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L’église de mon village

L’église de mon village Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Rando-Unissuy Source : https://www.deviantart.com/rando-unissuy/art/The-Church-in-the-Morning-872226792

L’église de mon village

 

Je me souviens,

À tous les matins,

Je me levais pour aller prier,

En cette église par le soleil illuminée.

 

J’adorais tout le calme environnant,

Qui enveloppait mon esprit le jour durant,

Un calme qui m’accompagnait au gré du temps,

De ce temps qui passait bien gaiement.

 

Je me rappelle les rayons qui annoncèrent le début de la journée,

Qui festoyèrent allègrement autour du coq sur le clocher.

De ce coq à la fière allure silencieusement perché,

Qui attendait que sonne la cloche avec sérénité.

 

À chaque tintement fuyaient les ombres des enfers,

Qui firent place aux parfums des jardins qui agrémentaient l’air.

Et aux chants des oiseaux qui volèrent avec allégresse,

Afin de souhaiter la bienvenue à la vie remplie de tendresse.

 

Certes, ce n’était point un sanctuaire,

Mais, elle me comblait dans mes prières.

Ces prières que je récitais avec tout mon cœur,

Et de mes prières, j’en ai tiré beaucoup de bonheur.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Non à la censure imposée par les bienpensants

Réalisation artistique par Stephen Babin de Trois-Rivière au Canada

Non à la censure imposée par les bienpensants

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien en ce début de la première semaine de l’année 2021. Pour ma part, tout va pour le mieux. En effet, je profite de cette période de confinement pour d’abord, m’occuper de ma belle princesse Goldy, ensuite, pour entretenir mon humble demeure afin de la rendre la plus propice à mes inspirations et, enfin, à poursuivre la rédaction d’articles au sein de mon blogue artistique. Des articles qui sont écrits autant sous forme de poèmes que de proses. D’ailleurs, je vais essayer de rédiger davantage d’articles de réflexion tout au long de la nouvelle année tout en respectant le fondement de ce blogue, à savoir la nudité artistique, et ce en m’inspirant des réalisations faites tant par mes fidèles collaborateurs.  Je profite de l’occasion pour les remercier de leur aide si précieuse et pour souhaiter la bienvenue aux nouveaux venus.

Pour bien commencer cette première semaine du mois de janvier, je souhaiterais m’entretenir d’un sujet qui m’interpelle depuis le jour où ma passion pour la nudité artistique est née, soit depuis quelques années déjà. En fait, il s’agit de la censure à l’égard du nu et, en particulier, là où l’intimité masculine est présente. Un sujet qui peut sûrement faire sourire quelques-uns de mes abonnés, mais qui n’en reste pas moins très sérieux, si l’on tient compte du fait de l’omniprésence de la pornographie sur le web. C’est une réalité que nul d’entre nous ne peut nier, malheureusement.

Mettons les choses au clair une fois pour toutes. Il n’est en aucun cas question de glorifier l’immoralité dans le présent article. Dans les faits, l’objectif serait plutôt d’établir des règles qui délimiteraient la bienséance d’inclure cette partie de l’anatomie masculine au sein d’une œuvre d’art. Bien entendu, pouvoir éviter l’utilisation de barèmes religieux qui avaient jadis servi de garde-fous serait utile dans le contexte actuel où la laïcité se situe au sommet du podium des valeurs occidentales.

Personnellement, je suis contre toutes formes de censure en ce qui me concerne puisque d’une part, cela contrevient à la règle de base de l’art, c’est-à-dire de présenter la réalité telle qu’elle est et, d’autre part, il est difficile d’établir une norme de ce qui serait ou non présentable sur le plan artistique. Ce qui n’empêche pas d’établir des normes selon le public visé. En effet, la compréhension de l’art est avant toute chose une question d’une capacité d’adaptation progressive chez les individus. Un peu au fait que l’on passe d’une nourriture liquide à celle de plus adaptée à notre développement physique. Verrait-on un enfant de six mois consommer un plat fait pour un homme dans la fleur de l’âge? Bien sûr que non. Il en est de même avec les domaines artistiques dans leur ensemble. C’est là une question de logique tout simplement.

Un élément important qui vient s’ajouter à mon refus de la censure se rapporte au phénomène de l’hyper susceptibilité qui prévaut au sein de divers médias sociaux. Une susceptibilité alimentée par la  »gaugauche caviar » et les masses bien pensantes dont l’objectif principal, voire unique, est d’aseptiser la société de tout ce qui pourrait offusquer les âmes sensibles. Or, une société ne peut pas évoluer en évitant toutes formes d’impétuosité. En effet, il faut parfois brusquer les choses afin de justement faire avancer les pensées qui prévalent dans une société donnée et dans une époque précise.

Combien d’œuvres d’art de qualité exceptionnelle sont-elles mises à l’index par des groupuscules? Groupuscules qui n’ont que pour seule volonté, un peu à l’image du stalinisme, de faire table rase de la culture. Une culture dont les critères d’esthétisme des œuvres dignes d’être dans la nomenclature élective, terme emprunté au régime communiste sous l’ère de Joseph Staline et perpétué par ses successeurs, seraient ennuyeux et sans goût. Une œuvre serait indigne d’être qualifiée d’artistique.

Censurer l’art n’est-il pas le prélude au totalitarisme? L’histoire répond à cette question de manière remarquablement positive. Les livres d’histoire regorgent d’exemples parfaits qui démontrent la véracité de mes propos.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

En entrant dans l’eau

En entrant dans l’eau Poème de RollandJr St-Gelais Peinture de Maryse Veysseyre de la France

En entrant dans l’eau

 

Durant mes dernières vacances d’été

Je suis allé dans une belle villa pour m’y prélasser

Dans une région que je ne connaissais guère, mais si ensoleillée

Afin de me reposer loin des bruits et des tumultes de la grande cité.

 

 Une villa entourée de sapins verts et de bouleaux robustes

Qui, ma foi, ornaient ces bois de leur présence tels des bustes

Calme de la forêt parfois entrecoupé du chant des oiseaux

Qui me rappela que près de ce lieu coulait un ruisseau.

 

Un ruisseau qui abreuva les êtres vivants qui s’y trouvèrent

Des écureuils espiègles, aux petits suisses, qui avec joie gambadèrent

Silence bienfaiteur dont me fit grâce mère Nature telle une faveur

Afin de me ressourcer en oubliant les jours et les heures.

 

Aussitôt entrée en ma demeure

Aussitôt, mise nue pour mon plus grand bonheur

À l’abri des regards indiscrets, inutile de jouer la vierge offensée

Tout fut mis à sa place tant dans le salon que dans ma chambre à coucher.

 

Un verre de vin à la main pour bien commencer mes vacances

J’ai fait jouer une chanson d’un vieux vinyle pour bouger les hanches,

Car rien de tel qu’un vinyle pour écouter les chansons de ma jeunesse

Une époque où la joie de vivre était en nos cœurs l’unique maîtresse.

 

J’ai rempli ma piscine pour agrémenter ma soirée

Car parcourir des kilomètres m’a rendue très fatiguée

Un peu de luxe n’est point un crime en ces temps difficiles

Où tout, en un instant, en un moment, nous fuit ou se défile.

 

Glissant lentement dans cette eau accueillante

Je constate alors comme les étoiles étaient brillantes

Des étoiles qui semblèrent sourire pour me souhaiter la bienvenue

Pendant qu’elles admirèrent le fait que je sois simplement nue.

 

C’est en entrant dans l’eau

Que je compris comme ce temps est beau

Un temps que je dois apprendre à vivre au présent

C’est le cadeau le précieux que je me suis fait jusqu’à maintenant.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Tu ne pourras jamais m’attacher les yeux

Tu ne peux pas attacher mes yeux
Tu ne pourras jamais m’attacher les yeux Poème par RollandJr St-Gelais Dessin par CapitaPerdu Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/You-Cant-Tie-My-Eyes-841886599

Tu ne pourras jamais m’attacher les yeux

 

Je suis consentante,

Je dirais même bien contente,

De satisfaire ce moindre désir,

Car j’y prend, comment dire, mon plaisir.

 

Te servir de jouet,

Dans ton si beau palais,

Tu m’y invitas avec un verre à la main,

Un verre qui contenait un vin au goût incertain.

 

Que j’ai accepté sans hésitation,

Pendant que jouait une douce chanson,

Au titre si invocateur : Under pressure.

J’allais y prendre mon pied j’en étais sûr.

 

À ta future esclave tu lui expliquas tout,

Alors que montait en elle un tel désir si fou,

D’être ta babiole, ta bestiole, ton objet, ta chose,

Pour dire vrai, c’est la première fois qu’une telle expérience j’ose.

 

Tu m’amenas dans ton donjon,

Tout gentiment tel un bon garçon,

Lumière tamisée dévoilait instruments divers,

Qui me firent comprendre que ton vécu ne date pas d’hier.

 

Tu me souhaitas la bienvenue dans ton lieu de supplices,

Où tu me feras découvrir avec précaution la saveur de bien des délices,

Des moments de satisfaction que je n’ai jusqu’alors jamais connu,

Pendant que tu admirais chaque parcelle de mon corps nu.

 

Tu me plaças sur un tabouret,

Voilà le premier pas était enfin fait,

J’étais pour la soirée tant attendue à ta merci,

Cette soirée que je rêvais tant est maintenant et ici.

 

Tu me regardas bien attentivement,

Comme si tu réfléchissais bien sagement,

À trouver ce qui m’irait bien comme un gant,

C’est alors que surgit cette idée bien mystérieusement.

 

Une corde que tu ramenas de ton voyage en Chine,

Ce pays aux pires tortures brisant les plus dures échines,

Cette corde était réservée à celle que tu trouverais la plus belle,

À celle qui aurait la peau soyeuse et fragile comme de la dentelle.

 

Avec grand soin tu enrobas mes seins,

Avec cette corde manipulée par tes chaudes mains,

En faisant sur ma poitrine une croix telle une martyre,

Que l’on jeta jadis en pâture devant la foule romaine en délire.

 

Avec ma volonté, je t’ai laisser faire.

Car, pour tout dire, je ne voulais guère me défaire.

D’être pour toi cet objet que tu convoitas depuis longtemps,

Alors, ô maître adoré, vas-y gaiement et prends tout ton temps.

 

Attache-moi avec fermeté les bras,

Afin de mes tourments je n’y échappe pas.

Mais, souviens-toi dans tes gestes de mon unique vœu,

Nous avions convenu que tu ne pourras jamais m’attacher les yeux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une petite musique de nuit

Une petite musique de nuit
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Une petite musique de nuit

 

Bonsoir, sois la bienvenue.
Ma chérie, si belle et toute menue.
J’ai tellement pensé à toi en cette journée,
En espérant que tu apprécieras cette soirée.

 

Une soirée qui sera bien différente,
Car tout sera fait pour que cela t’enchante,
De ce vin précieux importé pour toi de Bordeaux,
Sans oublier que pour te conquérir, je me suis fait beau.

 

Vas-y, installe-toi comme bon te semblera.
Prenons notre temps avant de savourer le repas.
En écoutant une tendre mélodie d’amour et de passion,
Tel que chanterait cette chanteuse, certaine Céline Dion.

 

Puis-je t’aider à te déshabiller?
Tu sais ne sois jamais avec moi gênée.
Je n’ai qu’une seule envie et c’est de te dorloter,
Tous tes désirs en ce soir bien spécial les combler.

 

Mais, j’aimerais te demander une petite faveur.
Un simple privilège que tu n’auras pas à avoir peur,
Pourrais-tu me jouer un air de violon comme toi seule le fait?
Un air de violon qui au plus profond de mon cœur me comblerait.

 

Une petite musique de nuit,
Que je me rappellerai toute ma vie,
Comme cette bague que je t’offre par amour,
Car je veux vivre avec toi maintenant et pour toujours.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada