Archives de tags | couverture

Que cet hiver soit clément à partir de cette heure

Que cet hiver soit clément à partir de cette heure Poème par RollandJr St-Gelais Photo par Jenovaxlilith Assistée par Graham Dowdy Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/winter-862234062

Que cet hiver soit clément à partir de cette heure

 

Hiver! Hiver! Ô glacial hiver!

Où les flocons blancs voguent dans l’air,

Où règne un silence mystérieux dans la laiteuse forêt,

Recouverte de cette neige cachant la vie qui s’y trouvait.

 

Voyant que j’étais seule dans ma demeure,

Située à l’orée des bois en cette morne heure,

Revêtue en toute simplicité et de mes cheveux de feu,

J’ai parcouru un étrange sentier avec un cœur léger et l’esprit joyeux.

 

Pieds nus dans la soyeuse neige,

Car de quel animal craindre devais-je?

Ayant pour couverture les nuages gorgés de leurs flocons,

Qui bientôt tomberont avec le vent du nord pour compagnon.

 

Entourée par les arbres givrés,

Qui de ma beauté semblent admirer,

Branches fixées par la glace venue du néant,

De ce néant qui fera place à la vie une fois arrivé le printemps.

 

J’ai offert mon visage de satin,

Telle une prière récitée au petit matin,

De ces cantiques que l’on chantait autrefois,

De ces laudes psalmodiées dans les couvents tant de fois.

 

Ô toi là-haut, écoute-moi.

Entends mes paroles, qui que tu sois.

Sois indulgent pour ceux qui à toi se confieront,

Car la vie est tellement triste pour ceux qui me suivront.

 

Protège le pèlerin qui voyage sur les chemins,

Bénis l’âme de ceux qui ne cessent de tendre la main,

Soutiens les gens de bonne volonté de construire un monde meilleur,

Mais avant, fais que cet hiver soit clément à partir de cette heure.

 

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Potion de jouvence

new-image69

Avec la permission spéciale de la modèle Sandrine C. de France

Potion de jouvence

 

Attends-moi !

Toi qui es sur le drap,

Chérie, ne crains surtout pas,

Mes caresses qui sont que pour toi.

 

Oui, les temps sont durs.

Et ce monde est rempli de froidure,

Laisse-toi être comblée par mes doigts expérimentées,

Laisse-moi te faire connaître mille plaisirs jusqu’à satiété.

 

Laisse-moi m’étendre sur ton frêle corps,

Avec douceur, que j’entre en ton ancre secret telle une mine d’or.

En t’embrassant avec bienveillance ton angélique visage,

En oubliant volontiers cette triste époque, ce vil âge !

 

Sers-toi de mon corps si viril telle une couverture,

Fais-moi ce plaisir, Ô ma tendre maitresse, je t’en conjure.

Abreuve-toi de ma hampe gonflée par le désir,

Je veux entendre tes enchantés soupirs.

 

Te prendre où tu le souhaiteras avec précaution,

Haleter tels de véritables amants dans une incroyable passion,

Et que dire de nos mouvements de va-et-vient ?

Si ce n’est que nous en ferons avec délice un joyeux refrain.

 

Ô douce maitresse d’une torride nuit,

Attends-moi, de tout mon cœur, je t’en supplie,

Que je t’offre au plus profond de ton intimité ma crémeuse semence,

Afin de satisfaire ton insatiable soif de ma potion de jouvence.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La vie est belle.

La vie est belle.

 

De l’aurore jusqu’au crépuscule, je me pose la question digne d’un maitre-penseur;

La vie vaut-elle la peine d’être vécue, d’être parcourue sur ses multiples sentiers?

De la Babylone antique à notre monde où règne la divine modernité,

Crise existentielle! Crise spirituelle! Crise de torpeur!

 

Des tous premiers pas de l’enfant qui grandit et de ses modestes balbutiements,

Aux derniers jours de l’existence entendue dans un triste râlement.

La vie vaut-elle le prix de tant d’effort et de sacrifices?

Voilà que je vous réponds sans ambiguïté ni artifices.

 

De l’humble goutte d’eau engloutie dans la profondeur des océans

Jusqu’à l’impressionnant mont Everest semblable à un digne géant,

Richesses de la vie s’y trouvent dans ses nombreuses variétés,

À chaque homme de le reconnaître afin de faire preuve d’humilité.

 

Du soleil ardent qui réchauffe les cœurs parfois esseulés d’un chagrin d’amour,

Au froid de notre hiver quand nous sommes bien emmitouflés sous nos couvertures,

Là où nos gestes de grande tendresse prennent d’inavouables tournures,

Pour ensuite se rejoindre dans le pays des rêves sans détour.

 

Des couleurs de l’automne où s’endorme la nature,

Et qui revête, telle une reine, une si belle parure.

De la douceur estivale qui accroche un sourire à chaque passant,

Sans oublier tous les animaux de la forêt, les petits comme les grands.

 

Que puis-je dire encore de la beauté de la vie?

Que puis-je vous confier en toute vérité?

Qu’une main secourable vaut mille gestes de piété.

Qu’un regard compatissant n’a pas de prix.

 

Quel bien est-il si précieux à en perdre la raison?

Au point d’en oublier, croyez-le ou non, toutes les saisons.

Trésors conquis sous le glaive ou par l’épée.

Aucun ne peut racheter la valeur de sa propre destinée.

 

Oui, la vie est belle comme l’est une rose.

Elle est, telle une chenille, en éternelle métamorphose.

Et parfois, elle devient aussi resplendissante comme un papillon,

Qui prend son envol vers d’autres horizons.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada