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Pré requis d’un modèle vivant

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Souvenir d’été dans la région de la Minganie

 

Pré requis d’un modèle vivant 

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que votre semaine débute du bon pied. Pour ma part, je me prépare tranquillement pour mon séjour à Montréal dans la semaine du 18 au 22 février inclusivement. En effet, Il ne faut pas seulement avoir l’intention de devenir modèle vivant pour le devenir réellement, mais le devenir tant dans son cœur que dans son âme.

Et quand j’ose écrire tant dans son cœur que dans son âme, je fais ici référence à plusieurs pré requis que tout modèle vivant digne de ce nom se doit de posséder pour mener à bien le professionnalisme auquel chaque artiste doit s’attendre de sa part. En m’inspirant de mon humble expérience personnelle dans ce domaine il m’est aisé de nommer les principales qualités d’un modèle vivant sérieux.

26991789_1406011786171868_7589390860338809812_nLa première qualité est sans conteste la discipline car sans celle-ci, toute séance de nudité artistique réalisée dans une institution d’enseignement perdrait sa raison d’être. C’est-à-dire être un lieu de travail de niveau académique servant à parfaire les talents des étudiants dans leur domaine respectif. La deuxième qualité est nul autre que le respect tant du modèle vivant envers les artistes que ces derniers envers celui-ci. Voilà pourquoi aucun propos à saveur grivoise ne peut être toléré afin d’éviter tout débordement.

En troisième lieu, la propreté demeure un élément central. En effet, je26733813_2058141194416980_7190872531824122088_n n’ose pas imaginer une seule seconde où le modèle manquerait à son devoir d’avoir une propreté impeccable de sa personne. Veuillez noter qu’il en est de même de tout atelier où le modèle vivant devra réaliser une prestation. Autrement dit,  la propreté même si on est loin d’y penser à priori est et demeure le socle de toute séance de catégorie respectable.En quatrième lieu, l’ouverture d’esprit du modèle vivant lui permettra de s’adapter au milieu ambiant dans lequel il s’exécutera. L’aptitude de prendre le pouls du public, de son « public » est sans contexte une corde que le modèle vivant se doit de posséder à son arc. Pour se faire, avoir un répertoire varié dans les positions est une autre corde qui lui sera fort utile.

Enfin, la passion restera toujours la source qui abreuvera le modèle tout au long de sa carrière. Une carrière qui est, faut-il le souligner?, tout aussi artistique que celui de tout autre artiste. N’oublions pas que n’eut été l’apport des modèles vivants à travers le temps, plusieurs des peintres et des sculpteurs de renommée internationale seraient rester ignorés du grand public. Qui plus est ! Sans la passion, rien est possible.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une magnifique interprétation

Une magnifique interprétation

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, tout est au beau fixe. Ma santé est impeccable, mon moral est à son meilleur et l’hiver poursuit son chemin de manière inéluctable vers le printemps. À cela s’ajoute ma préparation pour la double séance de nudité artistique qui aura lieu à Montréal lundi le 19 février et une séance de shiwari qui aura lieu le lendemain. Que de belles choses à venir.

Pour ce qui est de faire des découvertes, il me fait plaisir de partager avec vous une vidéo réalisée par une gentille dame de Québec. Ladite vidéo est tout simplement mirifique car à la beauté de la trame musicale interprétée par Vanessa Paradis vient s’ajouter un ensemble de chorégraphies réalisé par des danseuses au talent formidable. C’est donc un honneur de partager une telle vidéo au sein de mon blogue artistique.

Bon visionnement !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une belle trouvaille

Une belle trouvaille :

Ils sont modèles vivants, et nous racontent : « La nudité donne de la puissance »

Par Chloé Pilorget-Rezzouk

Source : https://www.nouvelobs.com/rue89/nos-vies-intimes/20180115.OBS0618/ils-sont-modeles-vivants-et-nous-racontent-la-nudite-donne-de-la-puissance.html

Dans le murmure des ateliers, ils offrent leur corps nu aux fusains, crayons et pastels des artistes ou étudiants en art. Paroles de modèles vivants.

Un jour, un croquis a attiré notre attention. Le modèle, une femme aux cheveux blonds flamboyants, portait sur son corps nu un simple manteau rouge tombant sur ses jambes. Une forme de puissance se dégageait de l’ensemble. On s’est demandé qui était ce modèle vivant : on aurait bien aimé le retrouver, lui poser des tas de questions.
Il suffit de lancer le sujet autour d’une table pour aiguiser la curiosité, susciter une foule d’interrogations d’apparence triviale, mais qui trahissent bien l’aura de mystère, de fascination et d’incompréhension qui enveloppe souvent le modèle vivant : « Ça ne te gêne pas de te mettre nu(e) devant tout le monde ? » ; « C’est facile comme boulot, non ? »

Coups de froid, douleurs articulaires et musculaires… Prendre – et tenir – la pose n’est en réalité pas si simple. En 2008 et en 2014, les modèles vivants avaient manifesté pour faire entendre que poser nu était un « vrai métier », demander la reconnaissance de leur statut et une amélioration de leurs conditions de travail. Professionnels ou occasionnels, ils sont aujourd’hui payés de 20 à 30 euros de l’heure.

Il y a, comme dans tout corps de métier, des modèles courus plus que d’autres, des « stars » du milieu. Il y a d’ailleurs des « bons » et des « mauvais » modèles. Comprendre des plus inspirants que d’autres. Car pour ce qui est de l’art de la pose, l’enjeu ne réside pas tant dans la beauté du corps que dans le don d’une énergie, d’une créativité – celle de proposer, d’inventer des mouvements répondant aux besoins de l’artiste.

Dans « les Yeux nus » publié en 2016, Claire de Colombel, artiste et modèle, écrivait :
« Tant que le corps devant nous ne tremble ni ne transpire, on ne se dit pas que ce qu’il vit est éprouvant. Du modèle, on se demande juste parfois ce qui lui passe par la tête. A quoi tu penses quand tu poses ? »
On leur a soufflé la question, entre autres. Paroles de modèles vivants, d’habitude fort silencieux.

Maria : « Ma façon d’être modèle est très politique »
Maria Clark, 49 ans, 1,68 m, 58 kg. Artiste-plasticienne, et modèle vivant depuis 26.

Comment j’ai eu envie de faire ça

« La première fois, c’était pour mon compagnon peintre. J’avais 23 ans. Mais mes premières poses nues en école, c’était en 1997 aux Ateliers beaux-arts de Paris. C’est par la danse contemporaine que je suis arrivée à la pose. Depuis, j’ai toujours mené en parallèle mon activité de modèle et mon activité d’artiste.

Ce que je gagne
Pendant dix ans, j’ai été modèle professionnelle. Je posais entre 30 et 35 heures par semaine, une journée type se composant de deux séances de trois heures. Je gagnais environ 20.000 euros par an, avec un complément d’allocation chômage.

L’avantage, c’est d’abord une grande souplesse de planning et la chance de pouvoir choisir avec qui on travaille. Gagner ma vie ainsi m’a permis de rester libre pour mes projets artistiques. Au fil des ans, le corps trinque un peu. J’ai décidé de ralentir le rythme pour me consacrer à mon travail personnel.

Moi et mon corps
Je suis quelqu’un de tonique. Je me sens incarnée, engagée physiquement dans mon rapport au monde ; ça me plaît. Mon corps, c’est mon outil de travail, car j’ai également une activité de performeuse.
Je l’ai toujours considéré avec bienveillance. Bien sûr, il y a des parties que je préfère comme mon cou, mes épaules, et d’autres qui me plaisent moins, comme mes fesses.
Je me sens assez libre avec la nudité. Mais en dehors de la sellette, je ne me balade pas nue dans l’atelier. Je serais mal à l’aise. La nudité, c’est mon costume, un habit de peau. On pourrait croire que le modèle nu est vulnérable, mais c’est tout l’inverse : la nudité donne de la puissance.

Quand je suis en séance
16392383Pour m’imprégner de l’ambiance de l’atelier, j’arrive en avance. Derrière le paravent, j’enfile mon kimono de travail avant de l’ôter, une fois sur l’estrade.
Une, cinq, dix, 45 minutes… Je me renseigne sur les temps de pose, car on ne tient pas les mêmes postures en fonction du temps. La douleur vient se nicher dans différents endroits, selon la pose et son mouvement. Il ne faut pas se faire mal ! Le modèle possède une certaine fierté : il ne veut pas bouger, et tenir. Je me souviens d’un travail dans un atelier de dessin : pendant trois mois, quinze heures par semaine, je devais tenir la même pose assise. Au long cours, cette position est devenue douloureuse, les points d’appui finissent par faire souffrir. Je ne le referai plus. Lors des intermèdes de quinze minutes, j’enchaîne quelques étirements. Pour permettre aux muscles et aux articulations de respirer, j’effectue des micro-mouvements intérieurs pendant la pose. Un modèle qui souffre est tendu, et les élèves le sentent.
Durant la pose, je me concentre sur ma respiration, c’est un état proche de la méditation. Je peux passer 45 minutes sans penser à rien. Si les poses sont rapides, alors je pense à la suivante juste avant de changer.
Selon les cours, on est libre de proposer des poses inventives ou amusantes. Une fois, j’ai mis ma tête dans un seau ; une autre, j’ai utilisé des branchages, car la thématique proposée par l’enseignant était la forêt.

Ce que ça m’apporte
J’ai accueilli la pose comme une démarche philosophique qui nous questionne dans16392407 notre rapport au vivant, à ce que l’on est. Quand je pose, je suis Maria, avec mes spécificités ; mais j’incarne aussi, avec humilité, une représentation de l’humanité. Ma façon d’être modèle est politique ; ce qui me plaît dans la pose, c’est que par ma présence, les élèves et artistes peuvent s’épanouir. Je pense que l’art est un espace dans lequel chacun peut devenir qui il est. Or, je crois que c’est par l’épanouissement individuel qu’une société peut aller mieux.

Le regard des autres
J’ai tellement posé pendant dix ans que l’atelier est devenu mon terreau social ! J’oublie que cela peut encore choquer ou étonner les gens d’être nu. Cela plaisait moyennement à mes parents, je crois. Peut-être une peur du qu’en-dira-t-on… Mais ils ont fini par accepter, car j’ai développé, au fil des ans, une pensée artistique et engagée autour de cette activité. »

Christophe : « C’est magique de se voir dessiné par d’autres »
Christophe, 53 ans, 1,75 m, 58 kg. Consultant en environnement, modèle occasionnel depuis cinq ans.

Comment j’ai eu envie de faire ça
« Je ne suis pas devenu modèle par hasard. Ma mère était étudiante aux Beaux-Arts de Lyon, à la fin des années 1950. A l’époque, les cours de nus n’étaient pas mixtes. Parfois, il arrivait alors que les élèves prennent la place du modèle. Dans le carton à dessins de ma mère, on trouve ainsi à la fois des croquis qu’elle a réalisés et d’autres où c’est elle qui apparaît. Ça m’a marqué. Il y a toujours eu une sensibilité artistique dans la famille, dont j’ai hérité puisque je peins un peu à l’aquarelle.

Ce que je gagne
Avant je posais une journée par mois, ça représentait presque un treizième mois sur l’année. Mais depuis cet été, j’ai perdu mon emploi. Je me suis donné pour objectif d’en vivre. Pour l’instant, je gagne environ 500 euros par mois, en posant par-ci par-là. Je commence à être connu localement, mais il faut faire face à la concurrence, il y a beaucoup de modèles.

Moi et mon corps
J’ai un physique assez mince, plutôt apprécié dans les cours ou ateliers, car mes muscles sont bien dessinés. J’ai toujours fait attention à mon alimentation et, lorsque j’étais plus jeune, je pratiquais énormément de sport de plein air. Je ne pense pas être particulièrement beau, mais je suis bien dans mon corps. Petit, j’ai fait du naturisme avec mes parents.

Quand je suis en séance
Il faut trouver des poses confortables, du moins pas trop en déséquilibre. J’essaie16392311 d’avoir au moins trois points d’appui différents pour pouvoir basculer discrètement de l’un à l’autre afin de détendre un peu les muscles et faire circuler le sang. En plein hiver, c’est assez dur : il n’est pas rare d’avoir froid, malgré le chauffage. Dès que la pause survient, j’enfile mon peignoir. Je ne pose pas toujours à poil. Je viens parfois avec un chapeau, et même avec des vêtements originaux pour les cours de croquis de personnages. Un pantalon à motif écossais ou rayé permet aux élèves de travailler le pli des vêtements en plus du mouvement du corps. Ce que ça m’apporte
Je trouve cela magique de se voir dessiné par les autres, même si cela n’est pas toujours très fidèle. J’aime particulièrement lorsque les élèves sont peu nombreux et crayonnent par terre, à mes pieds, près de la sellette. C’est génial parce que je peux voir le dessin se construire au fur et à mesure.

Le regard des autres
En en discutant avec mes amis, j’ai découvert que l’une de mes copines avait envisagé de le faire quand était étudiante pour gagner un peu sa vie. Plus j’en parle, plus j’ai l’impression que ça choque de moins en moins. »

Sheraz : « Ce beau regard porté sur vous, ça fait du bien »
Sheraz, 38 ans, 1,62 m, 56 kg. Travailleuse sociale, modèle vivant occasionnel depuis bientôt trois ans.

Comment j’ai eu envie de faire ça
« Depuis très jeune, je dessine des nus d’après des reproductions ou mon imagination. Je trouve ça très beau, le nu. Il y a quelque chose de gracieux, d’inspirant. J’ai toujours beaucoup admiré les modèles. L’idée venait, partait, revenait… Je me répétais : ‘Quand je serai prête.’ À 36 ans, j’ai eu le déclic : ‘Faut que je fasse les trucs dont j’ai envie, sinon je vais le regretter.’ J’ai répondu à des annonces d’artistes indépendants. C’est comme ça que j’ai commencé.

Ce que je gagne
Je ne pose pas à temps plein, ça reste de l’ordre du plaisir. Le mois où j’ai touché le plus, j’ai empoché 300 euros.

Moi et mon corps
Poser nue ne me pose pas de problème, mais je n’irai jamais sur une plage naturiste ou me mettre « topless ». En séance, je me dis parfois que j’ai un peu de ventre, qu’il faut que je fasse gaffe pour être plus à l’aise devant les autres. En fait, les gens ne sont pas là-dedans. Entre mes 15-20 ans, j’étais très forte. Puis, je me suis affinée. Devenir modèle m’a permis de me percevoir autrement, de renouer avec un côté féminin. Ce beau regard porté sur vous, ça fait du bien, ça valorise. On me dit que je suis harmonieuse, que je dégage de la sensualité. Avant, je me voyais moins.

Quand je suis en séance
À chaque fois, j’ai le trac. J’espère inspirer. Dès le moment où l’artiste pose ses yeux16392309 sur moi, l’appréhension s’en va. Au début, j’avais besoin d’être guidée pour les poses. Il y en a certaines à ne pas faire : à genoux sur les orteils repliés, les bras levés au-dessus de la tête… Ça fait trop mal. Quand je pose, j’essaie de penser à autre chose. Je me remémore de bons moments pour ne pas penser, justement, au fait que je ne dois pas bouger. La douleur passe et revient, mais il faut tenir. En atelier, je n’écarte jamais les jambes. Ça ne se fait pas trop. Je me le suis permis seulement avec deux artistes, je me sentais à l’aise. Certains peuvent être un peu dans la séduction. Une fois, j’ai senti le regard changer : il devenait lubrique, pervers. J’ai lâché de manière ferme : ‘Ta façon de me regarder, ça ne va pas être possible.’ Au fond, j’avais hyper peur. Je suis partie.

Ce que ça m’apporte
Le fait d’être passée de l’autre côté, c’est fort. En entrant dans l’atelier d’un artiste, j’entre dans son monde. Chacun a son univers : ça m’a ouvert à des styles ou des œuvres que je ne voyais pas auparavant. Et puis, une sorte de co-création s’opère, alors qu’en regardant un tableau on ne pense pas forcément au modèle derrière.

Le regard des autres
C’est un peu compliqué avec les hommes. Le dernier, il fallait toujours que je le rassure sur la façon dont ça s’était passé. Beaucoup ne comprennent pas que le désir est sublimé par l’art, qu’on n’est pas dans une démarche de drague. ‘C’est obligé que le mec ait envie de toi’, me disent certains. En fait, je n’en parle pas, pas même à mes amis. Quand je vais poser, c’est mon moment, mon espace à moi. »

Quelques rappels de base

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Quelques rappels de base

Bonjour tout le monde,

Vous le savez probablement déjà que cela fait maintenant plusieurs années que je suis modèle nu pour des écoles d’arts et des ateliers en arts. Il s’agit non seulement d’une profession mais aussi d’une véritable vocation pour votre humble serviteur. J’ai eu la chance de poser nu pour des groupes composés de gens de tous les âges, provenant de tous les milieux et appartenant à tous les groupes ethniques et, je peux l’imaginer, pratiquant diverses coutumes religieuses.

D’ailleurs, c’est ce qui m’a permis de m’ouvrir de plus en plus à la diversité qui compose la société québécoise. Une société où le respect et le droit à la différence constituent les pierres angulaires des rapports entre les individus qui la composent. C’est là un élément qui fait l’envie d’un grand nombre de personnes vivant dans plusieurs pays où le respect et le droit à la différence sont absents de manière plus ou moins visible.

Ce qui m’amène à vous présenter quelques règles de base dans le domaine de la nudité artistique. Lesdites règles que vous trouverez ci-dessus constituent le stricte minimum que l’on se doit de respecter à chacune des prestations où les services d’un modèle vivant est requis pour l’étude du dessin, plus particulièrement du corps humain. Retenons que le modèle vivant, de par sa nudité, offre un service tout à fait spécial dont peu de gens oseraient le faire pour des raisons  qui leur sont bien personnelles.

J’invite donc les étudiants et les étudiantes en arts qui devront travailler avec des modèles non seulement de prendre note de ces quelques règles de base, mais également de partager avec ses pairs le présent article afin de les sensibiliser davantage. Bien des modèles vivants vont seront reconnaissants. J’en suis convaincu.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une modèle extraordinaire : Sandrine C.

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Modèle nue : Sandrine CARRASCOSA Photographe : Valentin ROBERT

Une modèle extraordinaire : Sandrine C.

Bonjour tout le monde,

C’est avec un immense plaisir que je partage avec vous cette photo tout à fait extraordinaire d’une amie de la France, tout comme votre humble serviteur, est passionnée par le monde de la nudité artistique. Elle est l’exemple parfait où la beauté, la nudité et la sensualité peuvent être présentées et regardées avec un respect indéniable.

Je tiens à remercier mon amie Sandrine Carrascosa pour sa permission d’utiliser, en mentionnant bien entendu l’auteur de ce chef-d’oeuvre, cette photo dans le cadre de mes publications au sein de mon blogue dédié à la nudité artistique, à la photographie et à la poésie.

Admirez tout simplement cet oeuvre indéniable.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec) Canada

Fier de mon corps et fier d’être un modèle nu

 

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La Factrie de Shawinigan 29 novembre 2017

 

 

Fier de mon corps et fier d’être un modèle nu

Aujourd’hui, je peux dire que je suis fier de mon corps et tout aussi fier d’être un modèle vivant très apprécié par les écoles d’arts et les ateliers qui m’invitent à participer à leurs nombreuses séances et ce, un peu partout au Québec.

Qui plus est ! Je vous dirais que ma passion de poser nu m’a apporté d’énormes satisfactions. À vrai dire, la liste serait trop longue à écrire pour ce cours article. Voilà pourquoi je retiendrai les trois plus importantes. Tout d’abord, me réapproprier mon droit absolu sur mon corps. Il n’est pas un objet avec lequel on peut s’enrichir de manière éhontée. Ensuite, je lui permets de prendre contact avec sa pleine masculinité lors des séances de nudité artistique. Ce qui signifie qu’une fois ma robe de chambre retirée, il faut accepter que ma masculinité puisse s’épanouir de manière absolue mais aussi en respectant les gens présents en salle. Enfin, je me découvre d’une façon toujours nouvelle à chacune de mes séances. Une découverte que je partage avec un immense plaisir avec ceux et celles qui savent apprécier ce corps beau dans sa particularité.

RollandJr St Gelais
Québec (Québec)
Canada

Une facette méconnue du modèle nu : La foi

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Une facette méconnue du modèle nu :

La foi

Bonjour tout le monde,

24231905_2037039459860487_5200393152169769299_nJ’espère que tout va bien pour vous. De mon côté, j’ai décidé de poursuivre la publication des diverses facettes méconnues du modèle nu en choisissant d’élaborer un aspect tout à fait particulier, et qui est le domaine de la foi. Peut-on être passionné par le nu artistique, et qui peut sous-entendre le nu érotique, tout en étant croyant ? Je fais référence, car je ne peux pas parler à la place de n’importe qui, à ma foi chrétienne de tradition catholique axée sur le culte marial. En effet, cela fait environ plus de 40 ans que j’assiste régulièrement aux célébrations eucharistiques, ce qui inclus la récitation du rosaire et une foi absolue en la protection de la Vierge-Marie.

Bien entendu, j’ai pleinement confiance en l’amour de Dieu et au sang rédempteur de son Fils unique mort sur la croix pour mes fautes, souvent petites, parfois grandes et malheureusement quelques-unes énormes. Je ne suis guère un saint et je ne le serai jamais. Quoiqu’il en soit, ma foi en l’intersession de la Vierge-Marie et au sang précieux du Christ alimente mon quotidien lequel, comme pour nous tous, se terminera un jour pour reprendre auprès de ceux et de celles que j’ai aimés-es dans un Amour indescriptible.

Pourquoi alors œuvrer dans un domaine où la nudité, si sacrée aux20171129_150920 yeux des théologiens tant catholiques que protestants sans omettre les orthodoxes, est omniprésente ? Je vous répondrais que l’ensemble de ma passion est loin de toute impureté tant morale qu’éthique. À vrai dire, l’ensemble de mes réalisations se fait avec un respect absolu tant de ma personne que celles avec qui je travaille. Un respect que, permettez-moi cet exemple, même Michel-Ange devait ressentir lorsqu’il réalisait ses œuvres qui allèrent devenir un témoignage de la perfection religieuse pour la chrétienté.

Est-il utile de vous rappeler que je tente par tous les moyens d’assister 24300908_2035965099967923_6485334766205420772_nà la célébration eucharistique dans un lieu de culte catholique lors de mes nombreux déplacements pour mes séances de nudité artistique ? C’est notamment le cas lorsque je suis allé à Shawinigan pour une séance qui a eu lieu dans un atelier. Pourquoi vouloir retourner chez-moi à Québec alors que le lieu de culte mariale par excellence se trouvait à quelques minutes, en taxi je dois préciser, de mon hôtel ? Qui plus est ! Notre-Dame-du-Cap est situé dans la ville où ma défunte mère vit le jour. Dans ce cas, il me paraissait bon d’y aller faire un petit pèlerinage surtout en cette période de l’Avent.

Je profite à chacune de mes visites en ces lieux saints pour rendre grâce à Dieu pour la chance magnifique de me réaliser dans ce domaine, et ce malgré ma différence physique. Là-encore, nous sommes tous différents les uns des autres. C’est là la volonté de Dieu. Une telle volonté nous permet à la fois de se découvrir mais aussi de découvrir la richesse de l’autre et de tout ce qui nous entoure.

20171130_134000D’ailleurs, connaître peut se définir ainsi : Naître par la communion. Il en est de même à chacune de mes prestations de nudité artistique. En effet, chaque dessin, chaque peinture, chaque photo où j’ai servi de modèle nu présente un être tout à fait nouveau. Je renais dans chacun des regards portés par l’artiste. Ce qui est d’autant plus le cas lorsque je pose nu pour des artistes féminins puisque, fait extrêmement difficile à expliquer, je ressens la présence réelle de la Vierge-Marie non seulement dans mon cœur mais également près de moi. D’ailleurs, je lui offre chacune de mes prestations afin qu’elle protège chaque personne qui y participe.

Dernier élément à retenir ! Chaque modèle nu possède ses propres20171129_133508 raisons de se réaliser via ce domaine. Je ne suis pas ici pour les juger comme je ne permettrai jamais à qui que ce soit de juger la valeur même de ma passion. Toutefois, une chose est sûr. Poser nu est avant toute chose un moyen d’expression et cela se vit d’abord au plus profond de son être. Une profondeur qui ne peut être comprise que par le modèle nu lui-même. Pour ma part, cette profondeur rejoint les hauteurs de ma foi car c’est dans la foi que peut ressurgir toute la valeur même de ma passion.

Je termine cette missive en demandant à la Vierge-Marie de vous protéger et au sang précieux du Christ d’abreuver votre soif d’absolu. Un Absolu qui se trouve dans l’Amour inconditionnel du Père dans l’unité de l’Esprit-Saint.

C’est à suivre …

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada