Archives de tags | symbiose

Croquer la posture

55489153_287771422150884_5058446270289412096_n
Modèle nu ? Andrea P. de Montréal (Permission spéciale) Un projet artistique en toute intimité est prévu dans le courant du mois d’avril.

Croquer la posture

Bonjour tout le monde,

Je désire en ce premier dimanche printanier vous entretenir d’un sujet rarement développé au sein de mon blogue artistique et qui est de savoir croquer la pose. Il s’agit en l’occurrence d’avoir la capacité à transposer l’instantanéité de ce que l’on voit dans un cadre imaginaire afin de le faire apparaitre sur tout support visuel. Autrement dit, on croque la pose exactement comme si on croquerait une pomme pour en savourer le jus. Un jus qui coulerait doucement sur nos papilles gustatives afin de les faire vibrer d’émotions en tous genres.

En effet, les émotions sont chez l’être humain d’une diversité fort étonnante. Voilà pourquoi telle pose saisie sur le vif par l’artiste peut susciter tant la joie que la peine alors qu’elle peut aussi bien évoquer de tristes souvenirs. Un tel phénomène existe autant dans ce que l’on appelle « les natures mortes » que chez « le modèle vivant », notamment le nu intégral. Qu’invoque la vue d’une simple pomme sur un tableau ? Cela peut invoquer pour certains le conte de Cendrillon et pour d’autres une journée passé à la campagne lors de balade en famille. Ce qui est d’autant le cas en ce qui concerne la nudité artistique. Je pense notamment le cas où une photographie présente une certaine dose d’érotisme, de sensualité et de passion.

L’érotisme peut se manifester de manière très subtile, souvent à son insu, chez le modèle. Un écart entre les jambes, des lèvres légèrement séparées par un filet de salive suffit à susciter des émotions liées de près ou de loin à de tendres souvenirs amoureux. Il en est ainsi en ce qui a trait à la sensualité où souvent, très souvent, le regard du modèle suffit.

En ce qui concerne la passion, cette dernière est un outil majeur dans l’élaboration de poèmes et d’ouvrages littéraires. Il suffit de parcourir la littérature tant dans la langue de Molière que celle de Shakespeare pour se rendre compte de la véracité de mes propos. Par ailleurs, et sans vouloir me vanter, la majorité de mes plus beaux poèmes publiés au sein de mon blogue artistique ont été composés sous l’inspiration des photos où les modèles ont, de part leurs poses choisies, réussi à susciter les émotions les plus profondes chez votre humble serviteur.

Toutefois, il faut retenir qu’en dépit du professionnalisme du modèle et de sa recherche de l’excellence, cela ne servira à rien si l’artiste n’a pas réussi à croquer la pose afin de faire découvrir toute la saveur qui s’y cache au public concerné. C’est là une tâche plus facile à dire qu’à faire. Ici, seule une symbiose totale entre le modèle et l’artiste peut rendre possible la réalisation de faire vivre les gammes émotionnelles propres au genre humain. À cela s’ajoute une confiance mutuelle absolue entre les parties présentes, bien entendu.

Je vous remercie infiniment de votre attention.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

La vraie richesse

leica_1934__model_1994_by_rickb500_dd0tjxi-pre
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

La vraie richesse

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que la fin du mois de février se déroule selon vos désirs. Pour ma part, je dois avouer que j’ai profité de cette journée pour faire un petit ménage dans mes effets personnels. En effet, vu le temps sibérien qui sévit actuellement au Québec, je me suis dit qu’il faudrait en profiter pour réaliser un tri dans mes affaires et de mettre au rebut ce que je peux juger inutile à mon bonheur actuel tout en faisant de la place dans mon appartement.

Bref, sous une pulsion quasi irrésistible, j’ai réalisé un ménage que je qualifierai à juste titre de « ménage de fin d’hiver ». Ranger certains produits dans ma salle de bain, jeter aux ordures ce qui est périmé, faire un grand nettoyage sur mon bureau de travail, mettre de l’ordre dans ma chambre à coucher : voilà ce qui rend une journée à la fois productive et agréable.

Toutefois, une telle activité m’a permis de réfléchir sur une question existentielle : Qu’est-ce que la vraie richesse ? Je désire par la présente vous donner mon humble opinion sur cette question à laquelle bon nombre de philosophes tant du monde antique qu’au sein de nos sociétés contemporaines ont tenté d’élucider.

Certes, et c’est là un secret de polichinelle, la santé et les nombreuses facettes propres à la liberté sont des richesses de valeurs inestimables. Combien une victime d’une maladie incurable donnerait-elle pour guérir ? Que valent la liberté de conscience, la liberté d’opinion, la liberté d’association et la liberté de cultes au sein du monde moderne ? Que vaut ce droit que je possède d’écrire au sein de mon blogue artistique consacré à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie ? Un droit qui est, j’en convient aisément, limité par le respect des lois en vigueur. Après tout, les droits des uns s’arrêtent là où ceux des autres commencent. C’est une question de logique pure.

Pour ma part, je reconnais que je suis riche. Non pas que mon compte bancaire soit bien garni. À vrai dire, il y a bien des gens beaucoup plus fortunés en ce monde que votre humble serviteur. Je suis riche par le simple fait que j’apprécie ce que je suis et ce que la vie m’a offert. Ce que je suis ? Un homme qui a vécu un parcours assez spécial et qui a réalisé des choses parfois racontables et parfois un peu moins. Un homme qui a aimé les femmes qui ont réussi à lui faire baisser ses défenses. Un homme qui est heureux de voir celles qui ont laissé des traces indélébiles être véritablement heureuses là et avec qui elles sont actuellement. Un homme qui a réussi à s’ouvrir au monde sans pour autant renier ses valeurs et ses terres d’origine. Bref, je suis riche pour la raison que je vis en symbiose avec ma réalité. Une réalité que j’ai appris à apprivoiser et à m’adapter au fil du temps et des événements.

Cela peut vous sembler étrange de lire un tel article au sein de ce blogue. Or, la photo présentée à l’en-tête de cette missive m’a longuement inspiré dans ma réflexion. Une réflexion semblable à la capture spontanée d’un instant précis, c’est-à-dire en cette dernière journée du mois de février 2019. Une réflexion qui m’a fait comprendre que rien en ce monde ne m’appartient et que seul le bonheur, celui d’autrui Et de soi, compte réellement.

Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Comme une interrogation

Comme une interrogation
Magnifique dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Comme une interrogation

 

J’aimerais savoir,
Pourquoi tant de noir ?
Pourquoi tant de troubles ?
Qui sans arrêt se dédoublent.

 

J’aimerais comprendre ce qui se passe,
Avant de partir, avant que je ne trépasse,
Avant de m’éteindre pour de bon et à jamais,
Que s’est-il passé de ce monde que j’aimais ?

 

Je n’y comprends plus rien,
Où sont passés les gens de bien ?
Que sont devenues les églises de mon enfance ?
Que sont devenus les temps des belles romances ?

 

L’immoralité est devenue la norme,
Pour satisfaire les illusions des hommes,
La bonté est devenue un crime un déshonneur,
La tristesse a remplacé les moments de bonheur.

 

Expliquez-moi car je suis perdu
Perdu dans mes pensées sorties des nues,
Que sont devenus les rêves de paix et d’harmonie ?
Ont-ils été remplacés par des objets à vil prix ?

 

J’ai comme une interrogation,
Une simple et petite question,
Où se trouve maintenant l’amour ?
Est-il disparu à jamais et pour toujours ?

 

Je suis tellement désemparé,
Pourquoi suis-je en ce monde né ?
Dans le sein de ma mère, je veux retourner.
Car de ce monde si insipide, j’en suis écœuré.

 

Existe-t-il encore un lieu,
Où les hommes sont encore des frères ?
Où les femmes vivent en symbiose égalitaire ?
Où les crimes n’ont pas été commis au nom d’un Dieu ?

 

Mais pour le moment, je vais me taire.
Et me dessiner je vous laisserai-faire,
Car je suis venu pour votre plaisir,
Et pour répondre à mon désir.

 

Mon désir d’être libre et nu,
Et de vos yeux être simplement vu,
Vous permettre de m’immortaliser,
Sur du papier avec un crayon bien aiguisé.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Hommage bien mérité

Hommage bien mérité

Bonjour tout le monde,

J’ai appris comme un grand nombre de cinéphiles le décès de l’acteur de la Suisse alémanique monsieur Bruno Ganz. Un acteur qui, par des circonstances propres à ma géographie nord-américaine, fut découvert bien tardivement par votre humble serviteur. Comme plupart de mes compatriotes, j’ai eu la chance inouïe de découvrir cet acteur extraordinaire grâce à son interprétation remarquable d’un personnage qui laissa son empreinte de sang dans l’histoire de l’humanité. Vous devez sans aucun doute deviner que je fais référence à Adolf Hitler dont seule la mention de son nom rappelle les souvenirs les plus sombres qui soient.

Personnellement, j’ai été ébloui par son interprétation de ce personnage historique dans le film intitulé « la Chute ». Rien ne semblait avoir été laissé de côté afin de l’incarner de manière à favoriser chez les cinéphiles présents en salle une  symbiose entre d’une part, le contexte sociopolitique de l’Allemagne nazie qui tenta de survivre sous ses propres ruines et, d’autre part, la folie non seulement de cet homme mais aussi de ceux et de celles qui l’ont suivi sur les voies de la défaite. Un contexte sociopolitique où le peuple allemand s’enlisait de manière  irrévocable dans la souffrance et une folie de ce dirigeant qui n’aidait en rien à ce même peuple de s’en sortir avec honneur et dignité.

Comment pouvais-je passer sous silence le départ de cet illustre acteur vers le paradis des acteurs et des actrices qui de par leurs passions et leurs talents ont contribué à parfaire sans cesse l’un des plus beaux domaines artistiques qu’est le septième art ? Voilà la raison fondamentale de mon hommage envers cet acteur exceptionnel que fut monsieur Bruno Ganz au sein de mon blogue consacré à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie. Or, qui dit photographie fait référence par ricochet au cinéma.

Merci de  m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada