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Tes cheveux

Tes cheveux
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Tes cheveux

 

Ce que je me souviens de cette nuit,
Ce n’est pas seulement cette tendre mélodie,
Qui jouait à la radio pendant que je te savourais,
Pendant que ma langue dans ton intimité se glissait.

 

Ce n’est pas avec peine lorsque tu me suppliais,
D’arrêter par moment et parfois de plus bel continuer,
De cette sensation de bien-être je t’avais sans cesse donnée,
Donnée avec entrain car pour moi seul ton bonheur comptait.

 

Je sentais couler sur ma langue ton nectar,
Je le buvais avec gourmandise avant qu’il ne soit trop tard.
Embrassant ces lèvres interdites au grand publique,
Loin de tous ces yeux si immoraux et impudiques.

 

Ce qui m’a le plus agrémenté,
Ce que j’ai vraiment en cet instant adoré,
C’est l’impression d’avoir vu des milliers de feux,
Lorsque dans tes spammes de jouissance tu agitas tes cheveux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Parfois il ne faut pas chercher à comprendre

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Parfois il ne faut pas chercher à comprendre

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que le mois de février se terminera en beauté pour vous et pour les êtres chers que vous aimez. Pour ma part, ce fut un mois bien rempli. En effet, ma convalescence et ma réadaptation physique se déroulèrent de manière fort positive. De bons soins prodigués par un personnel extraordinaire et attentionné, un accompagnement spirituel offert tout au long de mon séjour et la visite d’amis et d’amies ont aidé votre humble serviteur à recouvrer à la santé. Il est toutefois vrai que je n’ai jamais perdu mon sens de l’humour.

En parlant de l’importance de l’humour dans ma vie, je dois avouer que cet aspect y joue un rôle fondamental dans mon bien-être personnel. J’oserais même écrire, sans aucune prétention, que c’est fort probablement ma qualité principale. Que de fois j’ai fait rire les membres du personnel de l’hôpital de l’Enfant-Jésus que j’ai fréquenté après mon opération. Je pense notamment lorsque certaines préposées devaient faire mes soins personnels, lavage corporel, et qui semblèrent parfois quelque peu gênées face à ma situation physique. Quoi de mieux qu’une bonne blague pour désamorcer une situation embarrassante ? Bon ! Soyez rassurés-es ! Ce furent des blagues sans aucune vulgarité.

Par ailleurs, il m’est arrivé de remonter le moral à certains patients qui étaient, c’est le moins que je puisse dire, vraiment mal en point. Ce qui m’a valu une belle surprise. En effet, un des patients a eu la gentillesse de venir me souhaiter une belle et longue vie avant de quitter l’hôpital pour retourner auprès des siens. Il avait profité de l’occasion pour me remercier de lui avoir remonté le moral lors de mes petites visites de courtoisies. Comme quoi faire le bien par le biais de l’humour est peut-être la plus belle richesse qui soit dans ce monde.

Quand je vois tous ces gens qui ne pensent qu’à accumuler des sommes monétaires qu’ils délaisseront lorsqu’ils quitteront ce monde alors qu’ils leur suffiraient de mettre un peu de couleurs et de sourires autour d’eux pour s’apercevoir que la vraie richesse ne s’acquiert pas, elle se partage. Cela me rend fou. Pas très drôle lorsque je pense que je le suis déjà un peu. 

Oui, il y a bien des aspects de la vie qu’il ne faut pas chercher à comprendre. Ces aspects se doivent d’être vécus pour se rendre compte qu’ils rendent à la vie sa plus grande saveur. Alors cessons de chercher à comprendre et vivons la vie comme elle se présente à nous.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Quelques-unes des raisons de mon bonheur

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Quelques-unes des raisons de mon bonheur

Bonjour tout le monde,

J’espère de tout mon cœur que vous allez bien. Pour ma part, je dois dire que ma vie est tout simplement formidable. En effet, tous pleins d’activités s’offrent  à moi depuis le début de l’automne. Je pense notamment aux matchs de hockey de mon équipe junior-majeure de Québec, aux nombreuses projections cinématographiques auxquelles j’assiste de manière presque hebdomadaire et aux activités en tant que membre d’une organisation à la fois catholique et patriotique.

ScreenshotIl va de soi que mon assiduité à rédiger des articles sur mon expérience de modèle vivant, des poèmes réalisés avec grand soin et des photos souvent commentées sont des éléments importants dans mon bonheur actuel. Chose étonnante, si vous avez bien remarqué le caractère triade de mon blogue, il m’apparaît que le chiffre trois possède une puissance des plus bénéfiques non seulement sur la raison d’être de mon blogue mais également sur ma vie en général.

C’est un fait. Trois choses me suffisent pour être amplement heureux. Je vous explique en quelques mots de quoi il en est. J’ai bien écrit « en quelques mots » car je n’ai nulle intention d’alourdir mon présent texte.

Tout d’abord, c’est d’être capable de vivre l’instantimg_20180918_091308_6231923804225088095065.jpg présent. C’est là une denrée de plus en plus rare de nos jours où bon nombre de gens ont la capacité d’être ici et maintenant. Bon ! Je ne dis pas qu’il faut ignorer ce qu’il ne doit jamais l’être. Cependant, il est bon à la fois pour sa santé mentale et physique de se contenter d’être tout simplement là et en ce moment précis.

Ensuite, ne jamais craindre le lendemain. Chose étonnante, le mot lendemain pourrait être divisé en deux parties distinctes, « lende » et « mains ». Bref, tu auras entre tes mains ce qui sera en ce moment-là.  Pourquoi alors s’en faire pour ce que l’inconnu nous réserve ? Là-encore, la prévoyance est toujours de mise. Mais, parfois, on ne peut prévoir l’imprévisible. D’où la haute symbolique de la prière dite  » De la Sérénité « .

IMG_0070_1_editedEnfin, ne jamais cesser d’avoir l’esprit libre. J’entends par esprit libre, cette attitude à s’ouvrir à ce qui est différent, à ce qui peut nous enrichir, à ce qui peut faciliter la remisse en cause de préjugés souvent tenaces dans la société. Attention ! Il est bon de toujours garder en mémoire nos racines, nos valeurs, nos traditions et nos croyances surtout si elles nous ont permis à obtenir une base solide sur laquelle nous pouvons nous appuyer. En résumé, le fait de vivre l’instant présent tout en ayant une confiance que je qualifierais de « prudente » et la présence d’une ouverture d’esprit constituent certes la pierre angulaire sur laquelle repose mon bien-être actuel et, je le souhaite ardemment, pour mon futur.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La paix intérieure

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Votre humble serviteur  en l’église St-Roch de Québec

La paix intérieure

Appréciez ce que vous avez car ce que vous n’avez pas aurait pu vous faire perdre le peu que vous avez.”

Bon début de semaine tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que vos projets pour le reste de la saison estivale vont bon train. Pour ma part, je dois avouer que tout se passe à merveille. Repos, bon repas au restaurant, assister à des matchs de baseball et quelques séances au cinéma forment le train-train de mon été. Ceci m’a amené à réfléchir sur un aspect précis de ma vie et qui peut se résumer ainsi : “Appréciez ce que vous avez car ce que vous n’avez pas aurait pu vous faire perdre le peu que vous avez.”

En effet, et je m’en suis rendu-compte au fil de mes réflexions, l’homme a cette fâcheuse manie de toujours vouloir plus sans d’abord et avant tout savoir apprécier ce qu’il a. Il est bien de souhaiter davantage ce que nous avons ou bien ce que nous sommes, si cela peut nous amener vers une certaine forme soit de bien-être ou encore d’excellence. Après tout, il a bien fallu que l’homme des cavernes acceptent d’en sortir pour devenir un être civilisé au fil du temps et des saisons. Cependant, avons-nous toujours une vision approfondie de ce qu’il nous convient vraiment pour notre véritable bonheur? Là réside une optique de la vie bien personnelle à chacun d’entre nous.

C’est ainsi que nous avons des désirs propres à nos expériences, à nos cheminements et à nos attentes face à la vie. Mais, savons-nous vraiment ce qui nous convient? Cette saison estivale a été pour moi l’occasion de m’interroger sur ce dont j’ai réellement besoin pour être heureux. Cela se résume en ces quelques mots: Une paix intérieure.

Rien en ce monde peut acheter cette paix. Ni l’argent, ni l’amour, ni la force, ni la beauté, ni la popularité. Pourquoi donc? Tout simplement parce qu’il s’agit d’accepter qui l’on est, ce que nous avons et ce que la vie nous a donnés avec ses hauts et ses bas. Certes, la vie peut parfois ressembler à une montagne russe. Elle peut même arriver qu’elle nous déconcerte, voire qu’elle nous scandalise et même, hélas très souvent, qu’elle est aux antipodes de nos attentes. Ici, l’essentiel c’est d’être capable de prendre un recul face à de pareilles situations. Et qui dit recul, dit avoir une vision plus globale de la situation en la projetant vers un futur potentiel. Voilà ce à quoi je veux en venir: La paix intérieure qui m’habite est le résultat de ma réflexion. Aurais-je été heureux si, et seulement si, tous mes désirs avaient été réalisés? Je peux répondre à cette question par un non catégorique. Pourquoi donc? Bien souvent, ce que l’on obtient d’une main, on le perd de l’autre.

En résumé, je ne vous souhaite pas de réaliser tous vos rêves, mais plutôt que la vie place sur votre chemin ce qui fera vraiment votre bonheur lequel réside dans la paix intérieure. Et que celle-ci vous accompagne à chaque bonne heure.

Merci de m’avoir lu!

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je ne t’oublierai jamais

Maker:S,Date:2017-12-23,Ver:6,Lens:Kan03,Act:Lar02,E-Y

Je ne t’oublierai jamais

 

Pendant mon voyage,
Alors que j’avançais en âge,
Une période de joie et de bonheur,
Tu avais choisi ce moment comme ton heure.

 

Dans le silence d’une nuit,
Tu as décidé de laisser ainsi la vie,
Sans faire de bruit tu as quitté cette terre,
Pour aller rejoindre celle de tes sœurs et frères.

 

Me laissant avec mes souvenirs,
Ceux qui me réconfortent et me font sourire,
De ce temps où tu étais légère comme une plume,
De ce temps qui disparaît de ma mémoire telle une brume.

 

Avec les journées qui ont passées,
Tu es devenue belle chatte apprivoisée,
Que j’aimais caresser avec mes mains imaginaires,
En écoutant ton ronronnement qui égaya les tristes soirs d’hiver.

 

De tes espiègleries bien innocentes,
Qui me récomfortaient de mes moments de solitude,
Durant les temps où mes amours ressemblèrent à des femmes si prudes,
Et que les jours passèrent dans des douleurs si accablantes et lancinantes.

 

Installée avec confort près de moi,
Je te flattais avec la douceur d’un noble roi,
Te prenant parfois dans mes bras l’espace d’un court instant,
En respectant ton désir légitime de ne point être trop insistant.

 

Puis vient le temps de nos étés,
De ces rares périodes de grandes festivités,
J’y allais avec plaisir mais comme de raison avec précaution,
De voir à tes besoins comme il se doit avec attention.

 

Car jamais il n’aurait été question d’oublier,
Toutes ces simples promesses auxquelles à toi j’étais lié.
De voir en tout temps à ton bien-être sans omettre de te choyer,
Ce que je fis avec amour à chaque jour où tu étais avec moi mon adorée.

 

Maintenant que tu n’es plus en ce monde,
Ni en mon cœur blessé et qui s’effondre,
Tu es partie sans me dire au revoir,
Alors que je te revenais au soir.

 

Sur la route du retour comme le voulait mon destin,
J’ai ressenti sur le pavé chaotique cet ultime chagrin,
Celui, ô combien cruel, ne pas t’avoir dit comme je t’aimais,
Et sache Dame Plume qu’au plus profond de moi je ne t’oublierai jamais.

 

De

 

Rolland St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

Une belle trouvaille

Une belle trouvaille :

Ils sont modèles vivants, et nous racontent : « La nudité donne de la puissance »

Par Chloé Pilorget-Rezzouk

Source : https://www.nouvelobs.com/rue89/nos-vies-intimes/20180115.OBS0618/ils-sont-modeles-vivants-et-nous-racontent-la-nudite-donne-de-la-puissance.html

Dans le murmure des ateliers, ils offrent leur corps nu aux fusains, crayons et pastels des artistes ou étudiants en art. Paroles de modèles vivants.

Un jour, un croquis a attiré notre attention. Le modèle, une femme aux cheveux blonds flamboyants, portait sur son corps nu un simple manteau rouge tombant sur ses jambes. Une forme de puissance se dégageait de l’ensemble. On s’est demandé qui était ce modèle vivant : on aurait bien aimé le retrouver, lui poser des tas de questions.
Il suffit de lancer le sujet autour d’une table pour aiguiser la curiosité, susciter une foule d’interrogations d’apparence triviale, mais qui trahissent bien l’aura de mystère, de fascination et d’incompréhension qui enveloppe souvent le modèle vivant : « Ça ne te gêne pas de te mettre nu(e) devant tout le monde ? » ; « C’est facile comme boulot, non ? »

Coups de froid, douleurs articulaires et musculaires… Prendre – et tenir – la pose n’est en réalité pas si simple. En 2008 et en 2014, les modèles vivants avaient manifesté pour faire entendre que poser nu était un « vrai métier », demander la reconnaissance de leur statut et une amélioration de leurs conditions de travail. Professionnels ou occasionnels, ils sont aujourd’hui payés de 20 à 30 euros de l’heure.

Il y a, comme dans tout corps de métier, des modèles courus plus que d’autres, des « stars » du milieu. Il y a d’ailleurs des « bons » et des « mauvais » modèles. Comprendre des plus inspirants que d’autres. Car pour ce qui est de l’art de la pose, l’enjeu ne réside pas tant dans la beauté du corps que dans le don d’une énergie, d’une créativité – celle de proposer, d’inventer des mouvements répondant aux besoins de l’artiste.

Dans « les Yeux nus » publié en 2016, Claire de Colombel, artiste et modèle, écrivait :
« Tant que le corps devant nous ne tremble ni ne transpire, on ne se dit pas que ce qu’il vit est éprouvant. Du modèle, on se demande juste parfois ce qui lui passe par la tête. A quoi tu penses quand tu poses ? »
On leur a soufflé la question, entre autres. Paroles de modèles vivants, d’habitude fort silencieux.

Maria : « Ma façon d’être modèle est très politique »
Maria Clark, 49 ans, 1,68 m, 58 kg. Artiste-plasticienne, et modèle vivant depuis 26.

Comment j’ai eu envie de faire ça

« La première fois, c’était pour mon compagnon peintre. J’avais 23 ans. Mais mes premières poses nues en école, c’était en 1997 aux Ateliers beaux-arts de Paris. C’est par la danse contemporaine que je suis arrivée à la pose. Depuis, j’ai toujours mené en parallèle mon activité de modèle et mon activité d’artiste.

Ce que je gagne
Pendant dix ans, j’ai été modèle professionnelle. Je posais entre 30 et 35 heures par semaine, une journée type se composant de deux séances de trois heures. Je gagnais environ 20.000 euros par an, avec un complément d’allocation chômage.

L’avantage, c’est d’abord une grande souplesse de planning et la chance de pouvoir choisir avec qui on travaille. Gagner ma vie ainsi m’a permis de rester libre pour mes projets artistiques. Au fil des ans, le corps trinque un peu. J’ai décidé de ralentir le rythme pour me consacrer à mon travail personnel.

Moi et mon corps
Je suis quelqu’un de tonique. Je me sens incarnée, engagée physiquement dans mon rapport au monde ; ça me plaît. Mon corps, c’est mon outil de travail, car j’ai également une activité de performeuse.
Je l’ai toujours considéré avec bienveillance. Bien sûr, il y a des parties que je préfère comme mon cou, mes épaules, et d’autres qui me plaisent moins, comme mes fesses.
Je me sens assez libre avec la nudité. Mais en dehors de la sellette, je ne me balade pas nue dans l’atelier. Je serais mal à l’aise. La nudité, c’est mon costume, un habit de peau. On pourrait croire que le modèle nu est vulnérable, mais c’est tout l’inverse : la nudité donne de la puissance.

Quand je suis en séance
16392383Pour m’imprégner de l’ambiance de l’atelier, j’arrive en avance. Derrière le paravent, j’enfile mon kimono de travail avant de l’ôter, une fois sur l’estrade.
Une, cinq, dix, 45 minutes… Je me renseigne sur les temps de pose, car on ne tient pas les mêmes postures en fonction du temps. La douleur vient se nicher dans différents endroits, selon la pose et son mouvement. Il ne faut pas se faire mal ! Le modèle possède une certaine fierté : il ne veut pas bouger, et tenir. Je me souviens d’un travail dans un atelier de dessin : pendant trois mois, quinze heures par semaine, je devais tenir la même pose assise. Au long cours, cette position est devenue douloureuse, les points d’appui finissent par faire souffrir. Je ne le referai plus. Lors des intermèdes de quinze minutes, j’enchaîne quelques étirements. Pour permettre aux muscles et aux articulations de respirer, j’effectue des micro-mouvements intérieurs pendant la pose. Un modèle qui souffre est tendu, et les élèves le sentent.
Durant la pose, je me concentre sur ma respiration, c’est un état proche de la méditation. Je peux passer 45 minutes sans penser à rien. Si les poses sont rapides, alors je pense à la suivante juste avant de changer.
Selon les cours, on est libre de proposer des poses inventives ou amusantes. Une fois, j’ai mis ma tête dans un seau ; une autre, j’ai utilisé des branchages, car la thématique proposée par l’enseignant était la forêt.

Ce que ça m’apporte
J’ai accueilli la pose comme une démarche philosophique qui nous questionne dans16392407 notre rapport au vivant, à ce que l’on est. Quand je pose, je suis Maria, avec mes spécificités ; mais j’incarne aussi, avec humilité, une représentation de l’humanité. Ma façon d’être modèle est politique ; ce qui me plaît dans la pose, c’est que par ma présence, les élèves et artistes peuvent s’épanouir. Je pense que l’art est un espace dans lequel chacun peut devenir qui il est. Or, je crois que c’est par l’épanouissement individuel qu’une société peut aller mieux.

Le regard des autres
J’ai tellement posé pendant dix ans que l’atelier est devenu mon terreau social ! J’oublie que cela peut encore choquer ou étonner les gens d’être nu. Cela plaisait moyennement à mes parents, je crois. Peut-être une peur du qu’en-dira-t-on… Mais ils ont fini par accepter, car j’ai développé, au fil des ans, une pensée artistique et engagée autour de cette activité. »

Christophe : « C’est magique de se voir dessiné par d’autres »
Christophe, 53 ans, 1,75 m, 58 kg. Consultant en environnement, modèle occasionnel depuis cinq ans.

Comment j’ai eu envie de faire ça
« Je ne suis pas devenu modèle par hasard. Ma mère était étudiante aux Beaux-Arts de Lyon, à la fin des années 1950. A l’époque, les cours de nus n’étaient pas mixtes. Parfois, il arrivait alors que les élèves prennent la place du modèle. Dans le carton à dessins de ma mère, on trouve ainsi à la fois des croquis qu’elle a réalisés et d’autres où c’est elle qui apparaît. Ça m’a marqué. Il y a toujours eu une sensibilité artistique dans la famille, dont j’ai hérité puisque je peins un peu à l’aquarelle.

Ce que je gagne
Avant je posais une journée par mois, ça représentait presque un treizième mois sur l’année. Mais depuis cet été, j’ai perdu mon emploi. Je me suis donné pour objectif d’en vivre. Pour l’instant, je gagne environ 500 euros par mois, en posant par-ci par-là. Je commence à être connu localement, mais il faut faire face à la concurrence, il y a beaucoup de modèles.

Moi et mon corps
J’ai un physique assez mince, plutôt apprécié dans les cours ou ateliers, car mes muscles sont bien dessinés. J’ai toujours fait attention à mon alimentation et, lorsque j’étais plus jeune, je pratiquais énormément de sport de plein air. Je ne pense pas être particulièrement beau, mais je suis bien dans mon corps. Petit, j’ai fait du naturisme avec mes parents.

Quand je suis en séance
Il faut trouver des poses confortables, du moins pas trop en déséquilibre. J’essaie16392311 d’avoir au moins trois points d’appui différents pour pouvoir basculer discrètement de l’un à l’autre afin de détendre un peu les muscles et faire circuler le sang. En plein hiver, c’est assez dur : il n’est pas rare d’avoir froid, malgré le chauffage. Dès que la pause survient, j’enfile mon peignoir. Je ne pose pas toujours à poil. Je viens parfois avec un chapeau, et même avec des vêtements originaux pour les cours de croquis de personnages. Un pantalon à motif écossais ou rayé permet aux élèves de travailler le pli des vêtements en plus du mouvement du corps. Ce que ça m’apporte
Je trouve cela magique de se voir dessiné par les autres, même si cela n’est pas toujours très fidèle. J’aime particulièrement lorsque les élèves sont peu nombreux et crayonnent par terre, à mes pieds, près de la sellette. C’est génial parce que je peux voir le dessin se construire au fur et à mesure.

Le regard des autres
En en discutant avec mes amis, j’ai découvert que l’une de mes copines avait envisagé de le faire quand était étudiante pour gagner un peu sa vie. Plus j’en parle, plus j’ai l’impression que ça choque de moins en moins. »

Sheraz : « Ce beau regard porté sur vous, ça fait du bien »
Sheraz, 38 ans, 1,62 m, 56 kg. Travailleuse sociale, modèle vivant occasionnel depuis bientôt trois ans.

Comment j’ai eu envie de faire ça
« Depuis très jeune, je dessine des nus d’après des reproductions ou mon imagination. Je trouve ça très beau, le nu. Il y a quelque chose de gracieux, d’inspirant. J’ai toujours beaucoup admiré les modèles. L’idée venait, partait, revenait… Je me répétais : ‘Quand je serai prête.’ À 36 ans, j’ai eu le déclic : ‘Faut que je fasse les trucs dont j’ai envie, sinon je vais le regretter.’ J’ai répondu à des annonces d’artistes indépendants. C’est comme ça que j’ai commencé.

Ce que je gagne
Je ne pose pas à temps plein, ça reste de l’ordre du plaisir. Le mois où j’ai touché le plus, j’ai empoché 300 euros.

Moi et mon corps
Poser nue ne me pose pas de problème, mais je n’irai jamais sur une plage naturiste ou me mettre « topless ». En séance, je me dis parfois que j’ai un peu de ventre, qu’il faut que je fasse gaffe pour être plus à l’aise devant les autres. En fait, les gens ne sont pas là-dedans. Entre mes 15-20 ans, j’étais très forte. Puis, je me suis affinée. Devenir modèle m’a permis de me percevoir autrement, de renouer avec un côté féminin. Ce beau regard porté sur vous, ça fait du bien, ça valorise. On me dit que je suis harmonieuse, que je dégage de la sensualité. Avant, je me voyais moins.

Quand je suis en séance
À chaque fois, j’ai le trac. J’espère inspirer. Dès le moment où l’artiste pose ses yeux16392309 sur moi, l’appréhension s’en va. Au début, j’avais besoin d’être guidée pour les poses. Il y en a certaines à ne pas faire : à genoux sur les orteils repliés, les bras levés au-dessus de la tête… Ça fait trop mal. Quand je pose, j’essaie de penser à autre chose. Je me remémore de bons moments pour ne pas penser, justement, au fait que je ne dois pas bouger. La douleur passe et revient, mais il faut tenir. En atelier, je n’écarte jamais les jambes. Ça ne se fait pas trop. Je me le suis permis seulement avec deux artistes, je me sentais à l’aise. Certains peuvent être un peu dans la séduction. Une fois, j’ai senti le regard changer : il devenait lubrique, pervers. J’ai lâché de manière ferme : ‘Ta façon de me regarder, ça ne va pas être possible.’ Au fond, j’avais hyper peur. Je suis partie.

Ce que ça m’apporte
Le fait d’être passée de l’autre côté, c’est fort. En entrant dans l’atelier d’un artiste, j’entre dans son monde. Chacun a son univers : ça m’a ouvert à des styles ou des œuvres que je ne voyais pas auparavant. Et puis, une sorte de co-création s’opère, alors qu’en regardant un tableau on ne pense pas forcément au modèle derrière.

Le regard des autres
C’est un peu compliqué avec les hommes. Le dernier, il fallait toujours que je le rassure sur la façon dont ça s’était passé. Beaucoup ne comprennent pas que le désir est sublimé par l’art, qu’on n’est pas dans une démarche de drague. ‘C’est obligé que le mec ait envie de toi’, me disent certains. En fait, je n’en parle pas, pas même à mes amis. Quand je vais poser, c’est mon moment, mon espace à moi. »

Une facette méconnue de la nudité artistique : La pratique nue du yoga (autre continuité)

Une facette méconnue de la nudité artistique :
La pratique nue du yoga (autre continuité)

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, ma journée a été des plus productives. En effet, j’ai passé ma journée à faire de la lessive et à me préparer pour une autre période d’absence dans laquelle je voyagerai dans la belle région de Montréal. Où irais-je ? Avec qui et qu’y ferais-je ? Ce sont-là d’excellentes questions dont les prochaines heures m’apporteront réponse. Quoiqu’il en soit, mon dernier séjour chez la terre de mes ancêtres a été à bien au-dessus de mes attentes. 

Cette journée de lessive ne m’a pas empêché de réaliser, une fois encore, quelques recherches sur la pratique du yoga entièrement nu. Oui, et je sais bien que je me répète, une telle pratique m’intéresse énormément surtout où le bien-être des yogi semble être un effet remarquable d’une telle pratique. 

C’est donc avec un plaisir immense que je vous présente une nouvelle découverte qui démontre, une fois encore, que la nudité peut se pratiquer de façon respectueuse et devenir une force extraordinaire de paix intérieure. Là-encore, et Dieu merci, la simplicité, le respect et la beauté même de cette vidéo lui enlève toutes formes potentielles de vulgarité. En passant, la beauté de la jeune yogi est un élément très appréciable dans notre visionnement.

Merci infiniment de votre visite.

Bonne semaine !

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pour le plaisir

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Pour le plaisir

Bonjour tout le monde,

new-image3Aujourd’hui, je désire élaborer sur un sujet assez particulier qui est celui de l’une des raisons d’être de ma passion, c’est-à-dire tout simplement du plaisir que je retire de poser nu pour des artistes amateurs ou professionnels et des écoles d’arts un peu partout dans la belle province de Québec. En effet, cela fait maintenant plusieurs années que je parcours le Québec pour y offrir mes services de modèle nu et jamais de ma vie, somme toute vraiment intéressante, je n’ai eu autant de plaisir à faire quelque chose dont une bonne partie des gens que je connais n’oseraient pas faire.

Mais, quel plaisir puis-je retirer de ma profession? C’est-là une question biennew-image2 légitime qui mérite une réponse à trois volets. À vrai dire, il serait assez difficile pour votre humble serviteur de résumé en une seule phrase une réponse qui se doit d’être élaborée pour faciliter la compréhension des lecteurs. N’oublions pas que poser nu est avant toute chose un art, et comme chaque art qui se respecte, il arrive parfois que cela peut dépasser l’entendement du sens commun. D’ailleurs, qui ne se souvient pas de la couverture de l’album de John Lennon et de Yoko Ono intitulé « Two Virgins » où ils étaient photographiéss dans leur plus simple apparat ? Certes, un tel album réalisé au tout début des années 1970, suscita un choc au sein du grand public malgré les années fastes du mouvement connu sous le vocable du « Peace & Love » des années 1960.

Le premier volet de ma réponse se trouve dans mon cheminement personnel. Vousnew-image11 l’ignorez fort probablement, mais ma situation physique a été maintes fois présentée dans plusieurs médias de masse. Des médias de masse qui se sont davantage intéressés aux conséquences de la thalidomide que de la possibilité que cet homme en devenir possède une beauté qui lui soit particulière. Vous ne pourrez jamais de la vie vous imaginer toutes les remises en question que j’ai dû affronter à un âge où l’estime de soi et la construction de son image auprès des autres se développent. Bref, savoir que mon corps peut être perçu comme ayant sa beauté et que celui ou celle qui le regarde peut y trouver des éléments agréables à découvrir. Autrement dit, voir une beauté là où auparavant on y voyait que des erreurs pharmaceutiques. Croyez-moi sur parole ! C’est pour moi tout un revirement de situation.

new-image7Le deuxième volet réside dans les opportunités de faire la rencontre de gens vraiment intéressants appartenant à des classes sociales diverses, à des communautés ethniques hétéroclites, à des groupes d’âge variés et en provenance d’horizons aussi différentes les unes que les autres. C’est ainsi que j’ai fait la connaissance de gens réellement extraordinaires à chaque fois où mes services de modèle nu furent requis. Je me rappelle d’une anecdote vécue au musée des beaux-arts de Montréal et qui m’a bien fait rire. J’ai pour habitude de me promener nu parmi les participants des séances, sauf si la personne responsable du groupe me demande de ne pas le faire, pendant les entractes afin de leur permettre de se familiariser davantage avec mon corps, disons-le franchement, un peu hors-norme. Cette procédure aide beaucoup les participants à saisir davantage les subtilités de mon physique sans omettre mes expressions corporelles et à les transposer au sein de leurs œuvres. Or, pendant l’un des entractes où je discutais avec plusieurs personnes à propos des œuvres réalisées jusque-là, une dame s’est approchée et m’a demandé si ma prothèse était fabriquée à l’institut de réadaptation de Montréal. Ce à quoi je lui ai répondu que ce n’est pas le cas puisque je reste dans la belle ville de Québec où il y a aussi un centre spécialisé dans ce domaine mais qu’auparavant j’y allais durant mon enfance et mon adolescence. Elle m’a alors dit qu’elle travaillait à cet établissement en tant que prothésiste. Je lui ai dit, avec un sourire en coin, que le fait de l’avoir rencontrée m’a fait revivre de lointains souvenirs. Comme quoi, comme on dit si bien au Québec, le monde est petit. N’est-ce pas ?!

Le dernier volet explicatif de mon plaisir d’être modèle nu réside en un certainnew-image10 bien-être que je souhaite apporter à toutes les personnes avec qui j’ai la chance inouïe de travailler. Un bien-être qui tire son origine d’un long processus de réflexion sur le sens de la vie, sur celui de l’amour, sur les joies et les peines auxquelles chacun d’entre nous doit faire face au cours de son périple sur terre. Certes, la vie est loin d’être facile pour une grande majorité d’entre nous. Toutefois, nous avons l’entière liberté de choisir quel chemin nous allons prendre ; celui du bonheur ou bien du malheur. Pour ma part, j’ai choisi tout simplement d’être heureux avec les hauts et les bas que la vie peut m’apporter et si une fois, j’ai bien écrit une fois, j’ai pu rendre un participant heureux de vivre lors de l’une de mes prestations de nudité artistique, je pourrai dire mission accomplie. D’ailleurs, à ce sujet, une des personnes qui étaient présentes à l’occasion de ma prestation au musée des beaux-arts de Montréal ce jeudi 23 février, avait dit aux gens qui l’entouraient qu’elle était tellement impressionnée par ma joie de vivre que cela l’avait rendue heureuse. Que ça fait du bien à entendre !

Merci infiniment pour votre fidélité à suivre mes publications.

Merci mon Dieu pour la chance de vivre une vie si extraordinaire.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pensée de la journée

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Pensée de la journée

« Le plus sage des hommes ne cherche pas à comprendre l’incompréhensible. Il apprécie le temps présent. C’est le mieux qu’il puisse faire pour son bien-être intérieur. »

De votre humble serviteur

RollandJr St-Gelais de Québec

Pourquoi ai-je choisie les poses couchées?

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Réalisation de Simon Dupuis (St-Jérôme mercredi 9 mars 2016)

Pourquoi ai-je choisie les poses couchées?

Bonjour tout le monde,

Je profite tout d’abord de l’occasion qui m’est offerte pour vous souhaiter une joyeuse fête de la St-Patrick. Une fête que l’on a coutume de célébrer un peu partout en Amérique du nord, vu le nombre important de personnes de descendance irlandaise, non seulement aux États-Unis mais également au Québec, seul état francophone sur un continent à grande majorité anglophone. Hé oui! Il faut savoir jeter de nombreux coups d’œil afin de découvrir plusieurs subtilités qui se glissent dans le, permettez-moi cette métaphore, patrimoine génétique des nord-américains.

Ensuite, il me fait plaisir de vous expliquer et ce, avec un souci de concision, les raisons qui amènent votre humble serviteur à débuter les séances de nudité artistique par des poses soit couchées ou bien assises et de les terminer par des poses dites « debout » même si les premières ont une duré beaucoup moins longues que les secondes. Lesdites raisons sont intimement liées à mon expérience de vie.

Enfin, je terminerai ce présent article par les objectifs recherchés lors des poses dites « debout. Des objectifs qui m’ont été inculqués lors d’une séance qui a eu lieu à la Fabrique de l’université Laval à Québec, voilà déjà quelques années. Une séance qui m’a valu une reconnaissance officielle comme modèle nu vivant avec un handicap physique, certes apparent, mais fier de sa personne parmi de grands artistes de Québec.

Et, entre vous et moi, cela m’a fait un petit velours de poser nu pour un groupe d’artistes dont le talent est, croyez-moi sur parole, est tout à fait remarquable tant par la qualité des œuvres réalisées que par leur diversité d’approche.

Pourquoi ai-je décidé de débuter les séances de nudité artistique par des positions soit couchées ou bien assises même si elles ont une durée de temps plus courte que celles dites « debout »? Hé bien, croyez-le ou non, mon expérience de vie, qu’on le veuille ou non influencée par le fait d’être parmi les survivants de la thalidomide, a joué un rôle majeur de vouloir commencer par de telles positions. En effet, être conscient de mon physique quelque peu hors-norme m’a amené à prendre la place de l’artiste qui me voit pour la toute première fois. Comment lui faire découvrir mon corps? Comment l’apprivoiser afin de pouvoir nous apprivoiser mutuellement? Que peut-il voir de beau, d’intéressant et digne d’intérêt à être mis sur un support? Quoi de mieux d’y aller de manière graduelle en lui présentant les différents facettes qui composent ce corps? Différentes facettes vues avec rapidité afin de permettre à l’artiste de s’habituer à ce qu’il voit peut-être pour la première fois de sa vie: un homme nu ET atteint d’un handicap bien visible où vit une âme en harmonie avec lui-même et son milieu environnant.

Comme un alpiniste souhaitant escalader une montagne dont le sommet pointe les cieux, allant jusqu’à braver les dieux de l’Olympe, l’artiste désire ouvrir son regard sur ce corps qui lui est présenté. Présenté mais non pas exhibé comme un monstre de foire. Voilà pourquoi mon désir de m’ouvrir à lui à la manière d’une fleur sensible qui étend ses tendres pétales afin de lui permettre de sentir son doux parfum lequel sera décrit selon ses sensations de cet instant unique où lui et moi vivons ensemble dans une communion de corps et d’esprit.

Il en est de même de notre apprivoisement mutuel puisqu’il m’est un devoir de dire en quelques mots qui je suis et ce que je souhaite lui présenter tout au long de la séance, et ce dès l’instant où je monte sur la balustrade. Un peu comme le renard dans Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, on doit aussi m’apprivoiser si on veut jouer avec moi. Un jeu dans lequel l’artiste joue à découvrir cet autre que l’on ne s’attend pas à voir au sein de la masse des hommes.

Que peut-il voir de beau, d’intéressant et digne d’intérêt à être mis sur un support? Voilà une question que seul l’artiste peut résoudre mais à la condition sine qua none que je lui tends la main pour l’aider dans sa quête. Y aller de manière graduelle en lui présentant les différents facettes qui composent ce corps m’a semblé être la meilleure option pour atteindre un résultat satisfaisant de part et d’autres.

Apprivoiser est certainement ce qui me motive le plus à chacune des séances de nudité artistique auxquelles j’ai participé jusqu’à maintenant. Toutefois, ce qui est souvent le plus ardu pour une bonne partie des modèles nus consiste à réussir à le faire envers soi-même. Ne dit-on pas que nous sommes souvent les pire juges envers nous-mêmes? D’ailleurs, une charmante dame m’avait avoué ceci lors de mon périple à St-Jérôme: « Mon cher Rolland, tu es parmi les modèles nus qui vivent leur nudité avec tellement d’entrain et de sérénité que cela en est réellement impressionnant. Tu fais partie d’une classe à part. » Ça ma fait chaud au cœur d’entendre çà. Ho que si!

Merci de m’avoir lu.

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RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada