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En pensant à ce sublime Albert

Ce sublime Albert
« En pensant à ce sublime Albert » Poème par RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

En pensant à ce sublime Albert

 

Liberté ! Liberté ! Liberté !
Voilà pourquoi je suis enfin née,
Être libre et nue sur ma étincelante moto,
Parcourir le monde afin d’y découvrir ce qui est beau.

 

Étant assise sur mon cheval de fer bien sagement,
Bras gauche replié et mes fesses bien collées sur le siège,
Mes pensées les plus osées : Vous les dirais-je comme de raison?
Car quel immense plaisir insoupçonné de ressentir toutes ces vibrations.

 

Bientôt les mains serrant avec joie le volant,
Je parcourrai ainsi les routes avec empressement,
Regardant droit devant moi avec l’assurance tel un ange,
Qui a traversé guerres et paix et que maintenant rien ne le dérange.

 

Je voyagerai en des terres étrangères sur mes roues,
Et devant mes rares ennemis, jamais je ne serai à genoux.
Car étant fille unique du roi des profondeurs des lieux infernaux,
De ma force et de mon charme, je les plongerai dans leurs tombaux.

 

Mais d’ici-là, je crois que rien ne presse.
C’est pourquoi en cet instant je me caresse,
En songeant à tous ces virils princes charmants,
En particuliers ce sublime Albert que porte mon Rolland.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je te porterai mon enfant

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Je te porterai mon enfant

 

Je te porterai mon enfant,
Avec fierté, je pense à tes ascendants.
Et tu en feras de même pour tes descendants,
Pour se souvenir de ceux qui furent enlevés de notre continent.

 

Arrachés de nos lointaines terres,
Afin d’enrichir bien des terres étrangères,
De ces terres abreuvées de notre sang et de notre chair,
Avec pour consolation nos chants ancestraux portés dans l’air.

 

Fière de ma peau d’ébène,
Qui est aussi noble que l’antique Hélène,
De cette peau témoin de l’ardeur du soleil,
Qui brille sur nos sols montrant toutes ses merveilles.

 

Tu es en moi comme je suis en toi,
En moi, j’ai reçu la douce semence de ton père,
De cet homme qui aimait tant la paix et méprisait la guerre,
Un homme d’humble condition mais qui se tenait comme un roi.

 

Je te nourrirai avec joie du lait de mes seins,
À la saveur tellement exquise et au goût divin,
Te donnant mon savoir par un don transmis de ma mère,
De ma défunte mère qui fut jadis une inestimable sorcière.

 

Tu feras grand honneur à notre nation,
Et à ta mère comme de raison et avec passion,
Une passion de vivre et de combattre les injustices,
Sans oublier d’offrir à Dieu avec empressement tes prémices.

 

Je te porterai en mon âme lorsque tu naîtras,
Et dans mon cœur de chair, je te suivrai pas à pas,
De ma main bienveillante, je t’inciterai à te surpasser,
Ainsi j’aurai accompli ma mission lorsque je trépasserai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

En fredonnant une chanson

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Avec la permission de mon amie Elisa R. de l’Irlande

En fredonnant une chanson

 

En cette journée de froidure,

Qui parfois nous rappelle comme la vie est dure,

Où rien est acquis pour toujours de nuit comme de jour,

Où tout est précieux la vie, la santé, la prospérité comme l’amour.

 

Une journée comme les autres,

Où gens voyageant en terres étrangères,

Cherchant calme et paix loin de la haine et de la guerre,

Et quelques sourires sur des visages qui seront leurs hôtes.

 

Quelques bouffées d’air en nos poumons,

Suffisent pour se souvenir qu’en la nature nous existons,

Et apaisent ainsi nos âmes de ces puériles inquiétudes,

Tout en les extirpant de cet esprit de servitude.

 

En ce temps d’automne,

Où le grondement des mers résonne,

Rappelons-nous que le plus grand des biens,

Est d’espérer sans cesse en de meilleurs lendemains.

 

Même si l’hiver est à nos portes,

Et que nos souvenirs d’été au vent s’emportent,

Laissant place au manteau d’un blanc immaculé,

Et que la nature doucement s’endormira dans les bras de Morphée.

 

En cette journée où tout est calme,

Que les vagues frappent les berges de nos âmes,

Emportant avec elle tant de questions existentielles,

Évitant ainsi par la grâce du ciel que nous devenions des êtres démentiels.

 

En cette journée de morte saison,

Loin cette folle idée d’avoir perdu la raison,

Car pour une rare fois nous pouvons ressentir cette vibration,

Qui rend l’homme heureux simplement en fredonnant une chanson.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Il y a des moments

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Dessin réalisé lors de l’atelier de nu artistique Montréal le 15 septembre 2018

Il y a des moments

 

Êtres mortels que nous sommes,

Que l’on soit femme ou homme,

Ne peuvent échapper à la réalité,

Que l’on devra toujours vivre cette fatalité.

 

Nous sommes faits de sang et de chair,

Semblables à nos sœurs et à nos frères,

Nés de père et de mère en temps de paix comme de guerre.

Rêvant de découvrir terres étrangères et mille trésors des mers.

 

Il y a des temps forts,

Précieux comme de l’or,

Mais parfois d’une telle tristesse,

Que ne peut faire disparaître une caresse.

 

Il y a des moments inoubliables,

Ceux que l’on ne peut rien faire,

Pour ceux qu’on aime. Ô quelle misère!

Et que parfois on se sent bien incapables.

 

Mais c’est dans l’amour que l’on a reçu,

Qu’on trouve un peu de réconfort pour ce qu’on a vécu.

Être là et seulement là quand il le faut,

Est le plus digne des cadeaux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Tel le Phoenix

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Réalisation photo par Phylactère

 

Tel le Phoenix

 

J’ai combattu sur des terres étrangères, 

J’ai connu de l’amour en période de guerre, 

J’ai connu la guerre alors que j’étais vraiment en amour, 

J’ai foncé vers les champs ennemis les nuits sombres et les tristes jours.

 

J’ai versé de mon sang pour ma patrie, 

Pour l’honneur de mes ancêtres et de la liberté chérie, 

Affrontant ces milliers de démons sur les champs de bataille, 

Peur et crainte ? Je n’en savais que faire ni que vaille !

 

Car seule comptait à mes yeux la valeur de mes terres ancestrales. 

De ces régions bâties avec la sueur de mes ancêtres en nos maisons natales.  

Celles où naquirent gens de mon pays ! Gens de ma race ! Gens de mon sang ! 

Gens qui défrichèrent ces sols à la vigueur de leurs bras et aux pas de géants.

 

Maintenant que la guerre est finie, 

Mais dans le cœur des hommes, elle sera infinie. 

Je me prépare alors à reprendre le flambeau et les armes, 

Au prix de cette cruelle douleur qui me fendit si souvent l’âme.

 

Je serai prêt la nuit ou le jour venu, 

Où je ressusciterai avec grâce de ce corps nu, 

Avec la témérité de l’aigle, le courage de l’ours et l’agilité de la panthère, 

C’est alors que je me jetterai corps et âme pour défendre cette blanche terre.

 

De

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Sage paysage

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Dessin de Eri Kel de la France

 

Sage paysage

 

Vieil homme que je suis,

Ayant parcouru bien des pays,

Visiter des contrés sur des terres étrangères,

Rencontré des gens de paix sur des continents en guerre.

 

Pèlerin assoiffé de liberté et d’amour,

Vagabondant sur les routes arides depuis toujours,

Traversant des déserts maudits par les dieux te cherchant,

Te cherchant avec les yeux de mon cœur tel un silencieux amant.

 

Ne voyant que la perte du soleil et une lugubre pénombre,

Au fond de moi cette tristesse en ne percevant que cette ombre,

Jusqu’à cet instant où j’ai entendu ton appel ta voix, Ô ma belle déesse !

À mes oreilles percevant cette mélodie digne de la plus douce des caresses.

 

Voilà que déjà en mon coeur vibrent les notes d’une musique,

Célébrant le retour du plus beau roman d’amour. Que c’est fantastique !

En cet instant j’ai couru vers toi Ô ma chérie, Ô ma tendre aimée ! Es-tu un mirage ?

Réponds-moi avec des mots secrets qui ne pourraient venir que d’un sage paysage.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je me repose

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Photo prise à Montréal lors d’un de mes voyages professionnels de modèle nu

Je me repose

 

Je me repose

Tout simplement entre deux poses,

Fatigué de lutter contre l’image sans cesse véhiculée,

Qu’un homme handicapé ne peut être synonyme de virilité.

 

Et pourtant combien ont-ils laissé de leurs vies,

Sur les champs de bataille des peuples libres ou conquis ?

De leur sang sont abreuvées rapides rivières,

Et de leur chair nourries terres lointaines et étrangères.

 

Corps fatigué ! Corps épuisé !

Âme blessée par toute cette méchanceté inépuisée,

Que me reste-t-il devant tant de cruauté si ce n’est mon désir d’amour ?

Que puis-je faire pour sortir à jamais des flammes de cet infernal four ?

 

Je ne suis ni Hercule à la force gigantesque,

Ni un troubadour jouant de sa flûte aux motifs arabesques,

Je ne suis qu’une âme parfois sage parfois frivole,

Incarnée en cet être fragile aux pensées qui au gré du vent s’envolent.

 

Se reposer nu sur ce drap,

Afin de libérer son âme de ce qui le rend las,

Être là et simplement là et sans chercher à comprendre,

Car de son bon vouloir rien en la vie ne peut réellement en dépendre.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Que recherchons-nous ?

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Que recherchons-nous ?

Que recherchons-nous?
Un peu de paix en un lieu tranquille?
Un endroit pour prier loin des villes?
Sans devoir se mettre à genoux?

Questions habituelles,
Qui nous coupent les ailes,
Pour un temps sans lendemain,
Qui nous portent à tendre nos mains.

De la froidure du vent du nord,
Qui met à l’épreuve des hommes forts,
Et qui donne de l’humilité aux mages savants,
Qui voyagent en terres étrangères en dépit du temps.

Que recherchons-nous en vrai?
Ce à quoi je vous répondrai si j’ose,
Aucune richesse et très peu de chose,
Qu’à savoir face à sa destiné finale qui l’on est.

De

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada