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Faites entrer la lumière

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Faites entrer la lumière

Bonjour tout le monde,

J’espère de tout mon cœur que vous allez bien et que vous suivez les consignes sanitaires promulguées par les autorités compétentes dans votre pays respectif. Oui, nous devons être unis pour contrer la menace qui risque de faire basculer le monde dans lequel nous nous sommes épanouis. Patience ! Persévérance! Prudence ! Voilà les mots que nous devrions retenir au quotidien jusqu’à ce que les beaux jours reviennent.

Pour ma part, je dois avouer que la chance est avec moi malgré tout ce qui nous arrive. En effet, je ne manque de rien tout en ayant une excellente santé laquelle j’en prends le plus grand soin. Une heure de promenade au quotidien avec le port du masque, lectures enrichissantes pour alimenter mon esprit et éviter dans la mesure du possible toutes formes de négativisme qui pullulent au sein des médias de masse.

Oui, je sais bien que la tentation de baisser les bras face à l’état actuel que nous vivons est grande. Cependant, dites-vous bien que la lumière existe toujours en ce monde. Parfois, elle est presque invisible à l’œil nu. D’autrefois, son éclat nous aveugle. Mais, chose étrange, nous n’y prêtons guère attention. Et, pourtant, elle est présente chaque jour de notre vie.

L’on a qu’à penser au soleil qui réchauffe la nature. Une nature trop longtemps endormie lors de la saison hivernale même si cette dernière a été fort agréable à vivre. À cela s’ajoute le rêve de pouvoir admirer les beautés féminines qui déambuleront sous le soleil pour le plaisir de nos yeux. Ici, la liste des beautés de la vie est tellement longue qu’il m’est impossible d’en faire une nomenclature complète au sein du présent article.

Quoiqu’il en soit, un excellent moyen pour juguler toutes les formes de négativisme consiste à fermer notre télévision. Voilà pourquoi, je préfère m’en tenir à mes passions pour mon bien-être intérieur. Un intérieur qui a besoin avant toute chose de lumière.

Merci de m’avoir lu.

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Les critères de sélection

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Les critères de sélection

Bonjour tout le monde,

Je désire tout d’abord vous offrir mes plus sincères excuses pour le temps de publication du présent article au sein de mon blogue artistique dédié à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie ainsi qu’à la réflexion personnelle sur des sujets d’ordre philosophique. Ensuite, je tiens à préciser que seul le motif d’obtenir le maximum d’information pertinente a été retenu pour répondre à la question du présent article, et ce de manière adéquate. Enfin, je devais de mettre en place les pièces du puzzle afin d’établir un fil conducteur sur les éléments qui serviront à élaborer sur le sujet au sein de cet article. En effet, tel un fil de soie dans un labyrinthe obscur, les éléments serviront à nous faire découvrir la sortie.

Mais, au fait, de quoi est-il question dans ce présent article? Comme vous le savez déjà, j’ai la chance d’avoir une collaboration de photographes dont le travail est spécialisé dans la nudité artistique. Une collaboration qui a été jusqu’à maintenant une aide extraordinaire dans la construction de ce blogue. À cela s’ajoute mon expérience personnelle en tant que modèle vivant pour des écoles d’art et des ateliers en art, mais aussi par des séances avec des photographes de renommée internationale. Bref, tout ceci m’amène à résoudre cette problématique : quels sont les critères de sélection pour le choix de retenir ou non telle ou telle photo dans l’optique d’une éventuelle publication?

De mémoire, je ne crois pas avoir déjà réalisé un article sur un tel sujet au sein de mon blogue artistique, à moins qu’il y ait un lien avec ma passion en tant que modèle vivant. J’ai cru bon, voire nécessaire, de suppléer à une telle carence. Qui plus est! Vu l’état actuel des choses causé par les nombreuses restrictions de déplacement et des mesures sanitaires en vigueur au Québec, j’ai été dans l’obligation de mettre ma passion de modèle vivant sur pause. Qu’à cela ne tienne, rien ne m’arrêtera dans la création de mon blogue, et ce tant pour votre plaisir que pour le mien.

J’ai donc demandé à quelques-uns de mes plus fidèles collaborateurs s’il leur était possible de m’expliquer en quelques mots leurs critères de sélection sur lesquels ils se basent pour choisir une photo en particulier pour une publication. Fait important à retenir! Les photos dont je parle se retrouvent au sein du site artistique DeviantArt dont je suis moi-même membre et où je peux utiliser les photos de mes collaborateurs. Il va de soi que j’obtiens au préalable leurs autorisations, bien entendu.

Le premier à m’avoir répondu est connu sous le pseudonyme de samo19.(1)  Il m’a confirmé qu’il réalise « entre 120 et 300 photos lors de la séance photo » de son modèle. Or ce n’est qu’après d’une à trois semaines qu’il en sélectionne entre 50 à 150 dans l’éventualité d’une publication. Ici, le temps joue un rôle fondamental. En effet, il n’en choisit que deux à trois, et après y avoir apporté les corrections jugées nécessaires. Ce n’est que plusieurs semaines plus tard qu’il en publiera d’autres. En ce qui concerne les photos de Fanny, « elles ont été prises il y a neuf ans et à cause du verrouillage, j’ai revisité les vieilles piles et fait de nouvelles éditions. » En résumé, il ne publie jamais toutes les photos réalisées lors d’une séance. Il conclut sa réponse par une affirmation qui est sans équivoque : « les photos que je choisis de publier le sont parce qu’elles me semblent les belles à mes yeux au moment au moment même où je les vois.

Le deuxième à avoir accepté de répondre à ma requête est G.B. d’Allemagne. (2) Pour lui, tout est une question de sensation, de « feeling » comme on dit si bien dans la langue de Shakespeare. Cependant, pour ce photographe, « la recherche d’un titre approprié est souvent la partie la plus « compliquée » dans son processus de publication. » Fait à noter, les titres qu’il choisit pour telle ou telle photo servent souvent dans mon inspiration lors de mes compositions poétiques au sein de mon blogue. À vrai dire, il s’agit là d’un facteur d’une importance majeure dans mes compositions. Comme quoi tout peut être utile dans le domaine de la nudité artistique. Mais, avant toute chose, est-ce que cette photo lui plaît? Il est aisé de comprendre toute l’importance d’une telle condition dans le processus de sélection. N’est-ce pas! Par ailleurs, il est le seul parmi les répondants à avoir fait allusion à la « censure » dans sa réponse. Cette photo est-elle trop explicite selon les critères du site DevianArt? Serait-elle en dehors des normes imposées par la censure? Enfin, le modèle se touche-t-il à un endroit interdit dans le cadre d’une séance photo? Comme quoi ce qui est vécu lors d’une séance ne peut pas toujours être retenu pour une publication.

Le dernier à avoir eu l’amabilité de me répondre est mon ami Rick B. d’Allemagne. (3) Sa réponse est à la fois brève et ne laisse aucun doute sur les deux éléments les plus importants dans le choix de telle ou telle photo pour une publication. En premier lieu, l’aspect technique relève du professionnalisme avec lequel il travaille en présence du modèle. Il va de soi que plus le professionnalisme est visé lors d’une séance photo, plus la réussite des résultats se fera sentir. En second lieu, l’aspect instinctif demeure la pierre angulaire dans la réalisation photographique. Ici, le photographe se doit d’être à l’affût de la pose idéale et de la saisir dès qu’elle se présente. Tel un chat camouflé dans les branches d’un arbre, il saisira de ses yeux l’oiseau dès qu’il prendra son envol. Un instant qu’il immortalisera de son appareil-photo.

Pour ma part, je me laisse aller dans le choix des poses que je réalise lors de séances où ma nudité est requise. Que ce soit ou bien avec un professionnel ou bien lors d’ateliers. En effet, l’élément fondamental pour le choix des photos dans l’optique d’une éventuelle publication demeure l’aisance du modèle avec son physique et le bien-être qu’il ressent durant sa prestation.

Ceci peut vous paraître simple comme approche. Or, il n’en est rien. Bien au contraire! Bien des modèles, souvent des néophytes dans ce domaine, ressentent une certaine gêne incompréhensible face à tel ou tel photographe ou bien à un groupe d’artistes en herbe. Une gêne qui, a priori, n’avait aucune raison d’être. Vous conviendrez qu’une telle situation peut influencer de manière cruciale les résultats.

En résumé, je me fais un devoir de me rappeler que le succès de la séance repose autant sur mes épaules que sur celles pour qui je pose nu. C’est une responsabilité que je dois prendre à la fois avec sérieux et avec plaisir. Un sérieux dû à la confiance que l’artiste porte envers moi et un plaisir de vivre une expérience qui restera dans mon cœur. De plus, est-il utile de vous rappeler l’adage suivant ; « là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir? »

Je vous remercie de m’avoir lu.

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

(1) Backside and drapped chair. by samo19 on DeviantArt

(2) gb62da – Hobbyist, Photographer | DeviantArt

(3) https://rickb500.deviantart.com/

Je me pose des questions

Je me pose des questions Texte de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne

Je me pose des questions

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que vous avez des projets pour le week-end. De mon côté, tout va pour le mieux. Je dois même avouer que le confinement actuel n’a pas de conséquences négatives ni sur mon moral ni sur ma santé physique. En effet, je me fais un devoir d’une part, de fuir toutes formes de négativisme et, d’autre part, d’entretenir ma santé en profitant de la saison hivernale.

Toutefois, je ne peux pas m’empêcher de me questionner sur quelques-uns des aspects liés à la société actuelle. Des aspects qui minent de plus en plus ses fondements. Je fais référence, vous l’avez sans doute noté, à la société occidentale tributaire des valeurs judéo-chrétiennes et de la philosophie hellénique. De telles valeurs ont façonné, parfois pour le pire, mais davantage pour le mieux, tant nos définitions de l’être humain que les lignes de conduite qui ont prévalu jusqu’à nos jours. Des valeurs qui, somme toute, ont fait leurs preuves et qui méritent d’être maintenues pour les décennies à venir.

Trois constats doivent ici être établis afin de saisir l’orientation du présent article. Mais, au fait, quelles sont les motivations qui ont amené votre humble serviteur à rédiger un tel article au sein de mon blogue artistique? Bien que l’objectif soit avant toute chose la nudité artistique accompagnée par la poésie et la photographie, la réflexion personnelle y occupe une place importante.

Mon intention est en deux volets. D’une part, démontrer qu’il est dangereux de remettre en question les valeurs qui ont fait ce que la société occidentale est au plus profond d’elle-même. C’est-à-dire l’héritière du monde gréco-romain. Et, d’autre part, de rejeter les valeurs judéo-chrétiennes, parce que nous sommes entrés dans une ère où la science et la technologie sont devenues des démiurges omniprésents dans toutes les sphères qui composent nos vies, risque tôt ou tard de créer un néant dans lequel chaque individu remplira selon son gré. Un tel néant s’accentuera au fil des rejets des valeurs judéo-chrétiennes qui pullulent dans les milieux bien-pensants. En résumé, les constats qui sont décrits dans cet article ont pour objectif de prendre conscience que rejeter dans leur globalité les principes sur lesquels nos sociétés ont été établies équivaut à, si je peux me permettre d’utiliser cette expression populaire, jeter le bébé avec l’eau du bain.

Ici, trois constats suffisent pour démontrer la véracité de mes propos. Trois constats qui vous prouveront que la rectitude politique et le respect des valeurs judéo-chrétiennes ont encore leurs places à l’ère technologique. Une telle technologie, aussi utile soit-elle, ne peut en aucun temps remplacer ce que les êtres humains sont : des âmes incarnées à la recherche de l’absolu.

Parmi ces constats, le premier est de prendre conscience que nos valeurs sont nées des réflexions issues de la Grèce antique, dont la notion de la démocratie. En effet, nul d’entre nous ne peut imaginer un seul instant à tel point la philosophie grecque a donné naissance de notre monde. Certes, d’autres philosophes qui ont vécu plus près de notre époque eurent également une influence considérable dans la formulation de la démocratie. Il n’en demeure pas moins que la philosophie grecque demeure la pierre angulaire d’une telle formulation. Or, il semble que la notion même de démocratie appartient à une frange minime de la société pour laquelle tout ce qui s’éloigne de sa vérité mérite d’être mis à l’index. Pourquoi donc ? La démocratie pour qui bien des gens ont lutté, soit pour la protéger soit pour l’obtenir, serait-elle si mauvaise?

Le second constat est l’allergie que les sociétés éprouvent à l’égard de tout ce qui découle des valeurs nées du judéo-christianisme. Or, ce sont ces valeurs qui ont permis l’émergence de la majorité des hôpitaux, des centres pour les itinérants et bien d’autres œuvres de bienfaisance. Qui plus est! Ce sont aussi ces valeurs qui sont à l’origine d’une majorité des programmes sociaux, du moins en ce qui concerne le Canada.

C’est notamment le cas de l’œuvre extraordinaire du pasteur Tommy Douglas qui, devant la pauvreté grandissante des gens touchés par la crise économique des années 1930, se devait de mettre en pratique le message chrétien qui exige de permettre aux plus vulnérables de la société de vivre dans la dignité. Il est à noter que la doctrine sociale de l’Église catholique possède une vision quasi similaire à celle du Cooperative Commonwealth Federation. Une des conséquences directes de cette doctrine est la fondation de l’Institut de réadaptation de Québec. Un tel établissement avait à l’origine de favoriser un retour des travailleurs ayant subi un accident de travail, de reprendre une vie la plus normale et de retourner dans la vie active. Pourquoi alors une telle allergie au sein de la population? Les valeurs judéo-chrétiennes n’ont-elles pas fait leurs preuves? Ont-elles été aussi néfastes comme le prétendent les bien-pensants de la gauche caviar?

Le dernier constat se rapporte au fait que ce sont les minorités qui semblent gouverner dans nos sociétés actuelles. Certes, les minorités ont le droit de parole et leurs membres ont aussi le droit inaliénable à l’existence. Toutefois, elles ne peuvent tenir des discours qui ont pour objectif la destruction de ce qui a fait ce que nos sociétés sont fondamentalement, c’est-à-dire un regroupement d’individus qui acceptent de vivre selon des normes qui se sont avérées propices pour le bien-être de la collectivité.

Or, certains de ces groupuscules rejettent non seulement les valeurs citées plus haut, mais également la notion même de « masculin » et de « féminin » sous prétexte qu’il s’agirait de constructions sociales. Je ne peux être en accord avec un tel raisonnement pour une question de gros bon sens. Détruire les notions de « masculin » et de « féminin » ne ferait d’accentuer le néant qui est apparu au sein de notre société. A-t-on besoin de ceci? Est-ce nécessaire pour notre équilibre? Et, surtout, pourquoi en arriver là? Ne serait-ce pas la preuve indiscutable de la tyrannie de la minorité, la très petite minorité, envers la majorité? Serait-ce la pointe de l’iceberg qui défonce le navire dans lequel notre société se trouve et qui l’amène inlassablement vers les abysses?

Je garde l’espoir que le mouvement du pendule le portera tôt ou tard vers la droite afin de préserver les acquis qui ont fait ce que notre société est : une terre où prédomine une réflexion axée sur la raison et où les valeurs judéo-chrétiennes ont fait leurs preuves. Pour toutes les personnes qui craignent un quelconque extrémisme de la droite, je vous exhorte de vous calmer. En effet, le pendule reprendra le mouvement en sens inverse en temps et lieu. L’histoire en est ainsi.

 

Merci de m’avoir lu.

Rolland St-Gelais de Québec au Canada

Je suis seule à la Saint-Valentin

Je suis seule à la Saint-Valentin Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/I-m-lonely-870295534

Je suis seule à la Saint-Valentin

 

Aujourd’hui, c’est la Saint-Valentin.

Je suis seule depuis le petit matin,

Depuis que tu es parti prendre le train,

Je prends mon café et j’essaie de ne penser à rien.

 

Ce qui est loin d’être facile,

En ces temps où tout semble difficile,

Où le temps d’aimer en secret sans cesse défile,

S’aimer comme des amants loin des yeux de cette file.

 

Cela fait maintenant deux ans que nous nous voyons en secret,

Toi l’homme à la chevelure d’argent et à l’éclat parfait.

Moi la femme remplie de cette jeunesse qui te plaît,

Quel drôle de couple loin des regards indiscrets!

 

Nous avons passé la nuit à faire l’amour,

Même si tu avais juré à ta femme fidélité pour toujours,

Telle étrange sensation de bien-être de sentir cette chaleur en moi,

Quand tu me pénètres de ces forces vives qu’il y a en toi.

 

Que de mots d’amour tu me chuchotes à l’oreille,

Qui me transportent dans un univers rempli de merveilles,

Sentant tes doigts parcourir tout le long de mon corps,

À la recherche inlassable d’un mystérieux trésor.

 

Te présentant cette zone défendue,

Car je sais à tel point tu aimes ainsi me voir nue,

Avec tout mon amour, je te laisse aller à tes pulsions.

Ainsi nous vivons avec l’immoralité consumée notre passion.

 

Quelle imagination débordante,

Pour accomplir cette posture satisfaisante,

De ces mouvements répétés jusqu’à la jouissance,

Qui comble à la perfection cette belle nuit de romance.

 

J’aurais tant aimé te serrer toute la journée,

Mais bien sûr, tu as cette autre femme à aimer,

Cette femme qu’au pied de l’autel tu as épousée,

Ce beau jour de la Saint-Valentin, avec elle tu vas le passer.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Seule dans ces bois

Seule dans ces bois Poème de RollandJr St-Gelais Photo par Gbd62 Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-chieftainess-863860011

Seule dans ces bois

 

Seule en cette forêt, seule dans ces bois

J’entendais le toc-toc-toc du pic-bois

Qui cognait avec son bec sur les chênes

Avec un rythme qui, avec entrain, s’enchaîne.

 

J’imaginais mon peuple qui jadis habitait ces lieux

Qui vivait de pêche et de chasse sous les cieux

Un peuple vivant sous des tentes de peau

Et qui naviguait sur les ruisseaux.

 

Je discernai le vent soupirer

Sur l’herbe tendre et verte de cette terre

De cette terre qui appartenait à mes frères

Et à mes sœurs qui s’occupaient de leurs maisonnées.

 

Je suis issue d’un clan beau et fier

Qui appréciait le temps qui passe tel un courant d’air

Vivre le présent sans pourtant autant faire fi des dangers

Mais à chaque chose en son temps en utilisant son savoir-faire.

 

Dans ces bois, je suis isolée

Mais quelle sensation de bien-être

D’être simplement sous les nombreux hêtres

Qui protègent des regards indiscrets mon intimité.

 

Les cheveux dansants dans le vent bienfaisant

Qui virevoltèrent sur mes épaules paisiblement

Soucieuse de respecter le caractère sacré des lieux

Le silence était de mise par respect envers mes aïeux.

 

Il faut parfois se taire pour mieux se connaître

Il faut parfois être seul pour de ses cendres renaître

Il faut parfois être isolé pour davantage apprendre

Car c’est en soi que l’on finit par mieux comprendre.

 

Je suis entièrement seule dans cette forêt vierge

Dans ces bois qui s’étendent à des milliers de verges

Où les animaux sauvages errent sous les feuillages

De ces arbres dont on ne saurait deviner leur âge.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada