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Rendez-le semblable…

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Par Gérard Teillot de la France

Rendez-le semblable…

 

Où suis-je ? Qui suis-je ? Questions existentielles!

Pour moi qui suis nue et de vos yeux vous voyez si belle.

Je suis étendue dans cette humble tenue sans fausse pudeur,

Je ne sais la raison face à vous point de crainte en moi point de peur.

 

De mon humble intimité, je suis prête à dévoiler.

Dans vos rêves les plus fous, je suis prête à naviguer.

Sur les toiles de vos chevalets, je me coucherai avec tendresse.

Car je vois en vos yeux tellement de peine et de grande tristesse.

 

De la fragilité de mon corps,

Vous le rendrez immortelle tel de l’or.

De mes courbes de chairs toutes féminines,

Vous saurez les anoblir avec vos crayons de mine.  

 

De mes seins fermes aux mamelons arrondis et si beaux,

Vous saurez leur rendre hommage telles les douces notes d’un piano.

Maintenant que je suis étendue sur ces coussins de satin venus du lointain Orient,

Je vous offre mon corps en holocauste en expiation des fautes commises par ces vauriens.

 

Rendez-le semblable aux icônes des églises du Liban,

Rendez-le semblable aux vitraux des églises de l’Occident,

Rendez-le semblable œuvres sacrées qui jalonnent notre histoire.

Car mon seul désir, c’est de rendre mon corps semblable au ciboire.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Quand la chaise ne sert pas à s’asseoir.

Quand la chaise ne sert pas à s'asseoir

Dessin de mon ami Eri Kel de la France

Quand la chaise ne sert pas à s’asseoir.

 

Voici une chaise,
Mon amour ! Mets-toi à l’aise !
Allons ! N’aies pas peur.
Tu sais, je suis toute douceur.

 

Raconte-moi ta journée,
Dévoile-moi toutes tes craintes,
Dis-moi tes rêves et tes envies,
Confies-moi tes bons coups et tes envies.

 

Tu sais mon amour,
Être près de toi me suffit,
Pour oublier mes chagrins et mes soucis,
Car tes yeux illuminent l’obscurité de mes jours.

 

Ton regard en dit long,
Sur tes secrets désirs et tes émotions,
Te voir enlever doucement tes vêtements,
Fait monter en moi la sève de la passion assurément.

 

Sans dire un mot,
Tu me tournes lentement le dos,
M’offrant ainsi ta croupe tant admirée,
Subjugué par mes pulsions d’amant tant aimé.

 

Sentant ma hampe se gorger de sang,
Ne souhaitant te rendre hommage délicatement,
Tu vis ma silencieuse demande avec grande joie,
À laquelle tu lui répondis avec entrain et de bon aloi.

 

Ô mon amour de ces temps interdits,
Où tout se vit ! Où tout se voit ! Où tout se dit !
C’est à la lueur d’une chandelle du début du soir,
Que tu m’aies appris que la chaise ne sert pas à s’assoir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada