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Par amour pour son art

Par amour pour son art

Un magnifique dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Par amour pour son art

 

J’attends tout simplement,
Tout simplement, oui j’attends.
J’attends que la séance commence,
De vivre ce plaisir est pour moi une démence.

 

Être ainsi nue,
Nue et de vous être vue,
Est loin vraiment de me déplaire,
Bien au contraire rien ne saurait me satisfaire.

 

Qu’être pour vous le modèle,
Car c’est ainsi que je me sens si belle,
Car c’est ainsi que je me sens tellement réelle,
Chers élèves, charmants garçons et demoiselles.

 

Mes amours, prenez tout votre temps,
Car je sais bien que vous avez beaucoup de talent.
Peut-être que parmi vous c’est la première fois que vous voyez,
Femme nue devant vous sur une chaise de bois sans retenue appuyée.

 

N’ayez crainte, je ne vous mangerai pas.
Car, ma foi, j’ai bien mangé à mon dernier repas.
Et entre vous et moi, il y a pire en ce monde bizarre.
Qu’une femme nue qui le fait par amour pour son art.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pardonnez-moi, monsieur. Où est la cathédral ?

Pardonnez-moi, monsieur. Où est la cathédral
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Pardonnez-moi, monsieur. Où est la cathédrale ?

 

Pardonnez-moi, monsieur. Où est la cathédrale ?
Car j’ai un peu honte de mes péchés et je me sens mal.
Non pas que je n’ai point aimé ce que j’ai fait à mes amants,
Croyez-moi, de cet instant exquis nous nous en souviendrons longtemps.

 

Mais, à vrai dire, je me sens en ce moment un peu perdue.
Perdue depuis mon réveil sans avoir pris le temps de m’habiller,
Une petite douche, quelques bouchées de croissant et une gorgée de café,
Me voilà devant vous et derrière ces gens complètement dépourvue et presque nue.

 

Quelle belle nuit, mes amants et moi avons passée.
Une nuit à se caresser, à s’embrasser et à jouer des jeux vilains,
Des jeux de langues, des jeux interdits à réaliser à pleines mains,
Maintenant que c’est fini, je me pose cette question : Où est donc le péché?

 

Fille catholique de la pure Bavière,
J’ai été élevée avec des principes sévères,
Par des parents certes très aimants mais un peu austères,
En m’inculquant dès l’heure du levé, dès l’heure du couché, de faire ma prière.

 

Malgré mes nombreux péchés mignons,
Ceux que j’adore faire avec quelques garçons,
Je désir aller à la messe et faire une sincère communion,
Ceci dit, monsieur, où la cathédrale ? Que je puisse y faire ma confession.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pour un brin

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Magnifique dessin par Juste Angèle

 

Pour un brin

 

Pour un brin de folie, 

Je me ferai belle cette nuit, 

Belle comme si c’était le dernier jour de ma vie, 

Car grande vérité que rien en ce monde dure à l’infini. 

 

Pour un brin d’espoir, 

Je m’offrirai à toi ce soir, 

Comme si c’était la nuit du désespoir, 

Car grande sagesse que l’on ne peut tout savoir.

 

Pour un brin de passion, 

J’écouterai des Beatles l’une de leurs chansons. 

Une chanson d’amour fredonnée par ces garçons, 

Une mélodie perdue dans le temps sans-façon.

 

Pour un brin de bonheur, 

 Je serai nue pour atténuer tes malheurs, 

Nue sans arrière-pensées malgré l’heure, 

Je le ferai sans mentir, ni en faire un leurre,

 

  Pour un brin de survolte, 

Nous saisirons ce moment sans révolte, 

Et de mes sentiments pour toi sans virevolte, 

Je les vivrai avec intensité avec une touche de désinvolte.

 

De

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada   

Intensité !

Intensité !

 » Je n’aime pas ce qui est joli. Les jolis garçons les jolies filles les jolis paysages les jolies fleurs les jolis dessins les jolies poses (ah que je déteste quand on me dit quelle jolie pose!). J’aime ce qui est intense. « 

Maria Clark (Modèle vivant de Paris)

Soleil couchant

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Soleil couchant

 

Au gré du temps et des jours,

Et des songes des tristes nuits d’hiver,

Questions tourmentent les hommes tel un calvaire,

Pourquoi vivons-nous persuadés de vivre pour toujours ?

 

De nos tout premiers pas appris,

De nos amours où notre cœur fut épris,

Fils d’hommes furent convertis à chair à canon,

Filles de mères deviendront celles qui pleureront leurs garçons.

 

Des empires où l’astre du jour se leva,

Qu’en reste-t-il maintenant ? Dites-le moi.

Des rêves de conquêtes de ces rois orgueilleux,

Si fiers de leurs péripéties puériles et pourtant si vaniteux.

 

Que disent les annales et leurs mémoires,

Que le sang des innocents a écrit leurs histoires ?

Et que malgré leurs sages et leurs imminents savants,

Ils devront faire face à leur ultime destin en voyant le soleil couchant.

 

de

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada