru milles lieux et terres.

 

Cherchant toutes les richesses,

Je n’en avais que cesse,

Trésors promis par les déesses,

Allant de la pure folie à la détresse.

 

Mes pas traînant dans l’eau,

Ce que j’étais un vrai idiot

Ayant oublié que la seule voie,

Se trouve au plus profond de soi.

 

Alors j’en ai eu plus qu’assez,

Aux noms de ces rois de lever mon épée,

J’ai donc décidé vers toi, ô mon amour, de revenir,

En l’espace d’une larme versée, d’un profond soupir.

 

Est-il utile de te raconter ?

Est-il important de te dévoiler ?

Tout ce que j’ai vécu, fait et subi ?

Ne me questionne pas, je t’en supplie.

 

Pour le reste de mes jours mon âme est blessée,

À jamais, je chercherai la rédemption de mes péchés.

Mais Dieu, par sa divine grâce, m’a ramené vers celle,

Qui est depuis toujours à mes yeux de ces dames la plus belle.

 

Laisse-moi t’aimer ! Laisse-moi te prouver !

Que l’homme que tu as connu n’existe plus,

Car toute cette souffrance que j’ai vue et que j’ai eu,

Nul homme vraiment digne de ce nom ne peut y résister.

 

Je ne te promets pas grand chose,

Mais je te donne ma parole, si j’ose.

Que nous élèverons nos nombreux enfants,

Loin de tous ces tyrans, de ces menteurs et ces mécréants.

 

Laisse-moi près de toi me coucher,

Laisse-moi pour la vie te dorloter,

Laisse-moi cette unique chance de revivre,

Laisse-moi gravir cette colline pour que nous puissions vivre.

 

De

 

RollandJr St-Gelais de Québec

Moment de quiétude

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Réalisation photo par RollandJr St-Gelais

 

Moment de quiétude

( Pour Victoria )

 

En ce matin d’hiver,

Où je n’avais rien à faire,

J’ai décidé de naviguer entre ciel et terre,

Pour de mes bien futiles pensées m’en libérer.

 

Sur le parcours de l’eau,

Comme le temps semblait beau,

Beau temps pour se laisser aller au gré du vent,

Au gré du vent qui me berce allègrement.

 

Saisir l’importance d’être,

Être là simplement avec la grâce d’un hêtre,

Regardant glisser doucement les glaces,

Allant chercher dans le néant inexorablement une place.

 

Pour une fois, mes idées se dispersèrent.

Étaient-elles parties brûler en enfer,

Afin que je puisse devenir homme nouveau ?

Pour que  mes humbles prières aillent tout là-haut.

 

Je n’ai point dit un mot,

Je n’ai fait pas un pas de trop,

Simplement assis pour contempler la vie,

En souhaitant de tout mon cœur qu’elle soit infinie.

 

Puis, j’ai remarqué au loin un clocher.

Sur lequel se trouvait une croix,

Symbole de mes ancêtres et de leur foi,

Je me suis rappelé cette parole de mon père adoré.

 

Souviens-toi, mon enfant que ta mère et moi,

Avons traversé bien des épreuves tant de fois,

Mais jamais nous avons perdu la foi en Dieu,

Alors inclus dans tes prières ceux qui souffrent si tu le veux.

 

Et souviens-toi mon enfant,

Qu’il n’y a pas de plus beau présent,

Qu’une prière faite dans le silence pour nos amis souffrant,

Car ils seront avec toi dans ton cœur à chaque instant.

 

C’est dans ce moment de quiétude,

Où je vivais une bienfaitrice solitude,

Que je me suis souvenu de cette parole de Sagesse,

Qui résonna avec émotion en moi telle une douce caresse.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Puisse cette eau

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Photo par Phylactère

 

Puisse cette eau

 

En un temps il faut se purifier,

Et est une chose à faire par nécessité,

En un temps plus que certain se confesser,

 Et est chose nécessaire pour ses péchés se libérer.

 

Mais de tous les symboles sacrés,

Que ce soit le sel protecteur contre les forces obscures,

Les pendentifs que pieusement nous portons et qui perdurent,

Un seul pourtant garde avec force nos âmes loin des lieux damnés.

 

C’est en réfléchissant à cette vérité,

Que bien sereinement j’ai laissé sur moi l’eau couler,

Couler en méditant sur ma vie tant actuelle que passée,

Couler en sachant que cette photo sera peut-être immortalisée.

 

Ai-je bien réussi mon chemin ?

Ai-je vraiment assumé mon destin ?

Pourrais-je décrire mon parcours sur un parchemin ?

Aurais-je à en tirer fierté en le donnant à Dieu de main à main ?

 

C’est vrai que j’aurais pu faire mieux,

Comme il est tout aussi vrai que j’aurais pu faire pire,

Certes, je n’ai point construit d’église ni bâti un empire,

Mais, sous l’ordre du Christ, j’ai pris ma croix et marché sous les cieux.

 

Affrontant bien des regards malsains,

Tout en ayant pitié de ceux qui craignent des lendemains,

Car qui suis-je pour juger autrui de leurs erreurs face à leurs peurs ?

Comme cette terre et tous ceux que nous aimons nous quitterons à notre heure.

 

Alors voici mon humble vœu !

Une requête que j’adresse à mon Dieu,

Puisse cette eau purifier mon corps et mon esprit,

Afin d’entreprendre avec grande joie une nouvelle vie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Vérité et Mensonge

Tableau : « La Vérité sortant du puits » Jean-Léon Jérôme, 1896.

Une pause philosophique

Vérité et Mensonge

Selon une légende du 19e siècle la Vérité et le Mensonge se sont rencontrés un jour.

Le Mensonge dit à la Vérité :  » Il fait très beau aujourd’hui »

La Vérité regarde autour d’elle et lève les yeux au ciel, le jour était vraiment beau. Ils passent beaucoup de temps ensemble jusqu’au moment d’arriver devant un puits.

Le Mensonge dit à la Vérité : « L’eau est très agréable, prenons un bain ensemble ! »

La Vérité encore une fois méfiante touche l’eau, elle était vraiment agréable. Ils se déshabillent et se mettent à se baigner.

D’un coup, le Mensonge sort de l’eau, met les habits de la Vérité et s’enfuit. La Vérité furieuse sort du puits et court partout afin de trouver le Mensonge et de récupérer ses habits. Le Monde en voyant la Vérité toute nue tourne le regard avec mépris et rage.

La pauvre Vérité retourne au puits et y disparaît à jamais en cachant sa honte.

Depuis, le Mensonge voyage partout dans le monde habillé comme la Vérité, en satisfaisant les besoins de la société, et le Monde ne veut dans aucun cas voir la Vérité nue.

Bonjour chère dame

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Superbe dessin par Gérard Teillot

Bonjour chère dame

 

Bonjour chère dame,

Soyez la bienvenue parmi nous,

Ne vous gênez pas et faites comme chez vous,

Votre nudité nous lui témoignons l’hommage envers la femme.

 

Allez-y! Prenez la pose!

Ne bougez plus jusqu’à la pause.

Car de la beauté de votre corps nu,

L’immortaliser est notre seule et unique but.

 

Un visage si angélique,

Rappelle en nous les récits épiques,

Et la fraîcheur de vos magnifiques seins,

Nous rappelle la délicatesse de nos mains.

 

Et que dire de votre peau,

Qui manifeste la douceur de l’eau,

Attentifs à vos attentes nous aimerions combler,

Votre désir de voir surgir de nos œuvres votre illustre beauté.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le vieil homme…

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« Le vieil homme… »

 

Montant les marches péniblement,

Le dos courbé tourné de tous ces gens,

Se remémorant du temps de ses tendres amours,

Qui lui donnaient raisons de vivre et joies à chaque jour.

 

N’ayant point honte de sa nudité,

Témoin de sa lointaine et noble virilité,

Qu’il partagea avec dames en leurs contant fleurette,

Ha! Ce qu’il aime se souvenir comment elles étaient si coquettes.

 

Regardant de ses yeux fatigués,

L’eau de ce bassin brassée par tant de gens agités.

Ne sachant que faire de bien de cette seconde d’accalmie,

Brisée par quelques rires de ses rares et imaginaires amis.

 

Se souvenant de ses vacances d’autrefois,

Où tout était possible ! Où tous avaient la foi !

De son enfance mystérieuse et de sa  jeunesse brumeuse,

Qui firent place à la fleur de l’âge éphémère en sa mémoire ténébreuse.

 

S’appuyant sur la rampe,

En guise de canne, en guise jambe.

Affrontera-t-il cette eau qui lui glacera les os ?

De ses os jadis couverts d’une peau caressée en des temps plus beaux.

 

De cette main maternelle,

Qui fut remplacée par celles plus sensuelles,

Jours s’écoulant sans cesse amenèrent inlassablement,

Son cortège de rides et de cheveux perdus inévitablement.

 

Allons ! Se dit-il alors.

Je suis bien vivant. Voilà mon trésor !

Que cet instant soit celui du plus grand plaisir,

Car, bien que je sois vieil homme, je désire encore vivre.

 

Poème de RollandJr St-Gelais
Dessin de Eri Kel

Les mots par Renaud

Les mots par Renaud

 

C’est pas donné aux animaux
Pas non plus au premier blaireau
Mais quand ça vous colle à la peau
Putain qu’est-ce-que ça vous tient chaud
Écrire et faire vivre les mots
Sur la feuille et son blanc manteau
Ça vous rend libre comme l’oiseau
Ça vous libère de tous les maux
Ça vous libère de tous les maux

 

[Refrain]
C’est un don du ciel, une grâce
Qui rend la vie moins dégueulasse
Qui vous assigne une place
Plus près des anges que des angoisses

 

[Couplet 2]
Poèmes, chansons, brûlots
Vous ouvrent des mondes plus beaux
Des horizons toujours nouveaux
Qui vous éloignent des troupeaux
Et il suffit de quelques mots
Pour toucher le cœur des marmots
Pour apaiser les longs sanglots
Quand votre vie part à vau l’eau
Quand votre vie part à vau l’eau

 

C’est un don du ciel, une grâce
Qui rend la vie moins dégueulasse
Qui vous assigne une place
Plus près des anges que des angoisses

 

[Couplet 3]
Les poèmes d’un Léautaud
Ceux d’un Brassens, d’un Nougaro
La plume d’un Victor Hugo
Éclairent ma vie comme un flambeau
Alors gloire à ces héros
Qui par la magie d’un stylo
Et parce qu’ils font vivre les mots
Emmènent mon esprit vers le haut
Emmènent mon esprit vers le haut

 

[Refrain]
C’est un don du ciel, une grâce
Qui rend la vie moins dégueulasse
Qui vous assigne une place
Plus près des anges que des angoisses
Qui vous assigne une place
Plus près des anges que des angoisses.

 

Source : https://genius.com/Renaud-les-mots-lyrics

À ta rencontre

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À ta rencontre

 

Avec mes yeux tellement fatigués,
Sur cette voie que j’ai empruntée si enneigée,
Dites-le-moi ! Que vois-je réellement ?
Serait-ce un mirage qui encore me ment ?

 

Hé ! Ho ! Attend-moi l’ami !
Loin de moi vouloir être ton ennemi.
Car notre ultime destin est de parcourir cette terre,
De sentir ce qui nous entoure par le feu, l’eau, le vent et le fer.

 

Dis-moi, puis-je en ton périple t’assister ?
J’aimerais, ne fut-ce qu’un seul instant, t’accompagner ?
Comment pourrais-je devenir pour toi une main secourable ?
Nous sommes de la même fratrie, l’oublier, j’en serais incapable.

 

Attends-moi ! J’arrive ! Je viens vers toi.
Nous avons une terre pour maison et un ciel pour un toit.
Tu es tombé ? Patiente ! J’avance avec hardiesse pour te relever.
Prends ma main ! Elle est là. Offerte avec amour pour te libérer.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Petite rivière

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Petite rivière

 

Petite rivière,
Si petite et si fière,
Qui coule doucement,
En prenant ton temps calmement,

 

Sous la neige blanche,
Qui tombe sans arrêt depuis hier,
La pureté de ton eau avec laquelle tu désaltères,
Vagabonds comme nobles gens priant en ces dimanches.

 

Laisse-moi goûter à ton eau,
Et permets-moi de me voir en toi,
Et de savoir si en toi se trouve le trésor d’un roi,
Tout sachant ce qui il y a au sein de mes yeux de si beau.

 

Petite rivière limpide,
Ton eau mélangée au sacré vin,
Dans l’eucharistie tu communies au divin,
En calmant le cœur de bien de ces héros intrépides.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Canton de Vaud
Suisse

Quelques coups de crayons

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Quelques coups de crayon

 

Crayon ! Concentration ! Silence !

Crayon à la main, dans son oeuvre cet artiste s’élance,

Un instant présent devenu un passé à jamais immortalisé,

Pas de mots futiles pour en apprécier ce jardin digne des Champs Elysées.

 

Crayon noir ou de couleurs,

Elle voit mon corps nu avec son cœur,

Pour y tracer de ses lignes sur un blanc papier,

Ma très chaste nudité qu’elle ne craint guère d’épier.

 

Sans gêne aucune, ni de frivolité,

Tout est découvert avec un esprit de chasteté,

Humble regard levé et aussitôt yeux comblés et baissés,

Telle une amie de longue date, ses expressions respiraient un baiser.

 

Trouver en ce corps une originalité,

Telle une rare fleur découverte au petit matin d’un été,

Transposer ses émotions sur une blanche toile des plus ordinaires,

De ce qu’elle voit, de ce qu’elle sente de si beau et de si extraordinaire.

 

Rires et sourires convinrent allègrement,

En respectant cet art comme il se doit évidemment,

Crayon à la main naviguant avec bravoure sur cette vierge terre,

Pour en extirper une oeuvre faite d’un feu ardent, d’eau pure et de grand air.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada