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Ça me blesse

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Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Ça me blesse

 

Qui a dit que les mots sont sans importance ?
Croyez-moi ! Ils peuvent tuer aussi bien qu’une corde de potence.
Je buvais ses paroles trompeuses comme l’on boit à la claire fontaine,
Moi qui lui offrais mon corps sans broncher à chaque nuit pour faire ma vilaine.

 

Que de gestes d’amour pur, je lui ai donnés.
Que de baisers sur le long de son corps je lui ai prodigués,
Que de ses fantasmes dont j’en ignorais même l’existence j’ai réalisés,
Toujours souriante, toujours belle, toujours prête tel qu’il me l’a demandée.

 

Ne me doutant point ce qui allait arriver en cet instant en cette nuit,
J’ai voulu lui faire une grande surprise qu’il s’en souviendrait toute la vie,
Arrivée dans son appartement, j’y ai trouvé une missive écrite par une étrangère,
Quelques feuilles parfumées et griffonnées à la main dont la teneur je n’en savais guère.

 

Quelques phrases à la main de jeune femme si bien composées,
Que de ma simple compréhension, je pouvais certainement pas en douter,
Des mots sensuels tournés en phrases sans équivoque pour la femme que je suis,
Des tournures de phrases que j’aurais pu faire tellement mon coeur comme le sien fut épris.

 

Coeur si épris mais comme on lui avait menti,
Mensonge, cruauté, hypocrisie sans omettre l’envie.
L’envie de tout quitter, de tout abandonner pour en finir,
Pour en finir avec cette douleur, cette torpeur qui m’a envahie.

 

Oui, cette lettre m’a blessée, presque tuée.
Alors que je lui avais donné mon attention sans compter,
Sans rien demander en retour si ce n’est qu’être entièrement blanc,
Mais ces phrases imprimées à l’eau de rose a enlevé en moi mon amour assurément.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Maintenant, tu m’as eue

Maintenant, tu m'as eu...
« Maintenant, tu m’as eu » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Maintenant, tu m’as eue

 

Longtemps, je t’ai écouté.
Souvent, à tes lèvres j’ai goutées.
Abreuvée de tes dires et de ces ouï-dire,
Qui devais-je croire afin de cesser de me maudire?

 

Es-tu l’homme bien que je croyais être?
Ou bien, tu adorais simplement bien paraître?
Es-tu vraiment viril ou tout bonnement un être vil?
Que de questions sur dans les grandes cités et les petites villes.

 

Souvent, j’ai pensé venir un soir.
Afin de mes mains toucher de mes yeux voir,
Car seule l’expérience répond à toutes nos questions,
C’est une sagesse qui fut transmise depuis toujours et avec raison.

 

Cette nuit, j’ai décidé avec joie de venir te trouver,
Et de tout mon coeur et imagination découvrir et constater,
Si cela n’était que de vulgaires mensonges et de pauvres élucubrations,
Profites-en car crois-le ou non je suis là et entièrement nue dans ta maison.

 

Maintenant que je désirais en être certaine,
Ho ! Ce que je peux par moment être si vilaine.
Être ici avec toi pour une simple nuit ? Qui l’aurait cru?
Je constante donc que tout est vrai et que maintenant tu m’as eu.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Noir et blanc

Noir et blanc
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Noir et blanc

 

Ô mon tendre amour,
Ce soir, je t’ai écrit un billet.
Car en moi un foudroyant venin y est,
Qui brûle mon être et rend mon esprit si sourd.

 

Mais, sache que j’ai envers toi aucune récrimination.
Simplement cette fatale sensation d’être à l’abandon.
Je voulais t’en te le dire en évitant te faire trop souffrir,
Car temps heureux nous avons su partager avec le sourire.

 

Je me souviens à l’école de notre enfance,
Que déjà je protégeais ta tendre innocence,
Te consolant avec passion tes moments de tristesse,
Tout en imprégnant dans ton cœur des instants d’allégresse.

 

Ô ma chérie te rappelles-tu au lycée,
La première fois que je t’ai embrassée ?
J’étais si maladroit dans mes mouvements,
Que tu m’as alors serré dans tes bras gentiment.

 

Nous nous sommes fréquentés très longtemps,
Et de faire l’amour, nous avons attendu le bon moment.
Car nous souhaitions nous donner l’un à l’autre pleinement,
Afin de bâtir un amour authentique qui durera éternellement.

 

Dans les jours de bonheur ou de malheur,
Nous étions ensemble contre vents et marées,
Chaque moment de ma vie, tu étais à mes côtés.
Chaque jour qui se levait, sans cesse je t’ai admirée.

 

Puis le temps passa de manière inévitable,
Jeune dame j’ai rencontrée à une soirée mondaine,
Submergeant alors en moi une pensée si impure et vilaine,
Face à son charme et ses cheveux roux, j’ai commis l’irréparable.

 

Dans son lit avec liberté j’y suis allé.
Malheur à moi ! Oui, c’est vrai que je t’ai trompée.
Sur ses lèvres si pulpeuses, j’y ai déposé mes baisers,
Dans son intimité, j’y ai laissé ma semence qui t’était alors réservée.

 

Me pardonneras-tu mon erreur ?
Me blanchiras-tu de ce péché, de cette horreur ?
Me gracieras-tu de mon crime, de mon manque d’honneur ?
Comment puis-je sécher tes larmes alors qu’en lisant cette lettre tu pleures ?

 

Tout est ma faute ! Oui, je l’admets.
La honte m’accable de tout son poids si lourd,
Vers toi ô ma chérie, oserais-je revenir un de ces jours ?
Dis-le-moi une seule fois et je te promets de disparaitre à tout jamais.

 

En une minute tout en moi est devenu si noir,
En une minute est disparu tout le blanc qui en moi s’y trouvait,
Alors que dans le fond de mon cœur, je peux le jurer, comme je t’aimais,
Par mon erreur de parcours, sur nous s’est abattue la couverture du désespoir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Ce sein

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Ce sein

 

Ce que j’aimerais le caresser
Ce que je désire gentiment l’embrasser
Avec tendresse et amour quelques instants
Tel que le ferait un fidèle et viril amant

 

Sur le mamelon je déposerai ma langue humide
Pour faire vivre à sa propriétaire des sensations torrides
Mais attention! Pas de gestes brusques de crainte
De lui enlever le goût de faire l’amour à cette vilaine

 

Lui lire quelques poèmes de Verlaine
En lui fredonnant des airs de mon pays de laine
Sentir monter en elle de multiples frissons
Que je tâcherai de calmer avec ardeur et passion

 

Sein exhibé en une chaude nuit d’été
Sein convoité par mes yeux si fatigués
Sein que j’invoquerai debout ou à genoux
Par tous les saints que vous devez être si doux.

 

De

 

RollandJr St Gelais de Québec au Canada