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J’y mettrais ma fière plume

Belle oeuvre

<< J’y mettrais ma fière plume >> poème de RollandJr St-Gelais Dessin par Noble Roro de la France

J’y mettrais ma fière plume

 

Quel beau parchemin,
Que je caresserais à pleines mains
Avec délicatesse j’y dessinerais mon cœur,
Afin d’y être présent à chaque seconde à chaque heure.

 

Y écrire des mots doux,
Y écrire des mots un peu fous,
Y écrire quelques notes d’une chanson,
Y écrire des refrains à fredonner à l’unisson.

 

Laissant chaque goute d’encre,
S’incruster entre les phares tel une vieille ancre,
L’ancre de mon bateau naviguant sur tellement de papiers vierges,
Qu’il en perdit la raison à force de faire couler la chaude semence de sa verge.

 

Mais comment puis-je résister à ce symbole de féminité ?
Comment ne pas un seul instant oser à tant espérer de la combler ?
Voilà pourquoi je prendrais le temps qu’il faudra pour rendre hommage,
Voilà pourquoi j’y mettrais ma fière plume en essayant d’être toujours sage.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Étendue

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Un des plus beaux dessins réalisés par Noble Roro de la France

Étendue

 

Étendue!
Toute nue!
Toute fragile!
Femme autrefois fille.

 

Corps formé, corps parfait,
Devenue femme voilà qui est fait,
Attendant le moment du réveil,
Sous la chaleur des rayons de soleil.

 

Corps au teint légèrement basané,
Invitant à simplement la contempler,
Sans oublier de lui rendre hommage,
Car éphémère est la beauté de cet âge.

 

Cruelle est la vie,
Quand tout nous sourit,
En particulier lorsque la richesse de la beauté,
Par un coup du destin elle peut nous quitter.

 

Allez charmante demoiselle,
Dormer bien sous le chant des hirondelles,
Profitez bien de votre beauté et de vos amants,
Pendant que vous en ayez encore le temps.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Un hommage bien mérité

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Dessin réalisé par une étudiante du C.É.G.E.P. de Drummondville jeudi le 4 avril 2019

Un hommage bien mérité

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, mesIMG_20190405_163647 préparatifs en prévision de mon séjour qui aura lieu ces mardi et mercredi à Chicoutimi vont bon train. En effet, ma réservation de ma chambre d’hôtel, l’achat de mes billets de bus aller-retour et les modalités de transport pour la séance prévue à cette occasion sont déjà effectués. Comme ma défunte-mère me disait : Une préparation adéquate éloigne de nous bien des mauvaises surprises. C’est peut-être l’une des rares maximes que j’ai pris soin de suivre à la lettre.

Faire face à de mauvaises surprises est loin d’être agréable pour le commun des mortels. Toutefois, il existe également des événements qui, ma foi, sont à l’origine de surprises tout à fait réjouissantes au cours de notre existence ici-bas. Des surprises que nous offrent des gens que nous avons rencontrés de manière fortuite et qui nous laisseront de très beaux souvenirs pour de nombreuses années. Et, entre vous et moi, il est inutile de chercher très loin. Souvent, c’est lors d’imprévus que nous découvrons toute la grâce qui anime les gens placés sur notre chemin.

IMG_20190405_164916_006Pour ma part, je reconnais avec plaisir que mon expérience de modèle vivant (nu intégral) vécu au collège d’enseignement général et professionnel de Drummondville a apporté son lot de belles surprises. Certes, je revois en pensées les quelques étudiants qui fréquentent cet établissement et avec qui j’ai eu la chance de discuter de tout et de rien. D’ailleurs, un de ces étudiants m’avaient demandé avec politesse si ma situation physique aurait pu avoir été causée par la thalidomide. Une question qui m’avait, pour un bref instant, fait sursauter. Il va de soi que je lui ai répondu par l’affirmative tout en mangeant une pointe de pizza et sirotant une boisson gazeuse à la cafétéria sur l’heure du repas de midi, en attendant la seconde séance de nudité artiste.

Bref, après mûres réflexions, je désire par la présenteIMG_20190405_163607_408 rendre hommage aux étudiantes qui m’ont permis de vivre une des plus belles journées en tant que modèle vivant. Leur générosité, leur amabilité et leur ouverture d’esprit ont été à l’origine du succès que nous avons vécu ensemble à cette occasion. Je parle bien de leur générosité car plusieurs de ces étudiantes ont donné le meilleur d’elles-mêmes afin de dessiner sur leur toile avec un soin méticuleux ce que leur humble serviteur leur proposait comme poses. Des poses choisies en fonction de leurs âges et de leur niveau de scolarité afin de leur être un outil d’apprentissage le plus utile qui soit.

À cela vient leur amabilité à mon endroit. Une qualité que j’ai longuement appréciée tout au long de la journée en classe. Fait amusant à noter ! La professeure nous avait ramener à l’ordre une élève et moi-même car nous étions distraits dans notre conversation. Une élève qui m’avait particulièrement ému tellement son aisance à s’ouvrir à moi était à la fois sincère et désintéressée. D’ailleurs, elle est parmi les étudiantes qui avaient réussi à donner un semblant de vie à leurs dessins. Chose tout à fait remarquable chez des artistes en herbe.

56356585_10156413336412523_3151060339336937472_nPour ce qui est de leur ouverture d’esprit, encore-là j’ai été ébahi par leur attitude. À vrai dire, je prévoyais répondre à quelques questions en lien avec ma situation physique ou encore dans les raisons incitatives qui m’amenèrent à poser nu pour des écoles d’art, des ateliers ou bien des artistes professionnels ou amateurs. Mais, au lieu de cela, elles ont accepté ce que je suis de corps et d’esprit. Fait amusant ! Une des étudiantes m’avait offert son aide pour que je puisse remettre ma prothèse une fois que la séance d’après-midi soit terminée.

Je pourrais rajouter d’autres exemples qui prouvent hors de tout doute que la jeunesse est belle, bonne, généreuse et sans cesse prête à offrir le meilleur d’elle-même. Mais, je crois bien, comme l’affirme le dicton qu’une image vaut mille mots, que les dessins que j’ai choisis pour agrémenter le présent article en constituent des preuves indéniables. Des dessins faits avec amour, passion et grand souci du détail.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Qu’elle puisse vivre dans nos mémoires

Qu’elle puisse vivre dans nos mémoires

Bonjour tout le monde,

Je viens juste de lire un texte écrit par la chroniqueuse Sophie Durocher et publié au sein d’un journal populaire dans la province de Québec.* La lecture dudit texte m’a profondément bouleversé. En effet, on y raconte que l’une des plus grandes chanteuses du Québec vit ses derniers moments suite à une maladie foudroyante qui gruge petit à petit la mémoire de la personne qui en est atteinte. Et j’ai nommé la maladie de l’Alzheimer.

Une maladie sans pitié, sans moral et sans-coeur. Une maladie qui nous enlève lentement mais inexorablement de la mémoire de ses victimes. Une maladie qui touche de plus en plus de gens au fil des années. Personnellement, une de mes tantes maternelles est décédée des suites de cette pathologie. Comme quoi, je ne peux en aucun cas rester indifférent lorsque je lis un article traitant d’un tel sujet.

Mais, ce qui m’a le plus interpelé dans l’article en question, c’est l’image où un peuple tout entier semble être atteint de ce fléau. Je parle ici, à l’instar de la chroniqueuse, du peuple québécois. Ce qui est d’autant plus triste que la devise du Québec est nul autre que  » je me souviens « . Mais de quoi les québécois se souviennent-ils vraiment ? Je serais porté à répondre de pas grand chose.

Toutefois, je me console en me disant que c’est l’ensemble du monde occidental qui est atteint d’Alzheimer. Serait-ce une conséquence directe de l’instantanéité prévalant dans le monde actuel ? Consommer toujours plus vite afin de jeter encore plus rapidement. Voir maintenant, parfois entendre mais rarement écouter pour aussitôt oublier ? Oublier afin de se croire vivant. Mais, quel peuple peut effectivement vivre si il oublie ceux et celles qui lui ont prêté leurs voix au cours de son histoire tant politique, journalistique et, dans le cas présent artistique ?

Aurais-je pu passer sous silence la disparition de madame Renée Claude de notre mémoire collective ? Aurais-je pu continuer de rédiger mon blogue certes dédié à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie sans rendre hommage à cette artiste du Québec ? Aurais-je pu me proclamer nationaliste sans faire mention, ne serait-ce qu’une seule fois, de cette dame qui fut une figure de proue du nationalisme québécois lorsque ce mouvement fut à son apogée dans les années 1970 ? À toutes ces questions, la seule réponse est un non catégorique.

C’est pourquoi j’ai décidé de perpétuer l’image de cette chanteuse au sein de mon blogue artistique. C’est bien peu comme action, mais si j’ai pu préserver son nom dans notre mémoire en permettant à mes nombreux abonnés de la découvrir, en souhaitant que mes compatriotes d’une certaine génération en fassent de même, je pourrais dire mission accomplie. Bref, je désire que, un peu grâce à cet article, madame Renée Claude puisse vivre dans nos mémoires, et ce pour toujours. 

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

*Il s’agit du Journal de Québec édition du lundi 11  février 2019

*Je profite de l’occasion pour remercier madame Sophie Durocher de m’avoir donné sa permission de m’inspirer de son article au sein de sa chronique.

Rendez-le semblable…

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Par Gérard Teillot de la France

Rendez-le semblable…

 

Où suis-je ? Qui suis-je ? Questions existentielles!

Pour moi qui suis nue et de vos yeux vous voyez si belle.

Je suis étendue dans cette humble tenue sans fausse pudeur,

Je ne sais la raison face à vous point de crainte en moi point de peur.

 

De mon humble intimité, je suis prête à dévoiler.

Dans vos rêves les plus fous, je suis prête à naviguer.

Sur les toiles de vos chevalets, je me coucherai avec tendresse.

Car je vois en vos yeux tellement de peine et de grande tristesse.

 

De la fragilité de mon corps,

Vous le rendrez immortelle tel de l’or.

De mes courbes de chairs toutes féminines,

Vous saurez les anoblir avec vos crayons de mine.  

 

De mes seins fermes aux mamelons arrondis et si beaux,

Vous saurez leur rendre hommage telles les douces notes d’un piano.

Maintenant que je suis étendue sur ces coussins de satin venus du lointain Orient,

Je vous offre mon corps en holocauste en expiation des fautes commises par ces vauriens.

 

Rendez-le semblable aux icônes des églises du Liban,

Rendez-le semblable aux vitraux des églises de l’Occident,

Rendez-le semblable œuvres sacrées qui jalonnent notre histoire.

Car mon seul désir, c’est de rendre mon corps semblable au ciboire.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Quand la chaise ne sert pas à s’asseoir.

Quand la chaise ne sert pas à s'asseoir

Dessin de mon ami Eri Kel de la France

Quand la chaise ne sert pas à s’asseoir.

 

Voici une chaise,
Mon amour ! Mets-toi à l’aise !
Allons ! N’aies pas peur.
Tu sais, je suis toute douceur.

 

Raconte-moi ta journée,
Dévoile-moi toutes tes craintes,
Dis-moi tes rêves et tes envies,
Confies-moi tes bons coups et tes envies.

 

Tu sais mon amour,
Être près de toi me suffit,
Pour oublier mes chagrins et mes soucis,
Car tes yeux illuminent l’obscurité de mes jours.

 

Ton regard en dit long,
Sur tes secrets désirs et tes émotions,
Te voir enlever doucement tes vêtements,
Fait monter en moi la sève de la passion assurément.

 

Sans dire un mot,
Tu me tournes lentement le dos,
M’offrant ainsi ta croupe tant admirée,
Subjugué par mes pulsions d’amant tant aimé.

 

Sentant ma hampe se gorger de sang,
Ne souhaitant te rendre hommage délicatement,
Tu vis ma silencieuse demande avec grande joie,
À laquelle tu lui répondis avec entrain et de bon aloi.

 

Ô mon amour de ces temps interdits,
Où tout se vit ! Où tout se voit ! Où tout se dit !
C’est à la lueur d’une chandelle du début du soir,
Que tu m’aies appris que la chaise ne sert pas à s’assoir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada