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Si

 

Pour toi, Victoria.

 

Si

 

Si je pouvais revenir
Ce que j’aimerais te dire
Comme je t’ai aimée
À toi, je m’étais attaché.

 

Si je pouvais comprendre
Cette crainte qui veut tout me prendre
Et par laquelle je perds tout y compris l’amour
Serais-je ainsi jusqu’à la fin de mes jours?

 

Si je pouvais revivre mon enfance
Y déceler cette faille qui englouti celles que j’aime
Revivre mon adolescence pour savoir qui je suis vraiment
Sûrement qu’aujourd’hui ma vie serait autrement.

 

Si je pouvais revenir sur mes pas
Et dire à mon père qu’un homme me suivait pas à pas
Sur le chemin de l’école qui allait devenir ma route de Damas
Route qui allait devenir fardeau à supporter telle une croix, hélas.

 

Si je pouvais arrêter cette culpabilité
Peut-être aurais-je moins peur d’aimer
Car il y a dans l’amour tant de raison d’exister
D’exister, de respirer et de sans cesse être émerveillé.

 

Avec des si, on mettrait Paris en bouteille à ce qu’il paraît.
Mais même avec tous les si en ce monde, mon mal de vivre est.
Si seulement je le pouvais, ce soir là je t’aurais serrée dans mes bras
Car vraiment je t’aimais plus que tout ma chère Victoria.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

La relève ne saurait tarder

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Dessin très inspirant réalisé par Eri Kel de la France

La relève ne saurait tarder

 

En cette nuit du 6 juin, 

Où tous ces hommes venus d’outre-mer, 

Sont venus libérer ma patrie, mon pays et ma mère. 

Ayant une seule pensée qui dans leurs cœurs et leurs âmes les rejoint.

 

Entendant au loin éclats d’obus et sifflements, 

Annonçant notre libération tôt ou tard assurément, 

Je sentis en moi grande fierté et immense espoir, 

De voir tomber ce rideau de haine et de désespoir.

 

Mais, j’ignore la raison. 

Je m’étais endormie sur le canapé, 

Entièrement nue sans être voilée ni drapée. 

Avais-je rêvé d’être courtisée par un charmant garçon ?

 

De ces garçons venus de l’Angleterre ? 

Qui firent la promesse de revenir vers mères et pères ? 

Ou de ces jeunes hommes venus du blanc pays appelé le Canada,  

Qui allèrent avec courage et bravoure refouler ennemis de ce pas.

 

Allez mes braves ! Venez vers moi qui vous attends. 

Me suis-je dite, croyant entendre une voix dans le firmament. 

C’est alors que je fus atteinte par une balle perdue ciblant mon corps nu. 

Sans retenu, sentant mes forces avec lenteur disparaître, je me  suis étendue.

 

Pas un mot n’ai-je prononcé ? 

À quoi bon ?! J’ai si souvent répété. 

Entendant cris divers, cela aurait été futilité. 

Je devins peu à peu semblable à une rivière desséchée.

 

Je levai alors les yeux vers le ciel pour implorer, 

Pour qu’avant de partir de ce monde on puisse m’exaucer, 

Accorder une dernière faveur pour ceux qui vont aussi tomber, 

Je ne demande qu’une chose : Que la relève ne saurait tarder.

 

De

 

Rolland St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada

 

En hommage aux civils tués lors du débarquement du 6 juin 1944 en Normandie 

Laissez-moi vous prendre !

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Dessin par Gier de Gier de la France

Laissez-moi vous prendre !

 

Bonsoir madame
Qui ravivez ma flamme
Flamme de passion et d’émotions
Flamme de désirs et de pulsions

 

Que vous êtes belle
Votre démarche me fait penser
À un oiseau qui veut être caressé
Un petit être semblable à une hirondelle

 

Venez vers moi ! Allons, n’ayez pas peur.
Je prendrai soin de vous tout en douceur.
Satisfaisant vos moindres caprices
Qui seront pour nous un véritable délice

 

Venez! Venez! Venez!
Découvrir un monde insoupçonné.
Où la volupté de nos corps magnifiques
S’uniront dans des étreintes dignes des contes féeriques.

 

Allez! N’attendez pas ce moment.
Où tout sera permis assurément
Des baisers! Des caresses! Des jeux interdits!
Loin de ces gens où tout plaisir semble être maudit.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Astres dans le ciel

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Montréal le 15 août 2018

 

Astres dans le ciel 

 

Après les nombreuses agitations de la vie, 

De ma vie depuis trop longtemps au quotidien, 

Des journées où je lutte pour quelques sous et presque rien, 

Faisant tout pour celle que mon cœur a librement choisie. 

 

N’en pouvant plus de garder le silence, 

De ce silence qui me gruge depuis ma tendre enfance, 

Et de toutes mes questions sur la raison ultime de mon existence, 

Je suis allé me promener sur la plage à cette lueur d’incandescence 

 

C’est alors que je me suis rappelé grande vérité, 

Une parole prononcée par un sage depuis le début de l’éternité, 

“ Regarde les astres dans le ciel. Ils brillent depuis toujours. 

Et ce, qu’ils soient cachés par les nuages ou la lumière du jour.” 

 

Ainsi va le fil de nos chemins, 

Qui parait être sans lendemain, 

Qui nous semble être sans apparentes raisons, 

Mais ne nous y trompons pas. Ce n’est qu’une illusion. 

 

De la plus lointaine de toutes ces étoiles, 

Viendra une tendre lumière déposée sur une toile, 

Qui saura lentement dissiper nos craintes et nos doutes, 

Tel un filet d’eau d’un ruisseau en hiver coulant goutte à goutte. 

 

Astres dans le ciel sont là pour nous remémorer, 

Qu’à notre tour, il faudra bien de ce monde s’en aller. 

Afin de les rejoindre en toute sérénité dès le moment venu, 

C’est alors que nos peurs se dissiperont au plus haut des nues. 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Vérité ! Lumière ! Authenticité !

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Pose philosophique !

 

Vérité ! Lumière ! Authenticité !

« Pourquoi ne pas agir dans la vérité, dans la lumière et dans l’authenticité ? Serait-ce par crainte de déplaire ? Pourtant, déplaire, déranger et décevoir constituent sans aucun doute ce à quoi l’être humain excelle le plus en ce monde. »

RollandJr St-Gelais de Québec (Canada)

Recto

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Dessin par Eri Kel de la France

Recto

 

Rectitude sociale ?
Où les hommes ont un âge mental ?
D’un enfant à peine âgé de cinq ans ?
Où moral et éthique sont absents ?

 

Non merci, trop peu pour moi.
Je ne veux pas être comme ça.
Dire ce que les autres veulent entendre,
Serait pour moi joues gauche et droite les tendre.

 

Je suis du signe du verseau,
Signe divin à la recherche des égaux,
Je vis de mes sentiments et de mes idéaux,
Même si je sais que le monde ne sera jamais beau.

 

C’est en songeant ceci et à cela,
Que je m’installe devant vous tout droit,
Dessinez bien mes amis car il le faut,
C’est maintenant le temps du recto.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Qu’est-il advenu de ce monde ? 

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Avec la permission de Alice Folletrange (modèle) et Louis-Albert Ducharme (photographe)

Qu’est-il advenu de ce monde ? 

 

Je sors de mon sommeil, 

À peine je me réveille, 

Je ne crois pas ce que je vois, 

Est-ce réel ce qui est devant moi ? 

 

Que s’est-il donc passé ? 

Pourquoi cette triste réalité ? 

Comment en est-on arrivé à ce fait ? 

Il n’y a pas si longtemps l’amour existait. 

 

La liberté n’était point qu’un simple mot du dictionnaire, 

Et la foi en l’avenir était transportée au-delà des mers, 

Le courage et la vérité étaient souvent récompensés, 

Maintenant il n’y a que le mensonge qui est valorisé. 

 

Je ne crois pas ce que j’entends, 

Les cris et les pleurs de tous ces enfants, 

De tous ces gens égarés sur le chemin sans fin, 

Qui ne connaissent que désespoir, la soif et la faim. 

 

Mais, qu’est-il donc advenu ? 

À ce monde où il n’y a pas si longtemps, 

On y fredonnait les plus belles chansons de tous les temps, 

Celles du Peace & Love chantées par des gens souvent nus. 

 

Ce que je ferais, 

Pour que l’espoir renaît, 

Pour que les murs soient à jamais défaits, 

Qu’est-il advenu de ce monde où tout semble si laid ? 

 

De 

 

Rolland St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Jeu de lignes

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Superbe jeu de lignes qui m’a fait réfléchir sur le sens de la vie. Réalisation artistique par mon ami et collaborateur de la France : Eri Kel

Jeu de lignes 

 

Depuis quelques jours 

Je réfléchis sur l’ensemble de mon parcours, 

Sur qui arriva, qui aurait pu arriver et qui n’arrivera peut-être pas,  

Inutile de se lamenter et de s’apitoyer sur la vie et ses lois. 

 

J’ai grandi comme tous les enfants de ce monde, 

Avec des membres en moins sans être pour autant immonde, 

Dans une région à l’hiver rude et dans une charmante petite ville, 

Un endroit délicieux où il faisait bon vivre appelé Sept-Îles. 

 

C’est là où j’ai grandi dans une maisonnée, 

Où joie et peine se manifestèrent à chaque année, 

Certains sont arrivés tandis que d’autres sont partis, 

Partis vers un endroit merveilleux appelé Paradis. 

 

J’ai connu dans ma modeste vie, 

Bien des gens parfois drôles, parfois méchants, 

Mais ils étaient plutôt indifférents la plupart du temps, 

Voilà pourquoi je n’en ai pas fait de cas puisque ce fut ainsi. 

 

J’ai aimé sans le savoir et surtout sans le vouloir, 

Parfois sur de belles dames, j’ai longuement fantasmé. 

Faisant des rêves inavouables dans le plus intime de mes idées, 

Maintenant je couche la tête libérée et tellement reposée. 

 

Me rendant-compte que tout n’est qu’un jeu, 

Où tout le monde gagne et perd toujours un peu, 

À chaque coup de dés ! À chaque carte laissée sur table ! 

Et puis nous recommençons jusqu’à ce qu’en être incapables. 

 

Épuisés de tenter un tant soit peu de comprendre, 

Ce qui nous est arrivé, ce que notre cœur a ardemment désiré. 

Malgré nos chagrins et nos vœux maintes fois exprimés, 

C’est alors qu’il faut accepter librement de se rendre. 

 

De se rendre à l’évidence, 

Que la vie n’est point une romance, 

Et que nos lignes tracées par notre existence, 

S’effacent comme sable du désert au grand vent. 

 

Jeu de lignes ! 

Lignes formant en nos esprits, 

Des jardins imaginaires pour nos cœurs épris, 

Finalement tout n’est qu’un jeu créé par une force divine. 

 

De 

 

Rolland St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Béatitude

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Dessin réalisé par Juste Angèle de la France

Béatitude 

 

Ho ! mon bel amour, 

À la main tendre comme du velours, 

À la peau si douce tel que le satin, 

Dans tes bras comme je suis bien. 

 

Dans cette noirceur, 

Je m’abandonne à ma torpeur, 

À ta grande expérience en ce plaisir, 

Je te donne mon corps afin que je puisse jouir. 

 

Prenant avec délicatesse mon sexe gonflant, 

Gonflant irrémédiablement de mon précieux sang, 

Que tu sais avec adresse faire croître sa magnificence, 

Cette adresse est pour toi une véritable science. 

 

Admirant la splendeur de mon gland, 

Qui te sourit avec tout le respect qu’il te doit, 

Tu le saisis avec grande sensibilité du bout de tes doigts, 

Afin de le gober et de le savourer tel un gâteau des rois. 

 

Ça y est ! Je sens ma hampe sur ta langue chaude. 

Je garde le silence tel le moment des saintes laudes, 

Dès le moment sublime où tu touches à l’orée de ma lance, 

Quel désir menant vers la route de ma souffrance et de ma démence. 

 

Vas-y ! Vas-y ! Enfonce ma verge doucement. 

Dans ta chaude gorge avec entrain assurément. 

Frôle mes bourses de ton menton dans ce va-et-vient, 

Car tel délice existe-t-il en ce monde qui serait aussi divin ?  

 

Oui, continues ma chérie ! 

Dès cet instant qui me semble infini, 

Je vais et je viens jusqu’à ce que je vienne, 

Une béatitude offerte par ma bien-aimée, ô ma reine.  

 

De 

 

Rolland St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

 

Pose aux barreaux 

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Superbe dessin par mon ami Eri Kel de la France

Pose aux barreaux 

 

Je pose tout en silence, 

Afin de mieux savoir à quoi je pense, 

Pourquoi ai-je tant aimé, tant souffert ? 

Ma vie ne serait-ce qu’un éternel enfer ?

 

Portant sur la tête un foulard sombre, 

Afin de cacher mes cheveux blancs, 

Qui annoncent le terme des ans, 

Et la mort qui pointe son ombre.

 

De mes boucles d’oreilles qui pendent, 

Comme le ferait le pendule d’une horloge, 

Dont les fils du temps sont dévorés par un ogre, 

Au fil du temps qui s’épuise à chaque seconde.

 

Je vis cet instant, 

Comme jamais auparavant, 

Car serais-je encore de ce monde ? 

Puisque la mort me frappera telle une onde.

 

Mes seins qui faisaient toute ma fierté, 

Et qui procuraient à mes amants fidèles tant de gaieté. 

Ont commencé depuis fort longtemps à s’affaisser, 

Épuisés d’avoir nourri mes enfants affamés.

 

Je revois les moments de ma vie les moments de grâce, 

Ceux qui m’ont donné tant de joie, de paix et d’amertume, 

Me collant à la peau donnant l’illusion que je me parfume.

Et que dire de mes amours si ce n’est que trois fois hélas ?

 

À quoi bon de s’en faire avec la vie et son destin ? 

Car c’est le propre des êtres humains de connaître du chagrin. 

Souvenons-nous que l’existence possède bien des bas et des hauts. 

C’est pourquoi je reviens à l’essentiel à cette pose aux barreaux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada