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Les séances de nudité artistique au C.E.G.E.P. de Drummondville : Pour clarifier les choses

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Les séances de nudité artistique au C.E.G.E.P. de Drummondville : Pour clarifier les choses

Bonjour tout le monde,

57459364_10156433294517523_3892926286573600768_oJe profite de cette journée pluvieuse pour vous expliquer le déroulement d’une séance qui m’a grandement surpris tant par l’accueil que par l’ouverture d’esprit de la part des étudiantes du cours de dessins de modèles vivants au sein du collège d’enseignement général et professionnel de Drummondville. En effet, je crois utile de développer davantage sur la journée où j’ai servi de modèle vivant pour les groupes concernés dans le cadre d’une telle activité.

Une telle initiative vient de ma volonté de clarifier56242481_10156413336567523_4275342366358896640_n certains aspects liés à une telle activité au sein d’un collège d’enseignement. Tout d’abord, la définition même d’un collège d’enseignement diffère énormément entre ce qui se trouve en Europe et ce qui existe au Québec et même du reste du Canada. C’est ainsi que le Québec a créé à la fin des années 1960 un réseau d’institutions d’enseignement afin de préparer de manière plus adéquate les étudiants et les étudiantes ayant complété leurs secondaires, l’équivalent du lycée en France, à entrer dans le milieu universitaire. Qui plus est ! De telles institutions offrent aussi à leurs élèves de poursuivre leurs études dans un domaine plus aptes à répondre à leurs capacités intellectuelles. C’est ainsi que l’on peut y retrouver des cours de techniques répondants davantage au marché de l’emploi en complétant une formation de trois ans au lieu des deux requis dans un cadre préparatoire à l’université.

IMG_20190405_163647Ensuite, il est important de retenir que le cours de dessins où votre humble serviteur a offert son savoir-faire en tant que modèle nu s’adresse avant tout à des élèves ayant déjà complété leurs cours secondaires et ce, depuis un temps assez long. De plus, chacune des poses que j’ai choisies a été élaborée à partir de mes réflexions sur deux éléments précis. En premier lieu, je devais tenir-compte de leur niveau de connaissance versus leur niveau d’expérience dans le domaine du nu artistique. Certaines d’entre elles, les classes étaient constituées de jeunes dames, possédaient déjà une expérience importante en pareille matière. En second lieu, je prenais toujours le temps d’une part, d’expliquer l’objectif de ma démarche auprès d’elles en début de chacun des deux cours, et, d’autre part, de leur demander de vive-voix et devant la professeure responsable du cours, de me dire si telle ou telle pose leur posait un quelconque problème en tout début desdites séances.

En tout temps, je réfléchissais à la pose choisie enIMG_20190405_165021 fonction de la durée allouée pour la réalisation du dessin. Ceci pouvait être en un simple croquis jusqu’à un dessin davantage élaboré. Que de fois m’étais-je dit en moi-même ? « Bon ! Celle-ci est-elle convenable ? Celle-là est-elle appropriée pour cette première heure ? Comment dois-je faire afin que chaque étudiante puisse travailler sur les mêmes angles d’approche en me rappelant qu’elles formèrent un cercle autour de moi ? Fort heureusement, avec un peu d’intelligence et en me souvenant de mes précédentes expériences, j’ai pu effectuer des poses qui répondirent à la perfection aux attentes de la professeure et au plus grand plaisir des étudiantes présentes en ces lieux.

 

56954320_10156413336467523_4126316819482935296_nJe ne le répéterai jamais assez souvent : Être modèle nu est avant toute chose une passion. Je dirais même une vocation tellement je suis imprégné par la libération que cela me procure d’être vu, connu, reconnu et apprécié non pas comme une erreur de la pharmacologie, ni une source de revenus pour des avocats qui ont flairé la chance de faire un bon coup d’argent. Une telle démarche me d’être bel et bien comme un homme certes différent en-dehors mais semblable en-dedans comme n’importe tel être humain.

Là encore, une telle réalité semble avoir été partagée par les étudiantes du cours de dessin pour lesquelles leur humble serviteur a donné le meilleur de lui-même. Merci infiniment pour cet échange pleinement vivant.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Un hommage bien mérité

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Dessin réalisé par une étudiante du C.É.G.E.P. de Drummondville jeudi le 4 avril 2019

Un hommage bien mérité

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, mesIMG_20190405_163647 préparatifs en prévision de mon séjour qui aura lieu ces mardi et mercredi à Chicoutimi vont bon train. En effet, ma réservation de ma chambre d’hôtel, l’achat de mes billets de bus aller-retour et les modalités de transport pour la séance prévue à cette occasion sont déjà effectués. Comme ma défunte-mère me disait : Une préparation adéquate éloigne de nous bien des mauvaises surprises. C’est peut-être l’une des rares maximes que j’ai pris soin de suivre à la lettre.

Faire face à de mauvaises surprises est loin d’être agréable pour le commun des mortels. Toutefois, il existe également des événements qui, ma foi, sont à l’origine de surprises tout à fait réjouissantes au cours de notre existence ici-bas. Des surprises que nous offrent des gens que nous avons rencontrés de manière fortuite et qui nous laisseront de très beaux souvenirs pour de nombreuses années. Et, entre vous et moi, il est inutile de chercher très loin. Souvent, c’est lors d’imprévus que nous découvrons toute la grâce qui anime les gens placés sur notre chemin.

IMG_20190405_164916_006Pour ma part, je reconnais avec plaisir que mon expérience de modèle vivant (nu intégral) vécu au collège d’enseignement général et professionnel de Drummondville a apporté son lot de belles surprises. Certes, je revois en pensées les quelques étudiants qui fréquentent cet établissement et avec qui j’ai eu la chance de discuter de tout et de rien. D’ailleurs, un de ces étudiants m’avaient demandé avec politesse si ma situation physique aurait pu avoir été causée par la thalidomide. Une question qui m’avait, pour un bref instant, fait sursauter. Il va de soi que je lui ai répondu par l’affirmative tout en mangeant une pointe de pizza et sirotant une boisson gazeuse à la cafétéria sur l’heure du repas de midi, en attendant la seconde séance de nudité artiste.

Bref, après mûres réflexions, je désire par la présenteIMG_20190405_163607_408 rendre hommage aux étudiantes qui m’ont permis de vivre une des plus belles journées en tant que modèle vivant. Leur générosité, leur amabilité et leur ouverture d’esprit ont été à l’origine du succès que nous avons vécu ensemble à cette occasion. Je parle bien de leur générosité car plusieurs de ces étudiantes ont donné le meilleur d’elles-mêmes afin de dessiner sur leur toile avec un soin méticuleux ce que leur humble serviteur leur proposait comme poses. Des poses choisies en fonction de leurs âges et de leur niveau de scolarité afin de leur être un outil d’apprentissage le plus utile qui soit.

À cela vient leur amabilité à mon endroit. Une qualité que j’ai longuement appréciée tout au long de la journée en classe. Fait amusant à noter ! La professeure nous avait ramener à l’ordre une élève et moi-même car nous étions distraits dans notre conversation. Une élève qui m’avait particulièrement ému tellement son aisance à s’ouvrir à moi était à la fois sincère et désintéressée. D’ailleurs, elle est parmi les étudiantes qui avaient réussi à donner un semblant de vie à leurs dessins. Chose tout à fait remarquable chez des artistes en herbe.

56356585_10156413336412523_3151060339336937472_nPour ce qui est de leur ouverture d’esprit, encore-là j’ai été ébahi par leur attitude. À vrai dire, je prévoyais répondre à quelques questions en lien avec ma situation physique ou encore dans les raisons incitatives qui m’amenèrent à poser nu pour des écoles d’art, des ateliers ou bien des artistes professionnels ou amateurs. Mais, au lieu de cela, elles ont accepté ce que je suis de corps et d’esprit. Fait amusant ! Une des étudiantes m’avait offert son aide pour que je puisse remettre ma prothèse une fois que la séance d’après-midi soit terminée.

Je pourrais rajouter d’autres exemples qui prouvent hors de tout doute que la jeunesse est belle, bonne, généreuse et sans cesse prête à offrir le meilleur d’elle-même. Mais, je crois bien, comme l’affirme le dicton qu’une image vaut mille mots, que les dessins que j’ai choisis pour agrémenter le présent article en constituent des preuves indéniables. Des dessins faits avec amour, passion et grand souci du détail.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

La vie est belle

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Un épicurien à  l’état pur

La vie est belle

Bonjour tout le monde,

J’espère de tout mon cœur que votre vie soit à la hauteur de vos attentes. Pour ma part, je dois dire que je suis comblé par la vie. En effet, je suis en ce moment dans la belle région du Saguenay plus précisément à Chicoutimi afin de réaliser ma seconde prestation de nudité artistique au sein d’un groupe d’étudiants et d’étudiantes en arts visuels de l’université du Québec à Chicoutimi. Une prestation qui aura lieu ce mercredi soir.

À vrai dire, je vis en ce moment même un retour extraordinaire dans ma passion en tant que modèle nu pour des écoles d’arts, des ateliers en arts et des artistes professionnels et amateurs. Un retour qui a lieu presque trois longs mois à la suite de mon accident vécu en Gaspésie un soir du mois de décembre 2018.

En effet, j’ai eu la chance de poser une journée complète pour deux groupes d’étudiantes au sein du C.ÉG.E.P. de Drummondville. Une telle opportunité m’a permis de rencontrer des gens possédant une ouverture d’esprit, une générosité et une grandeur d’âmes hors du commun. Veuillez noter que j’utiliserai plusieurs de leurs réalisations au cours de mes publications futures au sein de mon blogue artistique.

Mais, pour l’instant, j’entrevoie la séance de nudité artistique de demain avec positif tout en offrant aux personnes qui y seront présentes le meilleur de moi-même. Quoi de mieux que de s’offrir une vie de qualité afin de vivre pleinement une nudité saine tel que le vivrait un Adonis de la Grèce antique ?

Voilà pourquoi je profite chaque fois que l’occasion se présente pour me gâter au maximum lors de mes nombreux séjours en sol étranger. Je suis loin d’être un pèlerin de la vertu. Bien au contraire ! Je vis à fond l’instant présent car il est le plus beau cadeau que l’on peut s’offrir à soi-même.

Attention ! Profiter de l’instant présent ne signifie en aucune façon faire tout ce qui nous passe par la tête. À vrai dire, savoir doser le plaisir est gage d’une grande sagesse puisque, à l’image d’un pâtissier soucieux de réaliser un gâteau de noces, le secret est de prendre conscience que tout excès peut gâcher à tout jamais ce qui devait être à la base un pur délice. Autrement dit, savoir faire durer le plaisir est une question d’équilibre dans tous les éléments qui composent le bonheur dans la vie.

C’est un fait. La doctrine épicurienne constitue sans aucun doute le fondement moral de ma personne. Autrement dit, je cherche avant toute chose ce qui peut garantir un bonheur véritable à ma vie, et non pas un plaisir éphémère. Ceci concerne tous les aspects de ma vie.

Le catholicisme constitue un exemple parfait puisque d’une part, son ordre moral contenu dans les écrits tant des pères de l’Église que dans les récits évangéliques et, d’autre part, les textes philosophiques grecques forment un trésor inestimable dans lequel j’y puise un certain discernement entre ce qui m’est réellement utile et ce qui est superflu pour le bonheur authentique. C’est-à-dire celui qui perdure dans le temps et l’espace.

Bon ! Assez discuter pour cette nuit. Je vais me doucher et faire dodo afin d’être en pleine forme pour demain. Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Quelle belle découverte

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Votre humble serviteur en compagnie de Chicogo Mushagalusa Guy

Quelle belle découverte 

Bonjour tout tout le monde,

Je suis présentement dans mes préparatifs pour  mon retour dans ma belle ville de Québec. Je dois avouer que même si j’ai hâte de retrouver mon petit chez-moi si confortable il m’est impératif de vous encourager à visiter cette galerie d’art consacré non seulement à l’art africain, mais à toues formes d’arts provenant des quatre coins du monde. ( Quatre coins même si la terre est ronde. ) Une galerie d’art haute en couleurs et riche en variétés. En effet, vous y découvrirez de véritables chef-d’œuvres  au fil de votre parcours.

Pour ma part, non seulement j’y ai découvert des œuvres d’arts tout à fait exceptionnelles, mais j’y ai fait la rencontre d’un homme extraordinaire. Un homme avec qui j’ai pu échanger sur divers aspects de la culture africaine. Une culture qui mérite d’être connue et  reconnue tant par sa diversité d’expressions, allant des techniques traditionnelles africaines jusqu’aux moyens de réalisation de notre époque. Tout ceci y est présenté de  manière fort judicieuse et, à  ma grande surprise, avec un amalgame fait tout en douceur. Bref, c’est à découvrir absolument.

Je termine cette missive en remerciant monsieur Chicogo Mushagalusa Guy à la fois pour son accueil mais aussi pour sa grande générosité et son ouverture d’esprit envers votre humble serviteur.

Bonne journée tout le monde !

RollandJr St-Gelais Québec (Québec) Canada

Voici des liens qui peuvent vous intéresser :

https://www.gofundme.com/sauvons-notre-espace-mushagalusa?fbclid=IwAR3Y09obfeqN3NthMDf7mlayTXAJfR1C_fxVQRqHa7jUS-zn2v3EV709Gac

https://mailchi.mp/eae05211ba70/espace-mushagalusa-ne-va-pas-fermer-ses-portes?fbclid=IwAR3ypXTQJHIxu2Y-UryPA15D0384X5BS5n1DzTpWaz6Yil4joB4_tmSpLGQ 

Compte rendu de mon séjour à Chicoutimi

 

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Séance de nudité artistique U.Q.A.C. à Saguenay le 14 novembre 2018.

 

Compte rendu de mon séjour à Chicoutimi

(Dans le cadre de la séance de nudité artistique.)

 

Bonjour tout le monde,

Comment allez-vous ? Pour ma part, je fébrile tellement en pensant à vous raconter mon petit périple à Chicoutimi que je n’ai pas pu m’empêcher de me lever tôt ce vendredi pour le faire. En effet, rien de tel que de succomber à la tentation afin de satisfaire ses envies. Des envies bien légitimes et sans danger pour qui que ce soit. Bien au contraire !

C’est ainsi que j’ai passé un court séjour dans la belle région du Saguenay plus précisément dans l’agglomération urbaine de Chicoutimi, l’une des deux formant la ville de Saguenay située à quelques kilomètres au nord de Québec. L’autre agglomération étant celle de Jonquière. Un court séjour certes, mais remplie de beaux souvenirs.

En effet, la chaleur humaine,qui s’est dégagée lors de la séanceIMG_20181114_221752_033 de nudité artistique était au diapason du froid quasi-sibérien qui balayait la région. Que de belles personnes ! Que de sourires magnifiques ! Quelle belle ambiance de travail ! Et, que de talents remarquables chez chacune des personnes présentes. Fait intéressant à noter ! Un grand nombre d’étudiants-es présents-es pour cette occasion était originaire de la mère-Patrie. 

Pour ce qui est de l’ensemble des poses choisies par votre humble serviteur, elles passèrent des plus simples aux plus recherchées tant au plan physique qu’au plan émotionnel. N’oublions pas qu’être modèle vivant, c’est d’abord et avant tout tenter dans la mesure du possible de faire vibrer cette petite corde sensible chez les artistes amateurs ou professionnels ou bien en herbe.

IMG_20181115_140527_700Les poses réalisées passèrent donc de celles faites au quotidien par un individu, par exemples celles que nous faisons lorsque nous prenons une douche ou encore en attendant le bus dans un froid hivernal, à celles davantage élaborées. Je pense notamment à celles où je tentais de reproduire la peur face à la souffrance, la crainte de l’autre et de soi-même. Ce fut une très belle expérience vécue parmi des étudiants et des étudiantes en art de l’université du Québec à Chicoutimi. J’y ai rencontré des gens extraordinaires avec une ouverture d’esprit formidable et d’un dévouement remarquable pour leur domaine d’études.

Je leur ai donné tout ce que je pouvais leur offrir à cette occasion. Une occasion un peu spéciale lorsque je pense que mon défunt frère avait fait ses études au collège de Jonquière de 1969 à 1971. Malheureusement, il perdit la vie un an plus tard dans des circonstances liées à l’histoire syndical du Québec en 1972.

Bref, j’ai adoré mon expérience vécue en ces lieux. Une expérience où j’ai fait la connaissance de charmantes Françaises. D’ailleurs, il est fort possible que j’y retourne la session d’hiver. Pourquoi pas? Si je peux aider les étudiants et les étudiantes à découvrir autre chose que ce que l’on leur propose comme sujet d’étude habituelle, cela me fera toujours plaisir.

Un plaisir partagé ! 😁😁😁

Bonne journée à tous et à toutes.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

Présentation de votre prochain modèle vivant

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Présentation de votre prochain modèle vivant

Aux étudiants et étudiantes en arts de l’U.Q.A.C.

Bonjour tout le monde,

Je m’appelle RollandJr St Gelais et je vis dans la belle ville de Québec. Je possède plus de quatre baccalauréats obtenus à l’université Laval à Québec. C’est en réalisant un travail de session de théologie que l’idée de devenir modèle vivant est apparue dans mon esprit. Ledit travail portait sur la thématique morale de l’eugénisme dans certains pays européens dont l’Allemagne nazie. Une politique qui avait mis à contribution, de plein gré ou non, bien des artistes allemands.

C’est en pensant longuement à cette thématique que je me suis posé cette question : Pourquoi ne deviendrais-je pas un modèle vivant pour les écoles d’art et les ateliers? Cela pourrait être utile afin de contrecarrer l’image de perfection présente dans les médias populaires.

Bref, et après une grande persévérance, cela fait maintenant plusieurs années que je pratique cette noble passion. Comme quoi, il ne faut jamais abandonner ses rêves.

Je possède une grande ouverture d’esprit, un sens inné de la perfection et de la recherche du bon goût. On me dit être un agréable partenaire de travail, ayant un sens de l’humour développé et une joie de vivre contagieuse. Vous aurez la chance d’avoir un modèle vivant au physique peut-être un peu spécial mais qui a beaucoup de cœur au ventre ce mercredi prochain.

Je vous y attends tous et toutes.

Artistiquement votre

Rolland St Gelais de Québec

Compte-rendu de mon séjour à Montréal

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Votre humble serviteur RollandJr St-Gelais

 

Compte-rendu de mon séjour à Montréal

Bonjour tout le monde,

IMG_20180816_134107_063J’espère de tout mon cœur que vous passez un été agréable. Pour ma part, je suis vraiment comblé par mon dernier séjour vécu à Montréal. Un séjour qui dura de lundi 13 au jeudi 16 août inclusivement où non seulement je fis la rencontre de Phylactère Raina dans le cadre d’une séance de nudité artistique mais où la chance de visiter la basilique Notre-Dame de Montréal m’a été offerte. Et, pourquoi pas?, j’ai pu assister à deux projections en salles de cinéma au sein d’un cinéma aux dimensions titanesques comme on peut seulement en trouver dans la métropole du Québec.

Il est à noter que je réside au même hôtel depuis que je me rends régulièrement à Montréal. L’endroit où il est situé est tout à fait approprié pour faciliter mes nombreux déplacements, et ce grâce à la principale station de métro et de bus de la ville de Montréal. La proximité des services de transport est sans contredit un aspect à ne jamais négliger lorsque nous visitons une cité d’importance considérable en fait de population et d’étendue urbaine.

Ceci écrit, j’ai pu travailler dans le cadre d’une séanceIMG_20180814_115118 de nudité artistique avec une dame remarquable du nom d’artiste de Phylactère Raina. Elle est à la fois photographe et modèle vivant de grand renom dans les domaines précédemment nommés. Une telle séance a été l’occasion de vivre une situation rarement vécue par votre humble serviteur dans le cadre de sa carrière de modèle vivant. Je crois bon de garder le secret entourant ladite situation afin de susciter votre curiosité pour les articles à venir. Articles où les photos réalisées et préalablement retravaillées accompagneront le tout soit ma prose ou ma poésie. La seule chose que je peux vous dire pour le moment est mon admiration envers cette femme extraordinaire qu’est Phylactère Raina. Son imagination, sa créativité, son ouverture d’esprit et sa recherche de l’excellence ont fait de cette séance un véritable plaisir pour le néophyte que je suis. C’est un fait à retenir. J’ai beau avoir une certaine expérience dans ce domaine, lequel est sans contredit une véritable passion pour moi, mais force est de constater que Phylactère Raina possède une longueur d’avance plus que considérable sur moi-même. Croyez-moi que mes futures publications entourant ladite séance vous étonneront tant par la qualité des photos que par l’inspiration qu’elles auront suscitée en moi.

IMG_20180815_115538Pour ce qui est de ma visite au sein de la basilique Notre-Dame de Montréal, je peux vous affirmer que cela a dépassé, et de loin, mes attentes. Quelle architecture formidable ! Quelles œuvres d’art religieux dignes d’êtres présents dans les Cieux ! Quels lieux suscitant, fait rarissime à mes yeux, à la fois la curiosité touristique et le recueillement digne de ce haut lieu de pèlerinage catholique. La quiétude de l’endroit accompagné par le respect du silence de la part de la foule y est certainement pour quelque chose. Oui, j’ai réalisé plusieurs photos durant ma visite.

Cependant, j’ai pris quelques instants afin de prier pour toutes les personnes qui ont jalonné avec moi le chemin, parfois droit, parfois tortueux et d’autres fois tumultueux, de la vie. J’ai prié pour le pardon de mes péchés, pour mes fautes, pour mes erreurs. J’ai prié pour rendre grâce pour la beauté même de la vie, pour celles et ceux qui souffrent dans leur corps et dans leur âme, pour celles et ceux qui ne pensent pas à le faire pour des raisons qui leur appartiennent, pour celles et ceux qui ont une foi étrangère à la mienne. Ceci inclut celles et ceux qui ont pour Dieu, Yahvé, Allah ou toutes autres divinités. Ne vit-on pas sous un même ciel ?

Et, pour reprendre mon texte publié au sein de mon Facebook, j’ai prié pour ces raisons: « Nous avons une dette énorme envers l’église catholique. Sans elle, notre patrimoine, notre culture, notre belle langue française n’existeraient tout simplement plus. Oui je suis catholique pratiquant. Merci mille fois à mes parents de m’avoir donné foi en Dieu, en la vie et en l’amour. Merci aux petites franciscaines de Marie de Baie-St-Paul de m’avoir sauvé la vie. Merci à tous les anges qui m’ont accompagné au cours de mon pèlerinage terrestre vers le chemin du Père. »

Que puis-je dire de mes visionnements en salle de cinéma? Simplement ceci: J’ai été plus que satisfait. Deux films de genres totalement différents visionnés dans des salles titanesques sur des écrans énormes ont fait de votre humble serviteur un cinéphile comblé par la vie. C’est le moins que je puisse affirmer.

En résumé, mon séjour vécu à Montréal a été réellement agréable. Agréable tant par les rencontres que par l’expérience vécue avec Phylactère Raina sans omettre les restaurants où j’ai savouré des plats délicieux. Oui, le Québec regorge d’endroits à visiter et de gens à connaître. C’est à chacun de nous de prendre le temps de faire le premier pas. Merci de m’avoir lu!

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pré requis d’un modèle vivant

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Souvenir d’été dans la région de la Minganie

 

Pré requis d’un modèle vivant 

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que votre semaine débute du bon pied. Pour ma part, je me prépare tranquillement pour mon séjour à Montréal dans la semaine du 18 au 22 février inclusivement. En effet, Il ne faut pas seulement avoir l’intention de devenir modèle vivant pour le devenir réellement, mais le devenir tant dans son cœur que dans son âme.

Et quand j’ose écrire tant dans son cœur que dans son âme, je fais ici référence à plusieurs pré requis que tout modèle vivant digne de ce nom se doit de posséder pour mener à bien le professionnalisme auquel chaque artiste doit s’attendre de sa part. En m’inspirant de mon humble expérience personnelle dans ce domaine il m’est aisé de nommer les principales qualités d’un modèle vivant sérieux.

26991789_1406011786171868_7589390860338809812_nLa première qualité est sans conteste la discipline car sans celle-ci, toute séance de nudité artistique réalisée dans une institution d’enseignement perdrait sa raison d’être. C’est-à-dire être un lieu de travail de niveau académique servant à parfaire les talents des étudiants dans leur domaine respectif. La deuxième qualité est nul autre que le respect tant du modèle vivant envers les artistes que ces derniers envers celui-ci. Voilà pourquoi aucun propos à saveur grivoise ne peut être toléré afin d’éviter tout débordement.

En troisième lieu, la propreté demeure un élément central. En effet, je26733813_2058141194416980_7190872531824122088_n n’ose pas imaginer une seule seconde où le modèle manquerait à son devoir d’avoir une propreté impeccable de sa personne. Veuillez noter qu’il en est de même de tout atelier où le modèle vivant devra réaliser une prestation. Autrement dit,  la propreté même si on est loin d’y penser à priori est et demeure le socle de toute séance de catégorie respectable.En quatrième lieu, l’ouverture d’esprit du modèle vivant lui permettra de s’adapter au milieu ambiant dans lequel il s’exécutera. L’aptitude de prendre le pouls du public, de son « public » est sans contexte une corde que le modèle vivant se doit de posséder à son arc. Pour se faire, avoir un répertoire varié dans les positions est une autre corde qui lui sera fort utile.

Enfin, la passion restera toujours la source qui abreuvera le modèle tout au long de sa carrière. Une carrière qui est, faut-il le souligner?, tout aussi artistique que celui de tout autre artiste. N’oublions pas que n’eut été l’apport des modèles vivants à travers le temps, plusieurs des peintres et des sculpteurs de renommée internationale seraient rester ignorés du grand public. Qui plus est ! Sans la passion, rien est possible.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une belle trouvaille

Une belle trouvaille :

Ils sont modèles vivants, et nous racontent : « La nudité donne de la puissance »

Par Chloé Pilorget-Rezzouk

Source : https://www.nouvelobs.com/rue89/nos-vies-intimes/20180115.OBS0618/ils-sont-modeles-vivants-et-nous-racontent-la-nudite-donne-de-la-puissance.html

Dans le murmure des ateliers, ils offrent leur corps nu aux fusains, crayons et pastels des artistes ou étudiants en art. Paroles de modèles vivants.

Un jour, un croquis a attiré notre attention. Le modèle, une femme aux cheveux blonds flamboyants, portait sur son corps nu un simple manteau rouge tombant sur ses jambes. Une forme de puissance se dégageait de l’ensemble. On s’est demandé qui était ce modèle vivant : on aurait bien aimé le retrouver, lui poser des tas de questions.
Il suffit de lancer le sujet autour d’une table pour aiguiser la curiosité, susciter une foule d’interrogations d’apparence triviale, mais qui trahissent bien l’aura de mystère, de fascination et d’incompréhension qui enveloppe souvent le modèle vivant : « Ça ne te gêne pas de te mettre nu(e) devant tout le monde ? » ; « C’est facile comme boulot, non ? »

Coups de froid, douleurs articulaires et musculaires… Prendre – et tenir – la pose n’est en réalité pas si simple. En 2008 et en 2014, les modèles vivants avaient manifesté pour faire entendre que poser nu était un « vrai métier », demander la reconnaissance de leur statut et une amélioration de leurs conditions de travail. Professionnels ou occasionnels, ils sont aujourd’hui payés de 20 à 30 euros de l’heure.

Il y a, comme dans tout corps de métier, des modèles courus plus que d’autres, des « stars » du milieu. Il y a d’ailleurs des « bons » et des « mauvais » modèles. Comprendre des plus inspirants que d’autres. Car pour ce qui est de l’art de la pose, l’enjeu ne réside pas tant dans la beauté du corps que dans le don d’une énergie, d’une créativité – celle de proposer, d’inventer des mouvements répondant aux besoins de l’artiste.

Dans « les Yeux nus » publié en 2016, Claire de Colombel, artiste et modèle, écrivait :
« Tant que le corps devant nous ne tremble ni ne transpire, on ne se dit pas que ce qu’il vit est éprouvant. Du modèle, on se demande juste parfois ce qui lui passe par la tête. A quoi tu penses quand tu poses ? »
On leur a soufflé la question, entre autres. Paroles de modèles vivants, d’habitude fort silencieux.

Maria : « Ma façon d’être modèle est très politique »
Maria Clark, 49 ans, 1,68 m, 58 kg. Artiste-plasticienne, et modèle vivant depuis 26.

Comment j’ai eu envie de faire ça

« La première fois, c’était pour mon compagnon peintre. J’avais 23 ans. Mais mes premières poses nues en école, c’était en 1997 aux Ateliers beaux-arts de Paris. C’est par la danse contemporaine que je suis arrivée à la pose. Depuis, j’ai toujours mené en parallèle mon activité de modèle et mon activité d’artiste.

Ce que je gagne
Pendant dix ans, j’ai été modèle professionnelle. Je posais entre 30 et 35 heures par semaine, une journée type se composant de deux séances de trois heures. Je gagnais environ 20.000 euros par an, avec un complément d’allocation chômage.

L’avantage, c’est d’abord une grande souplesse de planning et la chance de pouvoir choisir avec qui on travaille. Gagner ma vie ainsi m’a permis de rester libre pour mes projets artistiques. Au fil des ans, le corps trinque un peu. J’ai décidé de ralentir le rythme pour me consacrer à mon travail personnel.

Moi et mon corps
Je suis quelqu’un de tonique. Je me sens incarnée, engagée physiquement dans mon rapport au monde ; ça me plaît. Mon corps, c’est mon outil de travail, car j’ai également une activité de performeuse.
Je l’ai toujours considéré avec bienveillance. Bien sûr, il y a des parties que je préfère comme mon cou, mes épaules, et d’autres qui me plaisent moins, comme mes fesses.
Je me sens assez libre avec la nudité. Mais en dehors de la sellette, je ne me balade pas nue dans l’atelier. Je serais mal à l’aise. La nudité, c’est mon costume, un habit de peau. On pourrait croire que le modèle nu est vulnérable, mais c’est tout l’inverse : la nudité donne de la puissance.

Quand je suis en séance
16392383Pour m’imprégner de l’ambiance de l’atelier, j’arrive en avance. Derrière le paravent, j’enfile mon kimono de travail avant de l’ôter, une fois sur l’estrade.
Une, cinq, dix, 45 minutes… Je me renseigne sur les temps de pose, car on ne tient pas les mêmes postures en fonction du temps. La douleur vient se nicher dans différents endroits, selon la pose et son mouvement. Il ne faut pas se faire mal ! Le modèle possède une certaine fierté : il ne veut pas bouger, et tenir. Je me souviens d’un travail dans un atelier de dessin : pendant trois mois, quinze heures par semaine, je devais tenir la même pose assise. Au long cours, cette position est devenue douloureuse, les points d’appui finissent par faire souffrir. Je ne le referai plus. Lors des intermèdes de quinze minutes, j’enchaîne quelques étirements. Pour permettre aux muscles et aux articulations de respirer, j’effectue des micro-mouvements intérieurs pendant la pose. Un modèle qui souffre est tendu, et les élèves le sentent.
Durant la pose, je me concentre sur ma respiration, c’est un état proche de la méditation. Je peux passer 45 minutes sans penser à rien. Si les poses sont rapides, alors je pense à la suivante juste avant de changer.
Selon les cours, on est libre de proposer des poses inventives ou amusantes. Une fois, j’ai mis ma tête dans un seau ; une autre, j’ai utilisé des branchages, car la thématique proposée par l’enseignant était la forêt.

Ce que ça m’apporte
J’ai accueilli la pose comme une démarche philosophique qui nous questionne dans16392407 notre rapport au vivant, à ce que l’on est. Quand je pose, je suis Maria, avec mes spécificités ; mais j’incarne aussi, avec humilité, une représentation de l’humanité. Ma façon d’être modèle est politique ; ce qui me plaît dans la pose, c’est que par ma présence, les élèves et artistes peuvent s’épanouir. Je pense que l’art est un espace dans lequel chacun peut devenir qui il est. Or, je crois que c’est par l’épanouissement individuel qu’une société peut aller mieux.

Le regard des autres
J’ai tellement posé pendant dix ans que l’atelier est devenu mon terreau social ! J’oublie que cela peut encore choquer ou étonner les gens d’être nu. Cela plaisait moyennement à mes parents, je crois. Peut-être une peur du qu’en-dira-t-on… Mais ils ont fini par accepter, car j’ai développé, au fil des ans, une pensée artistique et engagée autour de cette activité. »

Christophe : « C’est magique de se voir dessiné par d’autres »
Christophe, 53 ans, 1,75 m, 58 kg. Consultant en environnement, modèle occasionnel depuis cinq ans.

Comment j’ai eu envie de faire ça
« Je ne suis pas devenu modèle par hasard. Ma mère était étudiante aux Beaux-Arts de Lyon, à la fin des années 1950. A l’époque, les cours de nus n’étaient pas mixtes. Parfois, il arrivait alors que les élèves prennent la place du modèle. Dans le carton à dessins de ma mère, on trouve ainsi à la fois des croquis qu’elle a réalisés et d’autres où c’est elle qui apparaît. Ça m’a marqué. Il y a toujours eu une sensibilité artistique dans la famille, dont j’ai hérité puisque je peins un peu à l’aquarelle.

Ce que je gagne
Avant je posais une journée par mois, ça représentait presque un treizième mois sur l’année. Mais depuis cet été, j’ai perdu mon emploi. Je me suis donné pour objectif d’en vivre. Pour l’instant, je gagne environ 500 euros par mois, en posant par-ci par-là. Je commence à être connu localement, mais il faut faire face à la concurrence, il y a beaucoup de modèles.

Moi et mon corps
J’ai un physique assez mince, plutôt apprécié dans les cours ou ateliers, car mes muscles sont bien dessinés. J’ai toujours fait attention à mon alimentation et, lorsque j’étais plus jeune, je pratiquais énormément de sport de plein air. Je ne pense pas être particulièrement beau, mais je suis bien dans mon corps. Petit, j’ai fait du naturisme avec mes parents.

Quand je suis en séance
Il faut trouver des poses confortables, du moins pas trop en déséquilibre. J’essaie16392311 d’avoir au moins trois points d’appui différents pour pouvoir basculer discrètement de l’un à l’autre afin de détendre un peu les muscles et faire circuler le sang. En plein hiver, c’est assez dur : il n’est pas rare d’avoir froid, malgré le chauffage. Dès que la pause survient, j’enfile mon peignoir. Je ne pose pas toujours à poil. Je viens parfois avec un chapeau, et même avec des vêtements originaux pour les cours de croquis de personnages. Un pantalon à motif écossais ou rayé permet aux élèves de travailler le pli des vêtements en plus du mouvement du corps. Ce que ça m’apporte
Je trouve cela magique de se voir dessiné par les autres, même si cela n’est pas toujours très fidèle. J’aime particulièrement lorsque les élèves sont peu nombreux et crayonnent par terre, à mes pieds, près de la sellette. C’est génial parce que je peux voir le dessin se construire au fur et à mesure.

Le regard des autres
En en discutant avec mes amis, j’ai découvert que l’une de mes copines avait envisagé de le faire quand était étudiante pour gagner un peu sa vie. Plus j’en parle, plus j’ai l’impression que ça choque de moins en moins. »

Sheraz : « Ce beau regard porté sur vous, ça fait du bien »
Sheraz, 38 ans, 1,62 m, 56 kg. Travailleuse sociale, modèle vivant occasionnel depuis bientôt trois ans.

Comment j’ai eu envie de faire ça
« Depuis très jeune, je dessine des nus d’après des reproductions ou mon imagination. Je trouve ça très beau, le nu. Il y a quelque chose de gracieux, d’inspirant. J’ai toujours beaucoup admiré les modèles. L’idée venait, partait, revenait… Je me répétais : ‘Quand je serai prête.’ À 36 ans, j’ai eu le déclic : ‘Faut que je fasse les trucs dont j’ai envie, sinon je vais le regretter.’ J’ai répondu à des annonces d’artistes indépendants. C’est comme ça que j’ai commencé.

Ce que je gagne
Je ne pose pas à temps plein, ça reste de l’ordre du plaisir. Le mois où j’ai touché le plus, j’ai empoché 300 euros.

Moi et mon corps
Poser nue ne me pose pas de problème, mais je n’irai jamais sur une plage naturiste ou me mettre « topless ». En séance, je me dis parfois que j’ai un peu de ventre, qu’il faut que je fasse gaffe pour être plus à l’aise devant les autres. En fait, les gens ne sont pas là-dedans. Entre mes 15-20 ans, j’étais très forte. Puis, je me suis affinée. Devenir modèle m’a permis de me percevoir autrement, de renouer avec un côté féminin. Ce beau regard porté sur vous, ça fait du bien, ça valorise. On me dit que je suis harmonieuse, que je dégage de la sensualité. Avant, je me voyais moins.

Quand je suis en séance
À chaque fois, j’ai le trac. J’espère inspirer. Dès le moment où l’artiste pose ses yeux16392309 sur moi, l’appréhension s’en va. Au début, j’avais besoin d’être guidée pour les poses. Il y en a certaines à ne pas faire : à genoux sur les orteils repliés, les bras levés au-dessus de la tête… Ça fait trop mal. Quand je pose, j’essaie de penser à autre chose. Je me remémore de bons moments pour ne pas penser, justement, au fait que je ne dois pas bouger. La douleur passe et revient, mais il faut tenir. En atelier, je n’écarte jamais les jambes. Ça ne se fait pas trop. Je me le suis permis seulement avec deux artistes, je me sentais à l’aise. Certains peuvent être un peu dans la séduction. Une fois, j’ai senti le regard changer : il devenait lubrique, pervers. J’ai lâché de manière ferme : ‘Ta façon de me regarder, ça ne va pas être possible.’ Au fond, j’avais hyper peur. Je suis partie.

Ce que ça m’apporte
Le fait d’être passée de l’autre côté, c’est fort. En entrant dans l’atelier d’un artiste, j’entre dans son monde. Chacun a son univers : ça m’a ouvert à des styles ou des œuvres que je ne voyais pas auparavant. Et puis, une sorte de co-création s’opère, alors qu’en regardant un tableau on ne pense pas forcément au modèle derrière.

Le regard des autres
C’est un peu compliqué avec les hommes. Le dernier, il fallait toujours que je le rassure sur la façon dont ça s’était passé. Beaucoup ne comprennent pas que le désir est sublimé par l’art, qu’on n’est pas dans une démarche de drague. ‘C’est obligé que le mec ait envie de toi’, me disent certains. En fait, je n’en parle pas, pas même à mes amis. Quand je vais poser, c’est mon moment, mon espace à moi. »

Un avis intéressant

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Modèle vivant ? Mistikwonder

 

Un avis intéressant !

Bonjour tout le monde,

Vous le savez probablement déjà qu’il m’arrive parfois de discuter avec d’autres modèles vivants au sein de mes nombreux réseaux sociaux sur lesquels je suis inscrit. L’un des plus plus importants est sans contredit Facebook même si d’autres le suivent de très près dans mes échanges avec des artistes œuvrant dans le même domaine que le mien, à l’exception des photographes lesquels occupent une position toute particulière. Il va de soi que nos échanges se déroulent dans le respect, la cordialité et une ouverture d’esprit tout en évitant une quelconque forme de vulgarité. C’est la moindre des choses entre gens civilisés.

Dernièrement, j’ai eu la chance de discuter avec une modèle vivant qui habite dans la grande région de Montréal. Une modèle vivant avec qui je n’ai pas eu la chance jusqu’à maintenant de vivre une expérience en duo mais, sait-on jamais ?, cela ne saurait tarder. Nos échanges m’ont amené à lui poser une question qui me trottait dans ma tête, ce depuis longtemps : Pour quelles motifs accepte-t-elle de poser nue à la fois en tant que femme et modèle nue ? En effet, les réalités d’être femme et modèle nue sont indissociables l’une de l’autre. Un peu, sans vouloir être égocentrique, qu’on ne peut passer sous silence le fait que je sois à la fois homme ET modèle nu ET vivant ET avec une handicap physique.

25394009_10155367708949107_1300890650_nBrefs, quels sont ses motifs qui l’ont amené à poser nue ? Elle m’a avoué qu’à ses yeux la sexualité et le corps, en l’occurrence la beauté de celui-ci, devraient être moins tabous au sein de la société. À cela s’ajoute une aisance, voir une familiarité, avec son corps lui permettant ainsi de prendre des poses avec grand plaisir et sans fausse-pudeur. Qui plus est ! Elle est, pour reprendre sa propre expression, une véritable « amoureuse » des selfies même si cela puisse être réalisé en tenue d’Ève.

Sa réponse d’une simplicité fort étonnante mérite une réflexion. Tout d’abord, il est malheureusement vrai que de nos jours, et ce à mon grand désarroi, la sexualité et le nudité ont une image peu enviable au sein de la société. On peut voir des exemples, loin d’être élogieux, sur les sites de pornographie qui polluent l’internet et qui sont, avouons-le, à des années lumières des revues érotiques où la recherche de la beauté est le principal leitmotiv. Soyez rassurés-es ! Il existe encore de nos jours des sites où la beauté de la nudité accompagnée d’un érotisme éloquent est la pierre angulaire de leurs réalisations photographiques. Dieu merci !

12200475_10208456190307319_1418107598_nIl est tout à fait normal que de posséder une aisance avec son corps est un atout majeur dans l’exploration des poses susceptibles d’être réalisées lors d’une séance où la nudité est de mise. Il est à noter qu’une telle aisance est tout aussi importante, voire cruciale, lors de poses avec des costumes. D’ailleurs, j’en sais personnellement quelque chose. En effet, il m’est arrivé à quelques reprises de poser habillé en costume du XVIIIe siècle durant la première partie d’une série de trois. Les deux dernières furent réalisées en tenue d’Adam. Fort heureusement, mon aptitude avec mon corps a été un atout dans le choix de mes poses. Est-il utile de vous dire que cela a été très apprécié par tant par la professeure, madame Samuelle D.H. de Montréal que des élèves présents en salle ?

20171122_183510Pour ce qui est des selfies, je ne sais pas quoi répondre à cela. Toutefois, il est tout de même vrai que chaque personne qui désire œuvrer dans le milieu artistique a une certaine tendance à faire quelques clichés dans leur plus simple apparat soit devant un miroir ou bien devant un appareil-photos dont la minuterie a été programmée. De plus, et si l’occasion est possible, une tierce personne en qui elle a une grande confiance peut s’avérer être utile pour une « première » expérience. De telles opportunités favorisent d’une part, leur aptitude à poser nu pour d’éventuels groupes et d’autre part, et c’est souvent le cas, une acceptation de leurs corps qui ne sont pas conformes, mais qu’est-ce donc que la conformité?, aux images projetées par l’ensemble des médias de masse et, plus souvent qu’autrement et à grand étonnement, les revues de mode. Merci à Mistikwonder pour sa collaboration au sein du présent article. Merci à vous pour votre fidélité à venir lire mes publications. Et, c’est pour moi un devoir de ne pas l’oublier, merci mon Dieu de pouvoir vivre la vie extraordinaire qui s’offre à moi.

Portez-vous bien !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada