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Tu ne pourras jamais m’attacher les yeux

Tu ne peux pas attacher mes yeux
Tu ne pourras jamais m’attacher les yeux Poème par RollandJr St-Gelais Dessin par CapitaPerdu Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/You-Cant-Tie-My-Eyes-841886599

Tu ne pourras jamais m’attacher les yeux

 

Je suis consentante,

Je dirais même bien contente,

De satisfaire ce moindre désir,

Car j’y prend, comment dire, mon plaisir.

 

Te servir de jouet,

Dans ton si beau palais,

Tu m’y invitas avec un verre à la main,

Un verre qui contenait un vin au goût incertain.

 

Que j’ai accepté sans hésitation,

Pendant que jouait une douce chanson,

Au titre si invocateur : Under pressure.

J’allais y prendre mon pied j’en étais sûr.

 

À ta future esclave tu lui expliquas tout,

Alors que montait en elle un tel désir si fou,

D’être ta babiole, ta bestiole, ton objet, ta chose,

Pour dire vrai, c’est la première fois qu’une telle expérience j’ose.

 

Tu m’amenas dans ton donjon,

Tout gentiment tel un bon garçon,

Lumière tamisée dévoilait instruments divers,

Qui me firent comprendre que ton vécu ne date pas d’hier.

 

Tu me souhaitas la bienvenue dans ton lieu de supplices,

Où tu me feras découvrir avec précaution la saveur de bien des délices,

Des moments de satisfaction que je n’ai jusqu’alors jamais connu,

Pendant que tu admirais chaque parcelle de mon corps nu.

 

Tu me plaças sur un tabouret,

Voilà le premier pas était enfin fait,

J’étais pour la soirée tant attendue à ta merci,

Cette soirée que je rêvais tant est maintenant et ici.

 

Tu me regardas bien attentivement,

Comme si tu réfléchissais bien sagement,

À trouver ce qui m’irait bien comme un gant,

C’est alors que surgit cette idée bien mystérieusement.

 

Une corde que tu ramenas de ton voyage en Chine,

Ce pays aux pires tortures brisant les plus dures échines,

Cette corde était réservée à celle que tu trouverais la plus belle,

À celle qui aurait la peau soyeuse et fragile comme de la dentelle.

 

Avec grand soin tu enrobas mes seins,

Avec cette corde manipulée par tes chaudes mains,

En faisant sur ma poitrine une croix telle une martyre,

Que l’on jeta jadis en pâture devant la foule romaine en délire.

 

Avec ma volonté, je t’ai laisser faire.

Car, pour tout dire, je ne voulais guère me défaire.

D’être pour toi cet objet que tu convoitas depuis longtemps,

Alors, ô maître adoré, vas-y gaiement et prends tout ton temps.

 

Attache-moi avec fermeté les bras,

Afin de mes tourments je n’y échappe pas.

Mais, souviens-toi dans tes gestes de mon unique vœu,

Nous avions convenu que tu ne pourras jamais m’attacher les yeux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une petite musique de nuit

Une petite musique de nuit
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Une petite musique de nuit

 

Bonsoir, sois la bienvenue.
Ma chérie, si belle et toute menue.
J’ai tellement pensé à toi en cette journée,
En espérant que tu apprécieras cette soirée.

 

Une soirée qui sera bien différente,
Car tout sera fait pour que cela t’enchante,
De ce vin précieux importé pour toi de Bordeaux,
Sans oublier que pour te conquérir, je me suis fait beau.

 

Vas-y, installe-toi comme bon te semblera.
Prenons notre temps avant de savourer le repas.
En écoutant une tendre mélodie d’amour et de passion,
Tel que chanterait cette chanteuse, certaine Céline Dion.

 

Puis-je t’aider à te déshabiller?
Tu sais ne sois jamais avec moi gênée.
Je n’ai qu’une seule envie et c’est de te dorloter,
Tous tes désirs en ce soir bien spécial les combler.

 

Mais, j’aimerais te demander une petite faveur.
Un simple privilège que tu n’auras pas à avoir peur,
Pourrais-tu me jouer un air de violon comme toi seule le fait?
Un air de violon qui au plus profond de mon cœur me comblerait.

 

Une petite musique de nuit,
Que je me rappellerai toute ma vie,
Comme cette bague que je t’offre par amour,
Car je veux vivre avec toi maintenant et pour toujours.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Sans dire un mot

Sans dire un mot
« Sans dire un mot » Poème par RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Sans dire un mot

 

Il était tôt le matin,
Je t’attendais avec entrain,
En préparant quelques croissants,
Et un bon café pour te recevoir évidemment.

 

Nous nous sommes rencontrés voilà quelques jours,
Je t’avais informée que je cherchais un modèle à dessiner,
C’est alors que tu as gentiment à ma surprise à ma demande accepté,
Il y avait longtemps que je rêvais en cachette pouvoir immortaliser tes contours.

 

Puis vers les sept ou huit heures,
Quelques coups à ma porte firent mon bonheur,
J’ouvris avec le sourire pour te souhaiter la bienvenue,
Même si au fond de moi j’avais hâte de te voir toute nue.

 

Que prends-tu avec ton café ? T’ai-je aussitôt demandé.
Avec un peu de lait et quelques carrés de sucré volontiers,
Tes désirs devinrent pour moi des ordres auxquels j’empressais d’obéir,
Car ta voix si tendre résonnait en moi tel le doux son de la lyre.

 

Voyant une table de bois près de la fenêtre,
Un table qu’avait faite mon père avec du bois de cèdre,
Tu t’y approchas à pas gracieux, à pas feutrés et si légers,
En enlevant tes vêtements afin que je puisse ton corps contempler.

 

Alors dans un mouvement appris au fil du temps,
J’ai pris quelques crayons et quelques feuilles assurément,
Pour accomplir ce pourquoi nous avions convenu de bon cœur,
Sans dire un mot, nous immortalisâmes ce précieux temps en cette heure.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Un regard de bienvenue

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Un regard de bienvenue

 

Bonsoir ma tendre chérie,
Ce soir, faire l’amour, je n’en ai pas envie.
Tout ce que je veux c’est avec la vie en finir,
Car mon âme est blessée et le remord me déchire.

 

Il n’y a pas un seul instant que mon esprit en soit libéré,
Chaque pas résonne dans la prison où mon cœur est torturé,
Où pourrais-je me confesser et de ce péché être pardonné ?
Sois rassurée, je t’ai toujours et continuerai sans cesse à t’aimer.

 

J’ai reçu une étrange lettre dans mon courrier,
Une missive que m’a envoyé une dame du passé,
Si loin de nous et de notre foyer que je l’avais oubliée,
Elle m’avisa que de notre aventure d’un soir un enfant était né.

 

Je te le jure que jamais je ne t’ai trompée,
Toi et moi, nous nous sommes après cette nuit rencontrés.
Jamais je ne l’ai revue, ni pensé à elle, depuis cet événement.
Crois-moi, ô mon amour, que je plonge en enfer si je te mens.

 

Je te comprendrais si tu veux me quitter,
Mais, sache que depuis notre rencontre au petit-café,
C’est toi et avec toi seule que je veux bâtir un heureux foyer,
Arriveras-tu un jour, de ma faiblesse, à me pardonner ?

 

Que rappelles-tu de nos promesses ?
Lorsque nous voyagions sur des terres de déesses.
Nous avons proclamé haut et fort de toujours rester fidèles.
Jamais je n’ai rompu ce serment, je te le jure ma belle.

 

Déjà cinq ans que nous nous sommes connus,
Alors que cet enfant à environ sept ans tout au plus,
Alors, promets-tu de l’accueillir comme un invité bien connu ?
Tu sais il n’y a que toi qui sais du regard souhaiter la bienvenue.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pour vous, je jouerai de la guitare.

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Pour vous, je jouerai de la guitare.

 

Bonsoir mes amis,
Je vous souhaite la bienvenue,
Dans ce lieu où je chanterai les seins nus,
Allez-y ! Servez-vous un autre verre de whisky.

 

Il reste je crois bien quelques places,
Dans cette cabane qui me sert de palace,
Où tellement d’hommes, jeunes et vieux, sont passés,
Tellement nombreux que je n’ose imaginer les compter.

 

Pour vous, je jouerai de la guitare,
Car, voyez-vous, je n’ai point ici de piano.
Même si j’avais appris jadis à en jouer sur un très beau,
Cela étant dit, n’attendez pas de vous jouer un air de Mozart.

 

Ce que j’aimerais vous raconter,
C’est l’histoire de bien des femmes de notre époque,
Où devant l’adversité et la fatalité, rien ne les choque,
Des femmes qui face à leurs destins apprirent tôt à lutter.

 

Des histoires dures à écouter,
Car difficile de croire que c’est la vérité,
Des femmes comme toutes celles que vous avez connues,
Aux corps parfois sveltes, parfois dodus et parfois bien menus.

 

Des femmes parfois la joie au cœur ou la mort à l’âme,
Des femmes parfois vivant un amour tout feux, tout flammes.
C’est l’histoire de ces femmes bien ordinaires que je vous dévoilerai,
Afin qu’elles soient gravées en vos cœurs et que jamais vous ne les oubliez.

 

Allons-y ! Que la soirée commence !
Écoutez bien ce refrain de pure démence !
À mes sœurs malaimées, je vous dédie cette chanson,
Afin que l’on se souvienne de vous dès maintenant et pour de bon.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada