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Essentiel

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Photo par Phylactère

 

Essentiel

Combien de fois perdons-nous notre temps ? 

Combien de pas avons-nous gaspillés par moment ? 

À tant essayer de plaire, de satisfaire et de tout faire ? 

Pour se rendre compte que nous vivons alors un enfer ?

 

Pourtant, personne ne prendra notre place, 

Dans notre cercueil qui sera loin d’être un palace. 

Le moment où pour nous sonnera le glas, 

Et que la grande faucheuse vers nous avancera.

 

Ceci dit, ceci écrit, mes tendres amis, 

Après avoir longtemps réfléchi, 

Sur le sens véritable de nos vies, 

Que nous soyons grands ou petits.

 

Certes, je ne suis pas un sage d’Athènes, 

Ni à la recherche de la belle Hélène, 

Encore moins un prêtre de Sion, 

Qui prie ce Dieu avec le sacré Nom.

 

Mais s’il y a une vérité que j’ai apprise, 

Et qui peut vous éviter bien des surprises, 

C’est en tout temps d’aller vers l’essentiel, 

Et de seulement être authentique sous le ciel.

 

Éloignez-vous des gens à la parole facile, 

Qui vous sourient avec à la main une faucille, 

Détournez-vous des gens qui vous promettent, 

Mers et mondes mais qu’en la Géhenne ils vous y mettent.

 

Allez vers l’essentiel dans ce que vous faites, 

Restez essentiels comme vous l’êtes, 

Car vous savez au fond de vous. 

Que belles paroles rendent fou.

 

De

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

La blessure

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Séance de Shiwarie (habillé) avec l’aide de Dea Kaizoku

La blessure

 

Tu sais ma tendre bien-aimée,

Mon cœur est sans cesse brisé et torturé,

D’être en ce monde seulement qu’un homme,

Qui se voulait être courageux contre les vents et son ombre.

 

Mais, que puis-je faire contre le destin ?

Qui m’accable de ses maux à travers ses mains ?

Ce que je t’aime ! Tu ne pourras jamais te l’imaginer.

Mers et mondes auraient été à toi si puissant j’étais né.

 

Mon cœur saigne dans d’atroces douleurs,

Mon âme languit dans d’inlassables torpeurs,

Mon corps s’endorlorie sous les cordes de la souffrance,

Et mon esprit se précipite dans le fossé profond de la démence.

 

Profonde et vilaine blessure !

Pourquoi viens-tu grafigner mon cœur pur ?

Ne vois-tu pas que j’aime de tout mon cœur ?

Est-ce là le prix de la passion celle qui est mon bonheur ?

 

La blessure infernale,

Celle qui me fait ressentir ce mal,

Mal d’aimer vraiment malgré mon âge,

Est-ce le lot pour devenir tel un vénérable sage ?

 

De

 

RollandJr St-Gelais de Québec Canada

Si j’avais des ailes…

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Si j’avais des ailes …

 

Ton silence me faire dire ceci,

Et parfois, malgré moi, me fait agir ainsi,

Ton silence me faire écrire simplement cela,

Sur une feuille que le vent finalement emportera.

 

Sous le regard médusé de la foule,

Qui attend béatement que la vague la refoule,

Sur la grève froide par une nuit d’hiver du temps passé,

Ou bien sur la douceur d’une plage par une chaude journée d’été.

 

Que puis-je dire de ton silence ?

Qu’il me rappelle les fantômes de mon enfance ?

Silence qui me transperce au plus profond de mon âme,

Me rappelant cette triste réalité : Je ne suis qu’un homme.

 

Parcourant mers et mondes,

En leur offrant quelques fois ma nudité tant aimée,

Serait-ce pour me perdre d’avantage ou me retrouver ?

Et de par leurs yeux, je me laisse caresser par d’invisibles ondes.

 

J’admire les multiples créations,

Me tenant droit devant elles comme un lampion,

Y admirant avec joie toute leurs perfections

En y cherchant avec crédulité la moindre imperfection.

 

Me souvenant sans cesse avec un sourire,

Cette pensée qui m’accable tel le malin qui prend plaisir,

Qu’il y a autour de mon être voué à une existence temporelle,

Cette chose mystérieuse dont je m’évaderai si j’avais des ailes.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada