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Le manque

Manquement

Superbe photo réalisée par James Fraser Voir son site sur https://www.deviantart.com/mtl3

Le manque

Vous ne le savez peut-être pas, mais c’est souvent dans le manque que l’on trouve notre richesse véritable. Non pas celle que l’on retrouve dans un compte bancaire ou encore dans les biens acquis à crédit ou bien encore avec les résidences exhibant un luxe souvent plutôt éphémère. Un luxe dépendant des soubresauts de la vie et de sa destinée.

Les hommes ont tendance à voir leurs richesses dans tout ce qu’ils ont accumulé au fil des années, souvent au prix d’un dur labeur et parfois même au péril de leur santé. Oubliant que leur vrai trésor réside là où leurs propres yeux ne peuvent voir au premier coup d’œil.

L’être humain peut travailler en espérant se bâtir un avenir meilleur, fonder une famille dont les descendances porteront fièrement son nom et léguer à ce monde un quelque chose de positif aussi minime soit-il. Pourtant, un rien peut tout anéantir en un instant à peine visible à l’œil nu pour le commun des mortels. Un matin, il peut se réveiller plein d’entrain. Et le soir venu, il peut pénétrer aux cieux pour un joyeux festin. Ainsi va la vie pour chacun d’entre nous.

Pour chaque chose accumulée correspond un temps qui lui a été consacré. Pour chaque activité ignorée correspond un impossible retour en arrière. Pour chaque amour abandonné correspond des regrets amers. Pour chaque expérience de la vie vécue correspond celles que l’on n’a pas pu vivre. Bref, on ne peut pas tout prendre mais on peut aisément tout perdre.

Perdre pour toujours et à jamais. Et, plus souvent que l’on pense, c’est en perdant qu’on retrouve son soi véritable. Cet être qui au plus profond de notre âme nous comprendre que les biens accumulés ne vaudront jamais savoir aimer et savoir s’aimer. Savoir aimer sans rien demander en retour. Savoir s’aimer afin de mieux se donner. Se donner non pas pour plaire mais pour enrichir l’humain en soi et en chacun d’entre nous.

La philosophie hindouiste n’enseigne-t-il pas que tout est éphémère, que rien ne demeure pour l’éternité? Et par le fait même que tout ce qui existe doit tôt ou tard exister sous une autre forme? C’est là que réside la richesse incroyable que tout peut commencer de nouveau.

Sachons avoir la capacité de s’ouvrir aux occasions qui se présentent à nous. De quelles occasions peuvent, en dépit des premières appréhensions, être de magnifiques tremplins pour la découverte des trésors cachés dans nos manques. De ces manques peuvent surgir un tournant majeur dans notre chemin de vie.

Selon RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Torsions

Torsion
 « Torsion » Dessin par Eri Kel de la France

Torsions

 

Quelle saison que l’hiver,

Il réussit toujours à mettre en boule mes nerfs,

O hiver froid! O hiver glacial ! O hiver bien québécois!

Comme tu sais bien depuis toujours me mettre aux abois.

 

Désolée, mes chers élèves, pour cette introduction.

Je le sais bien qu’il s’agit d’une drôle de présentation.

En cette première séance de la session de la nouvelle année,

Malgré ce vent si froid, je suis heureuse de vous voir, soyez-en rassurés!

 

Avez-vous passé de belles vacances?

Avez-vous pu vous régaler en abondance?

Que de beaux souvenirs que cela me fait revivre de mon enfance,

À une époque, pas si lointaine, où je vivais dans la belle région de Provence.

 

J’aime bien votre beau coin de pays,

Les gens sont souvent si gais et tellement jolis,

De votre accent si éloquent, très vite j’en suis devenue éprise.

L’éclat de vos mers et contrées, très vite dans leurs filets je fus prise.

 

Mais, comme rien en ce monde est parfait.

Seul votre hiver nordique gâche un peu tout ce qui est,

Car, voyez-vous, glace si froide et si dure, est loin de faire bon paillasson.

Voilà pourquoi pour me remettre de ma chute, je vais faire quelques torsions.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

 

Vraiment dommage

Vraiment dommage
Low and behind Par un auteur inconnu

Vraiment dommage

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que la semaine ne s’annonce pas trop éprouvante pour vous en cette saison hivernale. Pour ma part, je dois avouer qu’elle s’annonce ardue étant donné les précipitations de neige et de verglas qui sont tombées dans la région de Québec. Qu’à cela ne tienne, c’est l’hiver avec ses plaisirs et ses désagréments. La seule chose que je regrette c’est de ne pas toujours pouvoir apprécier l’hiver autant qu’il le faudrait, non pas à cause du froid et de la neige, mais bien à cause de la glace qui rend mon parcours périlleux.

Ce qui m’amène à développer un autre point sur lequel j’éprouve une certaine tristesse face à une réalité quasi inhérente à la nudité artistique. Une réalité qui, vous conviendrez avec moi, touche exclusivement le modèle masculin. À vrai dire, je fais référence au sexe masculin proprement dit. Appelez-le comme vous le voulez : pénis, verge, phallus ou bien même hampe, il s’agit bel et bien d’une partie de l’anatomie de l’homme qui mérite autant de respect que les seins chez la femme. Élément qui, à ma grande surprise, semble passer sous silence dans le milieu artistique, et ce peu importe les médias visuels utilisés.

Bon! Je reconnais que la pornographie a apporté une contribution plus que malsaine de l’image de ce membre auprès de la population en général. À vrai dire, tout est fait dans le seul optique de rabaisser celui-ci comme un simple outil de performance sans égard à l’être humain qui le possède. Vous pouvez me répondre qu’il en est ainsi envers l’autre être humain qui est la femme et je vous donnerais entièrement raison. Or, ce n’est pas du tout le sujet de cet article.

En ce qui me concerne, j’ai eu la chance de participer à une séance photo où une charmante dame de la région de St-Jérôme cherchait des modèles tant féminins que masculins afin de réaliser une série de photos tout à fait originales. Pour vous décrire en quelques mots ce qu’elle désirait accomplir, cela consistait tout simplement à prendre des clichés sur le corps nu où l’absence maquillage, de fard, d’ornement et de peinture serait de mise. Qui plus est! Un second objectif, abordé de manière subtile par la photographe en question, était de monter ultérieurement une exposition sur la présence de cicatrices sur le corps. Des cicatrices qui, comme l’affirme si bien dicton selon lequel une image vaut mille mots, témoignent souvent des parcours de vie quasi indescriptibles, voir incroyables.

C’est ainsi que de fil en aiguille, et par l’ambiance somme toute bien cordiale entre elle et moi, le second objectif est venu sur le tapis. Et, entre vous et moi, je vis avec des cicatrices bien visibles depuis mon tout jeune âge. C’est ainsi que j’accepta qu’elle puisse photographier les endroits de mon corps où la présence de mes cicatrices étaient visibles. La seule condition sine qua none était de respecter une vision artistique de la prise de photos. Une énigme philosophique me vient ici à l’esprit : Pourquoi existe-t-il une certaine gêne, pour ne pas dire une gêne certaine, lorsqu’il est question de présenter cette partie de l’anatomie de l’homme? Éprouve-t-on une telle gêne à l’égard de son équivalent, manière de parler dans le cas présent, chez l’anatomie de la femme? À la vue de mon expérience personnelle, il semblerait que ce ne soit pas le cas.

Alors pourquoi donc un tel phénomène? Comme je l’ai expliqué plus haut dans ce présent article, la pornographie y est sûrement pour quelque chose. À mon humble avis, c’est vraiment dommage puisque le caractère sacré du corps humain tel que défini dans l’antiquité fit place à son instrumentalisation et, par ricochet, à sa dégradation. C’est notamment le cas où l’érection y est présente.

Serait-il possible d’inverser la réalité, c’est-à-dire, de découvrir une noblesse chez le phallus en état de grâce ultime? Serait-il aussi possible de passer d’une image plus que négative à celle où la beauté y est réellement dévoilée? Serait-il tout aussi possible d’outrepasser, je m’inspire ici d’une discussion que j’ai jadis eu avec l’une des femmes présentes à la séance photo du début décembre sous la supervision de Phylactère, l’appréhension du sexe masculin en état d’érection non seulement à son acceptation mais presque à une confiance qu’une telle situation se réalise lors d’une séance de nudité artistique. Après tout, l’art renferme toutes les évidences en ce monde. N’est-ce pas?

Merci de m’avoir lu

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Par mes rêveries

Par mes rêveries
« Par mes rêveries » Poème par RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’AllemagneInstagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Par mes rêveries

 

Seule sur la pierre, je suis assise.

Je pense à ce que tous les gens sur moi disent,

Oui, je suis femme belle et parmi les plus libertines.

Fière de mon corps envoûtant et encore plus de mes idées coquines.

 

Pourquoi osez-vous me juger?

Alors que mon désir c’est de mes amants les aimer.

Je crois bien qu’il y a en chacun de vous un peu de jalousie,

À vrai dire, je suis même convaincue qu’en vos âmes réside du dépit.

 

Mais, pensez-vous un seul moment que je m’empêcherai de vivre?

Que pour satisfaire votre morale hypocrite, je me refuserais ce plaisir?

Eh bien, détrompez-vous! Et, entre moi et vous, je vous trouve un peu fous.

Et jamais, devant tous les autels en ce monde, j’irai demander pardon à genoux.

 

 

Beauté folle de ma jeunesse, je désire en profiter.

Avant que viennent les jours de la vieillesse et de tout regretter.

Mais, de cette matinée ensoleillée, je veux simplement pouvoir la savourer.

Par mes rêveries, les douces caresses vécues cette nuit, je désire me les remémorer.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

By my daydreams

 
Alone on the stone, I’m sitting.

I think what all the people about me say,

Yes, I am a beautiful woman and among the most libertine.

Proud of my bewitching body and even more of my naughty ideas.

 
Why dare you judge me?

While my desire is for my lovers to love them.

I think there’s a little bit of jealousy in each of you,

To tell the truth, I am even convinced that in your souls resides spite.

But, do you think for one moment that I will stop myself from living?

That to satisfy your hypocritical morality, I would refuse myself this pleasure?

Well, think again! And, between me and you, I find you a little crazy.

And never, before all the altars in this world, will I ask forgiveness on my knees.

 

 Mad beauty of my youth, I want to enjoy it.

Before the days of old age come and regret everything.

But, this sunny morning, I just want to be able to savor it.

Through my reveries, the gentle caresses experienced this night, I want to remember them.

 

Translation courtesy of 321 Dustybin by DeviantArt

Ève et sa pomme

ve et sa pomme
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Ève et sa pomme

 

J’ai à l’esprit des questions saugrenues,
Pas tant que ça à propos d’une belle dame nue,
Une dame par laquelle serait entré dans le monde le péché,
Celui qui nous accable depuis des lustres et depuis que nous sommes nés.

 

Que serait-il donc arrivé si ce fruit elle n’y avait pas goûté?
Que serait-il arrivé si le serpent elle n’avait point écouté?
Que serait-il arrivé si à Dieu elle n’avait point désobéi?
Que serait-il arrivé si à elle n’avait point pris ce fruit?

 

Je tenterai de répondre à ces quelques questions,
Mais avec grande prudence car je ne veux pas y perdre ma raison,
Voilà là bien des questions à la fois théologiques et philosophiques,
Que bien des sages ont essayé de résoudre par leurs discours épiques.

 

Ô le pauvre et humble mortel que je suis,
Certes, je suis loin d’être un sage, c’est moi qui vous le dis.
Mais, je sais fort bien que nos destinés en auraient été changées.
Guerres et armes, destruction et larmes, jamais n’auraient existés.

 

Mais, en dépit de tout ce que l’on dit et l’on raconte.
Dans cette histoire inspirée de la Babylone et de ses contes,
Il faut retenir une grande leçon tant dans nos cœurs que dans nos âmes,
Réside cet irrésistible envie d’outrepasser les règles dans chaque homme.

 

Alors, je vous demande cette ultime requête à vous mes fidèles amis.
Veuillez ne point lancer la première pierre à celle qui a fléchi,
Qui aurait par défaillance, semblerait-il, réalisé le premier délit.
Car nous sommes tous semblables à cette dame au cœur épris.

 

Aucune réponse infaillible ne peut satisfaire tant de doutes,
Aucune vérité ne peut étancher la soif de mes lèvres je goûte,
Mais une seule chose m’apparait être si claire et tellement belle,
Il y a aussi dans le cœur de l’homme le désir de créer des merveilles.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada