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Miroir, miroir

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Miroir, miroir

 

Miroir, miroir.

C’est déjà le soir.

Tout semble terne.

Tout est que baliverne.

 

Je ne regarde plus les nouvelles,

Car j’ose croire que la vie est encore belle.

Je me contente alors d’écouter de vieilles chansons,

Que mes amants et moi avec joie fredonnions.

 

Suis-je la seule en ce monde si étrange,

Qui croit aux fées, aux farfadets et aux anges ?

Suis-je la seule qui espère en un temps meilleur ?

Qui rêve de grands jardins parsemés de mille fleurs.

 

Ô miroir ! Gentil miroir.

Dis-moi qu’il n’est pas trop tard.

D’avoir foi en un avenir prometteur,

Et d’éloigner de moi les craintes et les peurs.

 

Tu reflètes si bien le blond de ma chevelure,

Qui est digne d’un oiseau à la plus belle parure.

Tu me renvoies avec finesse le bleu de mes yeux,

Un bleu comme était le ciel en un temps radieux.

 

Toi seul sais si bien épouser mon corps,

Et dont l’envie de faire l’amour à pleines dents le mord.

Et que dire de mes lèvres rouges comme le sang ?

Ces lèvres qui n’ont pas été embrassées depuis si longtemps.

 

Miroir, ô, miroir ! Devrais-je invoquer les saints ?

Afin qu’un ange puisse descendre du ciel pour me caresser les seins.

Que me pèsent ces jours de solitude loin de mes aventures.

Toutefois, je garde en mon cœur de l’espoir, car rien ne dure.

 

Tu es toujours là fort heureusement.

Toi qui me rassures affectueusement.

Et qui reflète avec grande douceur ma beauté,

Alors que j’attends la venue de la matinée.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

En feuilletant

En feuilletant Poème de Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/00-1750-902694396

En feuilletant

 

En feuilletant quelques revues,

J’ai alors compris comme passe le temps.

Un concept inventé pour définir les heures et les ans.

Alors que j’étais en ma modeste maison toute nue.

 

Ces magazines si étranges, dans lesquelles,

Se trouvèrent de bien charmantes demoiselles.

J’avais aussi posé dans mon plus simple apparat.

Bien des hommages de la haute société cela m’amena.

 

J’ai parcouru les plus belles pages,

Dans lesquelles étaient photographiées,

Des dames de mon pays et celles de lointaines contrées,

Aux visages si gracieux que l’on ne pouvait guère deviner leur âge.

 

Écoutant le vent d’hiver souffler avec force,

Je me suis mise à rêver longuement de ces séances,

Pour lesquelles, j’ai voyagé dans ma belle France.

Allant de la région des Ardennes jusqu’en Corse.

 

Quels beaux souvenirs je revis en cet instant.

Quelles gens, d’une extraordinaire beauté, j’ai rencontrés.

Hommes et femmes, si attachant, dans mon lit j’ai amené.

Des gestes de tendresse, avec générosité, nous nous sommes donnés.

 

Parmi ces femmes avec qui j’ai succombé à la luxure,

J’ai voulu conserver d’elle un magnifique souvenir.

Elle m’a fait grâce de son plus beau sourire,

Sur une toile que j’ai accrochée au mur.

 

En parcourant tous ces magazines,

Je revis en songes quelques aventures.

Qui me rappelle mes nombreuses pensées impures.

Des fantasmes insaisissables, telle une fumée si fine.

 

Ô, quel temps précieux à mes yeux!

De ces jours et de ces nuits à faire envier les saints,

Ces êtres qui du haut des cieux ne rêvent qu’à me titiller les seins.

Une belle époque que je désire ardemment revivre, tel est mon vœu.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je t’ai dit la vérité

Je t’ai dit la vérité Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par JRekas Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/Beautiful-morning-890737558

Je t’ai dit la vérité

 

Écoute-moi, je t’en prie.

Pourquoi tant de questions?

À en perdre toute la raison.

S’il te plaît, cesse de m’interroger ainsi.

 

Non, cette femme ! Je n’ai jamais revu.

Oui, je sais bien que nous étions tous les trois nus.

Mais, nous étions toi et moi en un lieu si saugrenu.

Alors, je t’en supplie, ne m’en parle jamais plus.

 

Nous étions d’accord,

De passer une soirée de péchés,

De vivre des expériences remplies de volupté.

De réaliser des actes pervers sur ce lit de feuilles d’or.

 

Quels moments magiques,

Que nous avons eu avec belle Lady,

Femme recouverte de tatouages fort jolis.

Quel plaisir ! Quel moment ! Quel instant féérique !

 

Que de positions expliquées, elle nous a fait connaître.

Par en-avant ! Par en arrière ! Sans oublier, celle du cheval au galop.

Celles de la grenouille à la nage et du cerf en rut, tout était si beau.

Après une telle nuit d’enfer, crois-moi, je me suis senti enfin renaître.

 

Homme comblé d’avoir tant donné.

Satisfaction à sa femme chérie sans négliger,

Une dame qui en cette chambre est venue nous accompagner.

La jeune et tendre Lady tellement belle et si attentionnée.

 

Puis-je te confier un secret?

Je le jure devant Dieu et devant tous les saints,

Tu étais, de toutes les femmes aux magnifiques seins.

Vraiment la plus belle et la plus jolie. Voilà tout ce qui en est.

 

S’il y a une autre vie après celle-ci.

Un lieu où revivre tant de plaisir et de vices.

Je souhaiterais être avec toi en cet endroit de pur délice.

Car toi seule es dans mon cœur, maintenant et pour la vie.

 

Cesse de m’interroger, mon tendre amour.

Je n’ai plus jamais revu cette dame depuis ce temps.

Je peux le jurer en cet instant sur la tête de ma pauvre maman.

Je t’ai dit l’entière vérité, alors tournons la page pour toujours.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Que puis-je dire?

 

Que puis-je dire? Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par JREKAS Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/Two-female-artists-in-the-evening-881221624

Que puis-je dire?

 

Que puis-je dire?

Que puis-je choisir?

Qui puis-je au fond élire?

Qui puis-je entre les deux chérir?

 

Deux beautés faites d’os et de chair,

Deux beautés dont leur parfum embaume l’air,

Deux déesses dans lesquelles coule un sang pur comme naguère,

Deux beautés avec qui je ferai l’amour, jamais la guerre.

 

De leurs regards, je suis pétrifié.

De leurs regards, je suis devenu envoûté.

De leurs regards, je suis devenu ensorcelé.

De leurs regards, je suis devenu à jamais possédé.

 

De leur charme, chaque nuit, je crois y voir une illusion.

De leur charme, chaque jour, elles vivent à l’unisson.

De leur charme, chaque heure, elles le donnent à profusion.

De leur charme, pour toujours, je suis à sa soumission.

 

Et que dire de leurs seins?

De ces seins que je caresserai à pleines mains,

De ces seins bénis des cieux, de Dieu et de tous les saints,

De ces seins qui un jour allaiteront un enfant pour lui offrir un lendemain.

 

Deux beautés européennes,

Deux beautés des contrées de Rimbaud et de Verlaine,

Deux beautés des pays nordiques et leurs manteaux de laine,

Deux beautés des gens du Midi au sang chaud coulant dans leurs veines.

 

Quel exploit devrais-je accomplir pour passer une seule nuit?

Une nuit d’amour, une nuit de tendresse sous la lune qui reluit,

Quel exploit devrais-je réaliser pour qu’elles me disent oui?

Un oui qui comblera mon cœur à cet instant et à l’infini.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Tant qu’il me restera

Tant qu’il me restera Dessin par Noble Roro de la France Poème par Rolland Jr St-Gelais

Tant qu’il me restera

 

Tant qu’il me restera,

Lentement, je ferai les cent pas.

Il me restera du temps à penser,

Du temps à rêvasser des jours passés.

 

Tant qu’il me restera des souvenirs

Qui me feront chaque fois sourire,

Qui me feront parfois faire des soupirs,

Des soupirs pour ces dames qui m’ont fait languir.

 

Tant qu’il me restera un fidèle ami,

Avec qui partager en cette période de pandémie,

Discuter de tout et de rien sans oublier tous ces magnifiques seins,

De ces dames qui ont détourné nos prières adressées à tous ces saints.

 

Tant qu’il me restera un superbe dessin,

Qui m’inspirera une chanson avec un joyeux refrain,

J’aurai une raison de vivre en cette période de grisaille,

En admirant la nudité toute simple d’une dame venue de Versailles.

 

Tant qu’il me restera en mon cœur un poème,

Pour ces amants qui en secret avec passion s’aiment,

J’aurai une raison d’espérer à la venue du soleil du printemps,

Qui annonce déjà ses couleurs derrière les nuages transportés par le vent.

 

Tant qu’il me restera des seins à cajoler,

De ces seins qui mettent en mon âme un peu de gaieté,

Car qui sait si demain je serai encore en ce monde avec certitude,

C’est sur les seins d’une femme que je ressens une grande quiétude.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada